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Iredey Blog Emergence

Assemblée Générale de IREKPO : 8 décembre 2012

27 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Source : Comité de Relance des Activités de l'Association IREKPO

A l’attention de tous les fils , filles et amis de KILIBO

 

Suite à l’appel du 20 Avril 2012 nous invitant à la mobilisation générale pour sortir KILIBO de la crise, vous avez mis sur pied le 12 Mai 2012 un Comité de Relance des Activités de notre Association de Développement IREKPO.

La première mission assignée à ce Comité est la convocation et la tenue d’une Assemblée Générale en vue de la Relance effective des activités de IREKPO.

Ledit comité a travaillé sans désemparer depuis cette date , et a le plaisir de vous annoncer malgré toutes les difficultés rencontrées , que l’Assemblée Générale de notre Association aura lieu le Samedi 8 Décembre  2012 à KILIBO à partir de 9heures. Conscient de l’enjeu que représente le développement harmonieux de notre village et dans le souci de régler au mieux les nombreux existants , le comité a opté pour une période de transition de deux (2) ans , le temps , nous l’espérons  , de sortir KILIBO de sa convulsion .

L’Assemblée Générale du 8 Décembre 2012 élira à cet égard , un Bureau Exécutif National  Provisoire Consensuel qui se chargera de mettre les recommandations répertoriées et déclinées en tâches à exécuter rigoureusement pendannt cette période .

Nous sollicitons de vous tous , votre participation effective à l’Assemblée du 8 Décembre 2012 et votre contribution de qualité pendant les travaux .

 

Fraternellement ,

Ont signé

 

 

WOROU   E. Théophile                                                       Imam SOURAKATOU

 

 

 

 

 

                                                          AFOUDA Abel

 

 

 

CHAFFA O. Emile                                                                 CHABI A. David

 

 

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Les Unités Administratives Locales du Bénin: fiction ou réalité

24 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

L'Assemblée Nationale votera-t-elle un projet de loi inaplicable ?

Auteur : Léon s. DJOGBENOU

Depuis quelques semaines, l’actualité nationale est marquée, du côté du palais des gouverneurs à Porto Novo, par la remise au goût du jour de la proposition de loi « portant création, organisation, attribution et fonctionnement des Unités Administratives locales en République du Bénin ». Si le projet aboutit, c’est non seulement l’administration territoriale nationale qui en sera modifiée, mais c’est aussi le quotidien des citoyens qui en sera affecté. Il s’agit par conséquent d’une entreprise à mener avec tout le soin et le sérieux nécessaires qui soient dépourvus de toutes tentatives opportunistes. Les honorables députés ont-ils alors pris le recul indispensable pour s’inspirer du passé du Bénin en cette matière ? Quelle place font-ils aux archives nationales qui sont les seuls témoins infaillibles de ce qui s’est fait en matière de gestion de l’administration territoriale depuis les temps coloniaux ?

L’ambition des parlementaires béninois est d’autant plus noble que, à en croire les propos du Pr Mathurin NAGO, Président de l’Assemblée nationale, c’est malheureusement pour « la première fois, depuis l’accession de notre pays à la souveraineté nationale [c’est-à-dire en un peu moins de cinquante-trois ans "d’indépendance"] que le législateur s’intéresse à cette question qui relève pourtant du domaine de la loi… ». Mais disons tout de suite qu’il serait regrettable que cette montagne qui pousse du côté de Porto Novo accouche d’une souris ou pire, que la montagne accouche d’un monstre.

Le monstre serait alors que nos députés votent une loi, qui soit in fine, inapplicable, comme c’est le cas de celle ayant doté le Bénin de douze départements dont six le sont seulement de nom depuis qu’ils ont été créés. Mais les députés se sont-ils entourés des garanties nécessaires pour nous éviter le fiasco au bout du rouleau ?

Au-delà des doutes, fondés ou non, sur la période choisie pour conduire le projet, période qui serait favorable plus à des visées politiciennes qu’à de réelles ambitions de développement pour le Bénin, il me semble plus qu’une urgence d’adresser cette exhortation aux représentants de la nation : tout comportement tendant à faire comme si l’administration territoriale au Bénin a commencé à partir de 1960 et comme si le recueil d’informations sur le terrain auprès des élus locaux, quel qu’ils soient, était suffisant pour avoir une loi satisfaisante, sera une garantie d’échec à ce projet pourtant louable et salutaire. Plus que jamais, l’adage populaire qui veut qu’on tisse la nouvelle corde au bout de l’ancienne doit servir.

Et pour cela, rien de telles que les archives nationales du Bénin, gardiennes de notre passé, pour nous renseigner sur ce qu’a été l’administration territoriale au Dahomey avec le colon, puis au Bénin. En tant qu’archiviste et ayant consacré des travaux de recherche à l’administration territoriale au Dahomey colonial de 1890 à 1960 à travers les actes législatifs et réglementaires, je puis dire que le colonisateur a laissé au Bénin un héritage précieux en termes d’archives liées à l’administration territoriale. Et ce serait très regrettable pour le Bénin de ne pas tirer parti des immenses documents d’archives conservés aux Archives nationales du Bénin sur ce sujet.

Légiférer aujourd’hui sans tenir compte de ce passé serait faire preuve d’une myopie coupable et préjudiciable aux intérêts nationaux comme c’est déjà arrivé dans des situations où on a appris à regrets que les archives auraient pu préserver des patrimoines à jamais perdus.

En effet, qui a oublié ce cinglant revers qu’a enregistré le Bénin le 12 juillet 2005 devant la Cour pénal international de la Haye dans le différend territorial qui l’a opposé à son voisin du Nord-Est, le Niger ? Malgré les sommes faramineuses dépensées pour aller consulter les archives nationales du Bénin, soit à Dakar, soit à Paris ou ailleurs à l’étranger, nous avons perdu 16 îles sur les 25 revendiquées dont le précieux territoire de l’île de l’Été. Le Burkina-Faso nourrirait aussi des ambitions dans le même sens. Peut-être aussi les deux autres voisins que sont le Nigéria et le Togo. Le Bénin a-t-il à portée de main des preuves qui assurent ses droits à ses différentes frontières inter-Etats ? Peut-on espérer que la Commission nationale des frontières créée en 2009 et qui a compétence sur cette question s’y attèle ? Mais restons plus près de nous, plus près des préoccupations quotidiennes des Béninois : en avons-nous fini avec les disputes fratricides portant sur des frontières internes et conduisant à de nombreux conflits territoriaux qui opposent des départements, communes ou arrondissements à l’intérieur du Bénin ?

Des conflits, hélas sanglants et meurtriers ! Par ailleurs, les contestations venant de citoyens ne se reconnaissant pas dans des choix de chefs-lieux de départements ou de communes sont légions et constituent des épines dans les pieds des administrateurs du territoire.

