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Iredey Blog Emergence

Adrien HOUNGBEDJI cloue le regime YAYI au pilori ...

24 Février 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Adrien Houngbédji cloue le régime Yayi au pilori

Auteur : Emmanuel E. Creppy

 

 

 

ahacheLe leader du Parti du Renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji a procédé le week-end dernier à un grand rassemblement de ses militants, à Ifangni. C’était l’occasion pour le président et certains barons du parti de renouer le contact avec les populations de cette localité du plateau.

A cette occasion, le président des « Tchoko-tchoko » n’a manqué de se prononcer sur la situation de crise socio politique et économique que traverse le pays.

En analysant la situation de crise actuelle, le président du Prd, Adrien Houngbédji n’y est pas allé de main morte, pour faire porter le chapeau au régime en place. D’après le sombre tableau qu’il a peint, le pouvoir en place est vautré dans la mauvaise gouvernance, la violation des droits de l’homme et des libertés. Me Houngbédji accuse le régime Yayi d’afficher une indifférence face à la paralysie de l’administration et la souffrance du peuple. Pour lui, le bras de fer dans lequel s’est engagé le gouvernement avec les syndicalistes est stupide. Sur le plan politique, le leader des « Tchoko-tchoko » accuse le gouvernement d’avoir fait du Bénin un pays incapable d’organiser des élections, à cause d’une liste électorale inexistante.    

Plaidoyer de Houngbédji pour la correction du Code de procédure pénale : «Je peux garantir aux FCBE et à Yayi Boni que c’est la loi actuellement en vigueur qui  leur sera appliquée avec la même rigueur»

Nous avons déposé également une deuxième proposition de loi qui fait moins de bruit mais qui est aussi importante. Parce que dans l’état actuel de nos textes, si le président Yayi Boni décide aujourd’hui que telle personne passera dix ans en prison, qu’il soit innocent ou qu’il soit coupable et bien ce monsieur ou cette personne passera dix ans en prison. Comment ? Parce qu’il suffit qu’il arrête la personne, qu’il le défère devant le procureur et dire au procureur « gardez-le ». Le procureur l’envoie devant le juge d’instruction. Le juge d’instruction dit non il est innocent libérez- le. Yayi Boni dit au procureur général : Faites appel ! Le procureur général, lui est obligé de faire appel, il fait appel. On va devant la chambre d’accusation c’est- à- dire la cour d’appel des juges d’instruction, la cour d’appel des juges d’instruction dit: Celui là, il n’a rien fait. Libérez-le. Yayi Boni dit non, procureur général faites pourvoi en cassation et c’est fini. Et c’est fini. On fait pourvoi en cassation et la personne peut rester là cinq ans, la personne peut rester dix ans. Nous n’avons pas fait la conférence nationale pour ça. Et je voudrais rappeler ici aux plus jeunes d’entre nous ce qui se passait avant la conférence nationale. En 1961, le président Hubert Maga, il a fait de bonnes choses hein. Il a fait de très bonnes choses. Mais il n’a pas fait que de bonnes choses. En 1961 il a pris une loi. Et avec cette loi là quand on dit que quelqu’un a fait quelque chose on le prend, résidence surveillée, il ne sort plus. C’était en février 1961et Maga est tombé en 1963. C’est avec la loi qu’il a prise en 1961 c’est avec cette même loi qu’ on l’a mis en résidence surveillée. Ceux qui l’ont renversé sont arrivés, au lieu de supprimer la loi, ils l’ont gardée. D’ailleurs ils lui ont appliqué ça et ils sont restés là jusqu’à ce que le président Zinsou arrive. Lui il a vu ça, et il a dit, mais voilà une bonne loi, au contraire il l’a encore corsée. Et la loi est restée là. Le jour où on l’a renversé, c’est avec cette même loi qu’on l’a gardé en résidence surveillée pendant plusieurs mois au Nord du pays. Cette même loi est restée en place jusqu’à ce que KEREKOU arrive. KEREKOU, ah ! Il dit, mais voilà une bonne loi. Il prend Maga, il prend Ahomadegbe, il prend Apithy avec la même loi et il les garde pendant dix ans. Et s’il n’y avait pas eu la conférence nationale, lui-même on lui aurait appliqué la même loi. Est-ce que vous comprenez ce que je dis? S’il n’y avait pas eu la conférence nationale, lui aussi, s’il n’a pas supprimé cette loi, on lui aurait appliqué ça et lui aussi il aurait été mis  en résidence surveillée. Et bien au PRD, nous disons, nous ne voulons pas cela. Nous voulons qu’on respecte la justice. Nous voulons que quand quelqu’un est innocent qu’on le libère. C’est les juges qui disent si quelqu’un est innocent ou n’est pas innocent. Si nous ne faisons pas ça, je peux garantir aux FCBE et à Yayi Boni que c’est la loi actuellement en vigueur qui  leur sera appliquée avec la même rigueur par leurs ennemis d’aujourd’hui. C’est donc un appel que je fais en réalité. Je fais appel à toutes les forces politiques de ce peuple y compris aux FCBE y compris à Yayi Boni lui-même pour dire non pendant que vous êtes là, ce qui ne va pas là enlevons ça. (Parce que c’est la chicotte qui frappe l’ancienne femme, c’est la même chicotte qui tape la nouvelle femme. Voulez-vous que la même chicotte vous frappe aussi ?) Et nous avons déposé une proposition de loi pour qu’on puisse revoir le code de procédure pénale sur ce plan pour que lorsque la cour d’appel, la chambre d’accusation disent qu’il y a non lieu, qu’on libère les gens. Et nous ne sommes pas nombreux comme députés PRD à l’Assemblée Nationale. Notre nombre à nous seul, ne permet pas de faire passer cette loi, mais j’espère que notre classe politique. Que toutes les forces épris de démocratie et de liberté voteront ce texte et que nous aurons donc un code de procédure qui renforce la liberté individuelle dans notre pays......

