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Iredey Blog Emergence

Les quatres plaies de l'Afrique ...

29 Novembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Les Quatre plaies de l’Afrique
selon Barack Obama

par Lawoetey-Pierre AJAVON

Lawoetey-Pierre AJAVON est enseignant-chercheur en Histoire et en Anthropologie, Docteur Troisième Cycle en Ethnologie, et Docteur d'Etat en Anthropologie des Sociétés Orales. Spécialiste des transformations et traditions culturelles africaines ainsi que de l'histoire de l'esclavage en Afrique, il a publié : « Esclavage et Traite des Noirs : quelle responsabilité africaine » (Editions Menaibuc, Paris, 2006). Il s'apprête à publier prochainement un ouvrage sur « Le rôle des religions africaines dans la libération des Esclaves ».
Lawoetey-Pierre AJAVON  est actuellement professeur d'histoire au Lycée de Mahina et chargé de cours à l'Université de la Polynésie Française. Deux ans, presque jour pour jour, après le discours très controversé du président Nicolas Sarkozy à Dakar le 22 juillet 2007, le président américain Barack Obama, pour sa première visite officielle en Afrique subsaharienne, s’est livré à un exercice courageux dans un discours considéré déjà comme « historique », le 11 juillet 2009 devant le Parlement ghanéen à Accra (capitale du Ghana). D’aucuns ont tenté de déceler une similitude entre le discours du président français et celui du président américain, allant jusqu’à accuser les Africains de surfer sur une vague affective, acceptant d’Obama ce qu’ils refusaient à Sarkozy au Sénégal. Mais, ne nous méprenons pas. Si effectivement le constat des deux chefs de l’Etat est sensiblement le même sur le fond, leurs approches sont diamétralement opposées. J’avais moi-même, à l’époque, dans une lettre ouverte au président français, relevé les erreurs de jugement et de méthode dans son discours dakarois. Nous y reviendrons.

Il faut d’abord dire que le choix du Ghana aux dépens du Nigéria, géant économique et démographique, n’était pas un hasard du calendrier du couple Obama.

En effet, l’ancienne colonie britannique la Gold Coast Côte de l’Or), devenue le Ghana après une émancipation politique plus ou moins pacifique en 1957, sous la houlette de son premier président « l’osagwefo » (rédempteur en langue ashanti) Kwame N’krumah, initiateur du Panafricanisme, et surtout ardent partisan de l’Unité Africaine, entra comme bon nombre de pays de la sous-région dans le cycle infernal des coups d’Etat militaires avant de connaître à nouveau une stabilité politique et une croissance économique continue au milieu des années 80.

C’est donc ce pays stable, où l’alternance politique est devenue l’exception démocratique qui infirme la règle en Afrique Noire, qu’Obama a choisi de visiter. Tout un symbole. Mais surtout une leçon aux autres ploutocraties et autocraties du continent. Aussi, depuis la tribune du parlement du pays du président John Atta Mills, c’est à toute l’Afrique que le président américain entend s’adresser.

Au-delà du symbole ghanéen, quel message le président Obama a-t-il voulu transmettre à l’Afrique ? Se voulant à la fois un diagnostic sans complaisance des maux qui minent ce continent et un espoir dans son avenir, le vigoureux discours d’Obama s’est décliné en quatre thèmes essentiels : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits. En somme les problèmes omnipotents de l’Afrique contemporaine.

En abordant en premier lieu le thème de la démocratie, le président américain et ses conseillers avaient sans doute en tête les prochaines échéances électorales qui vont se dérouler d’ici 2011 dans plusieurs pays africains. Son message sonne déjà comme une mise en garde et une dénonciation des autocraties qui se maintiennent au pouvoir ou qui seraient tentés de s’y maintenir, contre la volonté de leurs peuples, soit par la coercition et la corruption, soit par le trucage des élections et l’achat des consciences, soit enfin par la modification autoritaire des constitutions : Togo, Niger, Gabon, Côte d’Ivoire, Zimbabwé, Madagascar, Cameroun pour ne citer que ceux-là.

Malheureusement, les exemples sont légion, du Nord au Sud, d’Est en Ouest du continent africain, où des régimes dynastiques, prédateurs, corrompus, claniques et génocidaires, confisquant le pouvoir politique, finissent par abandonner leurs peuples dans la paupérisation de plus en plus croissante et la misère la plus éhontée.

Ironie du sort, au moment où Obama foulait le sol ghanéen, un des parrains de la françafrique, l’inamovible Denis Sassou N’guesso du Congo, connu pour son goût immodéré pour le siphonage des ressources pétrolières de son pays aux fins d’acquisition d’immeubles de luxe à l’étranger (voir le procès intenté contre lui en France par plusieurs associations, pour enrichissement illicite), déclarait avoir remporté la dernière élection présidentielle. Une victoire à la soviétique que le président Sarkozy s’est empressé de saluer.

Certes, Obama dans ses propos s’était contenté de généralités, se gardant, à l’exception du Soudan, du Zimbabwe et du Kenya, de nommer explicitement tous les pays africains en déficit démocratique. Mais les peuples africains, eux, avaient sûrement, ce 11 juillet à 9 heures (heure du Ghana), au moment où le président américain s’exprimait devant les parlementaires ghanéens, tous leurs regards tournés vers les palais présidentiels et autres bunkers sanctuarisés de leurs dictateurs. Surtout lorsque Obama place ces derniers devant le verdict de l’histoire, non sans les avoir directement interpellés dans des termes peu diplomatiques : « les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. Il ne s’agit pas seulement d’organiser les élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent les élections sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer des richesses si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement (…) Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption .Ce n’est pas la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, il est temps que ce style de gouvernement disparaisse… L’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent des coups d’Etat ou qui modifient les constitutionspour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ».

