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Iredey Blog Emergence

Family of Benin Poison Suspect Denies Confession

31 Octobre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

La fille ainée des SOUMANOU Moudjaidou et son mari s'expriment sur ABC news

Mardi 30 Octobre 2012

By KRISTA LARSON Associated Press
DAKAR, Senegal October 30, 2012 (AP)


"Il nous a dit , ' Ecoutez ! Je n'ai rien avoué .Je n'ai rien a confesser ,'" dixit Franck Gomez, le gendre de Soumanou qui vit a  Washington.

 

The family of a man charged with attempting to poison the president of Benin says authorities are trying to force the suspect to sign a confession by keeping him in a tiny cell without food.

Moudjaidou Soumanou, a former trade minister, was one of three people arrested earlier this month and charged with conspiracy and attempted murder.

The suspects are accused of plotting to swap President Boni Yayi's medicine with a toxic substance in exchange for millions of dollars. The plot allegedly unraveled when one of the three suspects told her sister who then alerted authorities.

Soumanou's family said he is now being held in a 1-square meter (yard) cell without access to food or daylight. Family members also have not been able to bring thyroid medication to the 53-year-old.

His son-in-law denied the prosecutor's assertion that Soumanou already had confessed to involvement in the attempted poisoning.

"He told us, 'Look I did not confess to anything. I have nothing to confess,'" said Franck Gomez, Soumanou's son-in-law, who lives in Washington. "One thing he said was that if he didn't confess, they would kill him."

Government officials in Benin did not immediately return calls seeking comment about the case.

Last week, Prosecutor Justin Gbenameto told journalists that Soumanou had picked up the drugs that were intended to poison the president at the Cotonou airport on Oct. 19.

Authorities allege Soumanou then gave them to the president's doctor, Dr. Ibrahim Mama Cisse, who also has been arrested in connection with the case.

The prosecutor charges that the doctor and the president's niece each were promised a payment of 1 billion CFA ($1.9 million) if they carried out the poisoning.

Soumanou's family, though, said he is simply caught in the middle of a dispute between the president and businessman Patrice Talon, whom authorities also have implicated in the case.

Talon is the main shareholder of a company called SODECO, which Soumanou has headed since 2008.

In a recent interview with Radio France Internationale, Talon said he had become the president's "Enemy No. 1." Authorities have issued an arrest warrant for Talon, who said he would respond to the accusations "but without putting my life in danger."

"What is surprising is not the fact they're accusing me of an umpteenth coup attempt against Boni Yayi," he told RFI. "What is surprising is the extremely ludicrous nature of this scenario."

Yayi was first elected in 2006 in a landslide vote, and won re-election in 2011 in the tiny West African nation.

In 2007, a spokesman said the president's convoy had come under attack, with assailants firing machine guns. Yayi was not harmed in that incident, officials said.

———

Associated Press writer Virgile Ahissou in Cotonou, Benin contributed to this report.

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Pourquoi ce silence assourdissant de la presse béninoise ?

27 Octobre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

27.10.2012 : Affaire Empoisonnement du Président YAYI BONI

Grève de la faim de SOUMANOU Moudjaidou à la prison de MISSERETE au Bénin ...

Nous venons d'apprendre  le transfert de SOUMANOU Moudjaidou a la prison de Apkro Misserété . Pourquoi ce transfert opéré a la va vite la veille de la fête de AID , la Tabaski le Jeudi 24 Octobre dernier ? Quand on sait que M. SOUMANOU est un musulman pieux , la manoeuvre reste sans explication rationnelle. Pire , la femme et le fils de M. SOUMANOU n'ont pas eu le droit de le rencontrer. Les médicaments médicaux du traitement en cours de M.  SOUMANOU ont été refusés par les vigiles ainsi que la nourriture apportée par sa femme, le soir du Jeudi 25 Octobre dernier.

C'est dans ces conditions que le plus célèbre prisonnier de l'ère YAYI BONI vient d'entammer une greve de la faim. M. SOUMANOU refuse de manger les plats présentés par l'admnistration pénitentiare Il se nourrit depuis quelques jours que de l'eau .....

