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Iredey Blog Emergence

HOUNGBEDJI hausse le ton syndical ??????????

30 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique


Les opposants dans les rues hier

Simple balade (Il s’agit d’une marche test)


Annoncée à grands renforts médiatiques, la fameuse marche des militants de l’Union fait la Nation a effectivement eu lieu hier. Ils ont battu les pavés pour dénoncer ce qu’ils appellent « l’indifférence du gouvernement face aux préoccupations des agents du secteur de la santé ». Mais au-delà de ce show médiatique, on comprend aisément que l’objectif des G et F est de diaboliser à nouveau le régime du Dr Boni Yayi. Mais sans grande surprise, Houngbédji, Idji, Soglo, Amoussou, Sèhouéto et consorts se sont plutôt ridiculisés et discrédités.

Les problèmes du secteur de la santé ne datent pas d’aujourd’hui. La mauvaise gestion du personnel de même que leur traitement salarial ne sont pas des faits nouveaux. La « pourriture » à laquelle les opposants font allusion a commencé il y a plus de 10 ans. Et paradoxalement, il se fait que ce sont ceux qui ont créé cette situation de « pourriture » qui dénoncent aujourd’hui le gouvernement en place. La belle preuve, au moment où Antoine Idji Kolawolé était aux affaires au parlement, les deux grands syndicats du Cnhu ont demandé à le rencontrer afin de lui exposer leurs préoccupations. Mais en vain. Or, la « pourriture » était déjà à son sommet. Pourquoi veut-on parler aujourd’hui du non équipement des hôpitaux alors que le projet Hia (Hôpital d’instruction des armées) initié en leur temps n’a jamais connu un aboutissement heureux ? Les sous affectés à ce projet auraient même été dilapidés. Qu’a pu faire Bruno Amoussou à la tête de la coordination de l’action gouvernementale sous Kérékou pour régler les problèmes des travailleurs? Un adage populaire dit que lorsqu’on n’a rien de concret à dire on se tait.

L’opposition est de mauvaise foi lorsqu’elle s’en prend au gouvernement qui, malgré les effets de la crise économique, financière et alimentaire, ne cesse de faire des efforts considérables pour mettre les travailleurs dans les meilleures conditions de vie. Il ne faut pas que des politiciens au soir de leur vie monnaient la misère matérielle du peuple pour faire un chantage à l’exécutif. C’est une manière de se moquer du personnel de la santé. Si c’est pour tromper leur vigilance, Houngbédji, Bako, Saley et leur bande doivent savoir qu’ils sont très loin des objectifs de 2011. Tout le monde sait par quelle alchimie ils sont arrivés à mobiliser les marcheurs professionnels d’hier. Des bonnes dames d’Akpakpa ont reconnu avoir été approchées pour aider à gonfler le nombre de manifestants. Le taux de participants devrait être plus intéressant. C’est ridicule de constater que ni les Soglo et leurs alliés n’ont pas réussi à ratisser large autour de leur initiative dont le seul objectif est de montrer à la communauté international que des citoyens meurent en silence au Bénin. De toutes les façons, le peuple n’est pas dupe.

Léonce HOUNGBADJI

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La morale a l'Université au Bénin

26 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master

EDITORIAL: La morale à l’université
Publié le 23 avril 2009


Les étudiants de l’université d’Abomey-Calavi nous ont donné un exemple étourdissant avant-hier. Ils ont destitué le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB), le sieur Irénée Quenum. Il a été accusé de détournement de deniers et d’autres malversations portées sur la place publique par ses camarades. Chiffrées à plusieurs millions de FCFA, ces malversations présumées peuvent faire bondir n’importe qui : sont-ce vraiment des étudiants ou des commerçants ? Malgré tout, l’on s’attend à tout chez ces jeunes dont l’impétuosité naturelle est une promesse d’outrecuidance et de naïveté. Surtout qu’ils sont acteurs d’une scène publique où ils sont exposés à diverses tentations plus ou moins alléchantes. Mais le pire, ce sont les déclarations de l’accusé lui-même. Pour se défendre, le Président de la FNEB, un syndicat qui se veut sérieux, a clamé son innocence en faisant entendre qu’il a l’habitude de recevoir des ” dons ” des autorités en guise de félicitation chaque fois qu’il mène des ” activités “. Et de récuser le mot détournement employé pour qualifier ces pots-de-vin qui, clame-t-il encore sérieusement, sont une pratique courante au sein des mouvements syndicaux. Apparemment, le pauvre président ne comprend pas que l’on puisse en vouloir à son fauteuil puisqu’il n’a vraiment rien fait d’extraordinaire. Le rappel de ces billevesées estudiantines montre une chose: notre société est en danger de pourriture morale. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser à première vue, ces faits ne sont que la face visible de la montagne de pourritures que les jeunes côtoient tous les jours. La société béninoise en proie à une véritable déliquescence morale montre à tous ces jeunes en quête de repère, une image déplorable qu’ils ont fini par prendre pour modèle. Si la corruption et le népotisme ne sont que les maladies ordinaires présentes dans tous les rouages de la société, l’espace politique, lui, est harcelé par des pratiques antinationales récurrentes. Comme le laisse penser le revirement annoncé du député G13 Rachidi Gbadamassi, les jeunes ont l’impression que l’espace public est celui de la perfidie et où ne doivent se manifester aucune conviction, aucune idéologie, aucun patriotisme. C’est une arène sauvage où il vaut mieux être une hyène dévergondée qu’une douce brebis. Les anti-valeurs promues en ces politiciens à la félonie massive, semblent crier aux plus jeunes qu’ils n’ont aucun devoir de pureté morale. Que diable ont-ils à chercher la vertu quand la norme est le vice ? La marchandisation effrénée de l’espace public sert d’alibi à toute cette jeunesse souffrante, ravagée par les doutes de l’avenir, assommée par la misère ambiante et qui cherche le salut dans la manne souillée des pots-de-vin. Et lorsque les jeunes sont munis de ces armes redoutablement nocives, ils deviennent des fléaux pour leur pays. Que de guerres ont été allumées parce qu’une jeunesse corrompue et sans repère a été manipulée par des marchands d’illusions ! Que de soulèvements inutiles a-t-on mis en branle en instrumentalisant des jeunes déboussolés et inquiets ! Derrière la banalité des millions prétendument ” détournés ” à la Fneb, se profile l’impératif d’un réarmement moral. L’avenir de notre pays dépend désormais des dispositions pédagogiques et institutionnelles qui doivent être mises en œuvre pour créer un environnement social et politique propice à la promotion de la vertu. Il s’agit pour tous de relever les défis que soulève chaque jour l’ignoble énormité d’une vie politique sans âme, d’une société civile soupçonnée de tricher avec l’éthique, d’une administration publique politisée à outrance. Olivier Djidénou
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Moise ATCHADE Nouveau Président de la Chambre des Notaires