Dans la même logique, pour le président américain, la croissance économique et la création de richesses sur le continent ne pourraient qu’être assujetties à la « bonne gouvernance », préalable à tout progrès économique.

Sous forme de recommandations, le « professeur » Obama s’essayera à un habile cours d’économie politique ponctué de critiques feutrées à l’égard des pays africains n’ayant aucune vision prospective en matière de développement économique, en leur conseillant in fine, de « rompre avec les vieilles habitudes ».

A ceux qui ne se satisfont que de l’aide étrangère, ou sont habitués à tendre perpétuellement la main, le verdict du président américain sera sans appel : « l’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’aide à l’étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire. ».

Reconnaissant ensuite les énormes progrès accomplis par quelques pays africains (Ghana et Nigéria) dans le domaine sanitaire, en particulier dans la lutte contre la pandémie du VIH/Sida, le chef de la Maison Blanche a observé néanmoins que « trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d’une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d’un accouchement, nous savons qu’il reste des progrès à faire ».

Abordant enfin l’un des drames les plus médiatisés du continent noir, les guerres civiles et les conflits tribaux, avec leurs corollaires : viol des femmes, enrôlement des enfants-soldats, terrorisme d’Etat…, Barack Obama n’a pas ménagé ses critiques à l’égard des dirigeants qui encouragent l’intolérance religieuse et ethnique. Même s’il reconnaît que « l’Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d’un continent perpétuellement en guerre », il relève dans le même temps que : « si l’on est honnête, pour beaucoup d’Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est », dit-il « aussi constant que le soleil… ».

Enfin, force est de reconnaître que c’est une magistrale leçon de morale politique qu’Obama a donné à des pairs africains. Puisse cela inspirer les nombreux saigneurs des guerres tribales, du Congo à la Somalie, en passant par la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra-Léone… Les réalités ethniques ou tribales en Afrique, au lieu de se définir en termes d’opposition aux autres, devraient être une source de force et non de division a ajouté le chef de la Maison Blanche.


Quels enseignements tirer du discours d’Obama ?

Il ne serait pas exagéré d’affirmer que le discours d’Obama se donne à interpréter comme un viatique, sinon, comme un véritable acte fondateur pour l’Afrique du XXIème siècle. Au-delà de l’implacable constat, il s’apparente à un vaste bilan de santé politique et économique où sont passés au crible tous les sujets brûlants : les institutions démocratiques, les élections, la bonne gouvernance, la corruption, le tribalisme, les conflits ethniques et religieux, la colonisation l’aide internationale, la santé, l’agriculture, l’environnement, etc.

D’une manière pertinente et rationnelle, et sans émotion particulière, il a mis les Africains et leurs dirigeants devant leurs responsabilités. Après avoir diagnostiqué en quatre points, et sans tabou, les causes et les symptômes des principaux maux du continent, il préconisera ses remèdes pour en sortir. Peu habitués à entendre un tel discours, et souvent ménagés ou caressés dans le sens du poil par leurs pairs occidentaux dont ils sont pour la plupart redevables pour leur accession ou maintien au pouvoir, les dictateurs africains en ont eu pour leurs frais.

Mais, qui mieux que Barack Obama pouvait parler ce langage de vérité à ses « frères » Africains ? « J’ai du sang africain dans mes veines », a-t-il affirmé. C’est aussi cette connivence avec le continent noir qui lui permet incontestablement de saisir mieux que les autres chefs d’Etat américains, la complexité africaine et de surcroît, d’être mieux entendu, malgré ses propos dérangeants. Et s’il a opportunément rappelé l’histoire de sa propre famille paternelle humiliée sous le régime colonial mais également victime du népotisme et du tribalisme après l’indépendance kényane, c’est pour mieux inviter les Africains à regarder vers l’avenir, à se débarrasser des séquelles du passé, et à poser les bases d’un réel développement. Mais pour ce faire, l’Afrique ne peut faire l’économie de la bonne gouvernance, de la saine gestion de ses ressources dont les bénéfices doivent profiter aux peuples, au lieu d’être captés par les pouvoirs kleptomanes en place.

L’Afrique est riche de ses potentialités naturelles, intellectuelles, et humaines ; mais, hormis l’infime minorité de prédateurs qui tient les rennes du pouvoir, les Africains dans leur grande majorité sont pauvres, semble nous dire Obama.

L’originalité ici est que, loin de camper sur une position afro-pessimiste à laquelle d’autres nous ont habitués, les propos d’Obama reflètent sa foi et sa confiance en l’avenir de l’Afrique. Aussi, prenant acte des progrès réalisés par certains pays africains dans les domaines de la démocratie, de la croissance économique, de la santé publique - même s’il reconnaît que beaucoup reste à faire -, il a parlé de l’Afrique qui marche, et de la capacité des Africains à projeter leurs innovations dans le futur. En témoigne, dit-il, « le succès extraordinaire d’Africains dans mon propre pays, l’Amérique. Ils se portent bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l’esprit d’entreprise - la question est donc de savoir comment s’assurer qu’ils réussissent ici dans leur pays d’origine (…). Et que ce soient des chefs d’entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou de petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités… »

Comme on peut le constater, sans nier l’évidence de ses problèmes, Obama a choisi de parler de l’Afrique de la modernité et d’encourager ceux d’entre eux qui gagnent, ou qui font des progrès dans la voie démocratique et l’instauration de l’Etat de droit, tout en leur promettant l’aide et le soutien des Etats-Unis : « ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance : aux parlements qui maîtrisent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition peuvent s’exprimer… ».

On aurait aimé entendre les mêmes propos de la part du président Sarkozy à Dakar il y deux ans. Si le Français et l’Américain se sont effectivement adressés tous les deux à la jeunesse africaine, et s’ils ont à peu près développé les mêmes thématiques, on relèvera une différence d’approche et de style dans les deux discours.

