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Iredey Blog Emergence

Qui achète le pétrole de l'E.I ?

11 Octobre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Le DAESH ou l'EI(Etat Islamique) combatu par les grandes puissances occidentales et les pays du golfe continuent de vendre le pétrole volé à l'Irak mais à qui ?

 

INTERNATIONAL - Les offensives de Daech continuent. Depuis plusieurs jours maintenant, le groupe jihadiste qui contrôle une partie de l'Irak et de la Syrie, cherche à prendre la ville de Kobané. Troisième ville kurde de Syrie, située non loin de la Turquie, Kobané est défendue tant bien que mal par les combattants kurdes mais est sur le point de tomber. Et la coalition internationale a beau bombarder les positions de Daech, rien ne semble arrêter les jihadistes.

La possible percée de Daech (appelé aussi "Etat islamique") qui se profile met de nouveau en lumière la puissance militaire et donc financière du groupe. Qualifié depuis les avancées de cet été de groupe terroriste "le plus riche du monde", Daech tire notamment ses ressources des puits de pétrole qu'il contrôle. S'il est difficile de chiffrer précisément cette manne financière, les différentes estimations relayées récemment parlent de 1,2 à 3 millions de dollars engrangés par jour.

La rente pétrolière de Daech soulève évidemment une question: à qui les jihadistes vendent-ils leur pétrole? Comme l'a relayé Mediapart, début septembre, une petite phrase de l'ambassadrice de l'Union européenne en Irak Jana Hybaskova a provoqué des remous à Bruxelles. Devant des députés de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, l'ambassadrice a affirmé que "malheureusement, des Etats membres de l'UE achètent ce pétrole". "Je ne peux pas partager avec vous cette information. Ce n'est pas une information publique", a-t-elle ajouté refusant de donner plus de détails aux députés. Qu'en est-il vraiment? Par quel biais ce pétrole aurait pu se retrouver en Europe? Le HuffPost a demandé a des experts du secteur pétrolier leur analyse.

 

Selon Pierre Terzian, directeur de Pétrostratégies, les accusations de Jana Hybaskova sont "exagérées". "Cette sortie avait surtout un but politique. Il s'agissait d'attirer l'attention, créer un choc pour que l'Union européenne se saisissent du problème posé par Daech", estime-t-il. Jean-Pierre Favennec, consultant et co-auteur de L'Atlas de l'Energie souligne de son côté que "des Etats ou de grandes sociétés ne s'amusent pas - et n'ont pas intérêt - à acheter du pétrole à des groupes comme Daech".

Toutefois, le fait que du pétrole de Daech se retrouve en Europe n'est pas impossible. Si le marché des hydrocrabures est censé être transparent et le pétrole traçable, il existe aussi un marché bien plus opaque. "Quand une entreprise achète du pétrole, elle est censée savoir d'où il provient grâce à ce qu'on appelle le certificat d'origination", indique Maïté de Boncourt, chercheuse associée au Centre Energie de l'Ifri. "La traçabilité doit pouvoir se faire", ajoute Jean-Pierre Favennec qui explique que le raffineur qui achète du pétrole a d'ailleurs plutôt intérêt a savoir d'où il vient pour éviter les produits de mauvaise qualité.

Des réseaux clandestins bien en place

Mais, souligne Maïté de Boncourt, maquiller l'origine d'un pétrole est clairement faisable. Pour cela, deux solutions: soit le mélanger avec un pétrole "identifié" soit en détruisant les preuves de son origine c'est-à-dire en falsifiant le certificat d'origination. Et vu que ce dernier est délivré par les chambres de commerce locales, on imagine bien les fraudes qui peuvent exister dans un pays qui souffre de corruption.

Ces procédés sont ceux utilisés par les réseaux clandestins. "Souvent dans des situations d'embargo ou de conflits, des réseaux parallèles se mettent en place. Cela a par exemple été le cas après l'invasion du Koweït par l'Irak et la mise en place du plan 'Pétrole contre nourriture'", rappelle Maïté de Boncourt. Ce plan, supervisé par l'ONU, a été mis en place pour subvenir aux besoins humanitaires des Irakiens après que le pays a été sanctionné économiquement. Entre 1996 et 2003, Bagdad pouvait vendre tous les 6 mois pour 2 milliards de dollars de barils à condition d'allouer les recettes à la population. Sauf que le gouvernement de Saddam Hussein met en place un vaste système de corruption pour détourner le plan. "Du pétrole de contrebande est également vendu aux frontières, rapportant 11 milliards de dollars au régime baasiste", rappelle Le Monde. "Daech ne fait qu'utiliser d'anciens canaux parallèles, dont ceux qui existaient a cette époque", poursuit Maïté de Boncourt.