Pourquoi ce silence de la Presse béninoise au sujet de cette tumultueuse affaire ? Pourquoi aucun homme de droit et de justice n'ose elever la voix   dans un pays qui se veut de droit ? Le peuple béninois doit être informé des agissements du pouvoir ? Pourquoi torturer si le supposé coupable a tout avoué comme le disait le Procureur ?

Autant de questions sans réponses .... mais la vérité finiera par triompher ...

DEG

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Soumanou Moudjaidou mis en prison pour raisons d'Etat ?

22 Octobre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Adjinakou - 20/10/2012
Sécurité d'Etat : Les dessous de l'arrestation de Moudjaidou Soumanou

L'ancien ministre de l'Industrie et du Commerce Moudjaidou Soumanou a été arrêté hier dimanche aux environs de 06 h à son domicile à Cotonou. Sur les mobiles de son arrestation les versions varient. Seule certitude, l'actuel directeur général de la Sodeco n'est plus un homme libre.

La nouvelle de son arrestation a fait le tour de la ville comme une traînée de poudre et continue d'alimenter le buzz sur les réseaux sociaux et à la Une de l'actualité. Moudjaidou Soumanou n'est donc plus libre de ses mouvements. Celui qui était jusque-là directeur général de la Société de développement du coton (Sodeco), a été, en effet, arrêté au petit matin le dimanche 21 octobre à son domicile sis à Sainte-Rita.

Que lui reproche-t-on ? A cette interrogation, les versions officielles se font rares. Toujours est-il que certaines sources laissent entendre que son arrestation serait liée à la crise du coton. Quand on sait que l'ancien ministre Moudjaidou Soumanou est très proche de l'homme d'affaires Patrice Talon qui subit les foudres du gouvernement dans le cadre de la gestion de la campagne cotonnière 2011-2012, on est tenté de donner foi à cette première version. Encor faudrait-il savoir ce qui lui est reproché. Y a-t-il eu mauvaise gestion de la Sodeco où le gouvernement est actionnaire et associé avec le secteur privé ?

Affaire d'Etat

D'autres sources généralement bien informées et confirmées laissent entendre que les vraies raisons de l'interpellation de Moudjaidou Soumanou sont plutôt à chercher dans le cadre d'une enquête relative à la Sécurité d'Etat. On apprend aussi qu'il s'agirait d'une affaire qui concerne une tentative d'empoisonnement du chef de l'Etat par le biais de son médecin. Que cache donc cette nouvelle interpellation après celle du Sécrétaire général de la Cgtb, Pascal Todjinou ? Cette nouvelle arrestation annonce-t-elle celle d'autres personnalités en délicatesse avec le pouvoir en place ? Que contient donc ce dossier dont on pressent qu'elle ne fait que commencer ?

Ce sont autant d'interrogations qui restent sans réponse et qui donnent à cette affaire une dimension politique à la fois pour la qualité du mis en cause et le contexte national.

Mais ce n'est pas la seule part d'ombre que contient ce dossier. En effet les avis divergent sur les lieux de sa détention. A ce propos, les premières sources indiquent que ce sont les éléments de la police nationale qui l'ont arrêté et qu'il serait gardé dans les locaux de la direction générale de la police nationale (Dgpn) à Cotonou. Mais d'autres sources informent que l'ancien ministre serait gardé au lieudit Petit palais de sinistre renom et abrite les services du cabinet militaire du chef de l'Etat.

Edgar Gnimavo
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Le Directeur de la SODECO interpellé ....

21 Octobre 2012 , Rédigé par ibe_master

Dimanche 21 Octobre 2012

M. SOUMANOU ISSIFOU Moudjaidou interpellé par la DGPN ce matin très tôt a son domicile

 

M. SOUMANOU Issifou Moudjaidou interpellé ce matin de Dimanche 21 octobre 2012 par la DGPN pour des raisons d'enquête . On lui reproche certaines malversations dans la gestion du Coton.

Après l'actionnaire principal de la SODECO , l'homme d'affaires TALON Patrice c'est au tour de son DG de repondre des faits encore non devoilés relatifs a la gestion du Coton.

Rappelons que Patrice TALON se serait retranché en Europe par peur des actions des sbires de YAYI BONI.

Que se passe- t- il du côté de M. SOUMANOU , celui que les béninois ont souvent qualifié de vertueux , honnête et technocrate de qualité ? On en saura plus les jours prochains.

