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Iredey Blog Emergence

Autopsies et signes avant coureurs d'un cataclysme ...au Bénin

27 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Lettre ouverte de Mme Célestine ZANNOU

à Monsieur Boni YAYI, Président de la République,

Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement

 


Une fois encore le Devoir m’appelle et à mon habitude, il m’est impossible de lui résister malgré mes sérieuses préoccupations du moment. C’est dire que je suis définitivement convaincue que pour des combats qui engagent l’avenir de mon pays, du peuple béninois et de sa jeunesse déboussolée et humiliée (car devant se contenter de ballons à défaut d’emplois), aucun sacrifice n’est de trop. Je m’y plie avec l’espoir d’être enfin entendue de vous sinon d’avoir eu le mérite de tirer sur la sonnette d’alarme face à ces maux qui rongent sous votre règne le peuple béninois dans sa majorité numérique.

Du  mémorable  KO électoral,  notre  pays  s’installe  inexorablement  dans  un  chaos  social,  économique, moral  et politique que même les partisans de votre régime et pas des moindres reconnaissent en aparté. C’est l’alerte rouge partout et pour cause :

• le traitement social inégalitaire que j’ai dénoncé en 2009 dans une plaquette intitulée « Les 10 RECULS du Changement » et que je vous ai fait parvenir en son temps, s’est amplifié sur un fond de népotisme, de favoritisme et surtout de régionalisme jamais vécu, un régionalisme criard et hors norme à vous couper le souffle et qui est au cœur de ce fameux concours devenu le scandale administratif de l’année!!!

• Une gouvernance au hasard sur fond de dictature qui détruit à grand feu notre démocratie chèrement

acquise avec une mise entre parenthèse du sens de l’Etat et du sens des valeurs confirmés par des erreurs étatiques monumentales indignes de notre pays et de son peuple dont l’élite vivante et même ad patres remue la tête.

• une gestion des Hommes faite de mépris, de manque de respect aux ainés et qui par surcroit distille la peur dans les cœurs oubliant ce principe naturel qui veut que lorsqu’elle (la peur) change de camp plus rien n’arrête l’opprimé.

Monsieur le Président de la République, ce pays a une âme. Arrêtez de continuer à la torturer pour épargner à ce paisible peuple ce que je n’ai nullement envie de nommer ici et maintenant.

Engagée, je le suis pour la cause du Bénin, du Bénin tout entier, un et indivisible. Je pense l’être au même titre que vous, en tout cas au même titre que d’autres compatriotes qui ont en ce moment la gorge nouée et serrée à l’image d’un cancer qui ronge son porteur. Mais à la différence de mes frères et sœurs à gorge serrée et face à ces nombreux

scandales qui avilissent notre pays et ternissent son image au-delà de nos frontières, j’ai fait le choix responsable

d’extérioriser ma souffrance morale en m’adressant directement à votre Haute Personne.

Oui Monsieur le Président de la République, j’ai mal et nous sommes nombreux dans cet état depuis quelques années et davantage depuis deux mois devant cette nébuleuse qu’est devenu le concours de recrutement d’Agents Permanents de l’Etat au profit du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF).

Monsieur le Président de la République, permettez-moi de vous rappeler quelques extraits de mon adresse du 31 Mars

2011 dont la compréhension dans le fond a échappé à nombre de béninois et il me semble à vous-même. Il s’agit des

passages ci-après:

• « Monsieur  le Président  de  la  République,  si  votre premier mandat est  perfectible,  le  second doit  se rapprocher du parfait car vous n’aurez plus l’excuse de ne pas bien connaitre la maison »

• « Le  mandat  qui  commence  sera  celui  de  tous  les  challenges.  Je  l’entrevois  difficile  pour  plusieurs raisons…..La délicate élection dont nous sortons impose une démarche permanente de préservation de la concorde. En interne déjà les défis sont énormes et les sous-estimer pourrait être grave et irréversible car il est aujourd’hui question d’avoir à tous les niveaux une démarche de sincérité vis-à-vis du peuple. Il s’agit fondamentalement de rechercher un accord parfait entre la parole et les actes. Soyez comme vous le clamez, le Président de tous les Béninois..»

• «  Ainsi pour mieux réussir votre quinquennat, je vous conseille de faire attention aux incompétents et aux rongeurs de temps qui n’ont rien fait pour faire luire votre premier mandat. Vous devriez  aussi vous méfier des arrogants de votre entourage qui ne font rien pour projeter une nouvelle image de votre personne encore moins pour apaiser les cœurs. De l’épreuve, tirons les ressources pour grandir… »

Avec ce concours des APE au profit du MEF, sommes-nous réellement dans cette logique que je vous ai conseillée ce

31 mars 2011? Je ne me refugierai derrière aucune fausse modestie pour ne pas affirmer ici que n’eut été mon message, vous auriez sans doute eu du mal à  prêter serment en 2011, tant la tension était forte !!! Nos principales

villes du sud militarisées, des opposants politiques prêts à tout, estimant que leur victoire a été volée. Que l’amnésie

ne vous gagne point du fait des nouvelles évolutions politiques et ralliements contre nature «favorables» à votre camp ou à votre personne.

Monsieur le Président de la République, se taire face à ce concours scandaleux est suicidaire et l’histoire le rappellera

à tous dans un avenir bien proche.

C’est pourquoi, je me suis résolue à rompre mon silence à moi pour vous interpeller respectueusement sur les tenants

et les aboutissants de ce dossier dont la puanteur a franchi non seulement nos frontières mais aussi et surtout les limites  de  l’acceptable,  dépeignant  notre  pays  dans une  couleur  qui  ne l’honore  guère.  Oui, je  vous interpelle Monsieur le Président parce que vous n’avez pas le droit de continuer à rester indifférent comme c’est le cas actuellement.  Avez-vous  réellement  besoin  de  cette  curieuse  commission  d’enquête  présidée  par  votre  célèbre Conseiller Spécial aux Affaires Politiques pour comprendre ce dossier qui coule de source avec des aveux aussi importants que ceux de votre Ministre qui a écrit noir sur blanc que ses collaborateurs ont falsifié à son insu un communiqué après sa signature ? Non, non et non !!! Votre silence déjà trop lourd pourrait être taxé de complice s’il perdurait, et donnerait ainsi raison à tous ces commentateurs et autres victimes que j’ai eu l’occasion d’écouter. Monsieur le Président de le République, qu’il me soit permis de rappeler quelques faits pour votre éclairage au cas où les comptes rendus que vous recevez de vos collaborateurs étaient tronqués à dessein.