Double jeu turc

Aujourd'hui, ces réseaux parallèles se situent en partie le long de la frontière turque. Et cela s'explique notamment par deux raisons. Premièrement parce qu'en Turquie le prix du pétrole est élevé, précise Pierre Terzian de Pétrostratégies. Selon lui, c'est d'ailleurs ce pays qui est le premier destinataire du pétrole du groupe jihadiste. "Daech a la possibilité d'écouler ses stocks en Turquie, du sud jusqu'au centre du pays. Pourquoi l'organisation s'embêterait-elle à vendre son pétrole en Europe, qui est géographiquement éloignée et qui mets en place des barrières douanières?", s'interroge-t-il. "Si de gros volumes sortent de Syrie, ils sont écoulés en Turquie", affirme-t-il, soulignant que le gouvernement turc avait fermement démenti ce commerce illicite. "En revanche, le pétrole des jihadistes peut effectivement être déguisé sous forme turque", remarque Pierre Terzian. C'est donc éventuellement par ce biais que du pétrole de Daech pourrait être ensuite acheminé en Europe via le port de Ceyhan, "grand hub pétrolier turc par lequel transite également le pétrole des pays du Golfe", rappelle Maïté de Boncourt. "Il y a sans doute des Etats membres qui achètent ce pétrole depuis la Turquie, sans trop savoir d'où ce pétrole provient exactement", commentait ainsi pour Mediapart l'eurodéputée portugaise Ana Gomes.

L'autre facteur qui explique que le trafic a lieu dans cette région, c'est la frontière très poreuse entre la Syrie de Bachar al-Assad et la Turquie de Recep Tayyip Erdogan. Au-delà de la corruption qui peut exister, la perméabilité de la frontière a, selon Pierre Terzian, été favorisée par la Turquie dans un but politique. "En ne tenant pas correctement sa frontière, la Turquie a favorisé l'émergence de Daech avec pour objectif l'affaiblissement de Bachar Al-Assad dont Erdogan s'est désolidarisé après le soulèvement de la population", analyse-t-il. Une attitude ambivalente décryptée dans les colonnes du HuffPost par Jana Jabbour, doctorante et enseignante en Relations internationales et en sociologie politique à Sciences Po.

Tour de passe-passe en Méditerranée

Par ailleurs, nombreux sont les observateurs à s'interroger sur ce qui se passe au Kurdistan irakien. Toutefois, la situation est très différente de celle à la frontière turque. La rente pétrolière et l'exportation sont en effet depuis longtemps un sujet de discorde entre le gouvernement central irakien et le gouvernement régional du Kurdistan. "Bagdad a toujours interdit l'exportation du pétrole kurde. Or, en juin dernier, le Kurdistan a bravé cet interdit", rappelle Maïté de Boncourt qui précise que cette décision a été prise publiquement et non de manière clandestine. "De fait, plusieurs questions peuvent se poser, ajoute-t-elle. D'abord, vu le contexte actuel, y a-t-il des réseaux illégaux qui se sont développés au Kurdistan?". Une supposition régulièrement relayée comme une affirmation mais qui mérite nuance et précaution. A ce sujet, Pierre Terzian explique que certains intermédiaires peu scrupuleux (et non pas les autorités kurdes) ont pu à un certain moment acheter du pétrole de Daech via des canaux parallèles. Mais selon lui, ces échanges n'ont plus lieu aujourd'hui. Ils se sont arrêtés lorsque l'organisation jihadiste a pris de l'ampleur et s'est montrée menaçante envers les Kurdes. Maïté de Boncourt estime par ailleurs que ce qui se passe au Kurdistan est "une question de fédéralisme et de lutte pour l'indépendance et la mainmise sur les ressources, qui n'a rien a voir avec le terrorisme".

L'autre interrogation qui concerne le Kurdistan, c'est comment et à qui est vendu ce pétrole, observe également la chercheuse associée de l'Ifri. Cette dernière question a justement été au cœur d'une polémique lors de la première exportation du pétrole kurde. Bagdad ayant menacé de sanctions quiconque achèterait ce pétrole, un drôle de manège a eu lieu dans les eaux de la Méditerranée. Un des tankers transportant le pétrole kurde, le United Emblem, a transféré au large de Malte sa cargaison dans un autre tanker, l'Altaï, qui lui a accosté en Israël. L'agence Reuters, qui a relaté l'affaire, précise qu'elle n'est pas en mesure de dire si Israël en est l'acheteur ou si un autre acquéreur s'est manifesté. "Les cargaisons de pétrole changent souvent plusieurs fois de main avant d'atteindre leur destination finale", peut-on lire. Une opération de transfert du même type s'est déroulée fin juillet en mer de Chine méridionale cette fois-ci. Ce système qui multiplie les intermédiaires rend ainsi plus compliquée l'identification du maillon en bout de chaîne.

