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Iredey Blog Emergence

La Justice dit non à YAYI BONI : Patrice Talon reste PDG de la SODECO

24 Décembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

 

Tentative de nomination d’un administrateur à la tête de la Sodéco : La justice dit non à Yayi Boni

La série noire continue pour le chef de l’Etat Yayi Boni. Il vient d’essuyer, hier lundi 22 décembre 2013, un nouveau revers devant la justice dans l’affaire Sodéco. Dans sa tentative de nommer un administrateur à la tête de cette société, il a manqué d’argument pour soutenir son projet devant un collège de juges présidé par le magistrat Adjakas. En conséquence, il a été débouté et son action est tombée d’elle-même.


Ça ne passe pas. Le gouvernement de Yayi Boni vient d’enregistrer un mauvais point. Il s’est cassé la gueule dans un dossier où lui-même est requérant. Il s’agit de l’affaire Sodéco dans laquelle le gouvernement s’enlise inexorablement. Après ses frasques répétées, il a été mis en déroute par la justice. En effet, le Tribunal de première instance de Cotonou a été sollicité pour se prononcer sur la nomination d’un administrateur à la tête de la Sodéco. Dans l’action qu’il a intentée, le gouvernement a indiqué qu’il fallait obliger le Conseil d’Administration et l’Assemblée générale de la Société à se réunir pour désigner un Administrateur. Mais à l’analyse des faits et après avoir confronté les informations, le Tribunal a estimé que la requête du gouvernement est sans objet, dans la mesure où le président du Conseil d’Administration de la Sodéco, Patrice Talon avait déjà convoqué son équipe. Mieux, la justice a démontré que cette société n’est pas confrontée à une crise de gestion et dans ces conditions, la nomination d’un Administrateur n’a pas sa raison d’être. Devant un collège de juges présidé par le magistrat Adjakas, les arguments soulevés par l’Exécutif ont été battus en brèche. En définitive, la justice interdit à Yayi Boni de procéder à la nomination d’un Administrateur en lui indiquant la voie à suivre. Non seulement, le Tribunal de première instance de Cotonou a refusé de cautionner un autre hold-up, mais aussi il a été obligé de se référer aux organes de gestion de la Sodéco. Une nouvelle donne qui casse l’élan de Yayi Boni à se substituer aux instances de décisions de la Sodéco avec l’intention manifeste de piétiner les textes qui régissent la vie de cette entité mixte. Malgré ce nouveau revers qu’il a subi, le gouvernement n’est pas prêt à faire profil bas. Parce qu’on s’attendait à ce qu’il pose un acte pour montrer qu’il est respectueux des décisions de la justice. Son attitude est pour le moins indécente et pose le problème du respect des textes qui gouvernent le pays. En violation flagrante des textes en vigueur, Yayi Boni et son équipe ont tout mis en œuvre pour s’approprier la Sodéco. Qu’il vous souvienne que dans cette quête d’arracher les biens privés à leur propriétaire, il a tenté de découper l’entité en morceaux. D’abord en décidant le 25 septembre 2013 en Conseil des ministres de retirer de la Sodéco, les 17,5 % d’actions détenues par la Société commune de participation (Scp) contre paiement d’une somme de 6.125.000.000 F Cfa. Le gouvernement a justifié sa décision par des subterfuges qui montrent qu’il est dans le faux. Ensuite, le même gouvernement a décidé de se passer des organes de la Sodéco en annonçant pour bientôt, la recomposition du Conseil d’Administration et la nomination d’un nouveau Directeur général. Poursuivant son œuvre de sabotage, il décrète unilatéralement la recomposition de l’actionnariat de la Sodeco sous prétexte que le partenaire principal n’a pas respecté les clauses du contrat qui le lie à l’Etat. Décidé à déposséder Patrice Talon de ses biens, il réquisitionne les usines d’égrenage de Sodéco et déploie des forces de sécurité publique sur les installations. Récemment, dans un compte rendu du Conseil des ministres, le Directeur général de la Sonapra, Idrissou Bako a été désigné pour administrer la Sodéco, sans oublier que ce dernier a pris une note de service pour nommer des responsables techniques à la tête des usines. Tous ces agissements ont précédé la décision du Tribunal de première instance de Cotonou. La question qu’on se pose c’est de savoir quelles en seront les conséquences et quelle énième tentative Yayi Boni et son gouvernement vont encore sortir de leurs têtes.