D’abord, un constat : pendant qu’Obama choisit de visiter le Ghana, pays cité comme modèle d’alternance politique réussie, et qu’il exhortait les parlementaires ghanéens à renforcer l’Etat de droit et la bonne gouvernance, Nicolas Sarkozy n’a trouvé mieux que d’adresser ses félicitations à Sassou N’guesso, président mal élu du Congo, et a fortiori, adepte de la corruption à grande échelle. Un mois plus tôt, par sa présence effective aux obsèques du « doyen » de la françafrique, le gabonais Omar Bongo, qui entretint durant quatre décennies des relations sadomasochistes avec l’ancienne puissance coloniale, le président français signifiait par là que la « rupture » dont il fit son cheval de bataille pendant l’élection présidentielle n’est plus à l’ordre du jour. Du moins pour les Africains. Et ce n’est pas l’ex-ministre de la coopération Jean-Marie Bockel, qui l’a appris à ses dépens, qui nous démentira.

Ensuite, quand Obama nous parle de projet, de l’avenir de l’Afrique, continent résolument ancré au monde en mutation en affirmant : « je ne considère pas l’Afrique et les peuples d’Afrique comme un monde à part ; je considère l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des Etats-Unis en faveur de l’avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants », Sarkozy lui, considère que : « l’homme africain n’était pas assez entré dans l’histoire… », en choisissant ainsi de recycler entre autres, les thèses éculées et raciales des anthropologues du XIX siècle, dont particulièrement, celles du philosophe allemand Hegel qui déclarait que l’Afrique n’était pas une partie historique du monde, car n’ayant pas de mouvements.

Par ailleurs, là où Obama avait su habilement utiliser l’art de la nuance, tout en restant ferme sur ses positions, Sarkozy s’était délibérément drapé du manteau du donneur de leçons, s’enfermant dans une rhétorique professorale qui frisait la condescendance, voire l’affrontement : « Le problème de l’Afrique, c’est que… », avait-il répété près de huit fois dans son discours.

Ce discours de Dakar a fait récemment l’objet de plusieurs articles et ouvrages critiques pour qu’il soit encore nécessaire de s’y étendre.

Mais, pour autant, faut-il applaudir des deux mains au discours de Barack Obama qui fait consensus dans tous les milieux politiques et au sein des sociétés civiles africaines ? Car, en dehors de Nelson Mandéla , jamais homme politique noir n’a autant été adulé, porté aux nues, ou suscité autant de fierté, d’admiration et d’espoir sur le continent noir. Au lendemain de la victoire de l’Africain-Américain, j’avais tenté dans un de mes articles «  La victoire de Barack Obama et la question identitaire » de comprendre les causes de ce phénomène de « projection-identification » dont bénéficie le premier président « noir » du plus puissant Etat de la planète, auprès des Africains et de leurs diasporas aux quatre coins du monde.

Je me permettrai de réitérer ici un des points essentiels que j’avais développés dans mon article cité en référence : Obama n’est pas Africain ; il n’est pas élu pour faire le bonheur des habitants du continent noir, mais de celui de ses compatriotes Américains. A ce titre, les intérêts égoïstes de l’Amérique passeront avant toute chose.

A ce propos, on aura remarqué le silence coupable d’Obama, quant au rôle de l’Amérique-  puisqu’il s’exprime au nom de son pays -, dans le soutien à certaines dictatures et à de nombreux groupuscules sanguinaires en Afrique dans les années 80. Quid du l’appui au défunt satrape zaïrois, Joseph Désiré Mobutu, ex-agent patenté de la CIA et de la Belgique, et cheval de Troie de l’Occident en Afrique centrale et australe ? Quid de l’aide des USA à la rébellion dévastatrice, l’Unita, de Jonas Savimbi contre le gouvernement central ? Conséquences : l’Angola est à côté du Cambodge le pays qui compte le plus de victimes des mines anti-personnelles, dont des centaines de milliers d’enfants-soldats enrôlés de force dans l’armée de Savimbi. Sans parler du viol des milliers de femmes par les milices droguées. Quid enfin de l’engagement politique, économique et militaire de l’Amérique de Ronald Reagan auprès du régime raciste et fasciste de l’apartheid ? Obama peut-il passer tous ces événements par pertes et profits ? On nous rétorquera que c’était la Guerre Froide, et que l’enjeu était avant tout de barrer la route au communisme en Afrique. Qu’on aille donc raconter cela aux victimes traumatisées à vie.

Obama aura beau jeu de stigmatiser des guerres civiles et le sort des enfants-soldats en Somalie et au Darfour. Mais il eût été plus décent d’avoir une pensée toute particulière pour ces centaines de milliers de veufs, veuves, orphelins et handicapés, victimes des milices et des rébellions soutenues, conseillées et armées par le pays de L’Oncle Sam pendant plus de deux décennies. L’histoire nous dira également un jour, pourquoi les USA, pourtant bien informés sur les intentions des génocidaires rwandais du « Palipe- Hutu », ont longtemps réfuté le terme « génocide » qui aurait obligé la communauté internationale à intervenir en application des conventions de l’ONU. On connaît la suite : le départ précipité et honteux des forces de la Minuar, laissant les 800 000 (peut-être un peu plus) Tutsis aux mains des adeptes de la machette.

Les conseillers du chef de la Maison Blanche ont sans doute omis de lui rappeler également qu’au plus fort de la guerre civile du Libéria, pendant que les chefs de guerre mettaient leur pays à feu et à sang - près de dix années - pour la conservation du monopole de l’or et du diamant, la compagnie américaine « Firestone Rubber » (premier fournisseur de pneus de voiture), faisait travailler, à l’abri des regards indiscrets, de jeunes enfants dans les plantations d’hévéa, principale ressource de ce petit pays ouest-africain aujourd’hui exsangue, et dont les populations villageoises subissent encore les effets nocifs de la pollution de l’eau, due aux rejets de déchets toxiques provenant des installations de cette compagnie industrielle.

