Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Iredey Blog Emergence

L'immigration : les nouvelles mesures françaises

23 Avril 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Le Sénat français a adopté jeudi 14 avril, en seconde lecture, par 177 voix contre 152, un projet de loi sur l’immigration.

Proposé par l’ancien ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, Eric Besson, ce texte durcit les conditions de régularisation des immigrés en France. Le gouvernement n’entend pas en rester là. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, souhaite prendre d’autres mesures pour réduire significativement l’immigration légale. Etat des lieux.

1- Restriction du droit au séjour des sans-papiers malades

De nouvelles mesures sont en préparation.

1- Réduction de l’immigration du travail

Cette mesure ne fait pas l’objet d’un travail législatif. Il alimente depuis début avril un débat lancé par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Il avait alors annoncé vouloir faire passer « dans un premier temps » de 200 000 à 180 000 le nombre d’étrangers admis chaque année dans le pays. Parmi ceux-ci, il y a les étudiants (65 000 en 2010), les conjoints d’étrangers (environ 50 000 personnes), et les demandeurs d’asile (environ 10 000 demandes) et les immigrés pour motif économique (31 000). Claude Guéant souhaite faire passer cette dernière catégorie de 31 000 par an à 20 000. Le ministre a expliqué sa suggestion par le chômage des étrangers non européens, qui représentent 24% des demandeurs d’emplois. Cependant, les patrons français se sont dits opposés à cette mesure. Dans un entretien au quotidien Le Monde daté de samedi, Laurence Parisot, la présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef) explique qu’une telle démarche nuirait aux entreprises, qui peinent chaque année à trouver preneurs pour environ 500 000 postes. Pour elle, l’immigration du travail qui, a-t-elle expliqué, représente de 20 000 à 30 000 personnes par an ne devrait pas être un « problème ». « Rester un pays ouvert est une nécessité. Nous sommes pour l’immigration en général car elle est source de richesses et d’ouverture », a-t-elle déclaré vendredi 8 avril, en marge du « B8 » à Paris, la réunion des patrons des pays du G8.

2- Regroupement familial et droit d’asile

Le gouvernement souhaite également réduire le nombre d’étrangers s’installant en France au titre du droit d’asile et du regroupement familial. Début avril, dans Le Figaro Magazine, Claude Guéant a déclaré : « Nous allons continuer à réduire le nombre d’étrangers venant en France au titre du regroupement familial (15 000) ». Il a expliqué avoir demandé « une étude sur la pratique des pays d’Europe sur l’application du droit international ». Pour ce qui est de l’asile, le ministre de l’Intérieur estime qu’en dépit des restrictions qu’elle a apportées, la France reste plus généreuse que l’Allemagne ou le Royaume Uni, avec 10 000 reconnaissances de statut de réfugiés. « S’il apparaît qu’il y a des anomalies dans nos pratiques, des modifications interviendront », a-t-il indiqué.

Le gouvernement avait introduit un amendement pour restreindre le droit au séjour des étrangers souffrant de pathologies graves. Le texte adopté en seconde lecture par le Sénat, mercredi 13 avril, encadre ce droit. Alors que l’ancienne réglementation prenait en compte l’accessibilité du malade aux soins, le nouveau texte stipule que le titre de séjour « étrangers malades » ne sera plus accordé qu’en cas d’ « absence » du traitement approprié dans son pays d’origine. Toutefois, la disposition ajoute que l’autorité administrative pourra prendre en considération les « circonstances humanitaires exceptionnelles » pour attribuer le titre de séjour, après avis du directeur général de l’agence régionale de santé. Les associations de défense des droits des étrangers ont critiqué ce texte, indiquant que ce sont quelques 28 000 étrangers qui pourraient être expulsés. Leur mobilisation n’a finalement pas fait reculer le gouvernement.