Votre Ministre du Travail et de la Fonction Publique, Madame Mêmouna Kora Zaki  a délibérément fait la sourde oreille à toutes les propositions visant à prémunir notre pays de ce scandale comme si elle tenait coûte que coûte à dérouler un plan orchestré, et sa sérénité face à toutes les dénonciations laisse libre cours à des interprétations dangereuses  car destructrices de la cohésion et de la paix sociales. Ainsi a-t-elle :

- royalement banalisé et ignoré l’alerte des responsables de la FESYNTRA-FINANCES qui, ayant appris que les résultats de ce concours sont connus d’avance, avaient fait des propositions concrètes visant à garantir une certaine transparence dudit concours ; (cf. en annexe 1 le Communiqué du 16 juillet 2012 de la FESYNTRA- FINANCES à propos des concours de recrutement et en annexe 2, copie de la lettre n° 020/FESYNTRA- FINANCES/SG du 17 juillet 2012 au Premier Ministre) ;

- catégoriquement refusé d’accéder aux propositions de transparence de la FESYNTRA-FINANCES ;

- participé activement à la violation flagrante des dispositions de l’article 23 de la loi 86-013 par la prise, conjointement avec  le Ministre  de l’Economie et des  finances,  d’un  Arrêté  interministériel la veille du concours, Arrêté censé être pris quatre mois avant le déroulement des concours; (cf. en annexe 3, copies des deux arrêtés signés le 27 juillet 2012 pour des concours qui vont démarrer le 28 juillet 2012)

Cette attitude de votre Ministre a amené la FESYNTRA-FINANCES à s’abstenir de toute participation aux travaux des différentes commissions, enlevant toute crédibilité à tout le processus (cf. en annexe 4, la position de la FESYNTRA-FINANCES face à l’organisation des concours de recrutement pour le 28 juillet 2012, position rendue publique le 27 juillet 2012).

Malgré cela, le concours a été organisé envers et contre tout dans un amateurisme à nulle autre pareille et avec des irrégularités indignes d’un Etat de droit au 21ième siècle et qui illustrent à merveilles la déstructuration avancée de notre Administration fortement politisée. La FESYNTRA-FINANCES vous avait en son temps sollicité pour l’annulation pure et simple dudit concours (cf. en annexe 5, copie de la lettre n° 023/FESYNTRA-FINANCES/SG que la FESYNTRA-FINANCES avait adressée à votre Autorité le 14 août 2012).

Tenez :

- Le  Ministre  du  Travail  et  de  la  Fonction  Publique  s’est  permis  de  violer  l’Arrêté  interministériel  n°

577/MTFP/MEF/DC/SGMDGFP/DRAESTCD/SA  du 27 juillet 2012 conjointement pris avec son collègue des Finances en nommant dans les différents jurys plus de personnes que prévues (cf. en annexe 6, copie de l’arrêté interministériel n° 577/MTFP/MEF/DC/SGM/ DGFP/DRAESTCD/SA du 27 juillet 2012  et en annexe 7, copie de la Décision n° 929/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 31 décembre 2012 portant constitution du jury chargé de la délibération des concours de recrutement d’Agents Permanents de l’Etat au profit de l’Administration des Impôts, du Trésor, de la Douane et des Droits Indirects, session du 28 juillet et du 25 août 2012)

- Le Directeur Général de la Fonction Publique s’est permis de prendre une note de service pour compléter impunément la Décision n° 672/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 7 septembre 2012 portant constitution du jury d’anonymat dans le cadre des concours de recrutement d’Agents Permanents de l’Etat au profit de l’Administration des Impôts, du Trésor, de la Douane et des Droits Indirects, session du 28 juillet et du 25 août 2012, violant ainsi les règles élémentaires de l’Administration ; et tout ceci sans aucune réaction de sa hiérarchie (cf. en annexe 8, copie de la Décision n° 672/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 7 septembre 2012 et en annexe 9, copie de la note de service n° 216/MTFP/DGFP/SA du 02 octobre

2012).

- les  organisateurs  du  concours,  notamment  le  DRAE  (un  agent  contractuel  élevé  à  terme  au  rang  de responsable de recrutement des agents de l’Etat) n’auraient pas hésité à associer des candidats à l’organisation des concours, candidats privilégiés naturellement admis !!! Dans quel pays sommes-nous ? Le cas le plus illustratif serait celui du sieur Garba Asso Aziz, parent direct du DRAE. Quelle audace ? Quelle insulte ? Quelle outrecuidance ? Mon pays ne peut en arriver là et j’en appelle à votre  honneur pour rétablir le sens de l’Etat, le sens du savoir être et le sens de l’équité.

- des erreurs inadmissibles dans certaines épreuves, notamment en comptabilité ont rendu leur traitement impossible par les candidats « normaux » pendant que les autres ont pu traiter l’épreuve avec l’erreur ; ceux-ci ont-ils eu un privilège quelque part ? La question reste posée.

- Le transport non sécurisé des copies des candidats vers des destinations secrètes;

- Concours passé les 25 juillet et 28 Août 2012 et le jury de correction mis en place le 25 octobre 2012 ; à quoi répond ce dilatoire ? Où étaient les copies et qu’en faisait-on ? (cf. en annexe 10, copie de la Décision n°

824/MTFP/DC/SGM/ DGFP/DRAE/STCD/SA du 25 octobre 2012  portant constitution du jury de correction dans le cadre des concours de recrutement d’agents permanents de l’Etat au profit des administrations du trésor, des impôts et des domaines, session du 28 juillet et du 25 août 2012) ;

- Par quelle alchimie la délibération du concours a pu avoir lieu le 31 décembre 2012, date de prise de l’Arrêté

interministériel mettant en place les membres du jury de délibération ? (voir annexe 11=annexe 7)

- Comment un communiqué signé du même Ministre, le même jour avec le même N° d’enregistrement peut il avoir des contenus et des paraphes différents ? Soit l’amateurisme est à son comble, soit l’embrouillamini a fini par embrouiller ses auteurs et ce sont des signes évidents d’incompétence administrative caractérisée. (cf.  en  annexe 12, copie la première version du communiqué  n°49/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 31décembre 2012 et en annexe 13, copie de la deuxième version du communiqué n° 49/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 31 décembre 2012). Quoiqu’il en soit c’est grâce à ce communiqué que la boîte de pandore fut ouverte et le peuple tout entier de l’intérieur comme de l’extérieur fut informé de ce qui s’est tramé.

En effet, grâce au fameux communiqué et à la plainte de dame Idjouola Agbèkè Yémangnissè Lydie, le monde entier est au courant de la supercherie, des irrégularités graves, des manœuvres frauduleuses, du favoritisme et de la discrimination qui ont entaché  ce concours depuis sa préparation jusqu’à la proclamation des pseudos résultats. Ainsi a-t-il été révélé au grand jour que :

- Le  DGFP  et  le  DRAE  ont  eu  (selon  les  propos  du  Ministre  elle-même)  à  falsifier  subrepticement  le communiqué pour introduire frauduleusement un autre nom à la place de dame Idjouola (cf. en annexe 14, copie de la lettre n° 012/MTFP/SP-C du 14 janvier 2013 du MTFP au Président de l’OLC) ;

- les admis à ce concours sont nombreux à être de la lignée des organisateurs du concours comme l’attestent les différents tableaux publiés par la FESYNTRA-FINANCES sans le moindre démenti à ce jour (cf. en annexe

15, copie de la publication de la FESYNTRA-FINANCES en date du 29 janvier 2013 et en annexe 16, copie de la publication de la FESYNTRA-FINANCES en date du 31 janvier 2013);