Barack Obama entendra-t-il enfin le cri d’alarme des producteurs africains de coton qui, soutenus par l’Organisation Mondiale du Commerce, dénoncent depuis une dizaine d’années les subventions américaines à leurs propres paysans, menaçant ainsi quotidiennement les maigres moyens de subsistance des Africains qui ont du mal à tenir la concurrence mondiale ?
Le président américain, si soucieux du développement économique de l’Afrique tel qu’exprimé dans son discours, consentira-t-il enfin à faire desserrer l’étau du F.M.I et de la Banque Mondiale - institutions que contrôlent d’ailleurs jalousement les Etats-Unis -, sur les économies moribondes des pays africains victimes des plans d’ajustement structurel à vocation ultralibérale et aux conséquences sociales de plus en plus dramatiques ?

Pour terminer, espérons qu’au-delà du discours et des diatribes, fort du crédit et de l’espoir placés en lui dans le monde, et plus singulièrement en Afrique, Obama saura traduire en actes le volontarisme manifesté à Accra. Espérons aussi que sa visite au Ghana, si symbolique fût-elle, ne sera pas le prétexte pour pré-positionner les Etats-Unis dans la course effrénée que se livrent aujourd’hui l’Occident et la Chine, en quête des matières premières du continent africain. Rappelons ici que le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao, dispose également d’importantes potentialités en or, diamant et pétrole, dont une réserve de 600 millions de barils de pétrole découverte en 2007 et qui intéresse tout particulièrement la compagnie américaine, la « Gold Star Resources ». Espérons enfin que cette visite présidentielle américaine ne rentre pas uniquement dans la stratégie énergétique des USA qui visent, d’ici l’an 2020, l’importation annuelle de 770 millions de barils du pétrole de la Côte d’Ivoire, du Libéria, et du Ghana.

Le Général de Gaulle disait que les nations n’ont pas d’amis, mais des intérêts. Si l’Amérique sait où se trouvent ses intérêts, aux Africains de savoir également où se trouvent les leurs. L’Afrique a vu défiler bon nombre de dirigeants étrangers qui nous ont tenu presque le même discours. Mais ayons le courage et l’honnêteté d’avouer qu’après quarante années d’émancipation (?) politique, nous avons collectivement échoué.

La question fondamentale aujourd’hui, est de savoir si nous sommes capables de prendre nos responsabilités face à l’avenir et donc, à l’histoire. Obama nous a avertis : « Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers… » ; si nous sommes capables de relever les grands défis d’un monde inique et cynique, mais malgré tout en mutation, et duquel nous sommes de plus en plus les grands absents ; si nous sommes capables de démentir ces épisodiques et insoutenables images de guerres, de famine, de coups d’Etats, de maladies endémiques et autres, véhiculées par les médias du monde entier, et qui semblent nous coller de manière rédhibitoire à la peau.

Le regretté professeur d’histoire Burkinabè, Joseph Ki-Zerbo, dans son livre-entretien, « A quand l’Afrique ? » (prix RFI-témoin du monde, 2003) disait : « si nous sommes couchés, nous sommes morts ». Et cela, les générations futures ne seront pas prêtes à nous le pardonner.



Lawoetey-Pierre AJAVON

lawoetey@voila.fr

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Christophe DECHAVANNE ne comprend pas ce monde ...

29 Novembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Sport et Loisirs

CHRISTOPHE DECHAVANNE ne comprend pas ...
Bonjour tout le monde.
Je n'ai pas un intérêt particulier pour le football, mais j'aime la compétition quand elle est difficile et digne. Je n'aime pas les petites victoires et encore moins quand elles sont l'issue d'une tricherie. Alors cette main baladeuse "gagnante" et surtout célébrée dans l'instant avec allégresse est pour moi le symbole de ce que je ne supporte pas dans la société où j'évolue, où mes enfants grandissent et où, à longueur de temps, on nous donne des leçons pour nous dire ce que l'on doit faire. J'comprends pas. Il est très difficile, au nom de la morale, de faire installer des distributeurs de préservatifs dans les établissements scolaires... Il me semble pourtant que le VIH est dangereux pour la santé. Sur le même sujet Zoom Gillette France désarme Thierry Henry Vidéo Mondial 2010 : on rejoue Irlande-Géorgie ? Blog Domenech touchera 862 000 euros pour la qualification Télézapping "Oh ! Qu'elle était jolie la main" Son Mondial 2010 : à Khartoum, les Algériens salués par une haie humaine Edition abonnés Archive : Domenech déplore la tendance des Français à s'autoflageller Recevez les alertes par e-mail en cas d'événement majeur : Abonnez-vous au Monde.fr L'équipe de France de football s'est imposée 1-0, samedi 14 novembre, à Croke Park. Livrez-nous votre analyse du match : quelles ont été les forces et les faiblesses des Bleus ? Que ou qui faut-il changer pour le match retour au Stade de France, le mercredi 18 novembre.
J'comprends pas. Le ministre de l'éducation nationale refuse le projet de Ségolène Royal qui consiste à fournir des chèques contraception aux jeunes filles mineures pour qu'elles puissent consulter gratuitement et se faire prescrire ainsi des pilules pour ne pas tomber enceinte en cas d'aventure amoureuse "incontrôlée"... Pourquoi un tel refus ? Pour la morale ?