2- Extension des zones d’attente

Comme les députés, les sénateurs ont adopté la mesure relative à la création des zones d’attente temporaires en dehors des points de passage frontalier. Cette mesure imaginée par Eric Besson s’appliquerait uniquement au cas où un groupe d’au moins dix étrangers arriverait sur le territoire français. Les préfets pourraient les retenir dans des zones d’attente temporaires. Bien que n’étant pas des postes frontaliers, ces lieux seront considérés comme des zones d’extraterritorialité sur lesquels le régime juridique appliqué aux migrants sera moins protecteur que s’ils avaient été interpellés sur le territoire national. Dans le même cadre, l’allongement de la durée du séjour en centre de rétention a été adopté. Elle passe de trente-deux à quarante-cinq jours. Les étrangers condamnés pour terrorisme, qui ont déjà purgé leur peine, peuvent également être maintenus en rétention jusqu’à 18 mois. Le gouvernement a enfin introduit un amendement pour repousser à cinq jours, le délai d’intervention du juge des libertés et de la détention (JLD), en cas de placement d’un étranger dans un centre de rétention. Le but visé est de faire échec au JLD qui, en examinant la légalité des conditions de l’interpellation et de la rétention de l’étranger, décidait souvent de le remettre en liberté.

3- Durcissement de la procédure de régularisation par le mariage

En cas de mariage frauduleux avec un Français, la durée de résidence acquise ne pourra plus justifier une demande de régularisation. Quand aux candidats à la naturalisation, ils devront signer une charte indiquant les droits et les devoirs du citoyen français. Le niveau de français sera apprécié par l’administration.

4- Pas d’extension de la déchéance de la citoyenneté en cas de crime

Le texte avait provoqué une levée de bouclier de la gauche. Pour elle, il créait deux catégories de Français. Introduite dans la lignée du discours sécuritaire tenue en septembre 2010 à Grenoble par Nicolas Sarkozy, la mesure visait à déchoir de la nationalité française tout individu l’ayant acquise depuis moins de dix ans et qui aurait été reconnu coupable de crime à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité de l’Etat. Les Sénateurs ne l’ont pas adoptée.

5- Pas de pénalisation des mariages gris

A l’opposée de l’Assemblée nationale qui l’avait adoptée, le Sénat a rejeté cette disposition. En l’introduisant dans le projet de loi, le gouvernement souhaitait punir tout étranger qui épouserait un Français uniquement pour obtenir sa régularisation. Une sorte d’escroquerie sentimentale. En septembre, les députés avaient voté une mesure prévoyant sept ans de prison et 30 000 euros d’amende à l’encontre de tout étranger jugé coupable d’avoir contracté un mariage gris. Les sénateurs ont pris le contre-pied des députés. Reste pour le gouvernement la possibilité de réintroduire un amendement sur la question 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

BURKINA FASSO: une affaire de fesses a l'origine des troubles

17 Avril 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Insolite

L’histoire qui a mis le feu aux poudres

A l’origine de cet accès de fièvre dans la capitale burkinabè, une histoire de femme entre un militaire et un maçon à Pissy, quartier périphérique à l’ouest de Ouagadougou.

Venu pour faire des travaux dans une cour d’habitation commune, un technicien en bâtiment de nationalité togolaise fait des avances à une femme qui se trouve être l’épouse d’un sous-officier. La courtisée aurait éconduit son soupirant sans que ce dernier ne voit ses ardeurs diminuer. Alors la dame, qui s’estime harcelée, d’en parler à son époux militaire.

De concert avec ses frères d’armes et sa moitié, le militaire décide d’employer une méthode des plus humiliantes pour refroidir les élans de son rival. Il invite sa femme à accepter un rendez-vous de son prétendant dans un maquis, pour mieux le prendre la main dans le sac. Pris en flagrant délit de drague, le maçon n’échappe à la mort qu’après avoir accepté l’infamante alternative que lui laissent les militaires : repartir, tout nu chez lui, en traversant la ville à moto, en pleine journée. La suite, on la connaît. Le maçon porte plainte contre les militaires qui ont été reconnus coupables de coups et blessures volontaires sur un civil et d’attentat à la pudeur, par la chambre correctionnelle du tribunal de grandes instances de Ouagadougou, qui les a condamnés, mardi 22 mars, à une peine de 12 à 15 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. De plus, ils ont été condamnés solidairement à verser la somme de 3,5 millions de CFA.