En attendant tous les hommes épris de justice et de droit sont dans l'attente.

 

 

La rédaction

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Qui gouverne au Bénin ?

17 Octobre 2012 , Rédigé par ibe_master

La question est banale, mais la réponse apparaît complexe. Nos gouvernants, on les connaît, ceux qui sont élus comme ceux qui sont nommés. Et pourtant, face au désordre dans nos villes, à l’inefficacité des politiques publiques, à l’échec de nombre de réformes, parfois à la détresse des Béninois, l’Etat est absent. Je veux en donner ici quelques illustrations.


 
L’incapacité de nos dirigeants face à la vente illicite du carburant

   

Mais qu’à cela ne tienne, le propre d’un Etat sauvage c’est l’impuissance de ceux qui sont élus pour nous protéger et qui n’en ont visiblement aucune conscience. Le propre d’un Etat sauvage c’est aussi de ne pas chercher à savoir combien sont malades ou sont emportés par la mort du fait de leur exposition au pétrole et de l’inhalation de ce produit que ces découvreurs, les occidentaux, ont enfui dans le sous-sol. Le Bénin n’a aucune statistique sur les dégâts du «Kpayo » et ne cherche même pas à en avoir. Mais rassurez-vous, nous avons un Ministère de la santé.

  

L’incapacité de nos gouvernants face à l’exploitation honteuse des handicapés

  

Le Bénin est-il devenu un Etat sauvage ? Tout porte à le croire. Nos carrefours sont transformés en supermarchés. On y vend même des chiens et des oiseaux.
Mais le plus ignoble, à nos carrefours, depuis tant de temps, c’est l’exploitation honteuse du handicap. J’y vois avec un gros pincement au cœur l’exposition d’enfants malades ou handicapés, par d’autres enfants, par des adolescents parfois par des adultes à des fins de mendicité. Cette forme de «commercialisation » du handicap ou de la maladie est indigne de notre pays. Mais tout y est tellement désormais toléré que ça n’émeut pas grand monde et le Ministère des affaires sociales ne s’en préoccupe même pas. S’il y a une urgence, au nom de la morale et de la dignité humaine, ce serait d’interdire non pas la solidarité nécessaire à l’égard de ceux qui en ont le plus besoin, mais l’exposition dans des fauteuils roulants, sous le soleil et la pluie, de gré ou de force, d’enfants ou de personnes malades, handicapés à des fins de mendicité. Ça n’honore ni notre pays ni les Béninois et les étrangers qui visitent notre pays ne reviennent pas de voir le pays livré à lui-même et presque sans valeurs, sans limites, sans dignité. On peut être pauvre, mais digne.

 

Je persiste et signe, le Bénin devient un pays sans foi ni loi. Nos gouvernants ont renoncé à leurs charges : celles de travailler à instaurer une société de valeurs, d’ordre, de justice et de sécurité. Au lieu de cela, nos gouvernants ne s’occupent presque plus que de signer leurs parapheurs, de tenir des réunions stériles, de prononcer à longueur de temps des discours à la télévision, d’ouvrir et de fermer des séminaires, de faire des discours à la Nation pour des journées internationales insignifiantes, de faire leurs missions à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, tout ceci, au détriment de l’utile et de l’essentiel. Mais comment peut-on être Ministre et Maire, en jouissant de tous ces avantages que nous payons par nos impôts, profitant au passage de tas d’autres avantages frauduleux et illégaux et restés cyniquement insensibles à la poubelle que devient Cotonou, à l’insécurité généralisée, à la pagaille et la misère qu’ils traversent vautrés dans ces voitures officielles ? Comment ?

 

L’incapacité de nos gouvernants face à l’inondation

  