- des candidats ont pu rendre une copie conforme au corrigé type erroné, ce qui a justifié une réaction

responsable d’un Président de jury ;

- le Directeur Général de la Fonction Publique et le Directeur du Recrutement des Agents de l’Etat ne sont pas unanimes sur le lieu de correction des copies des candidats. Pour le premier, la correction s’est déroulée au Ministère du Travail et de la Fonction Publique et pour le second, elle s’est déroulée au Lycée Technique (sans précision) pour les grands corps et à la Direction (sans précision) pour certains corps à effectifs réduits(cf. en annexe 17, copie du questionnaire de l’OLC rempli par le DGFP le 16 janvier 2013, en annexe 18, copie du même questionnaire rempli par le DRAE le même jour et en annexe 19, un tableau récapitulatif élaboré par mes soins et présentant côte à côte les réponses respectives du DGFP et du DRAE à chaque question de l’OLC) ;

- Le Ministre du Travail et de la Fonction Publique qui prétend ne rien se reprocher personnellement dans ce

dossier a quand même refusé à l’OLC l’accès  aux copies des candidats, violant ainsi le décret n° 2008-180 du 08 avril 2008 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption (cf. en annexe 20, copie de la lettre n° 052/OLC/PT/SP/SA/2013 du 17 janvier 2013 du Président de l’OLC et en annexe 21, copie de la lettre 25/MTFP/SP-C en date du 17 janvier 2013 du Ministre du Travail et la Fonction Publique)

Autant d’irrégularités relevées par la FESYNTRA-FINANCES, l’OLC, la Presse et relayées sur les réseaux sociaux ne sauraient vous emmurer dans un silence pour attendre les résultats d’une commission d’enquête. Votre silence à ce jour m’inquiète Monsieur le Président de la République !!!

- Vous qui avez une charte de gouvernement où responsabilité et transparence sont clairement affichées !!!

- Vous qui avez dans l’après midi du 17 juillet 2007, organisé une marche verte contre la corruption pour

signifier votre détermination à lutter contre la corruption, la mal gouvernance, la gabegie et l’impunité !!!

- Vous qui avez fait de l’obligation de résultats (je suppose de bons résultats) et de la reddition de compte vos crédo de gouvernance !!!

Monsieur le Président de la République, qu’il vous souvienne que pour moins que ça dans ce pays, vous avez eu à limoger des responsables à des niveaux divers, même des membres du gouvernement sans qu’il vous y ait été nécessaire de créer une commission d’enquête. Je veux nommer :

- Monsieur Gaston Dossouhoui, votre Ministre de l’agriculture de 2006

- Monsieur Alexandre Dossou Kpèdétin, votre Ministre des TP de 2006 ;

- Madame Colette HOUETO, votre Ministre des Enseignements Primaire et secondaire de 2006 ;

- Monsieur Armand ZINZINDOHOUE, votre Ministre de l’Intérieur de 2010 ;

- Monsieur Soulé Mana LAWANI , votre Ministre des Finances de 2010 ;

- Monsieur Célestin EZIN, le Directeur régional de la SBEE Littoral en 2006 ;

- Madame Martine AHOUNOU GOMEZ, ancienne Directrice du Palais des Congrès de Cotonou;

- Monsieur Moudachirou BACHABI, ancien Directeur des Travaux Neufs au Ministère des Travaux Publics en 2006 ;

- Monsieur Paul Dassi HOUNHOUI, ancien Directeur Général des Travaux Publics en 2006 ;

-Monsieur Sévérin EBLOHOUE, ancien Directeur Général du Centre National des essais et des recherches en Travaux Publics ;

- Monsieur Epiphane NOMBIME, ancien Secrétaire Général du Gouvernement ;

- Monsieur Constant AMOUSSOU, ancien Procureur Général ;

- Monsieur Honorat HESSOU, ancien Préfet de l’Atlantique et du Littoral ;

- Monsieur Joseph AHANHANZO GLELE, ancien Directeur Général du Port Autonome de Cotonou ;

- Monsieur Edouard OUIN OURO, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République ;

-Etc…..

La liste est longue et renforce mon interrogation quant à la gestion des Hommes sous votre Présidence. J’ai été aux affaires au plus haut niveau et en connaissance de cause, je me demande si le Bénin est désormais géré à double vitesse. Y aurait-il des privilégiés à qui tout est permis y compris le délit et des non privilégiés lourdement sanctionnés pour moins que rien et sans commission d’enquête ?

Je refuse de croire à cette hypothèse et surtout de l’admettre car dans une Nation qui plus est en édification, la justice et l’équité dans le traitement des Hommes doivent être de mise, sens de l’Etat et souci de préservation de la paix obligent.

Monsieur le Président de la république, j’ose espérer que ma présente lettre ouverte que je vous envoie en désespoir de cause, retiendra votre haute attention de Chef de l’Etat afin que les mesures idoines soient prises par votre Haute Autorité dans le seul but de redorer le blason de la Fonction Publique, redonner espoir à la jeunesse qui, avec ce concours ne croit plus en l’égalité des chances dans leur pays. Il vous revient de

rehausser l’image de notre pays ternie par tant de scandales et décisions au plus haut niveau et qui laissent pantois.

Ce concours, en raison des germes de frustrations qu’il a semés dans les cœurs, doit être annulé sans aucune forme de procédure  et  les  différents  auteurs  des  magouilles  orchestrées,  sanctionnés  avec  la  dernière  rigueur  et  ce conformément à la loi N°2011-20 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin que vous avez promulguée le 12 octobre 2011 suite à son vote par l’Assemblée Nationale le 30 août 2011 et à la Décision DCC 11-064 du 30 septembre 2011 de la Cour Constitutionnelle relative à sa conformité à la Constitution.  Ne pas le faire, c’est faire le lit à l’incertitude, tant pour le pays que pour tous ceux qui ont été retenus à ce concours car le dossier sera tôt ou tard rouvert.

Je voudrais donc compter sur votre sens élevé de responsabilité, cette valeur qui m’est chère, sur votre détermination à marquer positivement votre dernier mandat,  pour prendre les décisions idoines afin d’envoyer un signal fort au peuple béninois ainsi qu’aux Organisations Internationales qui recevront copie de cette lettre avec les annexes.

In fine, tout cela n’est il pas monté pour nous occuper et faire oublier les défis du moment qui ont noms, LEPI et élections communales ? Cette question vous est personnellement et fraternellement posée.

Très haute Considération

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Me DJOGBENOU avocat de M. SOUMANOU se fâche ...