Lire la suite

La dangereuse humiliation de Gbagbo ...

17 Avril 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

La dangereuse humiliation de Gbagbo

Prend-on ainsi le chemin de la réconciliation nationale

Source : Slate Afrique

Depuis l’arrestation, lundi 11 avril, de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, les chaînes de télévision du monde entier passent en boucle des images humiliantes du couple, qui, quoi qu’on puisse penser, représente aujourd’hui des centaines de milliers d’Ivoiriens. Certes, on peut arguer du fait que Laurent Gbagbo a récemment «humilié» la communauté internationale, en se faisant investir à la magistrature suprême, après une élection que l’ONU et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) d’abord, puis l’Union africaine ensuite, considèrent qu’elle a été gagnée par son rival Alassane Ouattara. Certes, on peut considérer que, depuis quatre mois, Laurent Gbagbo s’est accroché au pouvoir. Il n’empêche que ces images ont un effet dévastateur, en particulier sur les Ivoiriens qui considèrent encore Gbagbo comme leur champion.

Le camp Ouattara se serait honoré en évitant la présence des caméras et des photographes immédiatement après l’arrestation de Laurent Gbagbo, et son transfert à l’hôtel du Golf d'Abidjan. Mieux, on ne peut imaginer que la présence des médias dans la suite de l’hôtel où le couple Gbagbo a été conduit soit le fait du hasard. Si c’est le cas, c’est une intention coupable.

Et si cette initiative n’était pas volontaire, alors ça en dit long sur l’impréparation voire l’incurie du camp Ouattara. Car, outre le respect dû à un ancien chef d’Etat, fut-il un criminel passible de la Cour pénale internationale, il eut été préférable de penser à l’avenir du peuple ivoirien. Certes, il était important de montrer que le couple Gabgbo était en vie. Mais rien ne pressait. Il eut donc été préférable de prendre le temps de réfléchir à la gestion de cet événement, non pas dans l’intérêt de quelques revanchards, mais dans la perspective du temps long, dans lequel s’inscrit inévitablement le projet de réconciliation qu’Alassane Ouattara appelle de ses vœux.

La crise n'est pas terminée

Malheureusement, la précipitation, l’amateurisme, voire les enjeux politiciens semblent avoir pris le pas sur tout le reste. Pourtant, la chute de Gbagbo n’annonce pas la fin de la crise ivoirienne, loin s’en faut. S’il veut être le président de tous les Ivoiriens, ce qui est un minimum, au vu du très large soutien dont il a bénéficié à travers le monde, Alassane Ouattara devra inévitablement donner des gages d’équité et d’impartialité. La tâche sera rude! Car, dans ce pays gangrené par des haines recuites, Alassane Ouattara, qui est aussi l’ancienne victime la plus emblématique del’ivoirité –ce concept théorisé par des universitaires ivoiriens et instrumentalisé notamment par l’ancien président Henri Konan Bédié, actuel allié de Ouattara au sein du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP)– devra dépasser ses rancœurs ou celles des membres de son camp, pour remettre la Côte d’Ivoire sur les rails.

S’il est à ce jour un peu prématuré de parler de gouvernement d’union nationale, l’on peut tout de même affirmer qu’après une douzaine d’années douloureuses, destructrices et meurtrières, le président Ouattara devra obligatoirement donner de la place à ses adversaires d’hier. Toute la question est de savoir comment. Et là rien n’est gagné! Car, au sein de son propre parti, le Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR), tous ses compagnons de route, qui ont longtemps courbé l’échine, qui ont lutté parfois au péril de leur vie, ne voudront pas jouer les seconds rôles.

Le jeu des alliances

Et puis il y a l’allié inattendu, Henri Konan Bédié. Celui-là même qui a tout fait pour empêcher Ouattara d’être candidat à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, leur alliance au sein du Rassemblement des Houphouétistes leur a permis de remporter la présidentielle. Et puis, ce qui n’est pas un moindre avantage, cette union a permis à Ouattara de moins paraître comme le candidat du Nord de la Côte d’Ivoire, voire le candidat de l’étranger, pour tous ceux qui considèrent qu’il n’est pas Ivoirien mais Burkinabè.