Fidèle Nanga

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Le retour de la franco-béninoise Flora Coquerel chez elle ...

21 Décembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Sport et Loisirs

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Mercredi, Flora Coquerel est retournée chez elle, près de Chartres, pour célébrer son titre de Miss France. Et c’est en véritable reine qu’elle a été accueillie par une foule compacte.

Elle le savait, elle a pu le constater: jamais plus Flora Coquerel ne pourra se promener tranquillement dans les rues de Morancez, la ville voisine de Chartres dont elle est originaire. Mercredi, c’est une foule impressionnante qui est venue à sa rencontre pour accueillir la fille du pays devenue il y a dix jours Miss France 2014.

La jeune femme a tout d’abord été reçue à la mairie de Morancez, où les élus locaux ont pris la pose à ses côtés. Flora a signé de nombreux autographes et joué le jeu des photographes amateurs. Sa famille était présente, ses parents et son frère Cédric et n’ont pas caché leur fierté de voir leur fille ainsi célébrée. Miss France a prononcé quelques mots, mais l’émotion l’a vite rattrapée. «C'est très émue et ravie que je représente l'Orléanais mais aussi la France» a-t-elle notamment déclaré.

Flora Coquerel s’est ensuite rendue à Chartres, sur le marché de Noël. Accompagnée de Sylvie Tellier, elle est arrivée en calèche et a eu bien du mal à fendre la foule. Miss France en a profité pour rencontrer l’autre star du moment, le Père Noël, avec lequel elle a pris la pose. Malgré le froid et l’émotion, Flora a toujours gardé le sourire. Elle était plus lumineuse que jamais et confirmé que son titre de reine de beauté n’était pas usurpé.

Cette journée restera, à coup sûr, à jamais gravée dans sa mémoire. Vous pourrez découvrir d’autres photos et le reportage de notre envoyée spéciale la semaine prochaine, dans le numéro 1072 de Gala, en kiosques mardi 24 décembre.

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Echec de la politique énergétique du gouvernement ...

19 Décembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Le chef de l'Etat n'en peut plus :

Echec de la politique énergétique du gouvernement

De Marc Gbaguidi

Journal: Adjinankou


Du retour de la Turquie en fin de semaine écoulée, le président de la République du Bénin a fait savoir sa nouvelle approche de la résolution du problème énergétique qui se pose avec acuité au Bénin. Pour l'instant le chef de l'état a annoncé qu'il pense œuvrer pour la démonopolisation de la Sbee (Société béninoise d'énergie électrique) et de la Ceb (Communauté électrique du Bénin) en ce qui concerne la production, le transport et la distribution de l'énergie électrique sur l'espace géographique béninois. Ces deux structures spécialisées dans la fourniture de l'énergie électrique font partie intégrante des entreprises régionales, publiques, semi-publiques les plus vielles opérants sur le territoire béninois.

Depuis environ une dizaine d'années, les réformes entreprises par les ministres en charge de l'énergie et les directeurs qui se sont succédés à la tête de la Sbee ont toujours plombées. Ces réformes sont souchées sur les bourses des consommateurs qui ont depuis toujours remis en cause, la gestion faite de cette entreprise pourtant étatique. Pendant longtemps, des réajustements ont été faits. " Faut pas qu'on continue de mentir à ce peuple. La Sbee et la Ceb ont fait leur temps, je les remercie mais maintenant, elles sont dépassées. Il faut qu'on revoit tout ça>

Il faut qu'on ouvre le secteur aux privés ", a déclaré le chef de l'Etat. De 1973 à 2005, la Ceb a exercé la mission d'approvisionnement des deux pays sur la base d'un cadre juridique fixé par un Accord international portant Code bénino-togolais de l'électricité qui lui donnait le monopole de production et de transport. Cet Accord a été révisé en 2005 par l'Assemblée nationale béninoise qui a mis fin au monopole dévolu à la Ceb jusque-là. Cette dernière a maintenant le monopole du transport seulement, avec le rôle d'importateur et acheteur unique.