Ces derniers ont visiblement du mal à fixer avec exactitude les ressorts territoriaux des différentes Unités administratives (départements, communes, arrondissements, quartiers de villes ou de villages) fautes de détenir les actes juridiques qui les situent. Voilà autant de problèmes, autant de situations d’inconforts et certainement d’autres encore, que devrait aider à résoudre la loi que les députés se préparent à doter le pays. Autrement son utilité resterait à démontrer à part les réponses qu’elle apporterait pour les préoccupations immédiates, partisanes et mineures des échéances électorales de 2013 et 2016.

J’ai parcouru avec attention « la méthodologie retenue » par le Président de l’institution parlementaire avec ses pairs : « l’engagement à rechercher par le dialogue, la concertation et l’écoute, le plus large consensus possible autour dudit dossier » selon les termes du Président dans son communiqué de presse en date du 03 octobre dernier.

Cette « méthodologie » se décline par l’organisation de missions parlementaires à travers tout le pays pour « échanger avec les élus locaux et les populations de la nécessité de la création ou non de nouvelles unités administratives dans leurs entités territoriales et de les identifier le cas échéant ». Une fois les données collectées sur le terrain auprès des élus locaux, l’étape suivante est « d’une part d’associer tous les députés aux débats et, d’autre part, de discuter des propositions faites, localité par localité, en vue d’obtenir un large consensus sur le contenu du texte à soumettre à la plénière ». On le voit, l’essentiel de la matière qui servira à doter le Bénin « pour la première fois » d’une loi en matière de création et gestion des Unités administratives locales, « villages et quartier de ville », en République du Bénin, sera issue des seules paroles des politiciens élus locaux !

Comme si ce qui s’est fait avant 1960 et consigné dans les archives nationales, entretenues à grands frais, ne comptait plus pour nous ! Ou comme si la mémoire humaine est si fidèle qu’on peut si fier entièrement sans avoir besoin de recourir à des actes matériels non falsifiables ! A moins que la démarche annoncée par le Professeur NAGO sous-entend, sans que l’on ne s’en rende compte, ce recours nécessaire et indispensable aux archives nationales dont le propre est d’épargner à toute la nation de commettre des erreurs ou d’en répéter, faute d’avoir eu judicieusement recours à son passé.

C’est heureux que sous la pression, objective ou non, de certains députés, la Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale ait retenu, (et l’on compte que ce sera vraiment le cas), de « saisir l’INSAE pour recueillir son avis technique sur les propositions ». Cela « au regard des projections démographiques » selon le même communiqué de presse. Autrement, l’INSAE sera consulté aux fins que les députés ajustent la loi sur les réalités futures du Bénin. Mais sais-t-on seulement que si le présent aura certainement d’impact sur le futur, il n’en demeure pas moins vrai que ce présent sera hypothéqué de même que le futur que l’on vise à protéger si le passé est négligé et oublié ?

Aucun malheur n’arrive jamais seul ! Si les députés ont été contraints (heureusement a-t-on envie de dire) d’attendre le 10 novembre 2012 avant de reprendre l’initiative sur cette loi, c’était une occasion pour eux de mieux peaufiner leur « méthodologie » afin de doter le pays d’un instrument juridique solide et définitif. Autant la consultation de l’INSAE est indispensable pour mieux penser le futur, autant la consultation des archives nationales, (celles de la période coloniale ainsi que celles allant de la date de "l’indépendance") est impérieuse et incontournable pour mieux apprendre du passé du Bénin, de l’histoire nationale. Et les Archives nationales sont à deux pas de l’hémicycle à Porto Novo ; elles ne sont pas dans le « Bénin profond », nécessitant de coûteuses missions « d’échanges et d’écoute sur le terrain » auprès des élus locaux qui se sont déjà exprimés, à juste titre. Messieurs les honorables députés, veuillez bien faire exprimer aussi les archives nationales ! Pour l’intérêt national ! C’est bien pour ça, surtout, que vous êtes élus !

Léon S. DJOGBENOU, Archiviste-Documentaliste

Email : sogodo08@gmail.com

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YAYI BONI et SOUMANOU MOUDJAIDOU même combat ?

21 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Cotonou 19/11/2012 - koaci.com Par Sékodo
Boni Yayi annonce la mort du «Kpayo» pour dans un mois

Rappel : M. SOUMANOU Moudjaidou a été le premier en tant que Ministre du Commerce et de l'Industrie a milité en faveur de l'éradication du commerce de l'essence frélatée ,le KPAYO au Bénin des 2006 , soit quelques mois après sa nomination à ce poste . Mais à l'époque notre Président avait d'autres ambitions ....


Rappel: Avant son départ pour le Vatican ou il séjourne depuis quelques heures, Boni Yayi a signé la mort de l’essence de contrebande appelé ‘’Kpayo’’. Dans un (01) mois au plus tard, on ne parlera plus du ‘’Kpayo’’ au Bénin, a déclaré le Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi. A cet effet, le Président de la République a promis œuvrer pour la reconversion des contrebandiers.

« J’ai arrêté un programme avec le Président Good Luck Jonathan pour mettre un terme à l’activité », a précisé le Chef de l’Etat. Il faut rappeler que le combat contre l’informel intervient suite à la dernière crise qu’a connue la Sonacop dans l’approvisionnement de ses stations. Avec la subvention de 3.000.000.000 de francs Cfa mis à la disposition de la direction générale de cette société, le gouvernement entend peser de toute sa force afin que les produits pétroliers soient en permanence dans les stations Sonacop. Pour ce faire, il a invité les promoteurs de cette activité illicite à ne plus investir dans le secteur. « Ceux qui veulent investir dans les produits illicites n’ont qu’à cesser », a prévenu le Chef de l’Etat. Dans tous les cas, Boni Yayi a déjà pris des dispositions. Selon ses explications, il dit avoir pris contact avec le Président Nigérian lors de son dernier voyage au Nigéria, grand fournisseur du ‘’Kpayo’’ au Bénin, afin que le mal soit attaqué depuis sa racine. Par ailleurs, au-delà des consignes du Chef de l’Etat avec le Nigéria, d’autres dispositions de surveillance ont été mise en place à l’intérieur du pays. Les forces de l’ordre sont positionnées sur toutes les berges lagunaires et autres postes d’entrée de l’essence frelatée afin que les contrebandiers soient mis en déroute. Pour l’heure, le ‘’Kpayo’’ résiste encore à la pression du gouvernement parce qu’il se vend toujours pratiquement au même prix qu’avant cette levée de boucliers.