J'comprends pas. Mais, dans ces mêmes écoles, il faudrait chanter La Marseillaise, ce qui est une vraie urgence quand on sait qu'il y a peut-être près de 50 000 porteurs du VIH qui ignorent leur état... Mais qui le sauront... plus tard !
Il faudrait installer un couvre-feu (quel joli mot... !) pour les enfants de 13 ans et laisser les parents se débrouiller avec eux, sans assistance pour les aider dans leurs difficultés de vie qui les poussent à baisser les bras.

Depuis un "certain temps", les pages politiques des quotidiens sont un peu confondues avec les chroniques judiciaires (un ancien président de la République mis en examen, un ancien ministre de l'intérieur condamné et un ancien premier ministre qui clame son innocence devant un procureur qui l'accable...). Les garants des institutions à la barre du tribunal ! J'comprends pas.

Depuis que je suis petit (je suis encore petit...), on me dit que la France est une terre d'asile, j'étais fier... Aujourd'hui, on renvoie des Afghans dans leur pays en guerre, où ils risquent de se faire tuer à leur arrivée, comme cela s'est produit pour l'un d'entre eux qui s'était refugié en Australie.
Les prisons françaises sont surchargées et dans un état, pour certaines d'entre elles, qui rappelle le Moyen Age...
Et que dire aussi de la situation épouvantable de certains hôpitaux et de la manière dont on traite les infirmières... Où est le respect de la personne humaine ?

On lutte contre le surendettement qui ruine des familles, et les jeux de casino vont bientôt arriver sur nos ordinateurs... Ils étaient interdits... Pas "moral"... Quand ils seront accessibles, un faux espoir brillera dans l'oeil de ceux qui sont à la peine avec les résultats dramatiques que l'on peut imaginer... Un nouvel impôt sur les pauvres ? J'comprends pas.

Des milliards d'euros sont en stand-by dans les coffres de quelques banques (peut-être même de celles qui ont reçu des aides de l'Etat pour ne pas sombrer) pour les traders, pour leurs primes. Il m'avait semblé lire ici et là que tout ça était du passé... Car ce n'était pas moral. Et... Et... Et... Et... Et... Voilà pourquoi je me demande quelle est cette société dans laquelle je vis et où grandissent mes enfants.
Dans quel pays je vis ? Un président de fédération sportive, M. Escalettes, qui devant des millions de téléspectateurs enlace le sélectionneur (qui lui-même exulte !) de l'équipe qui s'est qualifiée après un match "nul", gagné en profitant "d'une bonne main", excluant, en trichant, l'Irlande qui avait la possibilité de concourir dans la compétition mondiale de belle manière... En outre, ni ce président ni ce sélectionneur n'ont eu un mot pour soutenir Thierry Henry, qui n'est certainement pas un tricheur dans l'âme, et qui se retrouve seul à endosser la responsabilité de cette stupide faute...
Quel est ce pays qui accepte de se présenter aux yeux du monde comme un arnaqueur ? Notre image n'avait certainement pas besoin de ça... J'comprends pas. Quel est le plaisir de gagner sans vaincre ? Je suis pilote de course, et monter sur le podium en mettant dehors celui qui est devant, dans le dernier virage, ne m'a jamais effleuré.
Que vont faire les milliers de bénévoles qui partout en France, avec leur si bonne volonté, essayent d'aider des mômes en difficulté en les immergeant dans le football, avec des codes de conduite, de bienséance et d'équité... pour en réinsérer certains et leur montrer que tout n'est pas moche, en fait. Quelle va être la référence maintenant ?
Les images de cette "victoire" ? Difficile d'expliquer à des jeunes qu'il faut se conduire bien avec cet exemple navrant. J'comprends pas.
Evidemment que les 800 000 euros de "prime à la qualif'" que la fédération doit donner à Raymond Domenech doivent être versés à ce milieu associatif qui, par le football, montre un nouveau chemin à ceux qui sont dans une impasse. Parce que ces euros-là sont dus à "M. Raymond" pour une victoire volée... donc ils le sont aussi ! Ces bénévoles doivent être malades de cette image dramatique qui ruine leur travail installé au fil des ans.
Moi aussi. J'entends ici ou là : "c'est étrange que certains (ma pomme) se mettent à s'occuper du sort de la société"... Je suis étonné, moi, que "certaines" voix qui crient à l'inégalité sociale ne soient pas plus actives. Qu'elles ne tiennent pas plus de tribunes, qu'elles ne fassent pas plus de bénévolat, qu'elles ne s'inscrivent pas plus dans l'acte plutôt que dans le propos.

Ah... C'est sûr... De quoi il se mêle, l'animateur de jeux, payé (bien) pour faire des conneries ?... Qui est-il pour se mêler de ça ?... Bien sûr que c'est pour se faire de la pub... bla-bla, bla-bla. Ceux qui disent cela ne savent pas... C'est plus facile et moins risqué de fermer sa bouche que de parler dans cette société "moderne"-là. Je ne m'exprime pas que pour déranger... Mais certains lièvres doivent être levés. On peut se laisser dormir... Je préfère rester éveillé. Tel le tamanoir...
Bonsoir.

Christophe Dechavanne est producteur et animateur.
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La Présidentielle Ivoirienne dans l'impasse ...

28 Novembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

La présidentielle ivoirienne de report en report

Le processus de succession de Laurent Gbagbo ne cesse d'être ajourné, depuis 2005.Le processus de succession de Laurent Gbagbo ne cesse d'être ajourné, depuis 2005.© AFP

Même Ban Ki-moon s'y met et réclame la tenue rapide de la présidentielle. Qui pourrait se tenir à la mi-février. Ou début mars.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé le 24 novembre les autorités ivoiriennes à fixer le plus tôt possible une nouvelle date pour l'élection présidentielle. Les Etats-Unis se sont, pour leur part, déclarés déçus de ce nouveau report alors que le mandat du président Laurent Gbagbo est théoriquement achevé depuis 2005.