Face à l’inondation, nos gouvernants n’y peuvent rien. Tous les ans, les mêmes discours, la même campagne de Cotonou contre l’inondation, mais Cotonou est toujours sous les eaux et les Cotonois, comme des poissons et des grenouilles dans l’eau. Et pourtant, tous les ans le même discours des mêmes autorités soldé par la même incapacité. Combien de quartiers sont piégés. Des caniveaux et des trous ouverts en pleine route et ce, depuis des années. J’en ai compté moi-même plusieurs. Et pourtant « la ville travaille pour nous ». Elle a, en plus, une direction des services techniques. Combien d’artères centrales en plein centre ville ne sont plus éclairées. Les lampadaires y sont mais les ampoules sont grillées et personne pour les changer. Combien de camions en panne, abandonnés en pleine route, parfois sur des ponts. Ne parlons plus des tas d’ordures bien amassées et bien entretenues le long des boulevards et avenues de Cotonou. N’en parlons plus car, ce n’est plus la peine, nous y sommes déjà habitués. Que dire de toutes ces voitures « à vendre » garées sur les trottoirs dans Cotonou, au lieu d’être sur les parcs de vente de véhicules d’occasion. Face à tout ça, nos gouvernants ne peuvent rien, et ce n’est pas grave.

  

L’incapacité de nos gouvernants face aux dégâts des camions

Comme l’exploitation éhontée des malades et des handicapés, comme la vente du pétrole, nos gouvernants n’ont pas de réponse non plus face à la horde de camions qui a envahi Cotonou. Et pourtant ces camions sont le cauchemar des Cotonois et de tous les visiteurs de notre pays. La vérité est que ces camions sont plus nombreux à Cotonou que dans n’importe quelle ville portuaire. Lomé, Dakar, Abidjan, Libreville qui sont aussi des villes portuaires ne sont pas sous la menace des camions. Et pourtant, à Cotonou ces camions tuent. Ils détruisent tout sur leur passage, les feux tricolores, les panneaux de signalisation, les lampadaires, les bordures de route, vraiment tout. Et pourtant, ces camions transforment des quartiers entiers en champ de ruine. Certaines rues sont désormais totalement dégradées, fermées par les camions qui les ont transformées en parking. Les riverains s’en plaignent, mais personne ne donne le sentiment d’être capable de quelque chose. Ni le gouvernement, ni la Mairie de Cotonou. Quelle impuissance ! Quel déni de gouvernance ! Le sentiment qui anime désormais nombre de Béninois, est un sentiment de colère et de révolte contre les gouvernants.

 

La question qui trotte dans l’esprit de chacun est non plus celle de la mauvaise gouvernance, mais bien celle de savoir si le Bénin est simplement gouverné et si oui, par qui ? La gestion d’un pays n’est pas seulement dans la négociation de grands projets, la réalisation de grandes infrastructures vite abandonnées à l’indiscipline et à l’incivisme. La gestion d’un pays, nos gouvernants l’ignorent souvent, consiste aussi et surtout à apporter des réponses aux injustices, aux souffrances et aux angoisses de la société. Les grands projets et les infrastructures sont, on le sait désormais, des nids de pots-de-vin, rapportent à ces négociateurs quelques pourcentages indus. On comprend qu’ils les attirent. Mais la gestion du quotidien, si elle ne rapporte presque rien de numéraire, confère à tout gouvernant, sa dignité et sa raison d’être.

 

Que dire de l’aéroport international de Cotonou ?

 

Une honte nationale. Il n’est pas épargné par l’impuissance de nos gouvernants ? Et c’est presque à se demander si cet aéroport a un directeur. L’aéroport Cardinal Bernardin GANTIN est dans un état d’abandon et n’a aucune chance d’être certifié ISO. Notre aéroport est sans aucun doute l’aéroport le «mieux mal géré » de la sous-région. Ces dirigeants, s’il y en a, ne respectent aucune norme encore moins les usagers. La qualité de service est lamentable. Pour ceux qui y passent, c’est un supplice et pour nous autres Béninois, c’est pitoyable pour l’image de notre pays. J’ai eu l’occasion de réentendre les sportifs en fin de séjour après les jeux africains de Juillet 2012, lâcher ce que l’on a souvent entendu : « Cet aéroport est la honte de l’Afrique ». C’est au petit matin du 02 juillet 2012. Mais j’ai aussi souvent vu des Béninois s’échanger des regards de dépit et de honte face à la vétusté de nos équipements, à la chaleur intense à l’intérieur de l’aéroport. Comment un pays de plus de 8 millions d’âmes peut-il continuer de se payer, 52 ans après son indépendance, un aéroport (le seul en plus) aussi vétuste, aussi mal équipé, aussi mal géré ? Si l’on savait que cet aéroport serait abandonné, il n’aurait jamais fallu lui donner un nom si célèbre, celui d’un Prélat vénéré et respecté par tous.