Dans l'hypothèse où du pétrole de Daech arriverait à passer par cette voie là, difficile donc de savoir qui en serait l'acquéreur. Jana Hybaskova faisait-elle allusion à ce genre de stratagème en disant que des membres de l'UE achetaient ce pétrole? Pour le moment, elle est la seule à connaître la réponse.

 

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Le vrai faux départ de Makhtar Diop du département Afrique de la Banque Mondiale

9 Octobre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Pour les lecteurs du HuffingtonPost, je vais essayer de décrypter ce "vrai faux départ" de Makhtar Diop de la tête du département "Afrique" de la Banque Mondiale qui vient d'être annoncé par l'institution internationale.

Les Faits 

Rien de mieux que de se référer aux informations officielles provenant de l'institution elle-même.

1- L'auteure du communiqué de la Banque Mondiale (la note interne) est Sri Mulyani Indrawati, appelée "Ibu Ani" ("Madame Ani", "Ani" étant l'apocope de "Mulyani", son nom d'usage), ancienne ministre indonésienne des Finances. Elle est actuellement la Directrice générale et Directrice des opérations du Groupe de la Banque Mondiale. Dans le rang protocolaire, si on se réfère à l'organigramme de l'institution, elle est la N° 2 de Banque Mondiale, après le Président Jim Yong Kim.

2- Pour la Banque Mondiale (et non tout le groupe), il y a actuellement 1 président, 3 directeurs généraux, 1 secrétaire général et 24 vice-présidents à la dont 2 premiers vice-présidents

3- Makhtar Diop conserve son titre de "vice-président" et est "affecté temporairement" comme conseiller spécial de la Directrice générale et Directrice des Opérations, Sri Mulyani Indrawati

4- Mme Sri Mulyani Indrawati assurera, avec ses charges actuelles, l'intérim de la Région Afrique jusqu'aux prochaines assemblées annuelles de la Banque Mondiale

5- D'ici-là, le poste de Vice-président Région Afrique reste toujours ouvert à Makhtar Diop s'il manifestait le désir d'y retourner

L'analyse

La trame de notre analyse est fournie par le communiqué officiel: "il [Makhtar Diop] souhaite évaluer ses opportunités professionnelles".

De sources concordantes, Makhtar Diop serait le candidat du Sénégal pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), poste qui sera mis en jeu en 2015 avec le départ annoncé de l'actuel titulaire, Donald Kabéruka.

La décision que vient de prendre l'institution internationale, certainement en concertation avec Makhtar Diop et surtout en conformité avec ses procédures, sa charte d'Ethique et son code de conduite, est une simple mesure de précaution. L'institution internationale veut se mettre à l'écart des compétiteurs en affichant une parfaite neutralité entre tous les candidats au poste de la présidence de la BAD.

Maintenant, de sa nouvelle affectation, M. Diop pourrait mieux préparer sa campagne sans trop engager l'image de l'institution et aussi sans trop se préoccuper de l'écorcher.

A l'issue du duel africain pour le contrôle de la présidence de la BAD, deux cas peuvent se présenter pour l'ancien ministre sénégalais:

  • Si il joue et qu'il gagne le match, il sera le 2ème président de la BAD issu du Sénégal après l'emblématique et charismatique Babacar Ndiaye qui a justifié d'une exceptionnelle longévité de 10 ans à la tête de l'institution africaine (1985-1995), qui n'a été égalée que le Marocain Omar Kabbaj (1995-2005) et bientôt par le Rwandais Donald Kabéruka (2005-2015).
  • S'il perd le match, ce serait un retour confortable à la case de départ "Vice-président de la BM Région Afrique", comme le laisse présager le communiqué de la DG de la Banque Mondiale, Sri Mulyani Indrawati. L'ancien premier ministre malien, Oumar Tatam Ly a connu la même issue heureuse après avoir quitté son poste.

De mon point de vue, Makhtar Diop n'a ni été évincé, ni écarté encore moins limogé. Les choses sont à leur bonne place. Et d'ailleurs, la Banque Mondiale n'a pas tari d'éloges dans son communiqué sur le désormais "ex-Vice-président de la BM - Région Afrique".