19 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master

Vers la restauration de la cohésion entre les notaires 
Me MOISE ATCHADE : nouveau Président de la Chambre des Notaires du Bénin
Trente (30) jours exactement après son élection en Assemblée générale, le nouveau bureau de la Chambre nationale des notaires du Bénin a officiellement pris service ce vendredi. Très simple puis interdite aux médias, la cérémonie de passation de service entre la désormais ancienne présidente de la chambre, Mme Irène Ishola Adjagba et son successeur Me Moïse Atchadé s’est déroulée au cabinet de la première au quartier Zongo de Cotonou dans l’après-midi du vendredi dernier. Ensemble avec les autres membres du bureau au nombre desquels Mes Ehouzou Gagnito, Isbath Adjaho Maliki et Adéchi respectivement vice-président, secrétaire général et trésorier général, le nouveau président, à en croire la déclaration liminaire qu’il dû faire à la presse à sa descente du bâtiment qui a abrité la cérémonie, entend travailler à la restauration de la cohésion qui jadis existait au sein de la corporation dont il est désormais le porte-parole. Car cette absente de cohésion, est-il conscient, créé d’énormes problèmes à la profession et il n’avait voulu pour preuve que l’incident qu’aurait pu créer la présidente sortante lorsqu’elle a déclaré à l’entame de la cérémonie « il n’y a pas de presse ici ce soir ». De tels malentendus seront débarrassés du corps des notaires du Bénin, a promis Me Moïse Atchadé, nouveau président de la Chambre nationale des notaires du Bénin.
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CONSEIL DES MINISTRES DU 140509

18 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Conseil des Ministres du 14 Mai 2009

C O M M U N I Q U E N° 20/PR/SGG/Com.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le jeudi 14 mai 2009.

Au début de la séance, le Conseil a observé une minute de silence à la mémoire de feus :

- Paulin TOMANAGA, Socio-économiste, Chercheur, ancien Maire de la Commune de Bohicon et précédemment Député à l’Assemblée Nationale, 5ème législature, décédé le 07 mai 2009 ;

- Saadou BOURAIMA, Ingénieur du Développement Rural, ancien Directeur Général du CARDER Mono-Couffo et Zou-Collines, ancien Conseiller au Conseil Economique et Social, décédé le 14 avril 2009 ;

- Louis DJOSSA, Chef d’Arrondissement de Kpédékpo dans la Commune de Zagnanado, décédé le 13 avril 2009 ;

- Maria TOGBE veuve KIKI Emmanuel, mère de Monsieur Modeste KIKI, Magistrat en service au Secrétariat Général du Ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, décédée le 1er mai 2009 ;

- Martin KPECHEKOU, conducteur de véhicules administratifs au Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, décédé en mission officielle le 28 avril 2009 des suites d’un accident de la circulation ;

- Albert Luc Olivier, ancien entraîneur de l’Equipe Nationale de Football « Les Ecureuils », décédé le 20 avril 2009 ;

- Thérèse HOUNMENOU veuve BOGNONKPE Pascal, mère de Monsieur Philippe BOGNONKPE, Officier des Forces Armées à la retraite, Chevalier de l’Ordre du Mérite du Bénin, Maire de la Commune de Zagnanado, décédée le 06 avril 2009.

Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décret, notamment :

- le projet de décret portant transmission à l’Assemblée Nationale pour autorisation de ratification de l’Accord de prêt signé avec la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) dans le cadre du financement partiel du Projet d’Aménagement et de bitumage de la route Djougou-Frontière du Togo au Bénin ;

- le projet de décret portant création, attributions, composition et fonctionnement de la Commission Nationale de gestion de l’impact de la crise financière économique internationale sur le développement économique et social au Bénin.

Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé au cours de sa réunion, plusieurs comptes rendus, notamment ceux du Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur relatifs à la visite de travail effectuée au Bénin les 08 et 09 janvier et du 15 au 17 février 2009 respectivement par Monsieur Brice HORTEFEUX, Ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire et par Madame Rama YADE, Secrétaire d’Etat français aux Affaires Etrangères et aux Droits de l’Homme

Le Conseil des Ministres a également examiné le compte rendu des travaux de la Commission nationale chargée de proposer au Gouvernement un nouveau découpage territorial.

Après analyse de la situation sociale et administrative, le Conseil des Ministres, en approuvant ledit compte rendu, a décidé de porter à vingt-neuf (29) le nombre de Départements de notre pays et en a désigné par la même occasion, les Chefs-lieux.

Cette option du Gouvernement procède de sa ferme volonté de reformer en profondeur notre actuelle administration territoriale qui remonte au découpage territorial colonial de 1958.

La nouvelle architecture territoriale qui entraînera plus tard l’adoption d’une nouvelle carte administrative avec la restructuration des actuels Arrondissements et Communes, vise à :

- rapprocher l’administration publique du citoyen béninois ;

- marquer de façon significative, la présence effective de l’Etat dans toutes les localités de notre pays ;

- offrir un meilleur encadrement administratif aux citoyens et aux Communes ;

- favoriser le développement économique et social des Communautés.

Un projet de loi sera à cet effet soumis dans les prochains jours à l’Assemblée Nationale.

Le Conseil des Ministres a, en outre, autorisé au cours de sa séance :

- l’organisation à COTONOU, du 30 juin au 02 juillet 2009, du forum national sur « La gestion intégrée des frontières internationales du Bénin » ;

- la célébration de la Journée Mondiale sans tabac, le 31 mai 2009.

Enfin, sur proposition du Président de la République, Madame Véronique HACHEME est nommée Chargée de Mission.

Cotonou, le 14 mai 2009

Le Premier Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement,

Ibraïma SOULEMANE.-

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Creation du MEB a Sakété ...

15 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Activité politique dans le département du plateau

François Abiola et ses pairs créent le Meb


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François Abiola, Pdt / Meb

Le ministre de l’enseignement supérieur, François Abiola, membre du Mouvement africain pour le développement et le Progrès (Madep) et ses amis politiques du département du Plateau viennent de créer leur propre mouvement politique. Dénommé Mouvement espoir du Bénin (Meb), ce mouvement politique porté sur les fonts baptismaux hier à Sakété regroupent les cadres et hommes politiques des Communes d’Adja-Ouèrè, d’Ifangnin, de Pobè, de Kétou, et de Sakété. On y retrouve par exemple les députés Kakpo Zannou Babatoundé, Firmin Biokou, et la ministre du commerce, Christine Ouinsavi. Ce nouveau mouvement politique est dirigé par le ministre de l’enseignement supérieur, François Abiola, ancien député de la 5ème législature élu sur la liste Add-Madep et en brouille avec le président du Madep depuis son entrée au gouvernement. Bien qu’absent hier à la cérémonie de création de ce mouvement, le ministre François Abiola a été fortement soutenu par les députés Fcbe tels que Sofiath Tchanou, Taye Amadou, Firmin Biokou et les membres des coordinations Fcbe des départements de l’Ouémé et du Plateau. La déclaration solennelle du mouvement a d’ailleurs été lue par le député Firmin Biokou. A n’en point douter, le Mouvement espoir du Bénin (Meb) se présente comme une formation politique concurrente du Madep dans le département du Plateau. Ceci, d’autant plus que le leader de ce mouvement, le ministre François Abiola est sérieusement en dissidence avec son parti originel le Madep.



15-05-2009, Karim Oscar ANONRIN
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GBADAMASSI choisit d'aider YAYI BONI pour 2011 ...

11 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

  Première déclaration de Rachidi Gbadamassi après sa démission 11 mai 2009


Parakoises ! Parakois !

Chère population de la 8ème circonscription électorale !

Chers amis fans et sympathisants !

Peuple béninois !   C’est la fin de la récréation. L’heure de la vérité, l’heure de la vérité politique, l’heure de la réconciliation avec le peuple béninois a sonné. L’heure du développement harmonieux et intégral du Bénin a sonné. C’est l’heure de la réconciliation avec notre conscience qui a sonné. Il n’y a pas pire indigne et ignoble qu’un homme qui pose des actes et qui refuse de les assumer surtout quand ces actes vont dans l’intérêt du peuple. N’y a-t-il pas un adage de chez nous qui dit : « quand on ne sait pas où on va, on sait d’où on vient » ?  Permettez-moi avant tout propos de vous rappeler cette pensée d’une célèbre personnalité qui disait : « si un Homme ne trouve pas un idéal pour lequel il veuille mourir, il n’est pas un Homme. L’Homme qui n’est pas capable de mourir n’est donc pas capable de vivre ».