24 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Me DJOGBENOU avocat de MM TALON,SOUMANOU et de DAGNON écrit au Procureur de la République

 

Monsieur le Procureur de la République, Il m’a paru nécessaire, en ma double qualité de conseil de Monsieur Johannes DAGNON et de citoyen de ce pays sur lequel nul n’a ni un droit exclusif, individuel, perpétuel, ni un titre de propriété, de vous écrire à la suite de l’inadmissible. 

privation de liberté dont est victime le susnommé depuis le 22 février 2013 dans les locaux de la brigade de recherches de Cotonou du fait de vos officiers de police judiciaire et manifestement sur vos instructions mais aussi à I’initiative des services de renseignement de la Présidence de la République. Je me serai abstenu d’entreprendre cette démarche, tant les violations des droits individuels sont banalisées sous votre administration, si les justifications de celles-ci n’étaient pas tout aussi étonnantes que ridicules : atteinte à la sûreté de I’Etat du fait de contacts ou rencontres supposés fréquents avec le dénommé Patrice TALON.

Il ne pouvait cependant pas vous échapper qu’en plus d’assurer le commissariat aux comptes de plusieurs sociétés de droit béninois et étranger en tant qu’expert-comptable et contre lequel aucun manquement professionnel n’est relevé, l’intéressé est membre de la famille de Monsieur TALON Patrice. Ainsi, le lien de proximité professionnelle à l’égard d’une personne poursuivie, non pour le crime d’atteinte à la sûreté de l’Etat, mais pour une sordide et supposée affaire dite de << tentative d’assassinat et d’association de malfaiteurs » est élevé au rang d’infraction. Ainsi, le lien de proximité familiale à l’égard d’une personne maladroitement poursuivie pour une infraction d’une grossièreté jamais égalée, mais qui, somme toute, est touiours présumée innocente est également élevé au rang d’infraction.

Je veux bien croire qu’un peu de zèle mâtiné d’arbitraire flatte l’égo de quelque pouvoir en cours de raidissement. Mais il est totalement inadmissible que la liberté des citoyens soit tout aussi constamment et aisément foulée aux pieds. Je m’interroge malheureusement sur le point de savoir si le salut réside encore dans la justice, tout aussi affadie, dépouillée, sonnée par tant d’excès nocifs, résolument passive et dans un état d’esprit d’abdication prononcée des prérogatives qui, jadis, en firent la forteresse contre les atteintes irrationnelles à la liberté. Je reste néanmoins persuadé qu’en votre personne, il y a encore la petite lumière de la conscience de I’homme libre.

C’est à elle que je fais appel pour faire cesser l’innommable sur la personne de notre concitoyen Johannes DAGNON. En attendant, j’en appelle au sursaut de nos compatriotes, à toutes les représentations diplomatiques, aux ordres professionnels ainsi qu’aux associations nationales et internationales de protection des droits humains. Par-delà, j’ai la faveur et autant d’honneur, de solliciter la rencontre partout oir besoin sera, de tous les béninois, où qu’ils se trouvent, et cela, quelle que soit la perception que les tenants de l’inquisition ont de leur personne. Je les rencontrerai tous ! Heureusement, j’ai encore quelque ressource pour vous assurer, Monsieur le Procureur de la République, de mes sentiments, quoique profondément refroidis, mais encore parfaitement distingués.

AMPLIATION : - Ambassade de France près le Bénin - Ambassade des Etats-Unis près le Bénin - Ambassade d’Allemagne près le Bénin - Cour Constitutionnelle du Bénin - Organisation Internationale de la Francophonie - Droits de l’Homme, Paix et Développement (DHPD-ONG) - Centre Afrika Obota - Nouvelle Ethique - WANEP-Bénin - Amnesty International Bénin - Avocats Sans Frontières - Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO)

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Produire du Coton n'est pas une fonction régalienne ...

23 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Les prévisions de la campagne cotonnière au Bénin pour 2012-2013 ont directement pâti de l'affaire Patrice Talon

Source : La Lettre du Continent

 

 

Les prévisions de la campagne cotonnière au Bénin pour 2012-2013 ont directement pâti de l'affaire Patrice Talon, magnat de l'or blanc réfugié à Paris depuis septembre dernier après avoir été accusé d'une tentative d'empoisonnement de Thomas Boni Yayi. Selon les projections de laSociété nationale pour la promotion agricole (Sonapra) contenues dans une note confidentielle en date du 8 février, dont La Lettre du Continent a obtenu une copie (télécharger le document), cette récolte ne devrait pas excéder 300 000 tonnes. Or, les autorités béninoises ont avancé des chiffres nettement plus élevés ces dernières semaines. De 600 000 t claironnées par le chef de l'Etat en début de campagne, les prévisions officielles sont ensuite tombées à 450 000 t, pour finalement ne s'établir qu'à 370 000 t en janvier.

Les prévisions réactualisées sont plus inquiétantes. A titre d'exemple, la production du département de l’Alibori n'excèdera pas 113 500 t, contre 162 887 t initialement attendues. Dans le Borgou, la récolte s'établit à 47 295 t, contre 59 925 t prévues. Concernant l’Atacora, elle s'élève à 71 719 t, contre 89 805 t escomptées. La production globale atteindrait 280 724 t.

Après avoir également accusé Patrice Talon, homme d'affaires détenant le monopole sur les intrants agricoles, de pratiques frauduleuses dans la gestion de la filière à travers l’Association interprofessionnelle du coton(AIC), l’Etat avait mis un terme, en 2012, à l'accord le liant à cette structure. D'où des incidences sur le préfinancement de la campagne et une désorganisation dans le circuit de distribution des intrants..

 

Source: La Lettre du Continent

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YAYI BONI '' jure'' qu'on a tenté de l'empoisonner ...

12 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Lundi 11 Février 2013

Thomas Boni Yayi, président du Bénin sur France 24

 

 

 

Le président du Bénin et président sortant de l'Union africaine est l'un des plus fervents partisans d'une intervention au Mali. Il salue l'effort des troupes sur le terrain qui ont réussi à repousser l'avancée des rebelles islamistes.

Si Thomas Boni Yayi accorde pleinement sa confiance au leadership français, il souhaite que la communauté internationale s'investisse plus dans la résolution de la crise et préconise l'envoi d'une mission onusienne de maintien de la paix

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Isabel Dos Santos : Première femme africaine milliadaire

12 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

 

 

 

 

Isabel Dos Santos est la 1ère africaine milliardaire en dollars selon ''Forbes''  
Isabel Dos Santos est la 1ère africaine milliardaire en dollars selon ''Forbes''
 

Milliadaire en dollars svp


A 40 ans, Isabel Dos Santos, la fille aînée du président angolais Jose Eduardo Dos Santos, est la première femme africaine milliardaire en dollars selon le magazine américain "Forbes". Elle possède une partie du capital de plusieurs entreprises portugaises (médias par exemple) ou angolaises (25% de Banco Bic en Angola). Sa première affaire a été l'ouverture d'un restaurant à Luanda (le "Miami Beach").

En Angola, la famille du président Dos Santos contrôle une large portion de l'économie nationale. "Lorsque vous passez à la loupe l'actionnariat et la propriété de grands investissements en Angola, vous trouvez une sorte de who's who des membres de la famille présidentielle et du parti, ainsi que de hauts gradés militaires" a déclaré Peter Lewis, professeur d'études africaines à l'université John Hopkins à "Forbes".