Maintenant, vous me direz comme ce fut le cas en son temps le cas de Alassane Ouattara qui fut DGA du FMI ou d'autres dirigeants de grandes institutions internationales qui se sont allés à d'autres conquêtes, que quête un Vice-Président de la Banque Mondiale à la Banque africaine de développement (BAD)? N'ayant pas la réponse, je vous laisse dans les pensées des sages africains: "L'homme est un éternel insatisfait, quand ramasser devient trop facile se baisser s'avère difficile". "Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite".

Il reste à souhaiter bonne chance à tous les candidats de la présidence de la BAD. Que le meilleur gagne au service exclusif du développement de l'Afrique!

 

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La colère du peuple contre YAYI

5 Octobre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

 

La colère du peuple contre Yayi et le Cos-Lépi

Le peuple est en colère contre Yayi Boni et sa Lépi en gestation ! Le débat est lancé et bientôt des décisions seront prises avec à la clé des actions concrètes, pour mettre fin à la pagaille. De la rencontre d’hier, on peut retenir des échanges que les participants n’ont pas confiance en la Lépi qui sortirait le 30 Novembre 2014 et sont prêts à la balayer d’un revers comique. Dans les débats, presque tout le monde était d’accord que « ce qui se passe à Agblangandan n’a l’air de rien de sérieux et le fruit ne servira à rien de potable ».


Les intervenants ont estimé que le retard observé dans financement des activités du Cos-Lépi, les différentes polémiques que cela a suscité et les « divergences évoquées au sein des membres de cette institution », le produit à livrer ne sera pas de bonne qualité. Mieux, ils ont estimé que la déclaration de Chabi Sika doit être prise au sérieux car, « c’est son frère qui détient la clé d’accès au fameux fichier électoral en correction » et en proposant sa tête à couper, le député compte certainement sur quelque chose. Pour cela, certains ont proposé qu’il faille mener des actions pour dire « non » à cette Lépi et recourir à une liste alternative pour les prochaines élections. Les actions ne sont pas encore définies.

Pour d’autres, il ne faut pas continuer par se fier à la légalité et laisser le régime en place continuer par s’amuser avec le peuple béninois. Ils ont estimé qu’il est temps d’agir pour ne pas tomber dans un vide juridique et faciliter la prolongation au pouvoir du système en place. Ils ont analysé les propos et comportement du pouvoir et ont émis l’idée d’agir, le plutôt possible, pour « arrêter Yayi dans son élan ». La déclaration de Boko est sérieuse, selon un intervenant qui a estimé qu’il faut aller loin dans les réactions. « Ce que nous vivons aujourd’hui est une erreur commise depuis 2006. On nous a trompés en nous parachutant quelqu’un sorti de nulle part, en disant que c’est un banquier qui va nous distribuer de l’argent. Aujourd’hui, on en est où ? Il est partout. Il est à la justice. Il est dans l’éducation. A la santé, vous le verrez. Il a mis son pied dans tout et quand on parle, il dit que c’est Dieu qui l’a mis là. Un chef qui parle de cette manière ne se réclame pas de son peuple et le nargue comme il veut. Nous devons agir pour que notre Démocratie soit sauvée… ». Ce sont là des propos d’une femme qui intervenait hier dans la salle. Visiblement, tout le monde était au regret, mais déterminé à défendre le peuple. Dans la salle de conférence du Chant d’oiseau hier, il y avait toutes les composantes de la nation. Acteurs politiques, syndicalistes, leaders d’opinion, diverses associations, hommes et femmes des médias engagés pour la défense des principes démocratiques, Bref, tous les acteurs de la société civile s’étaient mobilisés hier.

Tous étaient d’accord qu’il ne faut plus perdre le temps face à l’urgence. Les élections et à bonne date, ce fut hier le vœu de tous les intervenants qui se sont dit prêts à se sacrifier pour cette cause.

