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Iredey Blog Emergence

Articles avec #le matinal tag

DJENONTIN ravale ses vomissures ....

11 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

La Matinal du jour

Renonciation à ses 1ères déclarations sur la sentence de la Ccja : Quand Djènontin ravale ses vomissures… le Bénin se porte mieux

A en croire les propos du Garde des sceaux, ministre de la Justice, Valentin Djènontin-Agossou, le 26 mai dernier à sa sortie d’une audience avec le chef de l’Etat, le Bénin ne se sent nullement concerné par la sentence arbitrale prononcée à la Cour commune de justice et d’arbitrage d’Abidjan (Ccja/Ohada). Mais, il a fallu quelques jours seulement après pour que le même ministre revienne sur ses premières déclarations pour se remettre sur le bon chemin.


Au soir du lundi 26 mai dernier, les Béninois croyaient tomber sur la tête lorsqu’ils entendent leur ministre de la Justice qui plus est Garde des sceaux déclarer, urbi et orbi que : « … L’Etat béninois n’aura à payer quoi que ce soit. Et vous savez, le Bénin n’est pas le premier pays à être condamné par des juridictions régionales. Et dans ce dossier précisément, nous ne nous sentons pas tellement interpellés, parce qu’étant deux parties, nous devrions convenir ensemble de signer une convention d’arbitrage avant que le dossier ne soit porté devant les juridictions d’arbitrage. N’ayant pas été entendu, l’Etat béninois ne se sent pas engagé… ». Valentin Djènontin-Agossou faisait, en effet, cette déclaration pour annoncer les couleurs quant à la position du gouvernement de Yayi Boni devant la sentence arbitrale issue du différend opposant l’Etat du Bénin à Benin Control S.a. Il y eut une levée de
boucliers de toutes parts pour condamner cette déclaration qui manque de sens de responsabilité d’un Etat sérieux. Des juristes avertis ont apporté des éclairages qui contredisent les propos et les réactions des membres du gouvernement ainsi que les déclarations faites par le chef de l’Etat sur le dossier. Il y en avait même au sein du gouvernement qui a osé menacer que si le Bénin se sent lésé, il sortira de l’Ohada, une institution régionale mise sur pied par 17 pays africains pour l’harmonisation des affaires dans l’espace francophone du continent.
Puis, telle une patate chaude qui leur brûlait les doigts… la lumière a gagné le tabernacle de ces disciples de Jésus-Christ qui, pour la plupart, professent la foi tous les dimanches dans les Temples évangéliques. Ils reviennent à de meilleurs sentiments et prennent, fort heureusement, le contre-pied de leurs déclarations de va-t-en-guerre d’il y a quelques jours. C’est ainsi que le vendredi 6 juin dernier au cours d’une émission télévisée sur le thème : « Table ronde de Paris : Gouvernance et décentralisation », c’est avec satisfaction que les Béninois découvrent enfin qu’ils ont effectivement un ministre de la Justice à qui l’on peut confier le Garde des sceaux. Valentin Djènontin-Agossou a, en effet, saisi l’opportunité à lui offerte par notre consœur Héloïse Houinato de la télévision nationale, pour déclarer et surtout préciser ce que ses compatriotes attendent de lui et des membres du gouvernement auquel
il appartient.

De la honte à la joie !

A cette occasion, on a pu écouter, avec joie et une attention soutenue, l’enfant des Djènontin-Agossou, ministre de la Justice, es-qualité dire que : « … le Bénin ne va jamais se retirer de l’Ohada. Le Bénin ne va jamais s’opposer à appliquer une décision de justice… ». C’est vraiment heureux que le ministre de la Justice ait finalement pris conscience d’avoir gâché à sa première sortie la sentence arbitrale. C’est heureux que Djènontin-Agossou a senti la nécessité de corriger le tir surtout en ce temps où le gouvernement auquel il appartient joue des pieds et des mains pour charmer les investisseurs étrangers à venir soutenir des projets de développement au Bénin , ont-ils dit, lors de la Table ronde de Paris des 17 au 19 juin prochain.
En serait-il autrement, si un gouvernement ne s’engage ou ne respecte pas les décisions de justice ? Qu’en serait-il si un gouvernement fait rébellion à une décision de justice et dans le même temps attire des investisseurs dans son pays ? Quelle crédibilité les investisseurs étrangers peuvent accorder à de tels interlocuteurs qui se comporteraient en délinquants, c’est-à-dire comme des personnes qui se mettent au travers de la loi ?