Bédié donc voudra probablement bénéficier des gains légitimes de ce soutien décisif. Et l’on peut aisément imaginer que les exigences de Bédié et de son Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) seront nécessairement importantes. Et puis il y a Guillaume Soro. Actuel Premier ministre de Ouattara, après avoir servi aux côtés de Gbagbo au même poste, Soro est aussi le chef politique quasiment incontesté des Forces nouvelles, les anciens rebelles qui contrôlaient la moitié Nord du pays, et qui se sont mis à la disposition de Ouattara, et qui ont été rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Mais dans les rangs de ces anciens rebelles, il existe aussi des haines tenaces, comme celle qui oppose Guillaume Soro au sergent-chef Ibrahim Coulibaly, le chef du fameux commando invisible, qui a porté secours aux partisans d’Alassane Ouattara du quartier d’Abobo à Abidjan.

Déjà, certains crient à la gestion ethnique du pouvoir, au vu des nominations auxquelles a procédé Ouattara jusqu’à présent. A l’évidence, la Côte d’Ivoire n’est pas encore totalement sortie de l’ornière. Et puis surtout, il ne faut pas oublier qu’en principe, quel que soit le pouvoir, il devrait être au service du peuple qui l’a choisi. Espérons qu’il en sera désormais ainsi pour l’ensemble des populations ivoiriennes.

Christian Eboulé

Lire la suite

2016 se prépare aujourd'hui : PIK Président en 2016

16 Avril 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

La rédaction . PIK Pascal Iréné KOUPKAKI soigne ses rapports avec les syndicats car on ne sait jamais , le chemin de la Marina n'est pas si étroit . Comme on le dit  '' Qui veut voyager loin ménage sa monture ''. Alors 2016 ,PIK ou pas ....? IBE ( Iredey Blog Emergence)

Affectation d’un coefficient à deux chiffres sur les salaires des travailleurs : Koukpaki a rencontré les syndicats hier


15/04/2011 - La commission paritaire syndicat/gouvernement présidée par Pascal Irénée Koupaki, ministre de la prospective était en conclave hier à l’Infosec de Cotonou. Au menu des débats, les points de revendications des travailleurs du ministère de l’économie et des finances, principalement celles concernant l’affection d’un coefficient minimum de deux chiffres sur les salaires des travailleurs et l’étude du statut général des agents permanents de l’Etat. Sur le premier point, c’est-à-dire celui concernant le relèvement du coefficient des travailleurs à deux chiffres, le ministre a jugé utile de s’entretenir avec les syndicats parce qu’il leur est déjà difficile de faire face aux conséquences de la grève des agents du ministère de l’économie et des finances et tous les autres services afférents. Et c’est en ce moment que la confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) décide de rejoindre les rangs de la Fésyntra-Finance et autres avec pour motif, la même revendication. Face à cette situation et pour prévenir les risques de généralisation du mouvement, le ministre Koupaki en sa qualité de président de la commission paritaire, syndicat/ gouvernement a décidé de tenir une rencontre avec toutes les centrales syndicales pour discuter de la question. Selon lui, il serait difficile à l’heure actuelle pour le gouvernement de satisfaire cette revendication. Néanmoins, il compte à défaut de l’affectation d’un coefficient à deux chiffres, trouver un palliatif pour contenter les cœurs. Propositions que les représentants des centrales syndicales ont promis mettre en étude. D’un côté comme de l’autre, les pourparlers vont se poursuivre dans les coulisses en attendant le lundi prochain où dans l’après midi à l’Infosec, les différentes parties auront à se rencontrer pour poursuivre les débats.
Le second point concernant le statut général des agents permanents de l’Etat n’a non plus été évacué parce que la partie représentée par les centrales syndicales ont dit ne pas avoir reçu à l’avance les propositions du gouvernement.
Par Aïchath ALEDJI

Lire la suite