Je ne suis pas un homme politique qui refuse d’assumer les actes qu’il pose ! je suis un homme de caractère et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’adresser aujourd’hui à vous qui m’avez donné mandat de vous représenter à l’Assemblée nationale.
- Qui suis-je moi, pour ne pas écouter la voix du peuple ?

- Qui suis-je pour ne pas entendre la voix de ma base, de mes mandants ?

- Qui suis-je pour ne pas écouter la voix des têtes couronnées et confessions religieuses ?

- Qui suis-je pour ne pas répondre aux appels de ces populations de la 8ème circonscription électorale éprises de paix et de justice qui m’ont accordé par deux fois leur confiance en m’envoyant à l’Assemblée ?

- Qui suis-je pour ne pas écouter ce sein maternel qui m’a toujours soutenu ?

-  Qui suis-je pour aller contre la volonté des populations de Dassa à Malanville ? de Parakou à Cotonou ?

-  Qui suis-je pour continuer par nier l’évidence et la volonté de Dieu ?
-  Qui suis-je pour ne pas écouter et répondre à la voix de la conscience ? Je ne suis qu’un élu du peuple. Il faut d’abord et avant tout se laisser guider par le bon sens qui doit reposer sur des principes moraux. Il me sera impossible en tant qu’élu du peuple d’avoir une morale séparée de celle de mes électeurs. Je ne suis pas au-dessus du peuple qui m’a fait confiance. C’est vrai, je devais choisir entre mes amis politiques et mes électeurs. J’ai préféré les seconds. Que les premiers m’excusent. Je ne pouvais et ne devais pas faire autrement. Je suis un homme politique tout simplement parce que les électeurs existent. Et comme le disait José Martyr, « tout homme a deux nerfs : la nature et les circonstances ». Et voilà, les circonstances m’ont fait décider en faveur des électeurs, des populations. Le diplôme de l’homme politique, c’est le peuple. Si le peuple le quitte, il n’aura plus d’amis politiques. Je n’avais donc qu’un seul choix : écouter mon peuple et ma conscience. Si des amis ne comprennent pas mon choix, qu’ils m’excusent. Je leur demande pardon du fond du cœur. C’est la culture politique que nous avons reçue qui nous indique de préférer le peuple à tout. Je me suis retrouvé dans la même situation que le général Kérékou à la conférence des forces vives de la Nation : suivre la volonté du peuple et sacrifier mes alliés politiques. L’histoire a fini par lui donner raison. Je ne suis donc pas pressé car passées les condamnations et les récriminations du moment, mes amis me donneront raison. Je les attends donc du côté des populations et souhaite qu’ils me rejoignent très bientôt.

Quant à toi, mon très cher frère et ami honorable Issa Salif, je te dois tout puisque tu m’as tout donné. Je t’attends donc à l’autre rive, la rive qui doit être la tienne. Nous devions nous libérer du joug de ces politiciens qui nous manipulent contre la volonté du peuple. Nous devions nous affranchir et moi j’ai fait le pas car, la grandeur d’un chef n’est pas dans sa personne, mais dans la mesure où il sert la grandeur de son peuple.  Les incompréhensions du passé avec le gouvernement sont le fruit d’un manque de dialogue. Je sais que tu es croyant et que tu n’ignoreras pas le plan d’Allah le Tout Puissant pour le Bénin. Ce plan d’aujourd’hui passe par la réconciliation et le pardon, base d’une unité nationale durable et gage d’une prospérité économique.

 En ce qui concerne mes autres amis d’hier, je me suis retrouvé à les quitter car aucune alternative crédible n’était proposée. La seule philosophie, le seul leitmotiv était le changement de chauffeur en 2011. Mais qui remplacera valablement l’actuel chauffeur ? Le remplaçant sera-t-il meilleur ou pire que l’actuel ? Il n’y avait aucune réponse à toutes ces préoccupations. C’était le Changement ou rien, même si le navire « Bénin » devait en subir les frais.  Je ne suis pas un adepte du déluge, je n’ai pas de nationalité d’emprunt. Je suis un véritable nationaliste et panafricaniste. Je n’ai que mon seul Bénin et jamais il ne me viendra à l’esprit d’y mettre le feu. J’ai donc préféré la prévention pour éviter l’escalade et donc l’instabilité politique. C’est tout ce qui m’a incité à la démission. On sait quand ça commence mais jamais on ne peut prévoir quand ça va finir. Je comprends votre amertume mais j’avais à choisir entre le Bénin et vous. J’ai préféré ma patrie.

 Et vous président Boni Yayi ! Vous êtes le père de la Nation. La dernière fois que nous nous sommes vus, c’était en présence du général Kérékou qui, après un débat très houleux m’avait demandé de vous soutenir et de vous aider. J’ai donc suivi aujourd’hui, après mûre réflexion, les sages conseils de ce grand homme en arrêtant ma guérilla contre vous. Soutenir vos actions, les actes de développement, oui ! Mais aussi et surtout, relever ce qui ne va pas et apporter des solutions idoines. Mon seul conseil à votre endroit serait donc de privilégier en toute situation le dialogue social et le consensus.  Ce choix, je l’assume et je ferai tout pour que triomphent les idéaux de la bonne gouvernance et de la démocratie apaisée. Je demande à mes amis de respecter cette volonté populaire qui s’impose à moi et de laisser de côté les attaques verbales et les manipulations de certains journaux contre ma personne afin d’éviter toute riposte cinglante de ma part. Ils me connaissent ! Et je les connais !