 

 

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L'espoir est permis ...

7 Février 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Un jour, nous serons assez forts pour contrer le vent qui court, dixit G. G. Vickey

Auteur : Olivier Ribouis

7 février 2014

 

 

ggvikey2Les Béninois vivent et revivent des moments difficiles, des  pages sombres de l’histoire qu’ils croyaient avoir tournées. Et pour les surmonter, de l’autre bout du monde, l’éternel Gustave Gbénou Vickey, alias G. G. Vickey dit «Un jour, nous serons assez forts pour contrer le vent qui court» dans son morceau «Mon frère de l’autre bout».

«Un jour, nous serons assez forts pour contrer le vent qui court. Le soleil luira enfin pour nous. Nous aurons la liberté ».Ce refrain est connu des Béninois et même au-delà des frontières béninoises, loin de la contrée de son emblématique auteur, le regretté Gustave Gbénou Vickey, alias G. G. Vickey qui nous l’apprend dans son morceau «Mon frère de l’autre bout».  Par ces temps qui tanguent où dépassés, désabusés et trahis, les Béninois perdent foi en ceux qui ont promis changement, prospérité, justice, équité… «Zik et Sagesse» sort, du riche patrimoine musical béninois,  «Mon frère de l’autre bout» pour leur apporter du réconfort et de grands mobiles d’espérance en un lendemain meilleur. 

 «Ne perdez jamais espoir»

Qui a perdu l’espoir, a tout perdu. L’icône de la musique béninoise en était conscient. A  ses frères d’Angola, de Rhodésie, d’Afrique du Sud et d’ailleurs qui connaissaient le chaos, il s’adressait en ces termes «Opprimés du monde entier, ne perdez jamais espoir ». Quelle magnifique  exhortation est-ce ! Et cela, l’artiste s’il n’était encore mort, le répèterait sans cesse aux siens, les Béninois qui réclament en vain, pain, liberté, justice  à ceux qui leur en avaient pourtant promis.

 En ces moments où des sangs de travailleurs béninois versés s’assimilent au sang animal ou plus grave, à l’encre, écouter, réécouter «Mon frère de l’autre bout» doperait forcément le moral à ceux qui en ont perdu. Aux ménagères qui n’ont plus de panier à vider, aux jeunes diplômés qui n’ont plus foi en les concours organisés au Bénin, aux juges, hommes d’affaires béninois et autres citoyens qui sont traqués comme du gibier, G. G. Vickey dit «Ne perdez jamais espoir ».

«La roue tournera toujours»

«Tant que la terre tourne, la roue tournera toujours». Ces paroles sont sémantiquement trop immenses pour n’être destinées qu’aux seuls opprimés. Elles sont aussi destinées aux plus forts, à ceux qui veulent bondir sur des citoyens devenus proies, aux impérialistes. Pour preuve, c’est ce mouvement de la vie qui déplace toute chose d’une position à une autre, d’une condition à une  autre qui a fait venir "l’intrus" où il est actuellement et qu’il quittera bientôt. Le président Laurent Gbagbo peut en dire quelque chose. Autant pour les grands autocrates de l’histoire comme Hitler, Mussolini, Mobutu,  Kadhafi qui ont connu une fin sombre.  Ce qui confirme bien la thèse de Jean-Jacques Rousseau qui dit «Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître…».

Hypocrisie des rapaces

Ce  qui le plus fait mal à l’artiste, c’est l’hypocrisie de ceux qu’il qualifie de rapaces. Des loups vêtus de peau d’agneau. «Désir de prendre part aux fruits de l’usurpation, les rapaces du monde entier, nous font des jeux hypocrites.» chante Vickey qui constate « Ils parlent  de justice et de l’amour du prochain. Et contre des lingots d’or, ils nous laissent à nos sorts.» Le mélomane ne dit-il pas vrai quand on voit qu’au Bénin, le même qui dit  «Chers jeunes je vous aime », « chers maman, je vous aime », « je vous aime »,  « vous êtes belles »… dit aussi qu’il bondira sur ses citoyens?

Contrer le vent qui court

Le pays va mal.  La liberté est tuée et on persiste dans l’obstination de tout contrôler. Quitte à réprimer toute voix discordante, à bondir comme un  prédateur sur les faibles. Il n’y a pas d’espoir à perdre. Malgré les difficultés qui minent les vies,  «Un jour, nous serons assez forts, pour contrer le vent qui court. Le soleil luira enfin pour nous. Nous aurons la liberté», optimise Vickey. Et pour y arriver la force ne viendra pas de l’extérieur encore moins d’un dieu. Les Béninois n’auront pas besoin de porter de «Talon » pour aller haut.  Ils compteront sur  eux-mêmes et sur le temps qui fera défaut aux impérialistes de chez eux. Puis bien évidemment sur «Zik et Sagesse » pour les suivre avec des morceaux  de sages artistes.

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