Isabel Dos Santos, qui est ingénieur du King's College de Londres où elle a vécu avec sa mère, est plutôt discrète malgré son succès en affaires. Son mari Sindika Dokolo avait permis l'exposition d'une partie de sa collection d'art africain à la 52ème biennale de Venise. Depuis la création de son restaurant en 1997, elle est devenue une femme d'affaires influente en Angola, mais aussi au Portugal. Elle possède ainsi 28,8% du capital de Zon, une grande entreprise médias portugaise dont elle est le premier actionnaire. Ces 28,8% sont valorisés 385 millions de dollars.

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Harcellement Sexuel : un calvaire pour les jeunes femmes

6 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Insolite

Harcèlement sexuel, un «calvaire» pour les jeunes femmes!

 

Il n’est plus un secret pour personne que, dans leur démarche pour trouver un premier emploi ou pour «dénicher» un job, les jeunes diplômés sont souvent obligés de passer par un véritable chemin de croix !

Mais, lorsqu’il s’agit des jeunes femmes, ce chemin de croix se double parfois d’un «calvaire» qu’elles supportent difficilement, à cause du harcèlement sexuel qui prend de plus en plus d’ampleur dans les services administratifs et dans les entreprises. Qu’est-ce qui pousse certains hommes à se comporter comme de vrais «mufles», lorsqu’ils ne se transforment tout simplement pas en tortionnaires pour des jeunes recrues déjà apeurées par la question de leur insertion dans le groupe, multipliant les actes de méchanceté que leur dictent leurs hormones mal-contrôlés! Quelques exemples, urbi et orbi, pour présenter le phénomène avec nos précisions pour mieux le cerner.

Circulez, il n’y a rien à voir! Un cas européen…

« Circulez, il n’y a rien à voir»! C’était le slogan qu’une jeune femme fort bien dotée par la nature, a choisi d’imprimer sur le devant de son tee-shirt, en guise de mise en garde aux nombreux mâles qui la côtoyaient, surtout ses collègues dans un journal français. Mais, au lieu de dissuader les nombreux «machos», cela ne lui attirait que des remarques désobligeantes, jusqu’au jour où l’un de ses collègues alla trop loin, en essayant de toucher ses «pamplemousses», terme utilisé par le «type» (qui ne mérite certainement pas le titre de Monsieur).

L’affaire faillit créer un scandale dans l’entreprise, car la jeune femme en question, de la race de celles qui savent se défendre, a administré une gifle magistrale à «l’attoucheur» qui se  retrouva à plat ventre devant le distributeur de friandises! «Circulez, il n’y a rien à voir», lançait à tout vent le chef de la sécurité alerté!

Ce fait divers un peu cocasse, n’a pourtant rien de drôle, car il illustre bien un phénomène récurrent en milieu professionnel, le harcèlement sexuel dont sont «victimes» les femmes, particulièrement les plus jeunes : attouchements, remarques désobligeantes, usages de sobriquets péjoratifs et insultants, propositions indécentes (pour les plus courageux ou ceux qui disposent du pouvoir, chefs de services, responsables d’unités ou directeurs), intimidations…

Le «droit de cuissage» et ses avatars : Un exemple d’ici

On pensait que la morale traditionnelle africaine épargnerait ces genres d’agissements à nos contrées, mettant à l’abri les valeureuses femmes de tout type de harcèlement sur leur lieu de travail. Mais hélas, le phénomène a beaucoup progressé dans les milieux professionnels en Afrique, tendant même à être institué en sport national, avec quelques variantes : le droit de cuissage pour les directeurs sur toute nouvelle recrue de la gent féminine (largement répandue et acceptée par des femmes qui n’ont pas d’autres recours), le viol, le chantage (« coucher pour avancer» ou «dégager»)…

Un seul exemple suffira pour édifier : Une nouvelle stagiaire dans une entreprise de la place. Tous les hommes se sont rués sur la «pauvre stagiaire» (pauvre parce qu’elle était la seule représentante de son genre), incapable de se défendre devant cette «meute de chiens» (un qualificatif assez proche de la réalité) qui n’arrêtait pas de la «toucher», de la «gêner», de la «déranger», bref de «lui pourrir la vie»…

Agacée, à bout de nerfs, elle alla se plaindre à son chef de service qui n’a d’autre solution à lui proposer que de l’obliger à coucher avec lui afin de mettre fin à ce harcèlement intolérable dans son service. «Ainsi, tu seras désormais protégée, car étant devenue la femme du patron» (propos d’un homme marié avec une large progéniture, Ndla). Quel scandale!

Qu’est-ce qui pousse les hommes à se laisser dominer par leurs hormones?

Le phénomène de harcèlement est causé par l’incapacité de certains hommes à contrôler leurs hormones, c’est-à-dire leurs pulsions («bestiales»), alors même que nous sommes censés avoir déjà vaincu le primate en nous depuis des millions d’années.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue le fait que le harcèlement sexuel est, avant tout, lié au pouvoir et à ses abus

Ainsi, entre collègues, collatéraux dans la hiérarchie, les risques que «les choses n’aillent trop loin», sont beaucoup plus faibles. Les collègues de même niveau s’arrêtent seulement aux attouchements impromptus, aux remarques désobligeantes ou à d’autres «lourdeurs».

Ce sont plutôt les chefs et les directeurs, ceux qui détiennent un pouvoir sur la victime qui lui font le plus mal, en la contraignant à des relations non souhaitées, par peur de perdre sa place ou de retourner à la misère (pour les cas africains).

Et le courtisan se transforme en petit chef…

Etant donné que ceux qui disposent d’un quelconque pouvoir dans l’entreprise, arrivent à faire accepter leurs avances par la menace, tous les employés subalternes ont tendance à «jouer au petit chef devant la colombe», au lieu de recourir aux voies habituelles pour courtiser une dame.

Où sont donc passés les gentlemen et les princes-charmants?

Les hommes auraient-ils perdu l’art de courtiser une dame, pour qu’ils soient obligés d’utiliser un «couvre-chef» qu’ils n’ont point, ou de passer par des raccourcis malsains?!

Peut-être que les femmes ont également une part de responsabilité dans cette affaire. Ainsi, quelques «allumeuses», ne reculant devant rien, préfèrent utiliser une artillerie lourde, leurs charmes, pour faire carrière plus rapidement, éclaboussant par leurs comportements, leurs congénères vertueuses! é

Mais, cela n’excuse pas des agissements qui doivent être punis avec la dernière rigueur. Et nous encourageons les femmes à dénoncer les actes de harcèlement sexuel dont elles font l’objet sur leur lieu de travail.

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Le journaliste Maurice CHABI écrit à son frère YAYI BONI

2 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

BENIN :Lettre ouverte à mon frère Yayi Boni - Par Maurice CHABI

 
Par Maurice CHABI

 


Tu permets que je continue de t’appeler « mon frère » ;même si, entre toi et moi, il y a désormais un grand fossé que les liens fraternels, aussi forts soient-ils ne sauraient combler. Et puis, au-delà de nos divergences profondes connues, je me dois de toujours te considérer comme un frère, ainsi qu’il est convenu d’appeler trivialement tous ceux et celles qui ont en commun le partage de la langue nagot et la culture Tchabè dont nous sommes tous les deux issus.