 Je me suis démarqué du groupe parlementaire G13 avec qui je ne partageais plus les mêmes idéaux et visions politiques. Aujourd’hui, je suis un indépendant, un non inscrit. Mais je resterais attaché aux idéaux de la coordination du G13. Dans cette position, je serai plus libre de défendre mes points de vue sans le risque d’être pris en otage par l’un ou l’autre camp. Je pourrais apprécier au cas par cas et à leur juste valeur les initiatives et le programme du gouvernement et je pourrai accomplir avec plus de conscience la mission constitutionnelle qui m’est dévolue.  Parler donc de transhumance dans mon cas serait mal à propos, un abus de langage et même une méconnaissance pure et simple du sens du verbe transhumer. Transhumer en effet, c’est changer de façon saisonnière de lieu tandis que dans mon cas c’est toute autre chose. Pour finir, je dirais tout simplement de retenir ceci : « Gbadamassi a démissionné du G13, pas à des fins personnelles et mercantilistes mais pour l’intérêt supérieur de la nation ».   (Hommage à Obasandjo et à la coordination du G13 en l’occurrence Bako et Ahossi).

Attendu depuis le lundi 20 avril 2009, date de sa démission pour sa première sortie publique, l’honorable Rachidi Gbadamassi vient de lever définitivement le suspense. A sa descente d’avion ce dimanche 10 mai 2009, l’ex-membre du G13 a livré une déclaration dans laquelle il explique qu’à travers son acte, il entend être en harmonie avec la volonté et les intérêts du peuple béninois. (Lire ci-après l’intégralité de cette déclaration).

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JOURNEE DE L 'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE

10 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Journée de l'abolition de l'esclavage: exposition à Bordeaux, ancien port négrier Installation d'une pièce de l'exposition poermanente consacrée à l'esclavage à




Deuxième port négrier de France pendant deux siècles, Bordeaux (sud-ouest) tente de regarder son histoire en face avec l'inauguration d'une exposition permanente consacrée au commerce atlantique et à l'esclavage, sans pour autant faire acte de repentance. Bordeaux, qui accueille ce 10 mai la cérémonie de la journée nationale de commémoration de la traite négrière, fut le point de départ entre 1672 et 1837 de près de 500 expéditions maritimes qui déportèrent d'Afrique environ 130.000 esclaves vers les Antilles. Il est alors le deuxième port négrier de France derrière Nantes (ouest). Mais c'est surtout au commerce de denrées produites par les esclaves que la ville doit sa richesse. A la veille de la Révolution, Bordeaux accaparait près de la moitié du commerce français en envoyant vers les "îles à sucre" deux fois plus de navires que Nantes ou Marseille (sud-est). L'exposition du musée d'Aquitaine, qui dévoile gravures, cartographies et vidéos sur l'enfer des traversées atlantiques, s'articule autour de chapitres évocateurs d'une époque ayant permis le développement économique de la cité: "La fierté d'une ville de pierre", "Bordeaux porte océane, l'Atlantique et les Antilles", "L'Eldorado des Aquitains" et "Héritages". Pour l'adjoint à la culture Dominique Ducassou, "Bordeaux n'a jamais voulu cacher cette partie de son Histoire, même s'il n'y avait pas jusqu'à présent une forte visibilité de cette page" particulière de la ville. Le seul monument bordelais rappelant l'esclavage est un buste de Toussaint Louverture, père de l'indépendance de Haïti, inauguré en juin 2005 et installé sur la rive droite du fleuve de la Garonne. "On ne refait pas l'Histoire. Ce n'est pas un devoir de repentance, c'est une réalité de l'Histoire de Bordeaux. On la constate, on la regrette, et on l'expose pour les générations à venir", tranche-t-il. Le directeur du musée, François Hubert, ne souhaite pas non plus s'apesantir sur le passé: "De cette histoire douloureuse est née une réalité de valeur universelle comme la musique telle le jazz ou la littérature. L'Histoire est en train de se dépasser d'elle-même grâce au métissage", juge-t-il. "La difficulté est d'arriver à construire un discours historique sur un sujet complexe et à l'illustrer avec des documents et des objets" car par définition les esclaves ne possédaient rien, souligne-t-il pour expliquer l'inauguration tardive de l'exposition. Ce n'est qu'en 1999 que le maire de Bordeaux, Alain Juppé, engagea "une politique de la juste mémoire" avec une exposition temporaire sur l'esclavage, baptisée "Regards sur les Antilles", grâce au don de 600 documents iconographiques au musée d'Aquitaine par un collectionneur d'origine lyonnaise. En 2006, la ville commanda un rapport du comité de réflexion sur la traite des noirs à Bordeaux, présidée par l'écrivain Denis Tillinac, pour faire progresser le travail de mémoire. Alain Juppé indique, dans un document de présentation de l'exposition, souhaiter avant tout "aider à comprendre sans anachronisme culpabilisateur" et "refuser toute amnésie" en inscrivant dans la mémoire de Bordeaux sa relation avec l'esclavage. L'association DiversCités, qui a longtemps accusé la ville d'occulter son passé, s'est félicité de "ce pas positif" mais elle espère toujours la mise en oeuvre de la proposition du rapport Tillinac: l'édification à Bordeaux d'un mémorial de la traite des noirs.
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CONSEIL DES MINISTRES : compte rendu des nominations