Communiqué de presse

Le 2 Octobre 2014 au ‘’chant d’oiseau’’ de Cotonou, les forces politiques, syndicats, mouvements et organisations de la société civile, qui nourrissent la conviction que « ça va mal » dans notre pays, se sont réunis, principalement, autour de la question de l’organisation des élections. Lesdites forces, après une analyse de l’impasse où se trouvent les travaux du Cos/Lépi et des manœuvres du gouvernement :
1. Constatent que le pouvoir en place ne manifeste aucune bonne volonté pour consolider nos acquis démocratiques et prend trop souvent, depuis 2007, des libertés vis-à-vis de nos Lois, notamment en ce qui concerne les élections ;
2. Reconnaissent l’urgence d’une sortie d’impasse, vu les incertitudes qui planent sur la réalisation de la Lépi avant les élections communales et municipales en souffrance depuis bientôt deux ans et les élections législatives dont l’organisation ne saurait excéder Mars 2015 ;
3. Tirent leçon des expériences passées avec le gouvernement et son Chef dont la « bonne foi » souvent affirmée a toujours été immédiatement démentie par leurs gestes, leurs actes et leurs propos ;
4. Réaffirment leur détermination à combattre résolument toutes les manœuvres de démantèlement des acquis démocratiques ;
5. Décident de mettre en place deux groupes de travail pour préparer les décisions idoines à soumettre à une prochaine Assemblée générale, fixée pour le jeudi 9 Octobre 2014.
Les forces politiques et sociales ont aussi noté la recrudescence des actes attentatoires aux libertés et condamnent tout particulièrement les interdictions de réunions survenues à Bembéréké, Nikki et Parakou au cours du seul mois de septembre. Elles fustigent l’attitude du gouvernement, qui montre qu’il est aux abois.
Il ne reste plus à notre peuple souverain, à travers les forces politiques et sociales soucieuses de paix, de développement et de démocratie qu’à donner plus de vigueur et de créativité à son combat pour mettre fin à la volonté de caporalisation du pouvoir qu’affiche le régime illégitime de Yayi Boni.

Fait à Cotonou, le 02 Octobre 2014

Pour l’Assemblée Générale,

Lazare SEHOUETO

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Le Bac Sciences Numériques : nouvelle filière en France

3 Octobre 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Le Bac " Sciences Numériques " en cours de création en France

 

EDUCATION - Le Conseil national du numérique (CNN) a publié vendredi 3 octobre plusieurs recommandations pour l'école, dont la création d'une nouvelle filière générale "humanités numériques" au bac. Cette demande intervient un mois après l'annonce par François Hollande d'un "grand plan numérique pour l'école".

Composé de 12 membres, des chercheurs et des professionnels du secteur, le groupe de travail, qui planche depuis fin 2013, a dégagé dans un rapport quarante mesures "pour bâtir une école créative et juste dans un monde numérique", articulées autour de huit propositions phares.

"Un diplôme national reconnu par tous"

La plus marquante: l'introduction d'un nouveau cursus menant au baccalauréat général, baptisé "humanités numériques" (HN), au côté des filières scientifique (S), littéraire (L), et économique et sociale (ES).

Le CNN propose une première expérimentation rapide en terminale, qui délivrerait un "double bac", associant la voie HN avec l'une des trois formations classiques, et la création d'"un diplôme national reconnu par tous".

"Ce nouveau bac s'inscrirait dans son époque (...) au croisement des sciences, lettres, et sciences humaines et sociales, en décloisonnant ces champs du savoir", avance-t-il. "Il refléterait l'aventure de la jeunesse et revitaliserait les études secondaires avec la création numérique, le design, mais aussi la découverte des big data (mégadonnées, ndlr), de la datavisualisation, des métiers informatiques et créatifs", ajoute l'organe consultatif.

L'apprentissage de l'informatique, l'autre grand chantier

L'autre grand chantier concerne l'apprentissage de l'informatique tout au long de la scolarité. Le CNN préconise notamment un enseignement dédié à la programmation au collège et la généralisation dans toutes les filières du lycée de l'option "informatique et science du numérique", actuellement réservée à la série S .

"La transformation de nos enseignements pour mieux préparer les jeunes au monde qui les attend (...) a été trop lente, il faut l'accélérer", estime le conseil. "Il faut profiter de nouveaux enseignements pour faire évoluer toute l'école."

Début septembre, à l'occasion de la rentrée, François Hollande avait érigé le plan numérique à l'école en "ambition nationale" et en moyen de "lutte contre les inégalités", promettant son application "dans toutes ses dimensions à la rentrée 2016".

Des tablettes numériques pour tous les collégiens

Le président de la République avait assuré que "l'État mettrait tous ses moyens pour former les enseignants, pour assurer partout l'arrivée du très haut débit et pour que les éditeurs de livres puissent également mettre les contenus sous forme numérique de manière à ce que chacun puisse y accéder".

La semaine dernière, la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait annoncé sur Canal + que tous les collégiens, à commencer par les élèves de 5e, recevraient des tablettes numériques à partir de la rentrée 2016.

Dans une tribune exclusive publiée vendredi 3 octobre sur le HuffPost, la secrétaire d'Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire, s'est quant à elle prononcée pour bâtir "une République numérique sur le socle de la croissance, de la confiance et de l'inclusion", "un projet qui inclut et associe tous les Français et tous les territoires aux politiques du numérique".

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