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Iredey Blog Emergence

Articles avec #politique tag

Qui achète le pétrole de l'E.I ?

11 Octobre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Le DAESH ou l'EI(Etat Islamique) combatu par les grandes puissances occidentales et les pays du golfe continuent de vendre le pétrole volé à l'Irak mais à qui ?

 

INTERNATIONAL - Les offensives de Daech continuent. Depuis plusieurs jours maintenant, le groupe jihadiste qui contrôle une partie de l'Irak et de la Syrie, cherche à prendre la ville de Kobané. Troisième ville kurde de Syrie, située non loin de la Turquie, Kobané est défendue tant bien que mal par les combattants kurdes mais est sur le point de tomber. Et la coalition internationale a beau bombarder les positions de Daech, rien ne semble arrêter les jihadistes.

La possible percée de Daech (appelé aussi "Etat islamique") qui se profile met de nouveau en lumière la puissance militaire et donc financière du groupe. Qualifié depuis les avancées de cet été de groupe terroriste "le plus riche du monde", Daech tire notamment ses ressources des puits de pétrole qu'il contrôle. S'il est difficile de chiffrer précisément cette manne financière, les différentes estimations relayées récemment parlent de 1,2 à 3 millions de dollars engrangés par jour.

La rente pétrolière de Daech soulève évidemment une question: à qui les jihadistes vendent-ils leur pétrole? Comme l'a relayé Mediapart, début septembre, une petite phrase de l'ambassadrice de l'Union européenne en Irak Jana Hybaskova a provoqué des remous à Bruxelles. Devant des députés de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, l'ambassadrice a affirmé que "malheureusement, des Etats membres de l'UE achètent ce pétrole". "Je ne peux pas partager avec vous cette information. Ce n'est pas une information publique", a-t-elle ajouté refusant de donner plus de détails aux députés. Qu'en est-il vraiment? Par quel biais ce pétrole aurait pu se retrouver en Europe? Le HuffPost a demandé a des experts du secteur pétrolier leur analyse.

 

Selon Pierre Terzian, directeur de Pétrostratégies, les accusations de Jana Hybaskova sont "exagérées". "Cette sortie avait surtout un but politique. Il s'agissait d'attirer l'attention, créer un choc pour que l'Union européenne se saisissent du problème posé par Daech", estime-t-il. Jean-Pierre Favennec, consultant et co-auteur de L'Atlas de l'Energie souligne de son côté que "des Etats ou de grandes sociétés ne s'amusent pas - et n'ont pas intérêt - à acheter du pétrole à des groupes comme Daech".

Toutefois, le fait que du pétrole de Daech se retrouve en Europe n'est pas impossible. Si le marché des hydrocrabures est censé être transparent et le pétrole traçable, il existe aussi un marché bien plus opaque. "Quand une entreprise achète du pétrole, elle est censée savoir d'où il provient grâce à ce qu'on appelle le certificat d'origination", indique Maïté de Boncourt, chercheuse associée au Centre Energie de l'Ifri. "La traçabilité doit pouvoir se faire", ajoute Jean-Pierre Favennec qui explique que le raffineur qui achète du pétrole a d'ailleurs plutôt intérêt a savoir d'où il vient pour éviter les produits de mauvaise qualité.

Des réseaux clandestins bien en place

Mais, souligne Maïté de Boncourt, maquiller l'origine d'un pétrole est clairement faisable. Pour cela, deux solutions: soit le mélanger avec un pétrole "identifié" soit en détruisant les preuves de son origine c'est-à-dire en falsifiant le certificat d'origination. Et vu que ce dernier est délivré par les chambres de commerce locales, on imagine bien les fraudes qui peuvent exister dans un pays qui souffre de corruption.

Ces procédés sont ceux utilisés par les réseaux clandestins. "Souvent dans des situations d'embargo ou de conflits, des réseaux parallèles se mettent en place. Cela a par exemple été le cas après l'invasion du Koweït par l'Irak et la mise en place du plan 'Pétrole contre nourriture'", rappelle Maïté de Boncourt. Ce plan, supervisé par l'ONU, a été mis en place pour subvenir aux besoins humanitaires des Irakiens après que le pays a été sanctionné économiquement. Entre 1996 et 2003, Bagdad pouvait vendre tous les 6 mois pour 2 milliards de dollars de barils à condition d'allouer les recettes à la population. Sauf que le gouvernement de Saddam Hussein met en place un vaste système de corruption pour détourner le plan. "Du pétrole de contrebande est également vendu aux frontières, rapportant 11 milliards de dollars au régime baasiste", rappelle Le Monde. "Daech ne fait qu'utiliser d'anciens canaux parallèles, dont ceux qui existaient a cette époque", poursuit Maïté de Boncourt.

Double jeu turc

Aujourd'hui, ces réseaux parallèles se situent en partie le long de la frontière turque. Et cela s'explique notamment par deux raisons. Premièrement parce qu'en Turquie le prix du pétrole est élevé, précise Pierre Terzian de Pétrostratégies. Selon lui, c'est d'ailleurs ce pays qui est le premier destinataire du pétrole du groupe jihadiste. "Daech a la possibilité d'écouler ses stocks en Turquie, du sud jusqu'au centre du pays. Pourquoi l'organisation s'embêterait-elle à vendre son pétrole en Europe, qui est géographiquement éloignée et qui mets en place des barrières douanières?", s'interroge-t-il. "Si de gros volumes sortent de Syrie, ils sont écoulés en Turquie", affirme-t-il, soulignant que le gouvernement turc avait fermement démenti ce commerce illicite. "En revanche, le pétrole des jihadistes peut effectivement être déguisé sous forme turque", remarque Pierre Terzian. C'est donc éventuellement par ce biais que du pétrole de Daech pourrait être ensuite acheminé en Europe via le port de Ceyhan, "grand hub pétrolier turc par lequel transite également le pétrole des pays du Golfe", rappelle Maïté de Boncourt. "Il y a sans doute des Etats membres qui achètent ce pétrole depuis la Turquie, sans trop savoir d'où ce pétrole provient exactement", commentait ainsi pour Mediapart l'eurodéputée portugaise Ana Gomes.

L'autre facteur qui explique que le trafic a lieu dans cette région, c'est la frontière très poreuse entre la Syrie de Bachar al-Assad et la Turquie de Recep Tayyip Erdogan. Au-delà de la corruption qui peut exister, la perméabilité de la frontière a, selon Pierre Terzian, été favorisée par la Turquie dans un but politique. "En ne tenant pas correctement sa frontière, la Turquie a favorisé l'émergence de Daech avec pour objectif l'affaiblissement de Bachar Al-Assad dont Erdogan s'est désolidarisé après le soulèvement de la population", analyse-t-il. Une attitude ambivalente décryptée dans les colonnes du HuffPost par Jana Jabbour, doctorante et enseignante en Relations internationales et en sociologie politique à Sciences Po.