Le regain après la chasse

Petit à petit, les étalages de vente de l’essence frelatée communément appelée « Kpayo » vides, il y a quelques jours, se ravitaillent. Au grand regret des autorités, certaines stations trottoirs de l’informel disposent du peu pour approvisionner leur clientèle. Le prix du litre est aujourd’hui passé de 700 Fcfa à 550 Fcfa. « Nous recevons au moins deux (02) bidons de 25 litres pour garder la clientèle.
Ce n’est pas encore ce qu’il faut, mais on garde espoir », a confessé Léon Bokossa, vendeur de « Kpayo » rencontré à Vêdoko. « Le gouvernement a engagé une lutte mais nos patrons, eux aussi, ont leurs stratégies », poursuit-il. De Calavi en passant par Godomey, Mênontin, Vêdoko et Akpakpa, le constat est le même. En effet, depuis lundi 12 dernier, le prix du carburant dans le secteur informel avait connu une hausse. Précédemment à 450 fcfa, il a augmenté de façon empressée avec des motifs difficiles à définir par les consommateurs. Contrebandier rencontré à la berge lagunaire de Mênontin, Frédéric Dégbey confie que « c’est seulement par les entrées inconnues des agents de sécurité que les vendeurs sont approvisionnés ». Sur les berges lagunaires, c’est la grande méfiance dans le rang des contrebandiers. Les véhicules et motos de transport des bidons d’essence sont au repos. Les agents distributeurs profitent de l’occasion pour discuter des sujets de leur choix. A la vue d’une personne étrangère dans les environs, ils cessent toutes discussions pour s’intéresser à l’objet de visite de l’étranger qu’ils confondent aux forces de sécurité. « Tant que les contrebandiers seront surveillés, les commandes ne viendront pas », a révélé une riveraine. « Les commandes sont sur l’eau et ne pourront venir à destination qu’au moment où le calme reviendra. Il y a du carburant bloqué sur l’eau », poursuit-elle.

La nouvelle politique du gouvernement marchera-t-elle ?

L’origine de cette crise sociale que traverse actuellement le Bénin a bien une explication. En réalité, c’est simplement parce que le gouvernement a déployé des moyens de surveillance. Il faut rappeler que c’est après la dernière crise de la Sonacop qui a connu le secours du gouvernement par une subvention de 3.000.000.000 f cfa que le Chef de l’Etat a décidé mettre fin à la pagaille. C’est ainsi que les forces de l’ordre ont été dépêchées pour contrôler de jour comme de nuit toutes les portes d’entrée du « kpayo » sur le territoire national. Selon certains contrebandiers, des instructions auraient été données par le gouvernement au Nigéria, le grand fournisseur du kpayo pour que le carburant ne soit plus livrer aux contrebandiers béninois. Dans tous les cas, la lutte a également atteint le secteur formel. En effet, dans les stations Sonacop, des inspecteurs ont été positionnés pour mettre en déroute toute personne voulant échanger des tickets valeur contre des billets de banque. En contraignant donc les citoyens à prendre le carburant à la station au lieu d’échanger les tickets contre l’argent pour se faire approvisionner dans l’informel, le gouvernement entend également imposer le produit formel afin de renflouer les caisses de l’Etat. Au regard de ce constat, tout laisse croire que le gouvernement ne va plus tarder à baisser les bras dans cette lutte qui ne cesse de refaire surface. Le gouvernement doit déployer d’autres moyens plus efficaces en commun accord avec les acteurs. Une table ronde s’impose entre le gouvernement et « le réseau des contrebandiers » afin qu’une solution définitive puisse être trouvée.

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La vérité sur les marches de soutien au Président !

20 Novembre 2012 , Rédigé par La nouvelle tribune Publié dans #Actualités

Présumée tentative d’empoisonnement de Yayi : ce que cache les marches de soutien tous azimuts

Source: La nouvelle tribune

Depuis le début de cette affaire de présumée tentative d’empoisonnement manqué du Président de la République, les marches et prières de soutien au Président de la République se multiplient et se démultiplient sur fond de pression déguisée sur la justice.

Mi-octobre. On apprend que le président Boni Yayi a échappé à une tentative d’empoisonnement. L’information est largement relayée par la presse nationale avec écho au niveau de la presse internationale. Le présumé commanditaire serait l’homme d’affaire béninois Patrice Talon. Il aurait pour complices son compatriote et collègue Olivier Boco,  la nièce du Président de la République, Zoubérath Kora, son médecin personnel, Ibrahim Mama Cissé et l’ancien ministre de l’industrie et du commerce, Moudjaidou Soumanou. Les choses vont très vite. Mis en détention provisoire de Zoubérath, Soumanou et Cissé, conférence de presse du commissaire central de Cotonou et du Procureur de la République, intervention de l’avocat de Moudjaidou, du procureur, de Talon et du ministre de l’intérieur sur Rfi… et le dossier est désormais entre les mains de la justice. Mais depuis, plus aucun jour ne passe sans qu’il n’y ait des marches et prières de soutien au Chef de l’Etat. Elles sont organisées dans les quatre coins du pays. Du nord au sud, de l’est à l’ouest. Marches de soutien et prières de remerciement de Dieu et d’invocation de sa protection sur Yayi foisonnent. Préfets, maires, zémidjans, bénéficiaires de microcrédits aux plus pauvres, presque toutes les confessions religieuses sont dans la danse. Quand ce n’est pas dans une localité du pays, les organisateurs se déplacent au Palais de la Présidence de la République, à Cotonou. Aux premières heures des actions de soutien, on a vu une autorité traditionnelle et un haut cadre de la république démontrer à la Présidence leur talent respectif de chanteur et de danseur. Ces marches et prières de soutien constituent un instrument de pression qui ne dit pas son nom. Elles pourraient porter entorse au travail de la justice. Dans tous les discours, le message est quasiment le même. Les présumés commanditaires et complices sont peints comme des fautifs non patriotes et le Chef de l’Etat la victime innocente. Pourtant l’affaire est pendante et la véracité des faits n’a pas encore été établie par un juge. Du coup, la présomption d’innocence, l’un des principes fondamentaux de toute justice qui se veut équitable, est violée.

Une chose et son contraire

Il y a quelques semaines, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a, par voie de communiqué, demandé la fin des commentaires sur le dossier. Argument avancé : le dossier est en instruction. Lors des visites et prières de soutien au palais, le Chef de l’Etat lui-même ne cesse de demander aux « marcheurs » de ne pas s’affoler. Il faut laisser la justice faire son travail. Mais aucune action concrète n’est menée pour  exiger  la suspension de ces marches qui sont tout le contraire du « laisser la justice faire son travail.» Tous les scandales qui ont éclaté sous le régime Yayi sont jusque-là restés des mystères. Aucun n’a été élucidés jusqu’au bout pour aboutir à des sanctions pénales. Ces marches auraient dû être d’une utilité objective si elles avaient pour objectif d’exiger que ce dossier, qui concerne la vie du Président de la République ne connaisse le même sort que les autres. Mais au lieu des marches et prières pour la justice, on assiste plutôt au culte de la personne. Comme ce fut le cas chez le voisin de l’ouest sous l’ère Eyadema Père. Et tout se passe comme si cette présumée affaire de tentative d’empoisonnement ne pourrait connaître autre issue que la condamnation des présumés commanditaires et complices. C’est ce que cachent ces actions de soutien tous azimuts, à la limite folkloriques.