Je me dois d’insister sur ces détails d’apparence anodine, pour souligner la nature singulière de ma démarche qui s’adresse, non pas au chef de l’état que tu es et que je respecte, mais à l’homme, au natif de tchabè que tu es et que tu resteras. C’est me semble-t-il, le seul moyen de me mettre à l’abri de la foudre présidentielle que tu es toujours prompt à activer pour abattre tous ceux et celles qui, à ton endroit, osent une phrase critique ou simplement un mot contrariant.

 
Pour en venir à l’objet de ma lettre, je viens d’apprendre avec amertume, je dois l’avouer, la grâce présidentielle dont tu viens de gratifier Lionel Agbo, et par ricochet, ma consœur, Berthe Cakpossa de la chaîne de télévision Canal 3. En d’autres temps, j’aurais applaudi cet acte de générosité toute présidentielle, si j’y avais relevé ne serait-ce qu’une once d’intégrité intellectuelle. Hélas, Hélas ! Ce geste ridicule et ubuesque vient noircir le tableau d’une démarche judiciaire aussi revancharde qu’indécente, digne d’une république bananière.


En effet, ta grâce présidentielle vient absoudre un délit qui n’en est pas un ; du moins dans un Etat de droit, et je m’explique. Ton ancien conseiller technique, en l’occurrence Maître Lionel Agbo tient une conférence de presse et accuse ton entourage et proches collaborateurs de corruption. Face à de telles accusations au demeurant graves, la réaction d’un homme d’Etat serait, à mon humble avis, d’inviter l’intéressé à apporter la preuve de ses allégations pour permettre à l’autorité que tu incarnes de sévir. Dans le cas contraire, le faux accusateur en aurait eu pour son grade, et sa crédibilité mise à rude épreuve. Les Béninois sont, me semble-t-il, assez mûrs pour se forger une opinion et, le cas échéant dire s’il y a diffamation ou pas.


En portant plainte contre Maître Lionel Agbo, tu t’inscris ipso facto en faux contre ses allégations, alors même que, quelques mois plus tôt, dans ton interview du 1er Août 2012, tu reconnaissais implicitement que toutes les institutions de l’Etat étaient gangrénées par la corruption perpétrée par des hommes d’affaires peu scrupuleux.


Et comme le ridicule ne tue pas, tu as assorti ta généreuse grâce présidentielle du retrait de ta plainte. Ce retrait de plainte pour être cohérent aurait dû intervenir avant le procès. Je suis déçu et même chagriné que l’on t’ait laissé commettre cette bourde juridique monumentale et impardonnable, compte tenu de la qualité des juristes qui t’entourent et dont on peut désormais douter de la compétence.


En définitive, ton geste au demeurant salutaire pour les suppliciés, apparait comme de la poudre aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale. Et je ne peux pas m’empêcher de penser à la manœuvre sordide du pyromane qui, après avoir mis le feu à la maison, prend un malin plaisir à jouer les pompiers. Les Béninois n’ont pas oublié l’épisode du dossier de l’empoisonnement du chef de l’Etat béninois qui n’a pas fini de défrayer la chronique. Il a été fait état récemment des démarches entreprises par des hommes de l’ombre auprès des présumés coupables pour, de leurs prisons, les contraindre à signer des lettres d’audience et solliciter ton pardon. Et ce sans l’autorisation des autorités judiciaires compétentes. Je ne serais pas étonné que, faute de preuves formelles, cette affaire d’empoisonnement tourne court pour voir demain les présumés coupables jugés, condamnés puis graciés, selon la bonne vieille méthode du bâton et de la carotte. Je me trompe ?


Très fraternellement,

 

Maurice CHABI

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La Guyane française : un departement loin loin de la France

2 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Régions

La Guyane : une poudrière française

L’année 2013 commence sous un climat tendu dans le plus grand département français. Plusieurs conflits culminent à travers ce territoire aussi vaste que le Portugal.

 

Premier symptôme : la fièvre amérindienne. Dans la République souveraine, c’est un symbole très fort qui est contesté par les premiers habitants de la terre guyanaise, les Amérindiens remettent en cause l’Ecole telle qu’elle veut leur inculquer ses modèles.

Les Amérindiens demandent le départ des enseignants de leur village. A Camopi, enclave amérindienne au sud de la Guyane, qui connait une inquiétante vague de suicides d’adolescents depuis 2010, les parents d’élèves signent une pétition contre les enseignants, venus de Métropole, accusés de vouloir changer les habitudes alimentaires, vestimentaires, sociales, et les coutumes des enfants qu’ils sont sensés enseigner et non éduquer.

Soutenu par le nouveau maire, le document a outré les autorités éducatives, qui y voient une initiative calomnieuse. Pourtant, les faits sont là : il existe un malaise profond chez les communautés autochtones de Guyane, las d’être parquées dans des réserves sans perspective d’avenir, sans politique réelle de préservation de leurs traditions, écartelées entre le fléau de l’orpaillage clandestin qui pollue les rivières, les zonages territoriaux décidés par décret, et le pillage de leurs savoirs et de leurs remèdes par des mercenaires à la solde de multinationales.

Les jeunes et moins jeunes noient leur désarroi dans l’alcool, qui est une autre forme de suicide. Le Recteur d’académie de passage dans la commune de Camopi la semaine dernière, n’a pas apporté de solutions décisives, tandis que les professeurs, de bonne ou mauvaise foi, lancent des contre-pétitions, et des grèves qui paralysent l’école, aggravant la fracture sociale.

La Charte de la discorde.

Le Parc Amazonien de Guyane, créé en 2007, dans la suite du sommet de Rio de 1992, après plusieurs écueils liés au rejet des projets successifs par les communes, et les communautés autochtones amérindiennes et noir-marrons, a vocation à gérer 2 millions d’hectares de forêt et de fleuves soit un tiers du territoire, constituant de fait l’un des plus grands parcs naturels européens.

Afin d’asseoir une légitimité, il lance un projet de charte visant à organiser son déploiement. En décembre 2012, le Conseil consultatif des peuples amérindiens et bushinengues rend un avis défavorable sur ce document. Il dénonce la non-prise en compte des droits des populations autochtones (en particulier relatifs à la reconnaissance des langues, tel que prévue par le Traité de Rio), le pillage organisé des savoirs traditionnels par les recherches scientifiques, l’absence d’offre de formation des jeunes, l’accès à des activités aurifères, et l’absence de procédure de concertation et de co-décision avec les autorités locales et coutumières sur les zonages du Parc, etc.

La semaine dernière, le Parc a lancé une consultation publique, tandis que le représentant amérindien du Comité scientifique en charge de rédiger le document, avait démissionné. Il a rejeté, dans les médias, un texte vidé de toute sa substance originelle. D’autres communes rejettent ou émettent de sérieuses réserves sur cette charte.