Tour de passe-passe en Méditerranée

Par ailleurs, nombreux sont les observateurs à s'interroger sur ce qui se passe au Kurdistan irakien. Toutefois, la situation est très différente de celle à la frontière turque. La rente pétrolière et l'exportation sont en effet depuis longtemps un sujet de discorde entre le gouvernement central irakien et le gouvernement régional du Kurdistan. "Bagdad a toujours interdit l'exportation du pétrole kurde. Or, en juin dernier, le Kurdistan a bravé cet interdit", rappelle Maïté de Boncourt qui précise que cette décision a été prise publiquement et non de manière clandestine. "De fait, plusieurs questions peuvent se poser, ajoute-t-elle. D'abord, vu le contexte actuel, y a-t-il des réseaux illégaux qui se sont développés au Kurdistan?". Une supposition régulièrement relayée comme une affirmation mais qui mérite nuance et précaution. A ce sujet, Pierre Terzian explique que certains intermédiaires peu scrupuleux (et non pas les autorités kurdes) ont pu à un certain moment acheter du pétrole de Daech via des canaux parallèles. Mais selon lui, ces échanges n'ont plus lieu aujourd'hui. Ils se sont arrêtés lorsque l'organisation jihadiste a pris de l'ampleur et s'est montrée menaçante envers les Kurdes. Maïté de Boncourt estime par ailleurs que ce qui se passe au Kurdistan est "une question de fédéralisme et de lutte pour l'indépendance et la mainmise sur les ressources, qui n'a rien a voir avec le terrorisme".

L'autre interrogation qui concerne le Kurdistan, c'est comment et à qui est vendu ce pétrole, observe également la chercheuse associée de l'Ifri. Cette dernière question a justement été au cœur d'une polémique lors de la première exportation du pétrole kurde. Bagdad ayant menacé de sanctions quiconque achèterait ce pétrole, un drôle de manège a eu lieu dans les eaux de la Méditerranée. Un des tankers transportant le pétrole kurde, le United Emblem, a transféré au large de Malte sa cargaison dans un autre tanker, l'Altaï, qui lui a accosté en Israël. L'agence Reuters, qui a relaté l'affaire, précise qu'elle n'est pas en mesure de dire si Israël en est l'acheteur ou si un autre acquéreur s'est manifesté. "Les cargaisons de pétrole changent souvent plusieurs fois de main avant d'atteindre leur destination finale", peut-on lire. Une opération de transfert du même type s'est déroulée fin juillet en mer de Chine méridionale cette fois-ci. Ce système qui multiplie les intermédiaires rend ainsi plus compliquée l'identification du maillon en bout de chaîne.

Dans l'hypothèse où du pétrole de Daech arriverait à passer par cette voie là, difficile donc de savoir qui en serait l'acquéreur. Jana Hybaskova faisait-elle allusion à ce genre de stratagème en disant que des membres de l'UE achetaient ce pétrole? Pour le moment, elle est la seule à connaître la réponse.

 

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La colère du peuple contre YAYI

5 Octobre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

 

La colère du peuple contre Yayi et le Cos-Lépi

Le peuple est en colère contre Yayi Boni et sa Lépi en gestation ! Le débat est lancé et bientôt des décisions seront prises avec à la clé des actions concrètes, pour mettre fin à la pagaille. De la rencontre d’hier, on peut retenir des échanges que les participants n’ont pas confiance en la Lépi qui sortirait le 30 Novembre 2014 et sont prêts à la balayer d’un revers comique. Dans les débats, presque tout le monde était d’accord que « ce qui se passe à Agblangandan n’a l’air de rien de sérieux et le fruit ne servira à rien de potable ».


Les intervenants ont estimé que le retard observé dans financement des activités du Cos-Lépi, les différentes polémiques que cela a suscité et les « divergences évoquées au sein des membres de cette institution », le produit à livrer ne sera pas de bonne qualité. Mieux, ils ont estimé que la déclaration de Chabi Sika doit être prise au sérieux car, « c’est son frère qui détient la clé d’accès au fameux fichier électoral en correction » et en proposant sa tête à couper, le député compte certainement sur quelque chose. Pour cela, certains ont proposé qu’il faille mener des actions pour dire « non » à cette Lépi et recourir à une liste alternative pour les prochaines élections. Les actions ne sont pas encore définies.

Pour d’autres, il ne faut pas continuer par se fier à la légalité et laisser le régime en place continuer par s’amuser avec le peuple béninois. Ils ont estimé qu’il est temps d’agir pour ne pas tomber dans un vide juridique et faciliter la prolongation au pouvoir du système en place. Ils ont analysé les propos et comportement du pouvoir et ont émis l’idée d’agir, le plutôt possible, pour « arrêter Yayi dans son élan ». La déclaration de Boko est sérieuse, selon un intervenant qui a estimé qu’il faut aller loin dans les réactions. « Ce que nous vivons aujourd’hui est une erreur commise depuis 2006. On nous a trompés en nous parachutant quelqu’un sorti de nulle part, en disant que c’est un banquier qui va nous distribuer de l’argent. Aujourd’hui, on en est où ? Il est partout. Il est à la justice. Il est dans l’éducation. A la santé, vous le verrez. Il a mis son pied dans tout et quand on parle, il dit que c’est Dieu qui l’a mis là. Un chef qui parle de cette manière ne se réclame pas de son peuple et le nargue comme il veut. Nous devons agir pour que notre Démocratie soit sauvée… ». Ce sont là des propos d’une femme qui intervenait hier dans la salle. Visiblement, tout le monde était au regret, mais déterminé à défendre le peuple. Dans la salle de conférence du Chant d’oiseau hier, il y avait toutes les composantes de la nation. Acteurs politiques, syndicalistes, leaders d’opinion, diverses associations, hommes et femmes des médias engagés pour la défense des principes démocratiques, Bref, tous les acteurs de la société civile s’étaient mobilisés hier.

Tous étaient d’accord qu’il ne faut plus perdre le temps face à l’urgence. Les élections et à bonne date, ce fut hier le vœu de tous les intervenants qui se sont dit prêts à se sacrifier pour cette cause.

Communiqué de presse

Le 2 Octobre 2014 au ‘’chant d’oiseau’’ de Cotonou, les forces politiques, syndicats, mouvements et organisations de la société civile, qui nourrissent la conviction que « ça va mal » dans notre pays, se sont réunis, principalement, autour de la question de l’organisation des élections. Lesdites forces, après une analyse de l’impasse où se trouvent les travaux du Cos/Lépi et des manœuvres du gouvernement :
1. Constatent que le pouvoir en place ne manifeste aucune bonne volonté pour consolider nos acquis démocratiques et prend trop souvent, depuis 2007, des libertés vis-à-vis de nos Lois, notamment en ce qui concerne les élections ;
2. Reconnaissent l’urgence d’une sortie d’impasse, vu les incertitudes qui planent sur la réalisation de la Lépi avant les élections communales et municipales en souffrance depuis bientôt deux ans et les élections législatives dont l’organisation ne saurait excéder Mars 2015 ;
3. Tirent leçon des expériences passées avec le gouvernement et son Chef dont la « bonne foi » souvent affirmée a toujours été immédiatement démentie par leurs gestes, leurs actes et leurs propos ;
4. Réaffirment leur détermination à combattre résolument toutes les manœuvres de démantèlement des acquis démocratiques ;
5. Décident de mettre en place deux groupes de travail pour préparer les décisions idoines à soumettre à une prochaine Assemblée générale, fixée pour le jeudi 9 Octobre 2014.
Les forces politiques et sociales ont aussi noté la recrudescence des actes attentatoires aux libertés et condamnent tout particulièrement les interdictions de réunions survenues à Bembéréké, Nikki et Parakou au cours du seul mois de septembre. Elles fustigent l’attitude du gouvernement, qui montre qu’il est aux abois.
Il ne reste plus à notre peuple souverain, à travers les forces politiques et sociales soucieuses de paix, de développement et de démocratie qu’à donner plus de vigueur et de créativité à son combat pour mettre fin à la volonté de caporalisation du pouvoir qu’affiche le régime illégitime de Yayi Boni.