 

Chaque jour que Dieu fait, notre pays perd en attractivité, et les Béninois en confort de vie. On ne s’en rend pas compte parce que la pagaille a fini de s’installer, parce que le Bénin ne se plaint pas de ne pas avoir un modèle de société, plus de loi, plus d’interdit, parce que Cotonou n’a plus honte d’être une poubelle, une ville dangereuse piégée par des trous en pleine voie et non signalés, parce que la mairie de Cotonou a tous les arguments pour expliquer son incapacité et enfin parce que l’Etat sauvage nous convient. Chacun de nous semble trouver son compte dans le laisser-aller généralisé. Après tout, l’absence de l’Etat permet à chacun de transporter une porte, une lame de verre, une feuille de tôle à moto, de trainer à moto des barres de fer sur la route, de charger dans une voiture de 5 places, 7 à 8 personnes, parfois en mettant la malle arrière à contribution, de rouler sans casque, d’être à 4 sur une moto. Tout ce qu’on ne voit plus chez nos voisins. Regarder l’Université. Elle est installée depuis quelques années dans l’exception. Plus rien n’est normal, tout est exceptionnel : l’année académique est spéciale depuis des années, les effectifs pléthoriques, les cours sont expéditifs, plus de salles de cours. On ne s’en rend même plus compte. Voyez l’école de la République. Des grèves à rompre le souffle, des années spéciales à répétition, le rattrapage habituel, le boycott traditionnel de la correction des copies etc. L’exceptionnel est devenu notre normalité. Et on s’y habitue, hélas.

 

Le Bénin s’isole et se particularise dans la sous-région. Nos voisins se modernisent. Dans ces conditions, être un Etat sauvage n’est pas une qualité et un pays sans foi ni loi n’attire ni touristes ni investisseurs. Retrouvons nos valeurs, le sens du civisme et la marche du progrès. N’inversons surtout pas l’échelle des valeurs qui fait que des hommes et des femmes exemplaires et des citoyens modèles ont finalement honte de bien se comporter.

 

Il n’y a pas pire signal que de voir la Ministre de la famille renoncer à exercer ses pouvoirs pour marcher contre un mal alors même qu’elle a dans ses mains les prérogatives d’y faire face. Un autre signal est le mépris opposé par les citoyens à la décision du Préfet de l’Atlantique-Littoral de rendre le port du casque obligatoire. Cette décision était pourtant salutaire et la pédagogie du Préfet forçait l’admiration. Mais aujourd’hui, les usagers l’ignorent royalement, et le Préfet s’y est plié. C’est ça l’incapacité de l’Etat. Elle est devenue le principe et l’action l’exception. Hélas. Nos gouvernants ont réussi à convaincre les Béninois que rien n’est possible, que la pagaille actuelle est une fatalité, qu’un Ministre, ça ne fait que des discours, ne peut pas agir, ne peut pas être audacieux, créatif, réformateur, et qu’on n’y peut rien. Mais comme tous les Béninois, je garde encore en mémoire ce Ministre du Président KEREKOU, oui du Président KEREKOU, qui a montré avec talent, tout le volontarisme et la créativité qu’on attend d’un gouvernant. Homme de réforme, son parcours ministériel ne fut que de changement audacieux et qualitatif. Tenez, à la Justice, il lui a laissé les nouveaux tribunaux et cours d’appel, aux magistrats leur nouveau statut. Mais avant, à l’enseignement supérieur, nous lui devons la création de l’Université de Parakou et la redéfinition de la mission des facultés et grandes écoles. Comme tous les Béninois, je me rappelle également de ce chef de Circonscription d’une impopularité admirable mais dont chacun retient la détermination et l’ordre qu’il a tenté de mettre dans Cotonou. Pour moi, un gouvernant, dans un pays aussi pauvre que le nôtre doit être d’abord et essentiellement un homme de réforme et non de stagnation, un précurseur et non un prédateur.

 

Un second mandat déjà compromis ?