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Patrice TALON -Yayi BONI-Adrien HOUNGBEDJI : Les secrets devoilés

13 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

L’histoire secrète entre Patrice Talon et le Prd
11 novembre 2012 par DP


Les récentes déclarations du Prd sur la tentative d’empoisonnement du Chef de l’Etat continuent de susciter des remous dans l’opinion publique. Mais à y voir de près, on se rend compte que le Parti du renouveau démocratique de Me Adrien Houngbédji a de bonnes raisons d’exprimer sa compassion à Boni Yayi dans cette affaire.

Le Prd règle t-il tranquillement ses comptes ? Après l’union fait la nation, qu’il a quitté avec fracas et grands déballages, c’est le tour de Patrice Talon actuellement en disgrâce avec Boni Yayi, de recevoir un coup de fouet du leader des Tchoco-Tchoco. C’est ce qu’il convient de retenir suite à la récente déclaration du Prd dans l’affaire de la tentative d’empoisonnement de Boni Yayi.

Décryptage

Dans la perspective des élections présidentielles de 2006, le Prd était en pourparler avec Patrice Talon afin de bénéficier de son appui financier. Il ne pouvait en être ainsi car de tous les leaders politiques en compétition à l’époque, le candidat du Prd avait toutes les chances d’accéder à la magistrature suprême de notre pays. Suite à plusieurs rencontres, à Cotonou et à Paris entre les émissaires de Me Houngbédji et Patrice Talon d’une part et entre les deux personnalités d’autre part, on pouvait affirmer que Adrien Houngbédji pouvait également compter sur le soutien du magnat du coton.

Mais contre toute attente, le richissime homme d’affaires s’est battu au côté de Boni Yayi et a contribué énormément à son élection lors des présidentielles de 2006.

Patrice Talon venait ainsi de briser le rêve des milliers de militants du Prd de voir leur leader exercer le pouvoir d’Etat. Ce fut l’hécatombe.

De son côté Patrice Talon était aux anges. En 2007, une première crise intervint entre lui et Boni Yayi. Gaston Dossouhoui, alors ministre de l’agriculture fit les frais de ce désaccord.

Depuis lors, Patrice Talon s’est rendu compte que Boni Yayi n’était pas la marionnette qu’il pouvait instrumentaliser. ’’ Il fait l’âne pour avoir le foin’’ s’est-il confié à un proche.

Il faut faire partir Boni Yayi en 2011. Patrice Talon reprend alors contact avec l’opposition. Le rapprochement a été facile car il était en relation avec la majorité d’eux sous le régime de Mathieu Kérékou.

Plus tard, il trouve la réponse à sa question : Qui peut battre Boni Yayi en 2011. C’est Adrien Houngbédji mais ....

Finalement les deux personnages finissent par renouer contact. C’était au cours des funérailles du père de Pascal Irené Koupaki

Nouveau drible de Patrice Talon

C’est madame Colette Houéto membre fondateur du Prd dont Patrice Talon fut l’élève, qui a servi d’intermédiaire au rapprochement entre Patrice Talon et Me Adrien Houngbédji.

C’était les retrouvailles. Me Adrien Houngbédji avait besoin de Patrice Talon et vice versa. Mais ce fut marché de dupes. Patrice Talon et Me Adrien Houngbédji ne s’appréciaient guère. Talon craignait les dribles de son frère aînée et Me Houngbédji ne voulait pas être pris en otage par un groupe de pression.

En 2009 les G et F régnaient en maître au Parlement. L’Union fait la nation alors en gestation était devenue une véritable menace pour la réélection de Boni Yayi en 2011.

Profitant de cette situation, Patrice Talon passe à la vitesse supérieure en multipliant ses apparitions publiques aux côtés des responsables du Prd et de tous les opposants. Entre décembre 2010 et janvier 2011, il s’est rendu à plusieurs reprises au cabinet de Me Adrien Houngbédji. Il y a allait souvent à pieds car son domicile est situé à environ trois cent mètres de là.

En réalité Patrice Talon faisait du chantage politique à Boni Yayi. Le fait de se rendre au cabinet de Me Adrien Houngbédji en plein jour sous le regard des agents de renseignements en faction dans la zone n’était pas innocent. C’était un signal fort qu’il envoyait à Boni Yayi qui était hanté par son second mandat.

Patrice Talon réussit son coup. Il a obtenu finalement l’adjudication du juteux contrat des PVI qui était l’objet d’un différend secret entre Boni Yayi et lui. A quel prix ? Personne ne peut le dire. Le candidat de l’Union fait la nation ne le savait pas. Patrice Talon avait entre temps disparu de la circulation. Il était en France durant la période électorale.

C’est bien après que Me Adrien Houngbédji et les siens se sont rendus compte du coup de Patrice Talon.

Entre Me Adrien Houngbédji et les milliards à gagner avec les PVI, Patrice Talon a privilégié ses intérêts immédiats.

Une fois encore Me Adrien Houngbédji et les siens sont empêchés d’accéder à la magistrature suprême. Patrice Talon est à nouveau montré du doigt. Les Prd n’en reviennent pas. Non seulement il a contribué au K O mais en plus il arrache tout dans le pays. Déplorent les militants du Prd dont la majorité sont des opérateurs économiques.

Talon tente un nouveau rapprochement

Au début de son bras de fer avec Boni Yayi dans le cadre du PVI, Patrice Talon a fait le tour des présidents de toutes les institutions de la République. Il est allé voir tous les chefs de parti politique excepté Me Adrien Houngbédji qui a opposé un non catégorique à sa demande.

On avait pensé un instant qu’il jouait au médiateur entre Boni Yayi et Patrice Talon. Mais rien, Me Adrien Houngbédji avait d’autres préoccupations

N’ayant rien gagné du richissime homme d’affaires, quels intérêts les Prd ont à prendre la défense où à intercéder près de Boni Yayi pour Patrice Talon ?

On comprend alors le sentiment des Tchoco-Tchoco en cette période où l’un des bras financiers de leurs échecs répétitifs est en difficulté.