Fait à Cotonou, le 02 Octobre 2014

Pour l’Assemblée Générale,

Lazare SEHOUETO

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YAYI BONI fait enfin l'unanimité dans l'impopularité !

28 Septembre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Parole de l'Eternel

... que chacun de nous au lieu de considerer ses propres intérets considère aussi ceux des autres Philipiens 2 verset 4

 

Condamnation unanime des propos du Chef de l’Etat : Yayi bat le record d’impopularité

 

Yayi Boni a réussi là où aucun de ses prédécesseurs n’a pu : parvenir, avant même la fin de son mandat, à rassembler tous les Béninois du Nord au Sud contre lui. Ce constat s’impose comme une évidence, à la vue des réactions suscitées par les propos de Yayi Boni dimanche dernier sur la Télévision nationale

Parler de record d’impopularité serait un euphémisme, face au tollé qui a suivi les déclarations de Chef de l’Etat par rapport au coût exorbitant des élections depuis 2006. Il y a un déclic dans la classe politique. La tension qui couvait face à l’inorganisation des municipales, et face à l’incertitude entretenue au sujet du départ ou non de Yayi Boni en 2006, a fini par exploser. Les femmes, la Société civile et les politiques n’ont pu se retenir. Le mot « blague » est souvent le plus utilisé pour qualifier les propos du Chef de l’Etat. « Je ne connais pas de pays où le coût des élections s’estime sur la base du montant cumulé des élections sur plusieurs années. Cette tentative de justification a posteriori de la volonté de ne pas organiser les élections est une grosse blague », a déclaré le politologue Mathias Hounkpè. Sinon, comment comprendre que le Chef de l’Etat fasse des déclarations « anticonstitutionnelles » d’une extrême gravité à une heure de grande audience, et, le lendemain, faire marche arrière en Conseil des ministres. C’est soit jouer à l’apprenti sorcier, ou au sapeur pompier. A analyse, Yayi Boni est apparemment victime de son isolement politique, et surtout de la solitude du pouvoir. A force de vouloir être au centre de tout, il a perdu la main. Le constat est simple et effarant, et on se demande comment un pays qui a construit dans la douleur sa démocratie, plusieurs années avant que Yayi ne vienne au pouvoir, se retrouve à ce niveau délétère, déconstruit et avec un horizon plutôt sombre.

« Ça fait des mois que nous savons qu’il ne partira pas »

La levée de boucliers soulevée par les propos du dimanche dernier, est un signe que la classe politique s’attend désormais au pire. Dans ce concert de désapprobation, les mots de Reine Amoussou, frappent par leur cynisme : « Ce que Yayi Boni a dit doit servir de leçons aux Béninois. Si on veut prendre un président de la République, il faut jauger son intelligence d’abord. Pourquoi, il nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour organiser les élections ? Nous avons pris quelqu’un qui a gaspillé l’argent du Bénin et, c’est de notre faute. Maintenant ; qu’est ce qu’il faut faire ? Il faut aller en guerre contre lui. Parce que ça fait des mois, des années que nous savons qu’il ne partira pas. Si nous pouvons maintenant rattraper ce temps perdu, en nous imposant, en revendiquant, en disant que le Bénin ne veut pas avoir cette honte là, ce serait une bonne chose. Il sait qu’il doit partir, il faut qu’il parte sans problème, sans guerre », confie-t-elle. On comprend la frustration des Béninois qui s’en mordent a l’évolution de la situation sociopolitique qui pourrit et se désagrège de jour en jour.

Heureusement Houngbédji a sonné l’hallali

En d’autres termes, les maux dont souffre le Bénin aujourd’hui, sont la résultante du « mauvais casting » de 2006, et du peu de sérieux dans la gestion de la chose politique observé depuis. Aux scandales et à la mauvaise gouvernance, se greffe une nette désintégration des institutions de contre-pouvoir. A entendre Me Adrien Houngbédji, on a touché le fond. La preuve, l’improvisation permanente à laquelle on assiste, un coq à l’âne brouillon digne d’une foire de l’Antiquité. C’est pourquoi le président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, dans son entretien sur Canal3 qui a cloué au pilori les errements observés depuis l’avènement du Changement, n’a pas été du tout tendre avec la Cour constitutionnelle. Selon le leader des Tchoco-Tchoco, elle est devenue une institution oxymore. Car, en disant une chose et son contraire, plutôt que de dire le droit, l’institution de régulation est davantage perçue aujourd’hui comme un prolongement du pouvoir Yayi. Pour beaucoup d’analystes, la responsabilité de l’inorganisation des élections incombe à la Cour. N’eût été le coup de massue asséné par Houngbédji, le gouvernement serait toujours dans sa logique d’endormissement des Béninois.

Wilfrid Noubadan


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YAYI BONI: la ruse , le mensonge et la tricherie

8 Septembre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Dans La Nouvelle Tribune du 8 Septembre 2014

 

YAYI BONI : Jeu de la ruse , du mensogne et de la Trchierie

Lundi 8 Septembre 2014

 

 

... jamais dans notre histoire, tout au moins, depuis le Renouveau démocratique, nous n'avons connu le jeu qui est actuellement en cours, et qui consiste à ne pas organiser les élections. Ceux qui avaient parié sur la bonne volonté et la bonne foi du Chef de l'Etat et de ses partisans au début de l'année 2010 pour mettre en place un fichier électoral qui garantisse la transparence, la justice et l'équité dans les élections au Bénin en ont aujourd'hui pour leur grade.

Pendant que l'opposition d'alors demandait que le processus se déroule dans un esprit de dialogue et de consensus, le Chef de l'Etat et ses séides qui ont toujours répondu par un silence assourdissant savaient eux là où ils allaient. Jusqu'à ce jour alors que les jeux sont clairs comme l'eau de roche et qu'il est désormais permis de douter de leur sincérité dans la mise en place de la Lépi comme outil de développement ainsi qu'ils l'ont clamé tout le temps, ils continuent d'insinuer que ce sont les autres qui ont empêchent le processus de la Lépi de se dérouler de manière civilisée et orthodoxe.