Le permis de trop

Cette situation délétère s’est aggravée avec l’octroi d’un permis par un arrêté du Ministre du Redressement productif paru au Journal Officiel le 11 décembre 2012, qui accorde à la société REXMA un permis d’exploitation minière de 10 km2 sur la rivière Limonade à quelques kilomètres du bourg de Saül, commune du centre de la Guyane, à l’intérieur même du Parc amazonien, sur une zone interdite à ce type d’activités par le Schéma minier.

Cette décision, prise sans consultation ni concertation avec les habitants et la municipalité de la région, a soulevé un flot incessant de protestations en Guyane, en France mais aussi dans le monde. Le Jardin Botanique de New York a ainsi dénoncé dans une lettre au préfet en date du 24 décembre, une décision grave « qui semble être une violation des lois promulguées pour protéger cette zone et d’autres endroits dans le sud de la Guyane française ».

L’affaire soulève d’autant plus de tumulte, que le PDG de la société ayant reçu le permis est cité à comparaître dans les jours prochains devant le tribunal correctionnel de Cayenne pour « escroquerie, tromperie et détournement de gages ». En outre, l’Union des Clubs de la Presse de France et francophones (UCP2F) a apporté ce week-end, son soutien aux journalistes menant une enquête sur ce dossier, mais qui ont été priés par leur directeur de publication de retarder la publication de l’article.

Si l’exploitation aurifère légale est une nécessité pour endiguer l’orpaillage clandestin, dont les victimes civiles et militaires sont nombreuses, la société guyanaise s’interroge sur la pertinence de la conciliation d’un projet de développement durable avec des activités industrielles, où elle n’a pas son mot à dire. L’imposition d’un schéma de développement minier par décret, malgré son rejet par l’intégralité des autorités et collectivités locales de Guyane au début de l’année dernière, avait déjà donné le ton d’une rupture entre les politiques de l’Etat et les intérêts des populations et des opérateurs économiques locaux.

Au cœur de la frustration qui transparait au fil des pétitions et prises de position publiques, se manifeste le sentiment que l’exploitation des ressources du territoire guyanais au bénéfice des populations vivant sur le territoire est une chimère. Quand elles ne sont pas livrées à des pilleurs clandestins, ces ressources sont sanctuarisées, mises sous cloche, ou vendues à des opérateurs sans cahiers des charges concertés localement.

Les poissons de la colère

C’est dans ce contexte, que vendredi 25 janvier 2013, les pêcheurs guyanais, après plusieurs semaines de protestation, ont réduit en lambeaux le drapeau tricolore sur le parvis de la Préfecture. Ils reprochent aux autorités de ne pas prendre les mesures adéquates pour protéger la ressource halieutique et les personnes, face à un pillage de la part des armateurs étrangers, du Brésil, du Suriname ou du Japon.

Le secteur de la pêche, déjà sinistré par des difficultés de structuration, s’effondre donc sous le coup des filets étrangers. Ayant jugé les réponses du préfet, insatisfaisantes, voire humiliantes, les pêcheurs ont entamé un blocus, entré en vigueur dimanche dernier. Plus aucun poisson local n’est disponible sur aucun étal, aucun commerce, aucune grande surface du territoire guyanais. Certains opérateurs se demandent désormais s’il n’y a pas une volonté de noyer le poisson local au profit des productions importées. Dans le même temps, beaucoup s’interrogent sur l’impact de l’exploration pétrolière sur la ressource, annonçant là encore d’autres facteurs de tension.

Deux poids, deux mesures

Sur les trottoirs et dans les halles de marché, les citoyens expriment leur révolte. De manière récurrente, ils dénoncent l’attention réservée à la base spatiale, protégée par de multiples corps armés, bénéficiant de l’internet haut débit, de l’énergie fournie par le barrage de Petit-Saut (dont le lac de rétention est le plus grand de France), quand le reste du pays est à l’âge de pierre numérique et que plusieurs milliers de coupures électriques impactent de manière nuisible l’économie, de telle sorte que des comités de protestation socioprofessionnels et d’usagers se sont constitués depuis 2010.

D’ailleurs, Kourou cristallise les tensions qui traversent la société guyanaise. Les descendants des communautés déplacées, implantées, pour servir le projet spatial, forment une masse innombrable de jeunes au bord de la crise de nerfs. Comme en 2007, lorsqu’une ratonnade menée par une trentaine de légionnaires dans les rues de la ville, contre les jeunes noirs, en avait conduit plusieurs dizaines à l’hôpital.

Plus récemment encore, des poussées de violences urbaines inter-ethniques, dissimulant mal le désarroi social d’un avenir sans perspectives pour une jeunesse dont la moitié est au chômage, et des jets de pierre sur les terrasses de café contre des badauds de couleur blanche, illustrant le sentiment d’apartheid qui règne. D’ailleurs, la situation de la ville spatiale est telle, que les Assises de la sécurité réunies par le maire en novembre dernier, ont abouti à décréter un couvre-feu pour les mineurs.

Les moissons du désespoir

La Guyane est une poudrière qui cumule les drames. Le ras-le-bol populaire atteint ainsi des pics quand on parle de l’insécurité galopante : le classement du nombre d’homicides volontaires par rapport à la population globale de chaque territoire publié l’an dernier par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, place la Guyane au 52ème rang mondial avec 14,6 homicides pour 100 000 personnes, et la France hexagonale à la 163ème place.

Associatifs, ONG, artistes, ou intellectuels, dénoncent ces signes d’une déliquescence sociale, induite par les incohérences cumulées des politiques publiques locales et nationales, et l’absence de projet novateur pour un territoire dont les potentiels le livrent à tous les trafics. C’est le même territoire qui s’était retrouvé bloqué par des semaines de protestation et de barrages populaires en 2008, contre le prix du carburant et la vie chère.

C’est aussi ce territoire qui a choisi en 2010, une réforme institutionnelle de ces institutions locales a minima (une fusion technique des assemblées départementale et régionale, plutôt qu’une autonomie de compétences élargie), dont les limites sont déjà atteintes, avant même son entrée en vigueur (prévue en 2015). Si les revendications se multiplient, et les protestations se formalisent, donnant une place nouvelle à la société civile, le fait est que la Guyane française est à un tournant. Les processus institutionnels récents ont été validés par à peine 15 000 habitants, dans un pays dont la moitié des 250 000 habitants a moins de vingt ans, et n’est pas native du territoire. Autant dire, que les choix d’aujourd’hui sont déjà obsolètes.

De fait, les tensions actuelles traduisent le bouillonnement d’un confetti de l’ancien Empire colonial français aux prises avec les défis de la mondialisation et des crises identitaires et socio-économiques du 21ème siècle. Les solutions apportées par le gouvernement mais aussi par les décideurs locaux paraissent bien trop administratives et palliatives, alors que l’impact du choc générationnel cumulé au choc interculturel et à l’absence d’espaces publics d’expression et de contre-pouvoirs établis (médiatique, numérique, syndical, social, etc.), commence à peine à se faire sentir.