Le secteur de l'énergie électrique au Bénin a enregistré, de façon cyclique et particulièrement ces 10 dernières années, des crises plus ou moins importantes : on en a connu en 1984, 1994, 1998, 2006/2007 et, maintenant en 2012/2013. Ces crises ne sont plus des événements saisonniers ni épisodiques, vu leur durée, leur fréquence et leur généralisation sur toute l'étendue du territoire. Elles sont dues essentiellement à des pénuries chroniques d'énergie électrique, se traduisant par des coupures régulières du courant électrique connues désormais sous le vocable de " délestages ", lesquels délestages affectent gravement toutes les activités socio-économiques. Ménages, ateliers, boutiques, magasins, usines, bureaux, et même l'administration publique…en sont frappés et le gouvernement ne sait où se donner de la tête. Ici et là, pour apaiser le peuple, des déclarations sont faites, des promesses de solutions sont avancées. Mais les actes ne suivent presque jamais la souffrance des populations continue.

 En 2006, un Code national de l'électricité a été institué et a accordé le monopole de la distribution publique à la Sbee dans les zones urbaines et périurbaines, tandis que l'Agence béninoise d'électrification rurale et de maîtrise d'énergie (Aberme) créée depuis 2004 qui s'occupe spécifiquement des zones rurales, sans exclusive toutefois, la Sbee et autres pouvant également y intervenir. Pour soutenir l'Aberme, l'Autorité de régulation de l'électricité a été créée et va œuvrer à ce que l'ensemble des acteurs puisse agir harmonieusement et efficacement. Cependant, cet organe n'est pas mis en place jusqu'à présent pour des raisons inconnues. Le gouvernement a pris des mesures et a fait des promesses pour juguler la crise, lesquelles sont demeurées sans effet, comme c'est le cas du projet de Turbines à gaz de 80 MW à Maria-Gléta lancé depuis août 2007 et qui n'est pas toujours mise en service, le projet d'un barrage hydroélectrique à Kétou Dodo bis, et des programmes déjà établis, tel que la projet du Barrage d'Adjarala.

Aujourd'hui les résultats sont là et le chef de l'Etat n'en peut plus. Il faut reconnaitre ainsi que la politique énergétique gouvernementale a simplement échoué.

 

Marc Gbaguidi

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YAYI BONI : l'Intrus de Johannesbourg ...

11 Décembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

L'Intrus de Johannesbourg

J'aimerais bien le considerer comme un frère en Christ... mais un frère qui ne pardonne pas comme nous le demande Jésus Christ , NON NON et NON..

Expedit -Gedeon OLAREMOU.

 

 

Sulpice Oscar Gbaguidi

Source : Notrebenin.com

Hommage planétaire à Nelson Mandela. Quelques intrus se sont invités à Jo’burg pour souiller la terre de Madiba. Le roi Yayi, contraint à la discrétion dans les travées de Soccer City Stadium, a ruminé sa volonté de jouer le rôle de chef d’orchestre. On connaît sa propension à faire la mouche du coche et à offrir le spectacle sur la route sablonneuse en quête de gloire. Mais le fardeau de la mal gouvernance traîné dans le gouffre de la refondation contraste avec le deuil simulé après la disparition de Tata. L’anecdotique semaine de deuil décrétée ajoute un grain de diversion à l’agitation du dirigeant cauri dont l’hypocrisie apparaît au grand jour. Pour une énième fois, Yayi secoue les apparences, mais la tentative de dominer l’évidence reste toujours infructueuse.

Le roi béninois quitte l’Afrique du sud après avoir reçu en pleine figure l’âpre vérité à valeur de coup de marteau. La parole pédagogique et punitive vient du démocrate Obama. « Il y a trop de dirigeants qui se disent solidaires du combat de Nelson Mandela pour la liberté mais ne tolèrent pas d’opposition de leur propre peuple » se désole le locataire de la Maison Blanche. L’homme du K.O s’en sort humilié et désormais placé sous le contrôle de l’œil de la conscience. L’anti Mandela trône au pays en refondation et rame à courant des valeurs du père de la Nation arc-en-ciel. L’archevêque anglican Desmond Tutu a sans doute les échos du désastre moral orchestré sous le parrainage du Born Again au pouvoir. C’est au nom de Dieu que le roi ouvre les portes à Satan. A la mort de Rolihlahla, le dictateur traîne le flacon de poison anti démocratique et participe au concert de louanges. Mais dans sa sale tanière, le loup est rattrapé par son hurlement. 