8 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Conseil des ministres : Plus d’une centaine de nominations

 

8 mai 2009

 

Les membres du gouvernement au cours de leur dernière séance en date, ont procédé à plusieurs nominations à la Présidence et dans les ministères

 

Présidence de la République

- Chargés de mission :

M. Jean Gounongbé

M. Ibrahim Idrissou

M. Raphaél Dossou

 

Ministère de l’Energie et de l’Eau

Directeur général de la Sbee : M. Godfroy Chékété

 

Ministère de la Santé

Directrice de Cabinet : Mme Dorothé A. Yèvidé

Directeur adjoint de cabinet : M. Abdourhamane Moussa Soumanou

Secrétaire général du ministère : M. Valère Gohito

Directrice des ressources financières et du matériel : Mme Béatrice Radji Guédouhoué 

Directeur de la santé familiale : M. Réné Daraté

 

Ministère des Recherches pétrolières et minières

Directeur de cabinet : M. Christophe Kaki

Directeur adjoint de cabinet : M. Michaël Saïzonnou

Secrétaire général du ministère : M. François Tchédé

Secrétaire général adjoint du ministère : M. Alain Houéto

Directeur de la programmation et de la prospective : M. Moussa Issifou

Directeur général de l’Office béninois de la recherche géologique et minière : M. Cyriaque Tossa

Conseiller technique juridique : Mme Perpétue K. Kossouho épse Houénato

 

Ministère Délégué auprès du président de la République Chargé de la communication et des technologies de l’information et de la Communication 

Directeur de cabinet : M. Wilfried Aubert Serge Martin

Directeur des ressources financières et du matériel : M. Christian Jean- Maurille Ahidoté

Conseiller technique aux médias : M. Marcel Koffi Tchobo

Conseiller technique aux affaires postales : M. Abdoul Sabi Djibril

Conseiller technique aux télécommunications et aux techniques de l’information et de la communication : M. Nicolas Gbénouton

Conseiller technique au suivi des projets : Mme Anasthasie Oké Médénou

Inspecteur général du ministère : M. Gaston Marc Ahonadonhan Gbaguidi

 

Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs

Directrice adjointe de cabinet : Mme Rachidatou Orou Bagou

Conseiller technique aux sports : Mme Dossa Christelle Houndonougbo Zossou

Directrice des ressources humaines : Mme Fatouma Amadou Djibril

Directeur des infrastructures et des équipements : M. Pamphile Sossou

Directeur des ressources financières et du matériel : M. Kokou H. Akodandé

Directeur du fonds national pour le développement du Sport : M. El Farouk Soumanou

 

Ministère de la Famille et de la Solidarité nationale

Directeur de cabinet : M. Biaou Fidèle Dimon

Inspectrice générale du ministère : Mme Marie-Sabine Vieyra d’Almeida

Directeur de la programmation et de la prospective : M. Mouhamadou Ali Kama Chabi

Directeur des ressources financières et du matériel : M. Zacharie K. Assogba

Conseiller technique à la solidarité nationale : M. Issiakou Bio Nigan

Directeur de la solidarité nationale et de la protection sociale : M. Sanni Orou Yérima

Directrice de la mobilisation sociale : Mme Loukiatou Dangou Zato

 

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Directeur de cabinet : M. Sahidou Salifou

Directeur adjoint de cabinet : M. Armand Nata

Secrétaire général du ministère : M. Adolphe Tokpanou

Directeur du Centre national des œuvres universitaires : M. Macaire Johnson

Directeur du Centre béninois de la recherche scientifique et technique : M. Philippe Lalèyè

 

Ministère chargé des petites et moyennes entreprises et de la Promotion du secteur privé

Directeur de cabinet : M. Jean-Baptiste Dégbé

Directeur adjoint de cabinet : M. Séké Tchikandé

Secrétaire général du ministère : Salomon Léopold Gogan

Directeur des ressources humaines : M. Ahamed Bello Kissama

Directeur des ressources financières et du matériel : M. Christian Modeste Vigan

Directeur de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises : M. Hossou Marcellin Ganon

 

Ministère de la Réforme administrative et institutionnelle

Directeur adjoint de cabinet : M. Frédéric Kinnou

Conseiller technique juridique : M. Maxime Sonon

Directrice de la Programmation et de la Prospective : Mme Célestine Germaine Sèdaminou Directeur de l’Observatoire et de Promotion des réformes : M. Evariste Tamou

 

Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur

Directeur de Cabinet : M. Issiradjou Gomina

Directrice adjointe de cabinet : Mme Gisèle Médégan Balley

Secrétaire général du ministère : M. Pamphile Goutondji

Secrétaire général adjoint du ministère : M. Euloge Hinvi

Conseiller technique chargé des questions de la Diaspora : Mme Julienne Nicole Elisha

Directrice des ressources humaines : Mme Edith Amoussou Lissan

Directeur de l’intégration africaine : M. Zacharie Akplogan

Directeur général de l’Institut des relations internationales et stratégiques : M. Robert Zantan

 

Ministère du Commerce

Directeur de cabinet : Adam Ahantchédé

Directeur adjoint de cabinet : M. Basile O. Dégnonvi

Conseiller technique à la Promotion du commerce : M. Denis R. Godonou

Conseiller technique au Commerce extérieur : Mme Octavie Jeannine Ahomadégbé

Directeur de la Programmation et de la Prospective : M. Dominique Odjo Ogoundélé

Directrice des ressources financières et du matériel : Mme Julienne Kougnimon épse Akpovo

 

Ministère de l’Environnement et de la Protection de la nature

Directeur de cabinet : M. Théophile Worou

Directeur adjoint de cabinet : M. Zacharie Moussa

Directeur de la programmation et de la prospective : M. Chabi Séké Mourakpaï

Directrice des ressources financières et du matériel : Mme Lidwine Ablanvi Houémagnon

Directeur des ressources humaines : M. Cyriaque Louis Avodagbé Hounnou

Directeur général de l’environnement : M. Houénoukpo Henri Soglo

Ministère de l’Economie et des finances

Conseiller technique aux finances : M. Rigobert Kounasso Totin

 

Ministère de la Justice, de la Législation et des droits de l’Homme

Directrice de cabinet : Mme Géneviève Boco Nadjo

Conseiller technique aux affaires civiles et pénales, chargée du suivi du conseil supérieur de la magistrature : Mme Chérifatou Bansou

Directeur des ressources financières et du matériel : M. Armand Serge Codo

Directeur des droits de l’Homme : M. Patrice Hounfiazé

Directeur de la Législation, de la codification et des sceaux : M. Désiré

 

Ministère délégué auprès du président de la République chargé de l’économie maritime, des transports maritimes et infrastructures portuaires

Directrice de cabinet : M. Théodore Glèlè

Directeur adjoint de cabinet : Ichola Bio Sawé

Secrétaire général du ministère : M. Anatole Nounagnon Nounawon

Directeur de la programmation et de la prospective : M. Hugues François Hounkponou

Directrice des ressources financières et du matériel : Mme Blandine Zannou

Directeur des transports maritime et lagunaires : Alain Dèhouè

 

Ministère délégué auprès du président de la République, chargé des transports terrestres, des transports aériens et des travaux publics

Directeur adjoint de cabinet : M. Boniface Bertin Iyani

Directrice des ressources financières et du matériel : M. Adossomi Bocodé

Directeur du Centre national de sécurité routière : M. Dossou André Akpinfa

Directeur général des transports : M. Alexis Azigui

 

Ministère du Travail et de la fonction publique

Directrice adjointe de cabinet : Mme Ramatou Osséni née Odjo koba

Directrice des ressources financières et du matériel : Mme Marie Assiba Guèdègbé née Nobimè

Directeur des ressources humaines : M. Joël Sènan

Conseiller technique à la prévoyance sociale : Mme Lucie Vigan née Amoussou

 

Ministère de l’Enseignement secondaire, et de la Formation technique et professionnelle

Directeur de cabinet : M. Mouhamed Djibigaï

Directeur adjoint de cabinet : M. Kpobouvi Zinsou

Conseiller technique au genre : Mme Sadia Adébiyi Adam

Secrétaire général adjoint du ministère : M. Dinga Saagui

Directrice des ressources financières et du matériel : Mme Antoinette Agbo Lagnika

Conseiller technique, chargé du suivi des projets : M. Clément Edah

 

Ministère de l’Artisanat et du tourisme

Directeur adjoint de cabinet : M. Imorou Bio Adamou

Directeur des ressources financières et du matériel : M. Alphonse Mégninou

Directeur de l’animation et de la promotion touristique : M. Rigobert Goutché

Directeur du développement du tourisme : M. Comlan Paul Akoha

Conseiller technique au tourisme : M. Guy Akpan Johnson

Directeur départemental de l’artisanat et du tourisme de l’Atacora-Donga : M. Chabi Worou Bari

 

Ministère de la Décentralisation de la gouvernance locale de l’administration et de l’Aménagement du territoire

Directeur adjoint de cabinet : M. Séïdou Allassane Gado

Chargé de mission : M. Akakpo Justin Adjido

Directeur de la Programmation et de la Prospective : M. Francis Amoussou

Directeur des ressources financières et du matériel : M. Robert Théophile Yarou

Directeur de l’Administration d’Etat : M. Toussaint Gnonlonfoun

Directeur de la Décentralisation et de la gouvernance locale : M. Georges Houessou

 

Ministère de l’Enseignement maternel et primaire

Conseiller technique à la Planification scolaire : M. Honoré Dègbégnon Dèwagnon

Directeur des infrastructures des équipements et du matériel : M. Garba Alidou

Directeur des établissements privés des enseignements maternel et primaire : M. Arouna Moussa

Secrétaire général national de la commission du Bénin pour l’Unesco : M. Iréné Boco 

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Trois Chefs d'Etat devant le juge .....