C’est donc en toute logique que Adrien Houngbédji et les siens ont exprimé leur compassion à Boni Yayi suite à la tentative d’empoisonnement à laquelle il venait d’échapper.

www.24haubenin.info ; L’information en temps réel

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DIRE QUE KEREKOU EST DEMOCRATE EST PUR MENSONGE

9 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

KEREKOU EST UN PUTSCHISTE ET UN DICTATEUR

 

UN DES TEMOINS DE LA BARBARIE SOUS LE REGNE DU PRPB (1972-1990) S'EXPRIME

JEUDI 8 Novembre 2012
Par  le Dr. Afolabi BIAOU

 

La campagne de l'ONG- Service National de Développement du Bénin (SNDB) en vue d'immortaliser Kérékou comme "figure emblématique de la démocratie africaine" ne peut laisser indifférents les vrais démocrates béninois, en particulier ceux victimes de la répression féroce menée par son régime sous la bannière de son parti, le PRPB. Kérékou parvenu à la tête du Bénin par le putsch militaire du 26 octobre 1972 a démontré par l'exercice de son pouvoir autocratique qu'il n'a rien de commun avec la démocratie. Pour ses victimes qui se sont tues pendant des années jusqu'à présent, cette campagne est une pure provocation, une véritable injure qui vient raviver les douleurs de leurs blessures qu'elles ont subies durant son règne. Ce long silence de ses victimes ne lui a pas servi à comprendre qu'il lui faut éviter toute provocation à leur endroit. Il tient à être vêtu d'un manteau blanc éclatant sans tache malgré sa dictature exercée contre le peuple béninois pendant trois décennies. Par leur campagne mensongère les partisans de la SNDB perpétuent le culte de la personnalité de Kérékou. Ils masquent ainsi la vérité sur cet homme qu'il est juste de qualifier de trompeur. Pour accréditer leurs mensonges des professeurs d'Histoire sont en première ligne de leur campagne d'intoxication de la jeunesse dont ils abusent de la crédulité.
Mesdames et messieurs les falsificateurs de l'Histoire du Bénin, rappelez-vous que les victimes de la répression de Kérékou dont je fais partie sont encore vivantes, en pleine possession de leur mémoire et facultés. Vous les croiserez sur votre chemin de tromperie pour rétablir la vérité concernant notre pays sous Kérékou, le Bénin qui n'appartient à personne exclusivement. Comptez sur les démocrates béninois pour ne pas vous laisser faire.
Et assurément vos mensonges ont beau cheminer longtemps devant la vérité celle-ci les rattrapera vite et triomphera d'eux.


Par devoir de mémoire et non par un quelconque esprit de vengeance
j'apporte ma modeste contribution au rétablissement de la vérité, en relatant ici quelques faits irréfutables- il y en a d'autres- de la répression que j'ai subie, donc vécue, sous le tyran Kérékou.


1979 – 1980 : MA DEPORTATION



Comme d'autres béninois j'ai été enrôlé en 1979 dans l'armée avec la dénomination officielle d'assujettis.  Cette dénomination légalisée était révélatrice du dessein caché du pouvoir en place. Il y avait une intoxication idéologique à outrance de la jeunesse. Les fonctionnaires assujettis étaient purement et simplement  expropriés de leurs salaires. Les barons du régime en ont disposé sans être inquiétés.


Mon opinion exprimée à la garnison de Ouidah m'a valu ma déportation à Ségbana pour un an sur décision répressive du tortionnaire Martin Dohou AZONHIHO. Deux enseignants de l'Université d'Abomey-Calavi victimes de la même décision cautionnée par Kérékou ont été aussi déportés respectivement à Nikki et à Banikoara. Ce n'est pas monsieur M. D. AZONHIHO qui pourra me démentir. Je prends à témoins les étudiants et travailleurs  enrôlés dans l'armée en 1979 avec moi, ainsi que les hommes de rangs, officiers et membres du PRPB présents avec nous à Ouidah.


Ainsi le nord du Bénin fut transformé par le régime du PRPB en terre de pénitence où tout béninois critique devait être déporté.


1980 – 1989 : EMPRISONNEMENTS



De retour à l'hôpital de Porto-Novo où j'avais pris fonction en 1978 mes interventions dans les assemblées générales du personnel étaient critiques sur nos mauvaises conditions de travail devant lesquelles le gouvernement du PRPB restait indifférent : bâtiments en ruines, fientes de chauves-souris coulant des plafonds en permanence sur le personnel et les malades, manque de médicaments en particulier ceux des traitements d'urgences, manque de produits d'analyses médicales au laboratoire, manque de produits de radiologie et de soins médicaux. Ces conditions inhumaines nous ont conduits, médecins et pharmaciens, à observer une grève en 1980. Nous n'avions demandé qu'à travailler dans de bonnes conditions pour mieux soigner les populations malades. Face à ce mouvement juste et de signification très noble Kérékou n'a trouvé qu'à déclarer dans les médias : " on peut tuer des agoutis à l'hôpital de Porto-Novo". La vie du peuple est son dernier souci. Quel manque de sérieux pour un Chef d'Etat devant cette vie menacée! Quel mépris pour le peuple! Et quelle indignation il suscite! Il n'y a pas de quoi être fier, bien au contraire.


Voilà le cœur de l'homme à qui la SNDB rend hommage pour l'immortaliser. Que chacun apprécie selon sa conscience.

Ma première incarcération



Le 9 septembre 1982 je fus arrêté et détenu arbitrairement au camp militaire Guézo de Cotonou sans jugement jusqu'en août 1984, dans des conditions inhumaines : couché à même le sol dans une cellule envahie de fientes de chauves-souris tombant du plafond et inondée fréquemment d'eau de pluie passée par les multiples trous du toit. Dans cette garnison le colonel Gaston COOVI, bras droit armé de Kérékou, soumettait régulièrement les détenus à la torture morale par ses ordres de représailles contre nous.
Mon camarade, collègue et ami, feu le Docteur Emile AHOSSI dont je salue la mémoire, fut également détenu arbitrairement durant 2 ans au commissariat de Cadjèhoun-Cotonou.
Ce fut 2 années de souffrances répétées pour nous, nos familles et nos amis. Notre crime supposé : nos opinions critiques publiquement exprimées sur les conditions catastrophiques de l'hôpital de Porto-Novo qualifié d'hécatombe par un autre médecin.
Faute d'être arrêtés deux autres médecins ont subi une affectation punitive sur Cotonou.
Dans ce déchaînement de répression aveugle contre moi et les miens mon cousin et mon beau-frère furent aussi arrêtés.



Deuxième incarcération

Libéré en août 1984 j'ai été élu représentant des travailleurs au Comité de suivi des anciens détenus politiques pour notre réinsertion sociale et professionnelle. A ce titre je m'étais présenté, sur convocation radiodiffusée, le 8 novembre 1984 avec Didier D'ALMEIDA, représentant les étudiants libérés de prison, à la Présidence de la République. Nous devrions être reçus par le Président pour lui soumettre nos difficultés de réinsertion comme on nous l'avait dit dans les ministères, personne ne voulant décider de rien sans lui, tellement il régnait en autocrate qui faisait peur.