Aujourd'hui, on se rend bien compte de la vérité puisque le temps, véritable déterminant et maitre du jeu, finit toujours par faire son œuvre. A quelques dix huit mois de son départ, la ruse et la tricherie font toujours leur œuvre

 

la suite dans http://www.lanouvelletribune.info

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Bénin: La république des profiteurs ...

27 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

La table ronde de YAYI BONI à la loupe

Coffi ADANDOZA

Extraits

La République des profiteurs en marche ...au rendez vous de la table ronde de Paris.


 

 

Près de 170 personnes ont voyagé aux frais de l’Etat du Benin pour prendre part a la tragi-comédie. Que personne ne s’y trompe, Ce qui est en marche au Benin d’aujourd’hui c’est une sorte de République hors la loi ou ceux qui avaient craché leur venin sur le régime d’imposture de Mars 2011 ont finalement choisi de rentrer dans  les rangs, soit pour se servir à la table du Roi, soit pour protéger leurs intérêts. C’est ainsi que des maires qui craignaient d’être détrônés à l’issue des élections communales et municipales parce que n’étant plus assures du soutien de leur parti originel pour rempiler ont trouvé dans toutes les actions incongrues et contre-performantes de leur nouveau maître, des motifs d’exprimer leur soutien sans faille. Ils n’ont pas honte. Meme des personnalités les plus insoupçonnables sont à la soupe du pouvoir et pour déclarer et déclamer leur prétendue allégeance, ils réunissent les ténors du camp au pouvoir pour venir assister a l’accouchement  du bébé qu’ils ont dans leurs entrailles et qui n’a d’autres noms que la honte,  l’errance politique et le manqué de conviction, phénomène courant dans de nombreuses démocraties naissantes.

D’autres tout aussi opportunistes, non contents de s’être rangés avec armes et bagages  aux côtés du Prince, introduisent maintenant leurs épouses. Ainsi, toute la famille sera trempée dans la sauce mouvancière et pourront en savoir gré au Prince toujours en quête des meilleures stratégies pour se maintenir au pouvoir a- delà de ses deux termes constitutionnels. Qui est fou pour ne pas participer au festin orchestré par un régime en manque de résultats, en perte de vitesse et de crédibilité au point de penser que ceux qui sont appels pour investir au Benin ne savent rien de ce qui s’y passé actuellement.

Se tenir prêt

Nous n’avons qu’un seul pays et nul ne saurait, dans sa volonté de puissance et dans sa boulimie du pouvoir, nous priver de notre liberté d’appartenir à un pays qui se développe dans la sérénité, dans la paix, à un peuple qui aspire au progrès et à la civilisation, donc à la modernité. La médiocrité ambiante et qui profite à une poignée de privilégiés qui ont contraint à leur dévotion une horde d’ignorants maintenus dans l’analphabétisme, la misère et le manque de dignité ne sauraient prendre le pas sur la volonté tout aussi légitime d’une autre partie du peuple d’aller de l’avant, la tête haute et en toute liberté. Nous devons donc nous préparer pour parer à toute éventualité y compris par tous les sacrifices possibles. Le Bénin ne retournera jamais en arrière. Il ne tient qu’à ceux d’entre qui ont reçu la lumière et qui aspirent à un mieux-être mérite comme tous les peuples du monde de relever le défi de notre temps et qui est a notre portée...

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Contestation de la désignation du Maire de SAVE à la HAAC

23 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

RECOURS EN INCONSTITUTIONNALITE
 
 
Contre la désignation de l’un des trois (3) membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication désignés par le bureau de l’Assemblée Nationale du Bénin
 
 
 
Requérant : ESSOWE Toulassi Thomas​​
Chercheur en Droit,
Résidant à Porto-Novo
BP 347 Porto-Novo /BENIN
 
 
 ​A
Son Excellence Monsieur le
 ​ ​Président de la Cour Constitutionnelle
 
Objet : Recours en inconstitutionnalité
 
Excellence Monsieur le Président,
En appréciant le dévouement de votre institution à jouer pleinement le rôle que lui a conféré la Constitution du 11 Décembre 1990 et sensible à la qualité des décisions déjà rendues, j’ai l’honneur de venir par la présente, solliciter qu’il plaise à votre Haute Juridiction de se prononcer sur la constitutionnalité de la désignation de l’un des trois (3) membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication choisis par le bureau de l’Assemblée Nationale et rendue publique le mercredi 18 Juin 2014 et déclarer, en cas de besoin, inconstitutionnelle la désignation de Monsieur ADIMI Chabi Félix au titre de personnalité.
Excellence Monsieur le Président,
C’est conscient qu’aux termes de l’article 114 de la Constitution, votre institution est la plus Haute Juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle qui juge de la constitutionnalité de la loi et est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics et par ailleurs qu’aux termes des dispositions de l’article 117 de la même Constitution, votre institution statue sur la constitutionnalité des lois organiques et des lois en général, que je soumets à l’examen de votre auguste Cour, ce que je considère comme une légèreté dans la désignation de l’un des trois (3) membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication choisi par le bureau de l’Assemblée Nationale.
En effet, Monsieur le Président, comme le lui confère l’article 16 de la LOI ORGANIQUE, N°92-021 du 21 août 1992 Relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (H.A.A.C.), le bureau de l’Assemblée nationale a procédé le mardi 17 juin 2014 à la désignation de ses trois (3) membres devant siéger au sein de la prestigieuse institution de régulation de médias pour le compte de la cinquième mandature.
Seulement, il est à constater que cette désignation est faite sur fond de légèreté et de méconnaissance totale des dispositions (soulignées ci-dessous en gras) de l’article 15 de la loi organique de la HAAC disposant : « Nul ne peut être membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication :
-​S’il n’est de nationalité béninoise ;
-​S’il ne jouit de tous se droits civils et politiques ;
-​S’il ne réside sur le territoire de la République du Bénin depuis un (1) an au moins ;
-​S’il n’est de bonne moralité et d’une grande probité ;
- ​S’il ne justifie d’une expérience professionnelle d’au moins dix (10) ans en ce qui concerne le journalisme et le professionnel de la communication », d’une part ;
 
Mieux, ladite désignation pêche en ne respectant pas l’esprit de l’article 35 de la Constitution du 11 décembre 1990 prescrivant que : « Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun … », d’autre part.
 