Le héros Mandela a forgé sa réputation avec les valeurs de tolérance, d’égalité de fraternité qui ont fait de lui un homme exceptionnel. Yayi a préféré être l’anti-héros en choisissant de ne pas désapprendre l’intolérance et donc d’épouser les anti-valeurs. Yayi s’oppose à Mandela le champion de la paix. Son modèle de vie se construit dans la tension perpétuelle et les crises. Avec Yayi, la République est transformée en foyer de tension. Le roi joue l’incendiaire et trouve sa santé dans le feu. L’anti Mandela, jongleur de la refondation, a mis la nation en lambeaux. Accoucheur de la division, sa Majesté avait déjà « tué » Madiba.

 Politiquement, l’infini fossé entre Madiba et Yayi rappelle le contraste entre le jour et la nuit. Mandela quitte le pouvoir après un mandat. Yayi se requinque avec une réélection à polémique puis enfile ses loques révisionnistes dans le bas-fond d’un K.O opaque. Le soi-disant héros de la refondation pique une fièvre de vices. Madiba incarne la vertu. La gouvernance de l’un est axée sur la manipulation et le recours à la rue pour les prières égoïstes et les tendancieuses marches de soutien. Alors que l’autre, figure emblématique mondiale, a mis son humilité au service du développement de son pays.

L’anti Madiba creuse l’écart moral. Yayi est réfractaire à la réconciliation. Mandela a fait de cette vertu le moteur du développement et la boussole de toutes ses actions. Excité par des affaires de tentatives d’empoisonnement et de putsch, l’un subit la foudre des camouflets mais se refuse à se débarrasser de sa blouse de vengeance. L’autre durant toute sa vie a respiré l’air frais du pardon et de la réconciliation en utilisant le ciment de l’unité nationale. 

Enfin la drôle de vision de Yayi l’oppose à Madiba. Pour le roi orgueilleux et prétentieux, tout « le monde est petit » dans le royaume et la classe politique est qualifiée de « médiocre ». Or Mandela le « produit de l’histoire » a laissé à son peuple le privilège d’apprécier sa grandeur. Yayi peut grossièrement et impunément inciter « le Bénin profond » à l’affrontement. Le président Mandela n’a jamais joué sur les leviers régionalistes et appelé une quelconque « Afrique du sud profonde » au soulèvement fratricide. 

Curieusement, l’anti Mandela pleure la mort de Madiba. Les larmes de crocodile versées sont malheureusement sans promesse de reconversion morale. La fin de mandat s’annonce tumultueuse. Les tares de la gouvernance sont volumineuses sur fond du non respect de la parole donnée , de vengeance, de la chasse aux sorcières, de cabale contre les hommes d’affaires nationaux, de provocation, du cafouillage dans la gestion du pouvoir… Avec Yayi, l’anti Mandela, la crédibilité a volé en éclats, cédant à des débris et à la honte. Tata Madiba symbolise en revanche l’honneur de l’humanité. 

Boni Yayi et Nelson Mandela : deux êtres que tout oppose et qui ne partagent que la couleur de la peau. Desmond Tutu, légende vivante, devrait sourire devant la comédie funèbre du roi. L’acteur Yayi n’a pas la cote. Sa présence aux obsèques de « l’icône planétaire » fait plutôt pleurer. 

Sulpice Oscar Gbaguidi

www.notrebenin.com

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Moudjaidou SOUMANOU est un prisonnier heureux ... dixit GBEGNONVI

9 Décembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

Déclaration de l'ancien Ministre  ROGER GBEGNONVI

Source : Le Matinal du 9 Décembre 2013

 

Extraits

....

Monsieur le ministre, on a appris que Moudjaïdou Soumanou a été transféré à la prison civile de Ouidah. Vous allez souvent le voir ?