Mais très tôt notre convocation se révélât être un guet-apens. En effet dès le portail nous fumes séparés des autres personnes convoquées, puis conduits par un soldat dans une salle au rez-de-chaussée de la Présidence. Ensuite un autre soldat vint s'asseoir dans la salle, le regard vigilant et fixé sur nous en permanence. J'ai compris, et je dis à Didier que nous étions arrêtés. Effectivement à 14 heures je vis Kérékou entrer dans sa voiture et partir chez lui sans nous avoir reçus. Quelques minutes plus tard la police du Petit Palais vint nous embarquer. Nous fumes enfermés d'abord dans l'une de ses cellules, puis Didier au commissariat de Zongo-Cotonou. Je fus à mon tour enfermé à même le sol au violon du commissariat de Jéricho-Cotonou avec des délinquants (voleurs et criminels), dans le noir, la crasse, la chaleur, les odeurs nauséabondes des urines et matières fécales, sans possibilité de prendre une douche convenable. On mangeait dans ces conditions inhumaines, dégradantes, humiliantes et malsaines.


J'ai eu l'opportunité de lire le message relatif à notre arrestation ordonnée par Kérékou en personne trois mois après notre élargissement d'août 1984.
A l'époque les mauvaises langues au service de Kérékou propageaient pour justifier mon arrestation que je l'avais "insulté" dans son bureau. Or il ne nous avait même pas reçus. Je défie quiconque de prouver le contraire. En tout état de cause je souligne à ces esprits malveillants que je respecte l'autorité, qui plus est le Président de la République, fut-il un dictateur comme Kérékou. Si la calomnie pouvait tuer beaucoup ne vivraient plus.

Mais selon nos informations la raison alléguée par Kérékou lui-même pour justifier son coup bas et lâche serait que nous aurions voulu lui arracher son fauteuil présidentiel. Mathieu Kérékou l'assoiffé de pouvoir!


Plus tard je fus transféré au commissariat central de Cotonou d'où je serai embarqué en mai 1985 pour le camp militaire SERO KPERA de Parakou. Le colonel Clément ZINZINDOHOUE avec l'organe de répression installé par Kérékou y sévissait déjà contre les communistes et démocrates arrêtés. Les salaires des personnes arrêtées étaient virés dans un compte bancaire spécial sur lequel cet organe avait fait main basse en toute impunité. Et pour cause : créé par Kérékou il travaillait pour son compte. C'était une aubaine pour ces hommes et femme zélés pour ses intérêts.


Pour n'avoir pas avoué à cet instrument de torture mon appartenance et mes activités au PCB, ni révélé les noms de mes camarades de Parti comme il l'exigeait, je fus jeté en pâture aux soldats bourreaux des mains de qui j'ai subi l'épreuve barbare et criminelle de bastonnade appelée rodéo. Mon sang avait coulé abondamment. Je garde toujours dans mes membres des dysfonctionnements, séquelles de ce traumatisme physique violent contre mon corps.
Oui, c'est le vrai visage du régime rétrograde de Kérékou baptisé sans mauvaise conscience par la SNDB "figure emblématique de la démocratie africaine" comme si le maquillage pouvait changer le caractère odieux de ce pouvoir antidémocratique.
Comme les autres prisonniers j'ai subi alternativement les mauvaises conditions carcérales à Parakou et Ségbana.


En 1989 je fus évacué sur Cotonou pour raison de maladie sous la garde renforcée de soldats armés de kalachnikov comme le serait un criminel. Mon père souffrait à son domicile de Cotonou d'une maladie aggravée par ses soucis liés mes arrestations. J'avais demandé au commissaire successeur de ZINZINDOHOUE l'autorisation d'aller lui rendre visite accompagné de policier. Mais sa réponse fut un refus sans appel. Voilà l'inhumanité, une des caractéristiques du régime de Kérékou. Tel maître, tel serviteur zélé.
Ma libération n'était intervenue qu'en avril 1989.


EXIL FORCE

Le lendemain de ma libération le messager d'un membre du bureau politique du PRPB me dit de fuir du Bénin car Kérékou jurait de m'arrêter une troisième fois. Deux jours après je reçus encore le même message envoyé par un agent des renseignements de Kérékou. Ainsi malgré moi je pris le chemin de l'EXIL FORCE, par la brousse, à la faveur de la nuit, sans passeport ni carte d'identité (ces pièces m'ont été confisquées par la police), le cœur plein de douleur : douleur parce que je quittais involontairement mon pays que j'aime, douleur aussi parce qu'en quittant mon père je l'avais regardé en sachant dans mon for intérieur de médecin que c'était pour la dernière fois, que je ne le reverrais donc plus jamais.
Effectivement il mourut quand j'étais en exil forcé.

CONCLUSION

Kérékou a réprimé le peuple béninois pour décourager toute contestation, étouffer toute voix contraire à celle qu'il voulait entendre, et se garantir par conséquent le pillage des richesses du Bénin en toute quiétude. Ainsi dans sa vaine tentative de s'assujettir la JUD (Jeunesse Unie antiimpérialiste du Dahomey) créée librement par les jeunes en 1974 il décréta sa dissolution administrative avec interdiction de toutes ses activités après avoir pris en otage son Président, Azaria FAKOREDE.


Cette négation des droits de l'homme n'est d'ailleurs pas fortuite. C'est le reflet de l'homme Kérékou qui a érigé la délation et la répression sans précédent en méthode de gouvernement dans la scène politique béninoise.


Mais son pouvoir suffisamment fragilisé par les glorieuses grèves des étudiants (1979 et 1985) et les manifestations contestataires du peuple, notamment celles des travailleurs en 1989, Kérékou dut accepter que la Conférence nationale de 1990 fut déclarée souveraine. C'était la monnaie d'échange qu'il était obligé de payer pour égoïstement sauver son fauteuil présidentiel menacé et obtenir une immunité protectrice qui le met à l'abri de toute poursuite judiciaire, contrairement aux allégations selon lesquelles il serait un démocrate et un magnanime. C'est la vérité qu'il faut dévoiler à la face du monde.


Que faire alors face à un tel personnage qui a tiré sa toute-puissance à exercer sur le paisible peuple béninois un pouvoir autocratique et arbitraire?


Il y a nécessité absolue et impérieuse de le démasquer en rapportant leur vécu par ceux-là mêmes qui ont subi directement sa tyrannie. C'est la vérité que doivent enseigner les livres et professeurs d'Histoire du Bénin et non les mensonges. C'est aussi le prix mérité à décerner à Kérékou et à son pouvoir, tous partisans irréductibles d'arrestations arbitraires et de tortures perpétrées contre le peuple. Tant il est vrai que putschisme et dictature ne font jamais bon ménage avec démocratie et développement. Le Bénin sous Kérékou en est une illustration éloquente.


C'est le but de la campagne en cours contre l'immortalisation de Mathieu Kérékou qui prépare activement dans l'ombre ses poulains de la SNDB à pérenniser sa politique pernicieuse contre les droits démocratiques au Bénin.


Afin de leur faire échec il importe que les démocrates béninois montent la sentinelle de veille pour la défense des droits de l'homme au Bénin.