Excellence Monsieur le Président,
La constitution du 11 Décembre 1990 en prescrivant une rigueur dans la désignation des membres des institutions de la République du Bénin, a pour souci de préserver la respectabilité desdites institutions en promouvant la bonne gouvernance à tous les niveaux. Mais il est à constater que l’un des choix opérés par le bureau de l’Assemblée nationale viole certaines dispositions aussi bien de la loi organique de la HAAC que de celles de la constitution du 11 décembre 1990.
Qu’il vous plaise, Excellence Monsieur le Président, de constater que la désignation par le bureau de l’Assemblée Nationale de Monsieur ADIMI Chabi Félix en qualité de personnalité pour siéger à la 5ème mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication ne respecte pas rigoureusement l’un des critères exigés à l’article 15 supra-cité de la loi organique de la HAAC ainsi que l’article 35 de la Loi Fondamentale de notre pays.
Cette désignation pose donc un problème moral qui a probablement échappé au bureau de l’Assemblée nationale pour l’avoir entérinée.
En effet, Excellence Monsieur le Président, en mars 2010, Monsieur ADIMI Chabi Félix alors maire de la commune de Savè a été mis en accusation puis écroué à la prison civile d’Abomey pour détournement de deniers publics sur les fonds de la Recette Perception de Savè. L’information a été relayée abondamment par les médias notamment le Quotidien « Nouvelle Tribune » en sa parution du 18 mars 2O1O avec le titre ci-après : « Pour détournement des fonds de la Recette de Savè : Le Maire Félix ADIMI déposé à la prison d’Abomey ».
Le Maire ADIMI Chabi Félix sera mis en liberté conditionnelle un mois après sa détention après avoir payé une caution.
Un repris de justice peut-il siéger au sein des institutions de la République ? C’est ce questionnement qui m’inspire à saisir votre Haute Juridiction aux fins d’investiguer et faire constater, si besoin en est, qu’étant en liberté conditionnelle, donc provisoire, après les démêlés judiciaires qu’il a connus dans la période de mars à avril 2010 dans une affaire de détournement de deniers publics de la Recette communale de SAVE, le Maire de Savè, ADIMI Chabi Félix personnellement accusé à l’époque des faits par huit (08) des conseillers communaux de la ville, d’avoir fait de décaissement illégal de deniers publics et déposé à la prison civile d’Abomey par le juge d’instruction en charge du dossier au tribunal de première instance d’Abomey puis libéré sous caution dans cette affaire de mauvaise gestion, ne peut pas siéger avec cette affaire à son sujet, à moins que ce dossier soit déjà vidé à l’insu de l’opinion publique.
Sans avoir rien contre le maire, ancien ministre de la République que je respecte, je voudrais solliciter qu’il plaise à votre haute juridiction, comme elle a l’art de procéder en de pareilles circonstances, d’interroger le tribunal d’Abomey sur les suites de ce dossier qui a jeté un discrédit sérieux sur la personnalité de monsieur ADIMI Félix Chabi, comme vous pouvez le constater en cliquant son nom sur www.google.fr, et statuer avant qu’il ne siège à la HAAC, sur la validité constitutionnelle de ce choix en constatant si c’est le cas, que cela a méconnu la constitution dont vous êtes le garant, afin de permettre au peuple béninois de s’assurer que sa désignation n’est pas de qualité douteuse surtout qu’il a été proposé à désignation par des politiciens qui ont toujours plus d’un tour dans leur sac pour tromper la vigilance du peuple qui, lui, a de la mémoire .
En espérant que ma requête permettra d’une part de lever l’équivoque qui pèse sur la qualité de la personnalité désignée par le bureau de l’Assemblée nationale en ce qui concerne Monsieur ADIMI Chabi Félix, actuel maire de Savè et de fixer d’autre part définitivement l’opinion sur cette affaire de dénonciation de détournement de deniers publics contre le maire ADIMI Chabi Félix et obliger à l’avenir, les structures compétentes à plus de rigueur dans le choix des membres des institutions de la République à travers une enquête minutieuse, je voudrais en attendre des suites que votre auguste institution lui réservera.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Excellence Monsieur le Président, l’assurance de mes plus hautes considérations.
 
 
ESSOWE T. Thomas
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La cuillère , la louche et la troisième main ...

22 Mai 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

En Janvier Février 2009 Bruno AMOUSSOU traitait (déjà)YAYI BONI et son gouvernement de corrompus ....

Aujourd'hui ( 5ans après) il le propose pour un 3ème Mandat non constitutionnel ...Lisez plutôt !

La cuillère , la louche et la troisième main

L'Interview (presque imaginaire) faite a Bruno AMOUSSOU à la suite de sa sortie tonitruante sur RFI

IBE (Iredey Blog Emergence) : Bonjour Monsieur AMOUSSOU .  Vous avez été superbe sur RFI . Mais dites donc , vous mangiez vraiment avec une cuillère avant  Monsieur AMOUSSOU. Mais quand avant?:
M. Bruno AMOUSSOU(BA) Tout le temps que j'ai été Ministre sous KEREKOU. Et depuis plus rien  ....c'est frustrant non ?
IBE : Comment ça plus rien. Vous n'êtes plus député  ? Vous avez votre salaire de député.
BA : Mais je le suis mais on n'a plus accès aux divers marchés  , ni rien
IBE : Vous avez votre salaire de deputé et votre retraite aussi . Cela fait combien par mois ....
BA : A peine 1000 000 FCFA par mois . Vous croyez qu'avec ça on peut vivre décemment au Bénin .
IBE : Donc vous denoncez le fait que le pouvoir mange avec la louche . Il ne laisse plus rien aux autres? Et si vous revenez au pouvoir vous allez utilisez la troisième main .... j'ai rien compris
BA : La louche en ce moment et quand nous serons là nos deux mains ne suffiront pas donc on utilisera une troisième main . Vous avez compris maintenant ?
IBE : Comme ça tout le monde mange au Bénin. Et le peuple pendant ce temps
BA : On s'enfout ce qui compte c'est les gens qui sont au pouvoir . cette histoire de gratuite de micro finances c'est des baratins . Puisque la mangeoire est devenue tres grande .
IBE : Mais comment YB fait il pour remplir cette mangeoire ?
BA : Il voyage beaucoup , fait des discours aux Nations Unis , en Europe .Mais ça aussi , nous on le faisiait mais on arrivait pas a remplir une grande mangeoire.
IBE  Qui vous ?  Vous voulez parler de KEREKOU ! Il faisait des discours aux Nations Unies lui ?  ... mais pourquoi vous servez-vous  d'une cuillère ? C'est pour en laisser un peu au peuple Béninois pour qu'il mange  aussi ? C'est ça ?
BA Oui ! Vous avez tout compris. Surtout ne me demandez pas une mesure de gratuité prise lorsqu'on était au pouvoir . Je ne me souviens plus .
 Il y avait plus rien dans les caisses en Avril 2006 .
IBE : Vous avez donc tout vider avant de partir ?
BA ( il bégaie un peu ...) non , ce n'est pas ça ; tout simplement on a pas eu le temps de remplir les caisses.
IBE : Donc vous demandez a revenir pour remplir ...
BA : nos poches oh pardon les caisses de l'Etat
IBE Donc vous reconnaissez qque YB  fait du bon boulot ...sauf que vous vouliez que cela se partage c'est ca ?  Par exemples faire la gratuité des soins , des inscriptionns pour les étudiants ....non ?
BA Euh .. oui oui . Vous avez tout compris . Nous ne le laisserons pas tranquilles et le Budget 2009 ne sera pas voté . Il faut qu'il capitule .On verra comment il va faire
.. Et puis je suis fatigué . Tu me rappelles hein ....
IBE:  Merci et à la prochaine  ( il racroche soulagé mais moi  inquiet de l'avenir de mon pays)

IBE

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Le 6 Avril 2011 , les colombes avaient refusé de voler : un signe non ?