 

Pour moi qui ai perdu les élections présidentielles de 2011, j’avais fini par trouver dans la réélection de Boni YAYI un motif de consolation. J’ai caressé l’espoir qu’ayant la chance d’être réélu pour un 2ème et dernier mandat, Boni YAYI se soustrairait à toutes les contraintes politiques qui freinent la réforme de notre société et qui neutralisent l’audace d’agir pour le Bénin. J’ai souhaité qu’ayant bénéficié comme le Général KEREKOU d’un second mandat, le Président YAYI ne fasse pourtant pas comme lui entre 2001 et 2006, que le Bénin ne devienne pas une « pétaudière » et que le chef de l’Etat utilise la liberté que lui confère ce dernier mandat pour conduire, sans frémir, toutes les réformes les plus impopulaires, les plus audacieuses mais qui changent notre société et garantissent à notre pays la prospérité.

 


Pour moi, ce quinquennat qui s’est ouvert le 06 avril 2011 est déjà plombé par la polémique, le cafouillage, la division, la petite politique bref par …l’impuissance. Le chef de l’Etat donne le sentiment d’avoir déjà dilapidé en 18 mois l’énergie et la crédibilité dont il aura besoin pour 5 ans. Une chose est désormais établie : ce quinquennat a déjà perdu le souffle pour ses actions futures. Son bénéficiaire a lui-même, par sa parole et ses actions, activé les vieilles frustrations restées latentes, réveillé la contestation, relancé le combat politicien total et par ce fait même, compromis l’adhésion naturelle de la nation à son œuvre. Mais pour ne pas être un mandat comme les autres, ce quinquennat devra retrouver un nouvel élan, créer une dynamique nouvelle en rassemblant tous les Béninois, en encourageant ceux qui créent la richesse et les emplois pour relancer les réacteurs de la croissance et ouvrir sereinement les réformes nécessaires au développement de notre pays.

 

Quota et équilibre plutôt que excellence et mérite

 

Si l’Etat peine tant à être efficace, si les réformes sont aussi mal conçues, mal conduites et finissent dans le scandale et la polémique, c’est parce que nous avons remis en cause une des « options fondamentales de la Conférence nationale » : L’excellence. La vérité est que depuis bientôt 15 ans, nous avons sacrifié l’excellence au profit des quotas et des équilibres. Equilibre régional, équilibre ethnique, équilibre clanique, équilibre religieux etc. Les meilleurs ne sont plus privilégiés et promus. Ceux qui réussissent aux concours publics ne sont vraiment pas les plus méritants et parfois, ces lauréats n’ont ni le niveau intellectuel ni les aptitudes pour exercer les fonctions qui leur sont confiées. Mais il faut qu’ils soient promus pour « représenter leur région, leur ethnie » ou pour « réparer une injustice » ou encore pour « faire rattraper un retard » à leur commune, à leur ethnie ou à leur région. Les mots ne manquent pas pour assassiner l’excellence. De même, les nominations dans l’administration publique sont tellement équilibrées et rééquilibrées qu’elles se font au mépris de la compétence et du mérite. Des postes sont désormais réservés à des régions ou à des ethnies données. Je veux le redire, c’est le refus de valoriser l’effort et l’exemple et de promouvoir l’excellence et le mérite qui explique la nomination de cadres visiblement défaillants qui à leur tour enlisent fatalement l’Etat dans la gestion des grands dossiers.

 

Je voudrais pour finir attirer l’attention de nos gouvernants, Présidents d’institutions, Ministres, Maires, Députés, sur le fait que l’incapacité dont fait preuve l’Etat et les collectivités locales face aux souffrances des Béninois et aux dysfonctionnements de la société, cette incapacité nourrit des mécontentements légitimes. S’il s’établit dans l’opinion que se crée, au sein de l’élite et de la classe politique, une oligarchie ethno-régionale et clanique, une bureaucratie affairiste mais stérile et une bourgeoisie prédatrice coupée de la demande sociale, alors là, il y a des risques que l’indifférence et l’incapacité de l’Etat servent de terreaux au « tous incapables et corrompus » et conduisent, (que Dieu nous en préserve), à des envies d’aventures politiques.


Au moment où j’achève cette réflexion, une conviction m’habite : Nos gouvernants ne construisent pas des châteaux en Espagne. C’est sûr. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils bâtissent sur du sable. L’Etat est dans l’instantanée, dans l’immédiateté, dans la polémique politique, et peu dans les réformes structurelles et la construction de l’avenir. Plaise à Dieu que le calme actuel qui couve tant de frustrations, de souffrances et d’injustices ne nous explose à la figure.