Ayant tardé et tardant encore à donner aux nouvelles générations, une éducation, une formation et un épanouissement inspirés et nourris par la réalité historique, géographique et environnementale locale, les autorités ont planté les germes du désespoir, et ce faisant, manqué, encore une fois, l’édification d’un projet durable au bénéfice de tous sur un territoire abritant l’une des plus grandes biodiversités de la planète et des ressources pouvant largement satisfaire une population de quelques centaines de milliers d’âmes. De fait, l’actualité explosive des derniers jours confirme que l’on ne récolte jamais que ce que l’on a semé.

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La grâce présidentielle pour mieux confondre TALON ...

1 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Vendredi 1 Février 2013

Disgrâce n'est pas grâce : à propos de l'Affaire Me Lionel AGBO.

J'appelle les uns et les autres à de la prudence afin de ne pas confondre disgrâce et grâce. Le communiqué de la Présidence de la République au sujet de cette affaire, si, il est authentique et maintenu, est un acte dangereux et très grave. Une République n'est pas un royaume, un royaume n'est pas une jungle, une jungle n'est pas sans règle et sans principe. Dieu n'a laissé aucun endroit sans code. Même la nature est codée! Ce qui se passe est inquiétant.
Je me vois dans l'obligation de rompre la sobriété qui est la mienne depuis mon entretien majeur du 26-08-2012 en ce qui concerne les prises de position politique large public sur les gros dossiers qui intéressent l'intérêt général. Le Président BONI YAYI, prend trop de liberté avec notre démocratie et plus grave avec la Constitution. Il sabote ainsi l'image du Pays et jette des discrédits sur l'Etat. Il inquiète de la sorte la Nation.
En réalité, il n'est possible, aucune dissociation entre ce manège mal cousu sous l'emballage de grâce et toute la malice contre d'autres citoyens forcés à l'exil dans d'autres mises en scène tragi-ridicules. Si, j'avais observé un silence non compatissant   contrairement à bien d'acteurs politique, je pense dénoncer les dessous de ce communiqué suspect. Des questions doivent être posées :
Pourquoi un tel acharnement contre Me AGBO ?
Qu'est-ce que Me AGBO a dit que quelqu'un peut nier dans ce pays? Non seulement, l'endroit dont parlait Me AGBO est corrompu, mais il est gorgé de pourritures et de délinquants ! Quel air a-t-elle à présent notre justice, maintenant et surtout devant  son verdict et devant ce communiqué de la Présidence de la République? Cette pseudo-grâce,  porte deux disgrâces l'une grave à notre justice et l'autre humiliante pour tout le pays.
En réalité c'est pour se servir de cet acte comme moyen dans le besoins désespérés d'asseoir les artifices contre Patrice TALON et consorts que tout ce faux-coup est encore en cours contre l'intelligence de nous tous. La méthode abrupte, le contexte des  persécutions juridico-policières, artificiellement lancées contre Me AGBO, certains de ses proches et familles contrastent bien avec  un tel communiqué.
Un jeu est en train de nous être caché. Regardons bien les événements plus avec notre raison, la somme de nos expériences et plus seulement avec nos seuls yeux.
La semaine prochaine, le Président BONI YAYI se rendra en FRANCE. En grande partie en visite d'affaire. Mais, il est prévu qu'il rencontre des Autorités françaises même au plus haut niveau. N'y a t'il pas un lien sérieux entre ce voyage et ce faux-coup de pseudo-grâce?
Tout est maladroit sur toute la ligne.
Quelle salade politique sert-on à la table de la justice en brandissant simultanément : " le retrait de plainte" et " l'octroi de grâce"? Toute procédure bafouée! Je sais que ce canal du net n'est pas ce que je sais me servir le plus pour aller dans plus de détails. Pour cette raison, je promets dans un très bref délai me pencher sur ce sujet en principal et sur bien d'autres dans ma toute prochaine sortie publique.
En attendant, il doit être dénoncé l'attente de tout bénéfice dans ce commerce ignoble non seulement pour humilier le Peuple et la Justice, mais ruiner politiquement et moralement quelqu'un qui ne se sent ni coupable, ni condamné, Me AGBO. Aucun gain ne doit être tiré de cette disgrâce pour tenter de colmater la nature obsolète et grossière des artifices contre d'autres citoyens poussés à l'exil ou en voie de l'être...
Je suis inquiet ! Non seulement pour Me AGBO ! Inquiet pour la suite!
À suivre
Candide Armand - Marie AZANNAI.

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La grâce du Président empêchera- t- il Me Lionel AGBO de s'exprimer ?

1 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Les vraies raisons de la grâce présidentielle

1/02/13 01:25

  par Léonce Gamaide la Nouvelle Tribune 

(extraits)

Les vraies raisons du changement de position inattendue et spectaculaire du Chef de l’Etat pourraient se trouver bien ailleurs au regard de certaines informations qui nous sont parvenues et de l’analyse de la situation. La première raison est la peur d’une contre publicité. Selon des sources concordantes, Me Lionel Agbo préparerait une intervention sur Rfi pour exposer certains dessous de cette affaire. Ce qui va susciter un nouveau rebondissement. De plus, le président Boni Yayi prépare une visite de travail à Paris pour le vendredi 08 Février 2013. La marina redoute donc que soit ressassé dans la presse internationale les circonstances de ce procès à l’occasion de cette visite de Boni Yayi en France, alors que dans notre pays qualifié de modèle démocratique en Afrique, un homme politique est «condamné à six mois d’emprisonnement» pour avoir dénoncé la corruption au sommet de l’Etat. Pis, qu’un journaliste l’ait aussi été pour avoir diffusé les propos de cet homme politique. Le président voudrait paraître au cours de sa visite en France, blanc comme neige.

 Ensuite, on pourrait mentionner  la peur qui s’élargit dans le cercle des mécontents et des remontés contre le régime actuel. La méthode de gouvernance et d’autres grosses affaires ont occasionné le départ du pays  de plusieurs personnalités qui entretenaient dans un proche passé des rapports idylliques avec le chef de l’Etat. Et retrouver un ancien porte-parole du Palais de la présidence - qui est sans doute une personnalité importante du pays - dans le camp des courroucés ne sera pas du tout une bonne nouvelle.

Enfin, la troisième raison, c’est la diversion.  Le pays est marqué par d’énormes dossiers de scandale qui touchent des proches du président Boni Yayi. Le dernier de ces scandales, est le tripatouillage et la magouille dans le dernier concours de recrutement au profit du ministère des Finances. Ces différentes affaires suscitent certaines frustrations et une tension dans le pays. La stratégie est de poser encore un acte qui fait détourner l’attention de l’opinion de ces dossiers-là mais aussi d’autres questions essentielles.  Il faut donc créer non seulement diversion, mais aussi montrer que Boni Yayi, ce «Père de la Nation» a le «souci d’apaisement». A côté de toutes ses raisons, il y a les éventuelles pressions qui pourraient venir de Paris. Me Agbo est un citoyen français ayant même exercé au barreau de Paris. Il vient d’être condamné dans sa première patrie à l’issue d’un procès qualifié par les observateurs de politique. Et quand un citoyen français se retrouve dans cette posture, on sait tous comment ça se passe entre Paris et les palais présidentiels africains.

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