Oui, par solidarité ministérielle. Il a le moral. Et à plusieurs reprises, je lui ai dit qu’il sera libéré. Pour l’instant, il est un prisonnier heureux mais je préférerais qu’il soit un homme libre et heureux. On a oublié beaucoup de personnes, Lionel Agbo, Simon-Pierre Adovèlandé, qui ont été obligés de fuir pour avoir la vie sauve et la liberté sauve. Ce n’est pas normal. C’est le Prpb qui est revenu plus fort que jamais. Et il reste à ouvrir la Sibérie pour y mettre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec le Chef de l’Etat.

Vous pensez que la liberté d’expression n’est plus la chose la mieux partagée au Bénin ?

Vous allez poser la question à l’opposition politique interdite de parole à la radio et à la Télévision nationales. Et s’il y a une raison pour laquelle, d’autres personnes et moi-même, nous ne nous hasardons plus à nous arrêter sur l’Ortb, ce n’est pas parce que nous n’aimons pas nos amis journalistes. Nous avons participé à la formation de certains d’entre eux. C’est parce que nous n’aimons pas ce que le Chef de l’Etat a fait d’eux. Et c’est grave parce que la radio et la télévision nationales sont les seules jusqu’à preuve du contraire qui couvrent à peu près l’étendue du territoire national. Alors, vous comprenez que les Béninois qui ne sont pas à Cotonou n’ont pas d’autres paroles que ces paroles mensongères que les journalistes sont obligés de leur servir à leur corps défendant.

D’aucuns estiment, que Zoubérah Kora, Moudjaïdou Soumanou et consorts sont des détenus politiques. Partagez-vous cet avis là ?

Ils ne devraient plus être détenus du tout. Par deux fois, la justice les a lavés de tout soupçon et a ordonné leur libération immédiate. Ils n’ont plus rien à chercher en prison. Et le Chef de l’Etat a une occasion. Il y a des gens qui croient qu’il peut changer. Moi, je ne pense pas qu’il puisse encore changer. Mais puisqu’il y a des gens qui y croient, je me mets de leur côté. Il a osé rendre hommage à Madiba. Il ne faut pas lui rendre seulement hommage. Il faut l’imiter. Et lui est mieux placé pour l’imiter parce qu’il est Chef de l’Etat et Madiba aussi a été Chef d’Etat. Madiba l’a été magnifiquement et a démontré ce que doit être un Chef d’Etat. Il a parlé de pardon et de miséricorde. Et puisque c’est nous qui avons tout à lui pardonner, Madiba sera enterré dimanche prochain. Et bien M. le Président de la République, si vous m’écoutez, libérez tous ces gens qui n’ont plus rien à faire en prison parce que la justice les a blanchis et a demandé leur libération immédiate pour qu’ils puissent regarder devant leur télévision à la maison, les obsèques grandioses qu’on fera dimanche prochain à un homme que vous dîtes aimer. Faites votre devoir qui est de respecter la Constitution.

Après le verdict de Paris, les ministres Valentin Djènontin et Komi Kountché sont montés au créneau. Que pensez-vous de ces deux déclarations ?

Que Dieu me pardonne. Je me suis énervé beaucoup après la déclaration de Djènontin qui a osé dire que nous étions dans un Etat de droit et que le juge Houssou était en sécurité. C’est une énormité qu’il a dite. Je me suis tellement énervé que je me suis confié à un ami qui m’a dit, ‘’Roger, toi tu auras toujours des problèmes. Ça fait longtemps que nous n’avons plus de ministres au gouvernement. Et nous nous demandons même si nous avons un président de la République’’. Excusez du peu, les gens se foutent pas mal de ce que racontent certains ministres qui n’ont pas de retenu. Quant à monsieur Komi Kountché, vous savez bien le commentaire qu’a fait France inter (Ndlr : Rfi) après sa déclaration nulle et de nulle effet. On n’a pas la même lecture au Bénin. C’est la façon fine pour le Français de dire « ces gens ne savent pas lire une décision de justice ». Alors lorsque Rfi nous traite ainsi laissant entendre que nos ministres ne savent pas lire une décision de justice, il y a de quoi aller se souler pour ne plus entendre des choses pareilles. C’est triste.


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