 

 Dr. Afolabi BIAOU

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Le cri de coeur d'un béninois aux Béninois ...

8 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Cotonou : 8 Novembre 2012

Le cri de cœur d’un béninois aux béninois !

Chers amis et compatriotes,

C'est quand même triste que dans notre pays le bénin on arrête des gens comme on veut, sans aucune décision judiciaire mais aux humeurs du chef et de ses sbires.

 

Il est quand même regrettable que malgré la morosité que traverse le pays dans presque tous les secteurs d'activité, la hausse du chômage (Exacerbée depuis peu avec le départ de nombreux opérateurs économiques), certains barrons du régime organisent à coup de millions des marches de soutien au chef de l'état pour une affaire totalement insensée que même un jeune enfant ne peut croire.

 

A croire que personne n'a le droit de s'opposer au chef de l'état . Il est le seul a detenir la vérité ? Peut- on encore , dans mon pays le Bénin , ne pas partager les mêmes opinions que YAYI BONI ?

A l'allure où vont les choses, il est triste de le constater que  Boni Yayi ne partira pas en 2016. En effet, ces derniers mois il multiplie tellement les décisions arbitraires qu'il est conscient que des gens pourraient être tentés de prendre leur revanche après 2016.

 

La situation est d'autant plus grave, que certains hommes politiques qui se disaient de l'opposition sont finalement rentrés dans le rang. Et oui! les municipales approchent et comme on sait que c'est la LEPI de Boni Yayi, et on le caresse dans le sens du poil dans l'espoir pour ces formations politiques de garder leur Mairie.

 

Oh mon pays le Bénin! Quand est ce que nos dirigeants arrêterons de penser à eux au prime abord? Quand est ce qu'ils penseront à la jeunesse? Mettront en place une véritable politique d'emploi et de formation des jeunes? A quel moment , nos dirigeants mettront en place de véritables mesures afin d'attirer des investisseurs étrangers?

Bref quand commencerons t-il à prendre des mesures pour amorcer un développement durable.

 

Vivement qu'on se ressaisisse !

 

Je terminerai en témoignant encore mon soutien à Mr Moudjaïdou Issoufou Soumanou. Certains peuvent peut être douter de lui en ces moments difficiles pour lui et sa famille, mais tous ceux  qui le connaissent , qui l'ont  fréquenté peu ou prou  peuvent témoigner de son intégrité, de sa loyauté et de l'importance qu'il accorde à l'honneur, à l'amitié et à la fidélité.

Personne ne pourra dire '' On ne savait pas!''

 

Adechina Yaya 

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Le Bénin est il vraiment un état de droit ?

7 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

 

Grand mépris des justiciables au Parquet de Cotonou

Depuis plusieurs mois, bon nombre de justiciables présentés au parquet de Cotonou se plaignent souvent des conditions dans lesquelles se déroulent leurs auditions.’’ Je ne suis même pas écouté avant d’être jeté en prison’’ , ‘ le juge n’a même pas entendu ma version des faits ‘’ , ’’ A première vue , on dirait que le jugé était chargé contre ma personne’’etc.. Telles sont les déclarations de plusieurs justiciables qui pour diverses raisons ont eu à comparaître devant le parquet de Cotonou.

La dernière victime de ce mépris des substituts du Procureur de la République est dame Victorine H. actuelle assistante du Général Mathieu Kérékou.

Convoquée par des personnes qu’elle accuse de vol, dame Victorine H. a été mise sous mandat de dépôt le lundi dernier aux environs de 15 heures sans être écoutée par le magistrat ayant en charge son dossier. C’est en tout cas ce qu’elle a laissé entendre à sa sortie de prison le lendemain à 11 heures. Dès lors la question se pose alors de savoir pour quelle raison peut-on mettre sous mandat de dépôt une personne et la libérer moins de 24 heures après ?

Une interrogation qui confirme la manière dont les dossiers sont traités au parquet de Cotonou. Si le substitut du procureur devant lequel comparaissait l’assistante de Mathieu Kérékou, avait pris soin d’écouter cette dame pouvait -il la mettre directement en prison pour se rattraper quelques heures plus tard ? Certainement qu’en face de lui il y a avait un ancien Chef d’Etat et pas des moindres.

Que dire alors des milliers de béninois qui n’ont aucun soutien ?

www.24haubenin.info ; L’information en temps réel

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Un des garde-corps de YAYI mis en prison ...

7 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Au moment où nous mettons sous presse, l’un des gardes du corps du Chef de l’Etat , le très célèbre Bachirou vient d’être mis sous mandat de dépôt. Son arrestation entre dans le cadre des enquêtes en cours sur la tentative d’empoisonnement à laquelle le Chef de l’Etat a échappé il y a quelques jours.

De sources judiciaires, on apprend que d’autres arrestations sont en vue dans les jours à venir.

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La fille de l'ancien Ministre du Commerce parle ...

6 Novembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

"Libérez Moudjaidou Soumanou": La fille de l'ancien ministre du commerce parle

moudjaidou soumanou5Faïzath Titilola Soumanou, la fille de Moudjaïdou Soumanou, l'ancien ministre béninois du Commerce incarcéré à Porto Novo pour son rôle présumé dans la tentative d'empoisonnement de Yayi Boni, revient dans une longue interview avec Afrika7 sur les conditions d'arrestation de son père, les relations de ce dernier avec le président Yayi Boni et révèle que M. Moudjaïdou Soumanou n'a jamais avoué avoir trempé dans la tentative d'empoisonnement du président.

Faïzath, vous êtes la fille de Moudjaïdou Soumanou, inculpé à Cotonou, pour avoir, selon les autorités béninoises, fait partie d’un complot pour empoisonner le président Yayi Boni. Tout d’abord, avez-vous des nouvelles de M. Soumanou ?

Oui, nous avons des nouvelles de lui par le biais de maman. A part ses avocats, elle seule est autorisée à le voir.

Quand est-ce que vous lui avez parlé la dernière fois ? Quand l’avez-vous vu la dernière fois ?

Nous l’avons vu pour la dernière fois le 14 Aout 2012, lors de sa visite d’une semaine à Washington DC. Papa adore nous rendre visite dès qu’il a un peu de temps pour passer du temps avec son petit-fils. J’avoue que ça nous aide beaucoup parce qu’il fait la corvée de changer les couches. 
Nous lui avons parlé la dernière fois le matin du Jeudi 25 Octobre 2012. Il avait le moral très haut et nous a demandé de rester forts durant cette épreuve. Il nous a aussi répété que Yayi Boni manipule la presse et l’opinion publique et a aussi affirmé que le dossier est vide et qu’il n’avait rien à se reprocher.

Quelles sont ses conditions de détention ?