6 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Feu vert d'une juge française pour enquêter sur trois chefs d'Etat africains

Photos (GàD) des présidents équato-guinéen Teodoro Obiang, congolaisDenis Sassou Nguesso et gabonais Omar Bongo Ondimba

La doyenne des juges du pôle financier de Paris a jugé mardi recevable une plainte visant trois chefs d'Etats africains soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

Il s'agit des chefs d'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, gabonais Omar Bongo Ondimba et équato-guinéen Teodoro Obiang.

Dans une ordonnance de recevabilité partielle, la juge Françoise Desset a estimé que la plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association Transparence international France (TI), spécialisée dans la lutte contre la corruption, était recevable, l'association ayant, selon son analyse, juridiquement un intérêt à agir.

Déposée le 2 décembre, cette plainte avec constitution de partie civile concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités. Elle vise "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo Ondimba et Teodoro Obiang ainsi que des membres de leur entourage", affirmait l'organisation non gouvernementale dans un communiqué, le 2 décembre.

La magistrate a en revanche rejeté la constitution de partie civile d'un ressortissant gabonais qui avait également porté plainte dans ce même dossier.

L'ordonnance rendue par la magistrate ouvre la voie à une enquête judiciaire.

Le parquet de Paris, qui s'était prononcé contre l'ouverture d'une information judiciaire, dispose désormais de cinq jours pour faire appel.

Dans ses réquisitions prises courant avril, le procureur avait demandé à la doyenne des juges d'instruction de constater l'irrecevabilité de la plainte. Mais la magistrate à qui il revenait de prendre la décision finale n'était pas tenue de suivre l'avis du parquet.

Le parquet de Paris avait auparavant classé sans suite à deux reprises, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes simples visant les trois chefs d'Etat africains.

Les deux principales cibles de la plainte sont M. Bongo, au pouvoir depuis quarante ans, et M. Sassou Nguesso, propriétaires de nombreux biens immobiliers de luxe, selon les plaignants. Leurs familles sont également ciblées, liées entre elles par le mariage de M. Bongo avec Edita, fille de Denis Sassou Nguesso, décédée le 14 mars au Maroc.

Pour M. Bongo et sa famille, la plainte évoque la propriété d'un hôtel particulier et de quatre appartements, tous situés dans le très chic XVIe arrondissement de Paris.

M. Sassou Nguesso possèderait un hôtel particulier de 700 m2, estimé entre 5 et 10 millions d'euros, dans les Yvelines, en région parisienne, et un appartement dans le cossu VIIe arrondissement de Paris. Plusieurs biens en région parisienne sont attribués à ses proches.

Leur entourage respectif disposerait également de nombreuses voitures de luxe.

"Il n'y a aucun doute sur le fait que ce patrimoine n'a pu être constitué grâce aux seuls salaires et émoluments de ces chefs d'Etat au sujet desquels il existe de sérieuses présomptions de détournements de fonds publics", explique Transparence international France.

Le président Bongo "conteste absolument les détournements qu'il aurait faits au préjudice de son pays", affirme pour sa part à l'AFP l'un de ses avocats, Me Patrick Maisonneuve.

Le parquet de Monaco a de son côté ordonné le 30 mars l'ouverture d'une enquête sur des comptes qui auraient été ouverts dans la principauté monégasque au nom d'Edith Bongo.

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CRISE AU PALAIS ROYAL D'ABOMEY

4 Mai 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Crise au palais royal d’Abomey-Calavi
Boni Yayi descend sur le terrain ce matin 04.05.2009 Charles Eyitayô Yaï


La crise qui s’est déclenchée au palais royal d’Abomey-Calavi ces dernières semaines a atteint son paroxysme. Le cri d’alarme de sa majesté le roi Gbesso Adjiwatonou Alodji II est parvenu jusqu’au plafond de l’Etat. Saisi de ce dossier qui honore très peu la chefferie traditionnelle de notre pays, le Président Boni Yayi descend ce jour au palais royal pour constater les dégâts. Qu’il vous souvienne qu’il y a quelques jours, une crise sans précédent s’est déclenchée entre le roi Gbesso Adjiwatonou Alodji II et certains de ses enfants qui se sont rebellés contre lui pour une affaire domaniale. Une situation qui a conduit à la mise à sac du palais royal et à la profanation de certains objets sacrés. Ce jour, à Abomey-Calavi, le Chef de l’Etat, Boni Yayi, se rendra à l’évidence de ce qui s’est réellement passé. Mais avant la visite du palais, le Président Boni Yayi rencontre d’abord, à l’Hôtel de ville, les autorités communales et la population pour s’enquérir du dossier. La séance devrait démarrer à 10 heures. La preuve que Boni Yayi ne néglige rien pour préserver la paix sociale, seule gage de l’unité nationale.
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