Initialement prévu le 29 novembre, le scrutin ne pourra avoir lieu à cette date en raison des nombreux retards enregistrés dans sa préparation. L’Onu se félicite toutefois de la publication de la liste électorale provisoire par la Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI), le 23 novembre 2009. Sur le terrain, l’affichage de cette liste a débuté et les équipes de la CEI enregistrent actuellement les réclamations. La période du contentieux électoral doit s’achever le 31 décembre.

La CEI publiera ensuite la liste définitive. Puis suivront la distribution des cartes d’électeurs et le lancement de la campagne officielle. Selon nos informations, le premier tour ne devrait pas avoir lieu avant la mi-février. Mais certains évoquent déjà le mois de mars. La date du scrutin pourrait être annoncée, le 3 décembre, à l’issue de la réunion du Cadre permanent de concertations (CPC) de l'Accord Politique de Ouagadougou (APO) qui rassemble le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Guillaume Soro, et les deux leaders de l’opposition, Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié. Ces derniers revoient actuellement leur stratégie dans l’attente de la bataille finale.

Du côté présidentiel, le Front populaire ivoirien (FPI) réclame le désarmement des ex-rebelles avant la tenue du scrutin. « On ne peut pas organiser des élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles si la sécurité n'est pas rétablie sur l'ensemble du territoire », justifie son président, Pascal Affi N'Guessan. Selon le dernier sondage TNS-Sofres, réalisée pour le compte de Laurent Gbagbo, le président sortant obtiendrait 45 % des voix au premier tour contre respec
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Michelle OBAMA et Google Bombing !

28 Novembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Insolite

Michelle Obama est la dernière victime de ce qui est couramment appelé "Google Bombing".
En gros cela consiste à tromper le moteur de recherche pour qu'il donne un résultat disons... inattendu.
Nicolas Sarkozy en a été victime il y a quelques mois, tout comme George W. Bush: en tapant mass destruction weapons

Plus récemment, en tapant "white man stole my car" (un homme blanc a volé ma voiture), Google demandait à l'internaute s'il ne voulait pas plutôt dire "black man stole my car" soit, un noir a volé ma voiture. Là aussi il s'agissait de google bombing. Une technique qui consiste en résumé à faire pointer des milliers, voire des centaines de milliers de liens vers une page. Comme Google mesure plutôt la popularité des pages, ces pages artificielles détournent donc les résultats de la recherche.

Pour Michelle Obama il suffisait d'aller sur Google Images et de taper "Michelle Obama".
Le second résultat était pour le moins insultant pour la First Lady puisqu'il la dépeint sous les traits d'un singe.

Le moteur de recherche a "présenté ses excuses" mais comme dans les cas de google bombing précédents, l'équipe de Google a refusé de "trafiquer les résultats à la main" (ils estiment en effet que leur algorithme serait moins performant s'il était trop souvent modifié pour accomoder des cas particuliers). Google a expliqué sa position en ligne.
Pour défendre Google on peut ajouter qu'il y a quelques années lorsqu'on tapait "jew" (juif en anglais), un site antisémite apparaissait en première position. Et bien que la communauté juive ait fait pression sur l'un des fondateurs de Google (de confession judaïque), le moteur s'était refusé à amender son sacro-saint algorithme.

La triste affaire a trouvé son épilogue sans google puisque la plateforme de blogs qui hébergeait la photo a décidé de la supprimer.
Tout est bien qui finit bien?
(armes de destruction massive) en 2003 on tombait sur une page imitant celle d'Internet Explorer quand on tape une adresse inexistante.
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LA BCEAO opte pour l'apurement de la dette intérieure

28 Novembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

APUREMENT DE LA DETTE INTERIEURE DES ETATS
Les ministres des finances saluent la diligence de la Bceao pour la mobilisation des ressources Philippe-Henri Dacoury-Tabley, gouverneur de la BCEAO Réuni en session extraordinaire, le 20 novembre 2009, dans les locaux de l'agence principale de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) à Abidjan, en côte d'ivoire, le conseil des ministres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a félicité la banque centrale pour la diligence avec laquelle, sur les ressources financières identifiées pour apurer les arriérés de paiement intérieur, environ 700 milliards de CFA ont été mobilisés avec l'appui de la BCEAO.