Du lundi 22 octobre jusqu’au jeudi 25 octobre, papa était détenu à la prison civile de Cotonou. Les conditions de détention étaient plutôt bonnes. La famille et les amis pouvaient lui rendre visite régulièrement et il ne manquait pas de répéter à tous ses visiteurs que le dossier était vide et qu’il n’avait jamais essayé d’empoisonner le président de la république. Il ne manquait pas de dire à ses visiteurs que cette tentative d’empoisonnement n’est qu’un complot du gouvernement en place. Ceci lui a valu un transfert musclé dans la nuit du jeudi 25 octobre 2012 à la prison de Apkro Misérété à Porto-Novo ou il a été traité de façon draconienne voir inhumaine du jeudi 25 au lundi 29 octobre 2012 aveci interdiction de suivre son traitement médical prescrit par son médecin, interdiction de recevoir son épouse et interdiction pour cette dernière de lui apporter à manger, interdiction de recevoir son avocat. Bref, il était contraint à un isolement total et s’est plaint plus tard à ses avocats de torture morale inadmissible. Les avocats suspectent aussi que mon père aurait fait l’objet de torture physique. 

Depuis le lundi 29 Octobre, nous apprenons par ses avocats que ses conditions de détention se sont améliorées. Mais il est toujours interdit de visites des proches. Maman est parfois autorisée à le voir (au gré du personnel pénitencier) pour une trentaine de minutes en présence de plusieurs gardes pour éviter que papa s’exprime librement.

Que vous a-t-il dit exactement sur les accusations qui sont portées contre lui ? Que savez-vous exactement sur les accusations portées contre lui ?

Comme tout papa, il a cherché à nous rassurer durant notre très brève conversation. Il nous a affirmé plusieurs fois au téléphone que les accusations étaient montées de toutes pièces et qu’il n’a jamais avoué avoir tenté d’empoisonner YAYI BONI. Papa a été autorisé à voir ses avocats plus d’une semaine après son arrestation. Il a parlé à ses avocats pour la première fois le Lundi 29 Octobre. D’après l’un de ses avocats « Votre père m'a affirmé avoir servi ce que les services de renseignement voulaient entendre. Mais le contenu n'est pas aussi grave que l'on n'imagine.»

Dans quelles conditions a-t-il été arrêté ?

A son domicile à Cotonou, tôt le matin le dimanche 21 octobre 2012

Avez-vous pu parler à des membres de la famille présents lors de son interpellation ? Que vous a-t-on dit au sujet de son arrestation ?

Il a été interpellé à son domicile à Cotonou, tôt le matin le dimanche 21 octobre 2012. D’après un membre de la famille, plus d’une trentaine de policiers étaient présent. Ceux -ci ont immédiatement commencé une perquisition de la maison mais n’y ont rien trouvé. Ils l’ont ensuite emmené à la SODECO (Société pour le développement du coton) que papa dirigeait depuis 2008 où ils se sont accaparés de documents et de matériels électroniques. De là, direction pour « le petit palais » siège du service de renseignements. Les proches se sont empressés de prévenir la presse de l’arrestation de papa. C’était leur manière de sauver sa vie car nous avions reçu plusieurs avertissements que papa allait être enlevé ou arrêté.

Quel était l’état des relations entre M. Soumanou et le président Yayi Boni, au cours de ces derniers mois ?

Depuis le début de l’année papa a subtilement pris ses distances avec YAYI BONI et son entourage. D’après papa le président n’aime pas entendre la vérité et préfère s’entourer de personnes qui lui disent ce qu’il veut entendre.

M. Soumanou a-t-il récemment séjourné aux Etats-Unis ? Si oui, savez-vous s’il y a rencontré M. Talon ?

Son dernier séjour aux Etats-Unis était en Aout 2012 à Washington DC. Il n’a pas rencontré Mr. Talon durant son séjour. Il passait ses journées à se reposer et à prendre soin de son petit-fils.

Vous soutenez que votre père n’a pas avoué les faits qui lui sont reprochés, contrairement aux allégations du Procureur de la République du Bénin… Mais comment explique-t-il le fait qu’il a été appréhendé ?

Papa n’a jamais avoué les faits qui lui sont reprochés et nous n’avons aucune preuve concrète de ses prétendus aveux. C’est un coup mal monté ! Il a été appréhendé à cause de ses liens avec M. Talon et parce qu’il a quitté le cercle des intimes de Yayi Boni.

Vous affirmez aussi que Moudjaïdou est le bras droit de M. Talon et qu’il ne le trahirait jamais pour Yayi Boni. Qu’entendez-vous par trahison ?

Les relations de papa avec M. Talon lui ont coûté son poste ministériel en 2007. Papa et M. Talon sont des collaborateurs depuis plusieurs années. Les deux hommes se connaissent très bien et se respectent.

Avez-vous de ses nouvelles depuis son transfert à la prison de haute sécurité de Porto Novo ?
Nous ne lui avons pas parlé depuis son transfert à Porto Novo. Toutes les conversations qu’il a eues avec son épouse sont en présence de plusieurs gardes de prison.

Etes-vous en contact avec son avocat ?

De façon limitée. Les avocats nous ont avoué être « très surveillés » et évitent de communiquer au téléphone.

M. Soumanou est-il autorisé à recevoir des visites ?

Il n’est autorisé qu’à voir ses avocats et son épouse. Maman le voit au gré des humeurs du personnel pénitencier. Elle doit être accompagnée des avocats pour pouvoir le voir.

A titre personnel, avez-vous fait l’objet de menaces ou d’actes d’intimidation, de la part des autorités béninoises ou de l’administration américaine ?

Pas de l’administration américaine.

Avez-vous l’impression de faire l’objet d’une surveillance particulière ?

Les téléphones de la famille sont sur écoute, notre domicile à Cotonou est sous surveillance. Les proches sont suivis dans leurs déplacements. 
 

Si vous décidiez aujourd’hui de rentrer à Cotonou rencontrer votre père, avez-vous l’impression qu’on vous en empêcherait ou que les autorités vous mettraient en cause ?

Dans un pays démocratique non, mais dans le Bénin de Yayi Boni, certainement. 

Depuis le début de cette affaire, avez-vous parlé à M. Talon ?
Nous préférons ne pas répondre.

Si vous aviez M. Boni Yayi en face de vous, que lui diriez-vous à ce moment précis ?

Monsieur le président, en 2006 vous avez promis le changement au peuple béninois. Je faisais partie de ceux qui y croyaient et jamais je n’aurais imaginé que le changement dont vous parliez était un changement drastique de l’exemple de démocratie qu’était le Benin en la dictature qu’elle est aujourd’hui. 
Vous et moi savons très bien que cette histoire d’empoisonnement n’est que fiction. Malgré toutes les marches de soutien que vous financez et tous vos efforts pour ternir l’image de mon père, à mes yeux, il est et sera toujours un homme pieux, droit, juste, et généreux, tout ce que vous n’êtes pas. Libérez Moudjaidou Soumanou!

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