8 Avril 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Bénin : Trois ans de peine et de misère

7 avril 2014 par Bonou

 

Les refondateurs célébraient leurs méfaits au stade de l’amitié. Sur les cendres et les ruines de la République, les artistes propagandistes chantent l’oraison funèbre d’un pays moribond. En guise d’épitaphe, on pourrait bien écrire : ci-gît un pays, mort pour la refondation.

On imagine mal qu’au cours d’une crise sociale aussi grave qui dure depuis trois mois, que le gouvernement puise de la caisse de l’État des millions pour une fête princière, fastueuse, luxueuse, éclatante, pompeuse, somptueuse. C’est une insulte pour ceux qui dorment dans le noir, une gifle pour des milliers d’élèves et d’Étudiants coincés chez eux, un outrage à leurs parents désabusés par une crise au dénouement incertain. Quand on a un pays à construire, on ne peut pas aller s’asseoir de longues heures à tourner les pouces. Le chantier à bâtir est énorme. Le temps n’est pas au folklore ni aux danses.

Pourtant, les signes précurseurs que le second mandat de Yayi Boni sera difficile étaient évidents. Le 6 avril 2011, les colombes avaient refusé de s’envoler. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs. Trois ans après cette mascarade prestation de serment, le pays est aux arrêts forcés. Successions de crises socio-politiques, multiplications des scandales financiers, massacre des vendeurs d’essence kpayo, exilés politiques, prisonniers politiques, non-respect des décisions de justice, non-respect des échéances électorales, délestage chronique, pénurie d’eau, il n’y a qu’une seule personne aujourd’hui au Bénin qui croit encore à ce gouvernement : c’est Yayi Boni lui-même. Yayi Boni célèbre les trois ans du fameux K.O dans la joie et la faveur de ses partisans. Or, cela fait quatre ans que les parents de Pierre Urbain Dangnivo répètent, à défaut de leur retrouver leur enfant, que la République leur donne au moins son corps pour qu’ils fassent leur deuil. Les enfants victimes de la répression barbare de l’essence kpayo attendent toujours une reconnaissance de la République, pour faire aussi leur deuil.

Le 6 Avril devrait être un jour de deuil national, de recueillement, d’introspection, de bilans dans la discrétion totale. Tout n’est pas perdu pour autant. L’espoir existe encore et il se peut le plus dur soit derrière nous. Du génie béninois vont naitre un sursaut d’orgueil et une nouvelle solidarité nationale. Les Béninois devraient utiliser les prochaines échéances électorales pour sanctionner durement cette équipe qui a montré dans bien de cas, son incapacité à répondre aux inquiétudes du peuple. C’est la seule voie légale qui nous reste. Et puis après, il faut se rassembler autour d’hommes ambitieux qui désirent laisser des traces positives dans l’histoire.


Jules Djossou Bonou, Bloggeur et activiste politique

 

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Le Bénin 2014 sans budget dans le chaos ....Que faire ?

1 Janvier 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Situation chaotique du Bénin : Et si Yayi Boni démissionnait ?

31 décembre 2013  


Petit à petit, la situation du Bénin ne cesse de se dégrader, au point où on est en mesure de se demander si une démission de Boni Yayi ne serait pas la solution.
Boni Yayi aborde la pire des étapes de ses mandatures. Tout semble désormais lui échapper. Les sorties de plus en plus répétées du gouvernement pour essayer de faire comprendre aux Béninois que le meilleur reste encore à venir, n’ont nullement aucun effet. C’est à croire que le peuple, dans sa majorité, est fatigué du régime Yayi. Qu’ils partent et pour qu’on respire, entend-t-on partout et de plus en plus à haute voix>

Ce jour, l’administration, dans son ensemble, sera paralysée. On annonce qu’elle le sera davantage les jours à venir. La justice est paralysée depuis des mois. Plus rien ne marche dans le pays. Une réalité que les dirigeants, malheureusement, semblent ne pas percevoir. C’est à croire que le peuple et ses dirigeants ne sont plus dans la même logique. Quand la situation atteint un tel pourrissement, il n’y a qu’une chose : que le chef comprenne qu’il est désormais seul et qu’il ne répond plus aux aspirations de son peuple.  Aujourd’hui, Boni Yayi se trouve dans une situation pareille. Il a perdu sa majorité au parlement. Son entourage s’effrite de façon inquiétante. L’Etat a perdu toute crédibilité devant les travailleurs, surtout avec la caution du gouvernement pour un concours tronqué. Et si Yayi Boni déposait le tablier ? Ce sera certainement une décision courageuse, mais aussi salutaire pour le pays.

Grégoire Amangbégnon 

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Lettre au Procureur de la République Pasteur Blanchisseur du Bénin

23 Octobre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Source : Le Matinal du 23 Octobre 2013

Dans une lettre ouverte:Eric Zossou exprime ses ressentiments au Procureur de la République

Dans l’opinion publié ci-après, le citoyen Eric Zossou revient sur l’humiliation qu’il dit avoir subie de la part du Procureur de la République, aujourd’hui en difficulté, parce que trempée dans une affaire de transactions financières. Selon ses écrits, aucune rédemption ne sera possible à ce Procureur en même temps Pasteur dans une Eglise à Midombo (Akpakpa). Eric Zossou, n’hésite pas à le qualifier de PRPB : Procureur de la République-Pasteur-Blanchisseur. Lisez plutôt.


Lettre ouverte a un procureur de la République, pasteur, blanchisseur (PRPB),

Monsieur le Procureur de la République-Pasteur-Blanchisseur (PRPB),

Peut-être qu’en ce moment même où, faisant messe buissonnière, je m’attable pour vous écrire cette lettre, vous dirigez le culte dans la coquette paroisse de Midombo dont vous êtes le pasteur. Je confesse à Dieu le mal que je fais en manquant le culte, et espère trouver grâce à ses yeux, car il est écrit qu’il « ne se lasse pas de pardonner » Esaïe 55v7.
Il s’est imposé à moi, telle une urgence spontanée, de vous adresser ce témoignage de justiciable, comme par devoir, en toute vérité ; comme un bien précieux dû à nos concitoyens ; et la parole du Christ miséricordieux proclame qu’il est « permis de faire le bien le jour du sabbat » Matthieu 12v12. Et de toute façon, j’aurais été à la place de vos fidèles que je serais troublé d’avoir comme berger, un suspect de « blanchiment » qui en outre, selon ses propres mots rapportés par un journal qui le défend, entretient « une compagne », qui lui offre des appartements et lui ouvre des comptes par lot de pairs dans le pays de Sarkozy.
Monsieur le Procureur de la République-Pasteur-Blanchisseur, dans la suite de mon adresse, permettez-moi de faire court, sur vos nombreux attributs, en usant du sigle (PR.P.B) qui devrait paraître résumer, vous le voyez, l’essentiel de vos domaines de compétence connus.