 

Je suis un citoyen révolté par tant d’indifférence et d’incapacité. Je veux dénoncer de toutes mes forces « l’Etat incapable » qui s’érige sous nos yeux. Je veux dénoncer « l’Etat débonnaire et flemmard » qui veut nous faire accepter son manque de courage et nous familiariser avec notre propre indiscipline généralisée. Je veux dénoncer enfin, de toutes mes forces, la kleptomanie bureaucratique qui assèche les ressources de l’Etat et enrichit de modestes serviteurs de l’Etat de façon vertigineuse, au nez et à la barbe de tous, sans aucune justification et sans sanction. Je veux dénoncer et dénoncer encore la démission de nos gouvernants et l’abandon du pays aux échecs. Mais je ne le ferai pas, parce que j’ai encore la faiblesse de croire en notre capacité collective au sursaut et au refus de figurer parmi les derniers et les médiocres.


Sommes-nous si incapables ? Réveillons-nous !

 

Par Frédéric Joël AÏVO
Agrégé des facultés de droit
Professeur de droit public à l’Université d’Abomey-Calavi

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L AUTRE BENIN DONT JE REVE ...

6 Octobre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

L’AUTRE BENIN DONT JE REVE

Après avoir publié « Mon Appel à la Jeunesse Béninoise » des centaines de jeunes Béninois vivant sur différents horizons, mus par les mêmes aspirations que moi m’ont répondus très favorablement. Des messages d’encouragement par ici, les messages prônant pour la création d’un creusé de jeune pour une réelle prise de conscience par là. Je les remercie infiniment pour leurs réflexions et encouragements.

Comme beaucoup l’ont si bien constaté, mon appel était destiné à montrer du doigt la situation présente de notre pays et de sa jeunesse. Cet appel avait pour objectif de nous faire comprendre à nous les jeunes, que nous ne devons plus être ces spectateurs du développement qu’on gratifies de gadget électoral puis sacrifiée après chaque quinquennat sur l’autel des intérêts politiques et financier des un et des autres.

En relisant ses messages reçus des jeunes venus de tous les horizons, je suis confiant et ravis de constater que, cette jeunesse à belle et bien conscience de ses erreurs et se décide ici et maintenant de ne plus s’affilier, se comparer, s’invectiver et même se jalouser pour des raisons autre que pour le bien être de tous.

Je suis si convaincu que je peux enfin affirmer que la jeunesse dont je fais parti à conscience qu’un autre Benin que celui de nos réalités actuels est bien possible de devenir une réalité et non seulement un rêve. Cela est bien possible et nous avons l’ultime devoir de le rendre possible car l’avenir de nos enfants et petits enfants en dépends.

Mais, en tant que jeune, quel genre de politique de gouvernement pensons-nous, pourra faire sortir notre peuple de l’impasse actuel ? Quels sont les points clés ou les décisions immédiates à prendre afin que nous puissions découvrir ou réaliser ce « Autre Benin » de nos rêves ?

A notre avis, la conduite d’une politique de développement fiable pour le Benin doit respecter des règles spécifiques basées sur une gouvernance accès sur le résultat et liées à des indicateurs de performance qui répondent aux exigences des contribuables. Une politique de développement qui doit faire intervenir de multiples acteurs, dans de nombreux secteurs et à différents échelons de l’administration – caractérisés chacun par des niveaux d’information et des moyens différents. Il est alors clair que, pour être efficace, la gouvernance doit disposer d’un mécanisme flexible permettant de répondre aux besoins d’information et d’amélioration de ses performances. L’usage strict de ses systèmes d’indicateurs de performance constituera l’un des outils qui pourront permettre à répondre à cet objectif de développement.

D’abord, nous devons cesser de créer des ministères sur la base des calculs politiques. Si non comment comprendre qu’un pays comme le Benin puisse avoir trente ministères. Cela est inadmissible et révoltant. Même le gouvernement Fédéral Américain n’a que treize ministères. Pourquoi le Benin ne peu t-il pas se doter de 13 ou 15 ministères afin d’économiser l’argent du contribuable pour des fins de développement.