Date de publication : 26-11-2009
Auteur(s) / source : Maïfoux NASSIROU

Placée sous la Présidence de Charles Koffi dIBY, Ministre de l'Economie et des Finances de la République de Côte d'Ivoire, cette réunion extraordinaire du Conseil des Ministres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UeMoA) a regroupé les ministres des finances des pays membres. Selon un Communiqué de presse de la banque centrale, plusieurs autres personnalités ont également pris part à cette session. Il s’agit de soumaïla Cisse, Président de la Commission de l'UEMOA, Philippe- Henri DACOURY-TABLEY, gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye BIo-TCHANE, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et Martin GBEdEY, Président du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF).
La session du Conseil a été consacrée au bilan de la mise en oeuvre des décisions du Conseil des Ministres extraordinaire du 27 juillet 2009, relatives à l'apurement des arriérés de paiement sur la dette publique intérieure dans les Etats membres de l'Union. Le Conseil des Ministres a noté avec satisfaction que sur les ressources financières, d'un montant global d'environ 900 milliards CFA, identifiées pour apurer les arriérés de paiement intérieur, environ 700 milliards ont été mobilisés avec l'appui de la Banque Centrale. Les Ministres ont, à cet effet, félicité la Banque Centrale pour la diligence avec laquelle les décisions du Conseil ont été mises en oeuvre. Analysant l'évolution du marché de la dette publique à la lumière des dernières émissions de bons et obligations du Trésor réalisées, les Ministres ont pris, sur proposition de la Banque Centrale, des décisions en vue d'améliorer le fonctionnement du marché et permettre ainsi aux Etats de mieux couvrir leurs besoins de financement. 1.400 milliards d’arriérés pour les 8 pays membres Les phénomènes d'accumulation d'arriérés de paiement sur la dette publique intérieure constituent un problème important qui pénalise les entreprises, les banques et affecte l'activité économique. En vue de trouver une solution à cette préoccupation, et à la demande du Chef de l'Etat malien, le Conseil des Ministres de l'Union s'est réuni en session extraordinaire à Abidjan le 27 juillet 2009 sur cette question. Ainsi, sur la base des propositions de la Banque Centrale, des ressources d'un montant global d'environ 900 milliards de Francs CFA ont été identifiées pour résoudre durablement ce problème indique le communiqué. Ce montant se répartit comme suit : 450 milliards provenant de la contre-valeur de l'allocation de DTS effectuée par le FMI dans le cadre de la crise financière. Ces ressources ont été décaissées par la Banque Centrale en faveur des Etats au début du mois de septembre 2009 ; environ 453 milliards à mobiliser à travers des émissions de bons et d'obligations du trésor et refinançables auprès de la BCEAO. « Le stock des arriérés de paiement intérieur au niveau de l'Union a été évalué, après un travail de recensement auprès des Services compétents des huit Etats membres par la BCEAO, à près de 1.400 milliards de francs CFA. »
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Ali Bongo réserve sa première visite a Sarkozy ....

22 Novembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Ali Bongo réserve sa première visite bilatérale hors d'Afrique à Paris

Poignée de main entre Ali Bongo Ondimba et Nicolas Sarkozy à Paris, le 20 novemebre 2009. Reuters / Charles Platiau Le président gabonais a réservé sa première visite bilatérale hors d'Afrique au chef de l'Etat français avec qui il a longuement déjeuné vendredi 20 novembre. Il s'agissait de la première rencontre entre les deux présidents depuis l'élection gabonaise du 30 août dernier. Ali Bongo a également rencontré le Premier ministre François Fillon et le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet. Pour la petite histoire, le président gabonais est arrivé en avance à l'Elysée vendredi 20 novembre, et son cortège aura dû patienter quelques minutes avant de pouvoir entrer dans la cour du palais présidentiel faute de place. Nicolas Sarkozy recevait en effet auparavant une importante délégation de maires. Une fois passé ce petit couac, pour sa première visite officielle hors d'Afrique, Ali Bongo eu droit aux honneurs rendus aux «amis de la France» : fanfare de la Garde républicaine au garde à vous et accueil présidentiel en bas du perron. Ali Bongo et Nicolas Sarkozy ont eu un tête-à-tête plus long que prévu, un peu moins de deux heures. Au cours du déjeuner, le président français a salué les réformes engagées par son homologue gabonais, notamment en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Il aura été question également des accords de défense entre les deux pays, en cours de renégociation. On ne sait toujours pas si la base française de Libreville y sera maintenue ni dans quelles conditions. Ali Bongo est également revenu sur le rôle de la France après la mort d'Omar Bongo et lors de la présidentielle qui a suivi, une attitude « exemplaire » selon le président gabonais. Au sujet de cette élection d'ailleurs, Ali Bongo a estimé qu'elle avait été transparente. « La transparence sera le maître mot pour les prochaines échéances électorales de 2011 » a-t-il conclu.
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Les enseignants réclament le départ des Ministres DAVO et CHABI