PRPB = Procureur de la République-Pasteur-Blanchisseur

Je me souviendrai toujours du jour où j’ai été présenté devant vous pour être écouté, pas pour avoir volé, pas pour avoir tué, pas pour avoir triché, pas pour avoir blanchi, mais j’avoue, pour n’avoir pu m’empêcher de donner une leçon de morale relativement musclée, à des escrocs et maîtres chanteurs, brebis galeuses d’une profession somme toute noble, sans laquelle il n’y a pas de salut pour la démocratie et la justice.
D’ailleurs, en entrant dans votre bureau, on ne peut qu’être impressionné par l’effarant nombre de signes distinctifs de votre foi, largement étalé sur le mur. Je peux donc croire en venant devant vous que je venais non seulement devant un homme de droit et de discernement, mais plus encore une personne qui craint Dieu et a du respect pour sa charge. Le Palais de la Justice doit être le temple de Dieu, un sanctuaire, telle a toujours été ma perception.
J’ai pourtant noté que j’ai été écouté par vous alors que vous étiez en compagnie d’une femme blanchie jusqu’à l’hypoderme, qui se taillait les ongles, et vous m’enjoigniez, quand je m’interrompais, de continuer mon audition, sans rupture, entre les charmes tout en fard de votre visiteuse, et vos successifs coups de fil. Etait-ce parce que mon sort était scellé d’avance ?
En tout cas, j’ai vite réalisé que, même en ma qualité de victime, avec toutes les preuves qui matérialisent l’infraction, vous avez jugé nécessaire de me faire écrouer et poursuivre.
Mais je suis heureux d’avoir subi cette humiliation, car non seulement elle m’a permis d’indiquer le sens de la dignité et ma combativité à deux misérables plumitifs sans vergogne qui tiennent le sabotage et le chantage comme fonds de commerce ; mais aussi, parce que j’ai le sentiment d’avoir depuis lors sauvé de l’acharnement, de nombreux opérateurs économiques et hommes politiques victimes de chantages et d’escroqueries a la veille des remaniements . Je rends d’ailleurs hommage à tous ceux qui, à l’occasion, m’ont soutenu dans cette épreuve, tout corps et toutes catégories sociales confondues, et en particulier aux autres magistrats qui prenaient la mesure de leur serment, pour dire le droit sans le blanchir. Car c’est bien encore un de vos substituts qui demandera ma mise en liberté sans caution.
Je dois aussi remercier mes avocats, virtuoses du droit, constitués sans le franc, pour l’amour de la justice.
Leur attitude m’a conforté et donné l’occasion de croire qu’il existe encore un espace pour l’épanouissement du bien dans notre pays.
Monsieur le PR.P.B, j’’ai été particulièrement choqué, lorsque quelques mois après m’avoir fait écrouer, vous rétorquiez à une de mes proches parentes qui vous interpellait à ce sujet, à bord de l’avion vous amenant en pèlerinage sur la Terre Sainte d’Israël, que vous aviez agi ainsi, pour me tirer les oreilles.
Ô Dieu ! Pauvre Terre Sainte, maintes fois souillée par des pèlerins crasseux, dont mille livres plus volumineux que la Bible ne suffiront pas pour raconter le témoignage des basses œuvres. Même, ceux qui ont suspendu le Christ sur la Croix ont cru lui tirer les oreilles. J’espère que dans la nuit noire qui commence pour vous, vous prendrez conscience de votre ignominie, pour enfin mériter la rédemption.
Me tirer les oreilles ? Je sais que vous n’en êtes pas digne ? Mais je suis intéressé d’en savoir le motif.

Des innocents en prison

Je sais maintenant que l’appareil judiciaire dans mon pays s’apparente à une fosse aux lions dans les gueules desquels on jette des centaines d’innocents parmi nos compatriotes. Que certains magistrats, pas tous, certains, ne doivent leur ascension qu’à ce jeu ; et qu’ils s’obligent à placer le butin de leurs forfaits dans les circuits de blanchiment. Cette leçon vaut largement le prix payé, et je vous en suis reconnaissant, et vous assure, que je ne garde de mon court séjour carcéral aucune meurtrissure, car mon parcours de vie m’a affermi, et j’ai le cœur des enfants MassaÏs que les rites de passage font jeter dans l’antre des lions pour endurcir leurs caractères et affirmer leur virilité.
Mais je plains nos nombreux compatriotes sans défense, qu’un Procureur, en charge de veiller sur les intérêts de la société, conduit à l’abattoir, avec le sang froid tranquille d’un assassin professionnel, lui qui a prêté serment : « de bien et fidèlement remplir mes fonctions… et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ».

Et pourtant…il a prêté serment…

Mais ce n’est pas seulement, en tant que Procureur, que vous m’intéressez ; mais aussi en tant que pasteur-blanchisseur.
Comment un pasteur appelé à éduquer ses fidèles sur l’enseignement du Christ, qui organise de grandioses fêtes médiatiques de moisson pour célébrer sa foi , qui investit dans l’œuvre de Dieu, qui fait acte de charité, paie sa dîme et appelle à faire autant…bref, qui bâtit la maison de Dieu, peut-il plonger dans des actes si peu avouables, qu’ il se sent obligé d’en brouiller les pistes, par les moyens traditionnels du blanchiment, et pour s’en défendre, évoque dans un impressionnant méli mélo, la générosité d’une « compagne » entretenue hors-foyer, selon les termes même d’un journaliste qui s’est cru capable de vous blanchir ?
Si cela ne risquait de tomber sous le coup de la décence, j’aurais été tenté de spéculer sur certaines de vos performance, parce qu’il en faut d’exceptionnelles comme j’imagine, pour susciter tant de générosités d’une richissime « compagne » aide-soignante, et la déterminer à vous faire « gracieusement don de deux appartements en France. Mais je n’ai pas le choix, ça me complexe vraiment en tant qu’homme, et je ne puis dissimuler ma jalousie, car vous avez sûrement beaucoup plus de charmes que moi ; et déjà que celle qui a été témoin de mon audition devant vous, se faisant les ongles et feuilletant des journaux, ni me rappelait ni ma mère, ni ma femme, car sa peau, sacrément claire insultait ma race et valait son pesait d’argent en pommade. Oun ! Procureur-Pasteur-Blanchisseur !
Cela dit, je me défends poliment d’une intrusion dans votre belle vie privée.
Mais, j’estime qu’il pourrait être déjà temps de regarder au Dieu que vous servez comme pasteur pour faire court, et avouer la provenance et la nature réelle des transactions financières et immobilières entre votre amie-compagne-parente, aide-soignante vivant en France et vous-même, et faire pénitence avant qu’il ne soit tard, parce que tout va être exposé au grand jour.
C’est à votre conscience d’homme de Dieu que je m’adresse ici, non pas à votre fierté-je ne sais même pas si vous en avez- à votre conscience d’homme de Dieu, car face à lui, nous sommes tous nus comme un ver de terre.
Et comme par ironie du sort, le numéro 1163 de la livraison du quotidien Nouvelle Expression qui tentait péniblement de vous blanchir, expose, à sa page 3, l’histoire du voleur qui, croyant détenir de son marabout « dozo » un pouvoir d’invisibilité, s’introduit nu dans la maison de sa victime. Dans votre façon de vous débattre, je vous vois semblable à lui, tout de nu vêtu comme Adam, quand il s’est pris le pied dans les assiettes, et rattrapé par sa cible, tentait de cacher de ses dix doigts sa nudité à la foule des témoins venus nombreux. Oui, vous êtes nu. Et moi qui ai remis ma culotte depuis que vous m’aviez fait déshabiller par des prisonniers malfamés assistant un cruel infirmier, carriériste saligot, pour me palper le sexe, je vous vois aujourd’hui vous débattre comme un diable dans un bénitier. Honte éternelle à vous !
« Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme…et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi : la justice (…) et la fidélité ; c’est ce qu’il fallait pratiquer sans oublier les autres choses », dit le livre de Matthieu en son chapitre23, verset 23. Car devant Dieu, vous êtes semblables à « un sépulcre blanchi », exhibant au soleil sa blancheur, mais au fond rempli « d’ossements de mort et de toutes espèces d’impuretés ». Blanchi ? Parlons justement d’un autre blanchiment, décryptons les faits.
Décryptage