Un gouvernement qui se respect est un gouvernement qui tient compte de trois principes spécifiques tels : Une Vision, un Développement et une Démocratie (V2D)

Une Vision  : Elle est nécessaire parce qu’elle doit être à la base de tous programmes de gouvernement. Nous devons penser à l’ avenir, toujours mesurer les impacts futurs de toutes décisions que nous prenons aujourd’hui et qui aura des répercussions dans un futur proche ou lointain sur notre peuple. Nous devons utiliser intelligemment les apports du contribuable pour le bien être du peuple tout entier et non le bien être d’un groupe restreins des hommes au pouvoir. Cette vision doit prendre en considération les valeurs politico-économiques de notre pays, et être détaillé par secteur d’activités dans un program de gouvernement.

Un Développement  : Le développement selon nous est multidimensionnel, car il inclut l’économie et le social. Un développement économique bien réalisé entraîne sans beaucoup d’efforts un développement social d’une nation. Nous devons commencer à axer notre développement sur nos moyens propre : Notre agriculture et notre patrimoine humain.

Notre agriculture parce que selon nous une nation qui arrive à s’auto-suffire alimentairement est a mi-chemin d’un développement économique réussi. Nous devons être heureux d’avoir une terre fertile. Mais nous avons le devoir de la valoriser afin de pouvoir en prendre profit.

Notre patrimoine humain est bien diversifier et a besoin aussi d’être mieux exploité afin de répondre aux exigences du 21 siècle. Ce qui veut dire que nous devons donner une grande importance a ce patrimoine humain en investissant suffisamment dans l’éducation et dans le bien être (Sante de la famille) de nos populations.

La Démocratie  : La démocratie ou le principe démocratique selon nous ne se limite pas seulement à la liberté de parole et de se constituer en partie politique… pour des fin électoraux. Elle doit faire l’apanage de toutes décisions politiques ou apolitiques que nous prenons aussi bien dans le gouvernement que dans nos services respectifs de travail (prive ou publique). Soutenez avec moi que l’heure est venue afin que tous postes de responsabilités dans notre pays (du simple Conseiller technique au Ministre) soient soumis à un recrutement par mérite de par la compétence des uns et autres après un lancement d’appel d’offre. J’irais même plus loin pour dire qu’il est temps qu’aux ministres soient donnés la liberté de choisir comme ils entendent (Apres recrutement par appel d’offre) les membres de leurs cabinets et directeurs de sociétés répondants de leurs ministères afin que les responsabilités des uns et autre soit situer et permettre au peuple de juger de la capacité réelle de ses dirigeants. Aujourd’hui que constatons nous ? Aux ministres sont imposés des directeurs de cabinets et directeurs de sociétés qui enfin ne respectent plus la hiérarchie, juste parce que leurs nominations dépendaient uniquement de leurs relations personnelles avec tell ou tell personne en bonne grâce avec soit le président de la république ou un membre influent du partie au pouvoir. Ce phénomènes contribue puis facilite la prolifération des cas de « pot de vin », du népotisme, et de la corruption qui en faites nuisent gravement a l’économie, la démocratie et à la culture de l’excellence dans nos administrations, dans notre pays.

Il est temps que la jeunesse soit appréciée non pas par rapport à sa famille ou ses affiliations parentales, mais plutôt par ses idées innovateurs, son éducation et son expertise. Nous devons donner la chance à tous les béninois afin qu’ils puissent apporter leurs pierres à l’édifice sacré qu’est notre nation.

Les élections s’approchent, et il faudrait que la jeunesse se base sur les principes précités pour évaluer les potentiels candidats afin de s’assurer que notre choix ultime soit basé sur la recherche du bien être de tout le peuple et non basé sur le plus offrant en monnaie sonnante et trébuchante.

Maintenant est venue le moment pour que les jeunes deviennent des acteurs actifs de l’édification d’un Benin de l’excellence et du respect de la chose publique. Car le développement de notre pays passera tout d’abord par notre capacité de nous investir dans un travail productif sans pareil. Notre jeunesse a un rôle primordial à jouer pour l’avènement de cet ‘Autre Benin ‘ dont ont rêve tous pour nous-mêmes, nos enfants et petits enfants.

Telle est notre conviction.

Maurille C. Beheton

mbeheton@gmail.com

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