9 Novembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Pendant les vacances, une séance de travail avait rassemblé les professionnels de la craie et le président Boni Yayi, en présence des ministres en charge de l’éducation en vue de recenser les problèmes brûlants de la corporation et trouver une issue de sortie avant la rentrée scolaire. Depuis lors, les menaces de blocage de la rentrée des classes n’ont pas manqué de se faire au niveau des ordres des enseignements primaire et secondaire. Actuellement les deux ministères sont sur la sellette à cause de dysfonctionnements observés et semblent remettre en cause l’accalmie qui devrait prévaloir dans les rangs des enseignants. Au point que des voix s’élèvent pour réclamer la démission des deux ministres. Gouverner c’est prévoir. Et on ne cessera de le répéter. Les promesses d’amélioration des conditions de vie et de travail faites aux enseignants ne sont pas tombées dans les oreilles de sourds. Cette corporation n’est pas à assimiler à un bétail humain qu’on peut suborner à sa guise. Si à cette rentrée scolaire 2009-2010 des grincements de dents se font de plus en plus observer dans leurs rangs, c’est parce qu’il se pose de réels problèmes. La fournaise Mesftp Désabusés et désemparés, ils n’ont cesse de crier leur ras-le-bol pour dire avec des mots forts, des gestes très significatifs et des chansons très porteuses à l’occasion de leurs manifestations comment ils ont mal. Ils disent être fatigués des promesses fallacieuses et des moqueries dont ils sont victimes cherchant chaque fois des boucs émissaires ou des souffre-douleur ou des excuses perfides pour masquer la vérité. Depuis lundi dernier, les bureaux du ministre Davo (Photo) ont à nouveau enregistré le dépôt d’une motion d’ordre de grève pour dire non à la duperie. A en croire un enseignant en fonction dans un Ceg de la place, la vérité ne leur est pas toujours dite. C’est à croire que l’Etat préfère que la situation pourrisse avant de réagir. ‘’Nous sommes fatigués de cette méthode d’agir et réclamons le traitement dû à nos rangs’’, renchérit un directeur d’un autre Ceg. ‘’Trop c’est trop !’’ S’émeut un professeur de Français, une femme qui s’exclame : ils vont traîner les pas, nous distraire de l’essentiel au point d’en arriver à nous empêcher de jouir de nos justes revendications une fois la retraite atteinte. Dans la présente motion, les enseignants réunis autour du Syndicat national des enseignants contractuels et permanents du Bénin (Synecp Bénin) réclament que les enseignants bénéficient des formations professionnelles selon leur catégorie. Ils exigent le reversement en Agents permanents d’Etat de tous les enseignant contractuels des promotions 1997 jusqu’à ce jour ainsi que le payement des rappels aux ayant droit qui ne sont pas encore satisfaits. Parmi les nombreux points soulevés figurent en bonne place la parution immédiate et sans délai des actes de reclassement et d’avancement et le payement d’un ensemble de primes, notamment celle des zones déshéritées qui contrairement à ce qui se fait ne sont pas encore payées. Comme si le ciel lui est tombé sur la tête, le ministre Zacharie Chabi qui est déjà tangué par le dossier des manuels scolaires CI-CP a lui aussi reçu la même motion de grève. Dossier manuel CI-CP Médecin après la mort ! Non assistance aux parents d’élèves en difficultés d’achat de manuels scolaires ! Non fixation à temps des enseignants sur l’exécution d’un programme scolaire précis ! Halte à la moquerie ! C’est comme cela qu’il convient de résumer la situation floue dans laquelle se trouvent aujourd’hui les acteurs directs et indirects concernés par l’exécution des programmes dans les classes de CI et CP sur l’étendue du territoire national. Alors que des voix se faisaient de plus en plus fortes pour dénoncer l’incurie ministérielle ayant conduit à la situation déplorée, un communiqué est passé sur certaines chaînes de télévisions pour présenter les excuses ministérielles. Des excuses tardives. Et comme si cela ne suffisait pas pour en ajouter à la colère des parents d’élèves, c’est le débat télévisé du vendredi dernier qui a paru une insulte. Manque de vision En effet, on ne comprend pas que dans un pays qui ne souffre pas d’un manque de cadres, l’on ne puisse pas être prévoyant à des niveaux de décision. Toute la substance du débat ne compense pas les frais que le double achat de manuels de la plupart des parents d’élèves ayant leurs mioches au CI et au CP a occasionnés. Il est inconcevable que les cadres du ministère des Enseignements maternel et primaire aient manqué à ce point de vision et de vigilance jusqu’à ne pas pouvoir avertir les populations plus tôt à ne pas acheter les manuels édités en 2002 et en 2004. Pire, lors du débat télévisé il est apparu comme une volonté de distraire le peuple. Ce qui est regrettable, c’est la confession des cadres dudit ministère sur l’utilisation de l’édition 2009 des manuels et cahiers d’activités des classes concernées dès cette rentrée scolaire. C’est à croire qu’ils ont choisi de se moquer du peuple en n’ayant rien fait pour retirer les versions non autorisées à partir de cette rentrée scolaire 2009-2010. Les clarifications apportées au cours du débat télévisé ont souffert de l’absence des parents d’élèves et d’instituteurs ou institutrices pour dire leur part de vérité sur ce sujet sensible qui aurait mérité plus d’attention dans son traitement. Même pas un directeur d’école primaire du public ou du privé n’a été sollicité pour dire ce que ces acteurs ignorés pensent de cette question. On veut calmer la colère du peuple et on l’ignore comme s’il était insignifiant. L’ignorance n’est pas seulement faite à ces acteurs-là mais beaucoup plus à une corporation, celle des enseignants du primaire. Tout se passe comme si eux qui sont les premiers concernés n’ont pas droit au chapitre. Il faut juste les tenir informés de ce que les décideurs ont planifié, traité et retenu en leur nom et à leur place. Dans les débats, il est apparu que les manuels seront dès que possible, mis en nombre suffisant à la disposition de toutes les écoles primaires sur l’étendue du territoire national. Le flou persiste encore Jusqu’à présent, il y a une situation floue qui mérite qu’on s’y attarde pour lever tout équivoque. En effet, selon la version ministérielle, c’est toujours l’édition querellée qui est au programme. Mais selon les animateurs du débat, on a cru comprendre qu’il faut s’attendre à la mise en application de l’édition 2009. Autre chose à retenir est que les écoles privées, à écouter le langage utilisé, sont tenues à l’écart, passent sous silence. A propos du flou persistant le Directeur de l’Inspection pédagogique (Dip) affirmait qu’en attendant le choix effectif des manuels à exécuter dans les classes CI - CP les anciens manuels sont toujours en vigueur. Mais, au grand étonnement, c’est encore le même Dip qui, au cours d’un passage récent sur une autre chaîne de télévision en compagnie de deux autres cadres de différentes structures affirment que les nouveaux manuels sont en vigueur et que toutes les dispositions sont prises pour leur mise à disposition dans toutes les écoles sur toute l’étendue du territoire national. Il est vraiment temps que le ministre lui-même au-delà de ses excuses diversement appréciées apporte les clarifications nécessaires pour situer les uns et les autres sur les manuels à utiliser réellement dans les classes. Sur le plan pédagogique Est-ce que les autorités en charge de l’enseignement mesurent tout le tort qui sera fait aux innocents apprenants quant au retard qu’ils vont accuser dans l’exécution du programme CI - CP ? En effet, de sources proches du ministère des Enseignements maternel et primaire, on apprend que la mise en exécution des nouveaux manuels sera effective dès le mois de janvier 2010, soit 3 mois après la rentrée scolaire. Or jusqu’à présent, les enseignants concernés ne sont pas encore formés et on se demande s’ils pourront recevoir la formation adéquate en vue d’une bonne restitution aux tous petits apprenants. La fonction enseignante est un métier très noble qui ne mérite pas d’être galvaudé par des politiques mal conduites, à la limite expéditive et ce, au grand dam des apprenants qui voient le lit de leurs lacunes s’épaissir. Kolawolé Maxime SANNY
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