Précisons les choses. L’éclatement de l’affaire est parti des services de renseignement français qui se sont avisés de nombreuses transactions financières et immobilières à votre profit. Le régime, en vous lâchant, n’avait pas vraiment le choix, car la France, l’Union Européenne et les Etats-Unis qui sont sur des pistes, et flairent sans doute déjà l’aboutissement de l’enquête, ont mis la pression sur le gouvernement, selon les mots mêmes du Garde des Sceaux, avec la menace de suspendre notre pays du Mca.
Monsieur, le Procureur-Pasteur-Blanchisseur (Prpb), là-dessus, on peut vous plaindre, parce que même si vous êtes un maillon sensible dans le dossier, je crains que la partie non encore visible de l’iceberg, soit plus déterminante ; qu’ainsi elle doit inéluctablement émerger, parce qu’elle pourrait se révéler plus qu’essentielle dans le dénouement final.
Cela dit, je vais risquer de vous ennuyer en vous rappelant sommairement quelques uns des faits. C’est la partie de ma lettre que vous allez le plus détester.
Mais, rassurez-vous, je vais me résumer pour faire courtois.
Entre Juin et septembre 2012, vous avez acquis de nombreuses propriétés immobilières en France et au Bénin, vous avez ouvert de multiples comptes, vous avez fait de nombreuses transactions avec une aide-soignante vivant en France qui à elle seule, dans la même période, et sans commune mesure avec ses revenus, a ouvert une dizaine de comptes en son seul nom ; vous avez reçu entre autres un chèques de cent millions (100.000.000) de FCfa de feu Dossa Victor le 12 septembre 2012, (Paix à son âme, mais mort de quelle mort ayant vécu assez longtemps pour vous donner votre chèque), vous l’avez retiré en espèces le lendemain, vous avez ouvert ce même jour un compte à la Diamond Bank de Cotonou avec une dotation initiale de quatre-vingt-dix millions, vous avez délivré un chèque barré au motif inconnu à une dame notaire le 28 septembre 2012 ; un an après, la notaire n’a toujours pas osé se présenter à la banque avec ledit chèque pour toucher le montant débité, resté à ce jour sur un compte d’attente de la banque, ou faire transférer le montant sur son compte etc…
Pour vous justifier, vous dites que les 100.000.000 FCfa proviennent de la vente d’une parcelle appartenant à votre « compagne » (j’emprunte le terme à votre-journaliste défenseur) qui vous aurait donné mandat par acte notarié le 19 septembre 2012 (dix-neuf septembre) par acte notarié. Vous l’avez dit et écrit.
Monsieur, le PR.P.B. Etes-vous en mesure d’expliquer à vos compatriotes assoiffés de comprendre par quel mécanisme, vous recevez un chèque le 12 septembre et en touchez le montant le 13 septembre, alors que votre prétendu mandat pour l’opération daterait, selon vous-même, d’une semaine plus tard (le 19 septembre). Mais je comprends, dans un blanchiment, il y a beaucoup de régularisation, beaucoup de fil blanc aussi. Et je m’aperçois aussi que votre lessive n’est pas un lavage à sec. 1000.000.000 par-ci, cent millions par là, Monsieur le Procureur, le petit commerçant que je suis vous jalouse et dans ma prochaine vie, je serai procureur, pasteur, blanchisseur (PRPB).
J’ai lu un article qui est un tissu confus de contradictions, d’informations copiées-collées, sans esprit et dépourvu de logique, où votre journaliste-blanchisseur, marchant dans vos pas, n’a cessé de se mélanger les pédales, parlant de « cabale » contre votre personne, de « jeu pervers », « Quelqu’un a-t-il perdu son argent ? », « est-il interdit d’avoir un don d’un parent très proche ? », « Où se trouve le délit ? », avant d’ajouter que c’est une campagne pour vous « déstabiliser », pour vous « décrédibiliser », et j’ai eu beaucoup de mal à comprendre la démarche, et de toute façon, il n’a fait qu’alourdir la brume qui pesait sur votre personne.

L’Impossible rédemption

« Ceux qui labourent l’iniquité et qui sèment l’injustice, en moissonnent les fruits », dit le livre de Job.
Nous y voilà. Les nuages qui s’amoncellent à l’horizon annoncent que le temps de la pénitence vient de commencer pour vous. Il est impossible de siphonner impunément le sang des justes, des humbles, de la veuve et de l’orphelin, et de le dissimuler sous les apparences angéliques d’un serviteur de Dieu.
Maintenant que votre ventre vous conduit dans un trou, comme avant vous, au personnage Mor Lâm de Birago Diop, quelle va être la prochaine étape ?
Vous sauver ? Au cas où vous vous en aviserez, je suggère que vous ayez la prudence de ne pas alourdir vos bagages de costumes, car, avec une robe de magistrat, une robe de pasteur et un uniforme de blanchisseur, vous aurez largement pour ne pas faire aux fils de l’Ouémé, l’affront d’être arrêté à la frontière du Nigeria.
Retenez la leçon ! La liberté d’action des détenteurs de pouvoir, pour reprendre une expression d’Emmanuel Mounier, est une « liberté sous conditions », elle ne peut équivaloir à une liberté d’opprimer, liberté de brimer, liberté de tricher, liberté de blanchir.
Mon pays est assis sur un volcan si son appareil judiciaire est déshonoré par une race de vermine, et son administration souillée par des carriéristes sans vergogne et sans mérite qui brûlent les étapes et dament le pignon aux promotionnaires. Heureusement, le Procureur a des substituts qui ne tremblent pas.
Le commerce de la justice, s’il transforme notre pays en une réplique de Sodome et Gomorrhe, le condamnera à la fournaise et aucune rédemption ne sera possible.

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