Des vomissures à l’antalgique

Si Valentin Djènontin-Agossou a pu revoir le contenu de ses précédentes déclarations tenues à la sortie du salon de son chef, il est à comprendre que le chef aussi a compris qu’il faut adopter une nouvelle position dans ce dossier de sentence arbitrale de la Ccja. C’est ce qu’ils auraient dû faire depuis lors dans cette affaire que d’emboucher la trompette de la diversion et de l’égarement qui ne conduiraient que sur le chemin de « si je savais », le dernier mot de…
Mais nous osons croire que nos dirigeants actuels sont suffisamment intelligents pour emprunter un chemin aussi rocailleux et tortueux dont on n’en tire aucun mieux-être si ce n’est que dégoût et amertume. Fumer le calumet de la paix avec le concerné dans cette affaire de Benin Control S.a contre Etat du Bénin, est la voie royale qui s’offre à Yayi Boni et son gouvernement, et les propos que ses ministres ont commencé par tenir ces derniers jours sont rassurants. On pourrait dès lors espérer que les vomissures ravalées ne créeront pas de l’ingestion mais, pourront avoir l’effet d’un antalgique qui guérit de tout fourvoiement le gouvernement. Le Bénin s’emporterait mieux et l’histoire retiendra pour l’éternité leurs œuvres de clairvoyance.

Emérico Adjovi


Extrait de la déclaration du ministre Djènontin, le 26 mai 2014

« …Nous avons discuté du dossier dans lequel le Bénin a été condamné à payer 160 milliards sans compter les intérêts… Depuis un moment, on a constaté que beaucoup de commentaires se font. Je voudrais d’abord appeler le peuple à la sérénité et dire que cette décision qui a été rendue par la Ccja est sur le dossier Benin Control et Sodéco. Pour l’Etat béninois, c’est des dossiers qui dans leur concession posent problème. Les juridictions béninoises avaient été saisies et elles se sont déclarées incompétentes. Même s’il fallait aller à la Ccja, dans le contrat, c’est les deux parties qui devraient convenir d’y aller. Le Bénin n’a pas décidé d’y aller. Le Bénin n’a même pas été entendu. Cette décision intervient au lendemain du pardon que le Chef de l’Etat a accordé à notre compatriote qui gère ces deux sociétés. C’est un peu dommage que nous ayons à vivre cette situation au lendemain de ce
pardon. Et, tout porte à croire qu’en compensation du pardon, il faut peut-être faire un troc, c’est-à-dire donner 160 milliards à une personne. Nous sommes 10 millions de Béninois, cela veut dire que chaque Béninois doit, au moins, cotiser 16.000 F pour une seule personne. On sait que notre compatriote a construit sa fortune à partir des ressources du pays. Et si un Béninois doit se lever et demander que son Etat soit condamné à lui payer encore 160 milliards, ça pose un problème…Le gouvernement béninois est serein. Et nous invitons tous nos compatriotes à être sereins. Je voudrais demander à la presse de savoir raison garder parce que tous les jours nous avons droit à beaucoup de commentaires. Et nous rassurons le peuple que le Trésor public n’aura pas à débourser un franc pour payer un quelconque dédommagement à qui que ce soit dans ce dossier. Nous avons besoin des ressources pour construire et non des ressources que
nous allons gaspiller dans des dossiers qui sont au départ faux. Nous avons dit au départ que c’était un contrat administratif. On aurait dû aller peut-être devant la Chambre administrative. Je ne sais pas pourquoi. L’Etat béninois n’aura à payer quoi que ce soit. Et vous savez, le Bénin n’est pas le premier pays à être condamné par des juridictions régionales. Et dans ce dossier précisément, nous ne nous sentons pas tellement interpellés, parce qu’étant deux parties, nous devrions convenir ensemble de signer une convention d’arbitrage avant que le dossier ne soit porté devant les juridictions d’arbitrage. N’ayant pas été entendu, l’Etat béninois ne se sent pas engagé. Et nous invitons tout le monde à la patience, à la sérénité ».

Extrait de la déclaration du ministre Djènontin, le 06 juin 2014

« …Je vous remercie de l’opportunité que vous m’offrez de mettre les choses au point dans ce dossier qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Je voudrais d’abord souligner que le Bénin est un des Etats membres, un Etat partie et fondateur de l’Ohada. Je voudrais dire, haut et fort, que le Bénin n’a jamais pris la décision de se soustraire ou de quitter l’Ohada. Ceci pour plusieurs raisons. Vous savez déjà qu’en octobre 1992, lorsque le traité a été signé, le Bénin était parmi les fondateurs. A un moment donné, ça battait de l’aile avec le Président Abdou Diouf et avec le leadership du Président Boni Yayi en 2008 encore, le 25 octobre au Canada, les pays membres se sont retrouvés pour revoir les textes et relancer l’Ohada. Vous savez que l’actuel Secrétaire permanent de l’Ohada, c’est notre compatriote le professeur Dorothée Sossa. Vous savez que le Bénin abrite également l’Ersuma. Donc, c’est
vous dire que le bruit qui court faisant état de ce que nous voulons quitter l’Ohada, c’est de l’intoxication. Maintenant qu’est-ce qui s’est passé ? Il s’est agi de faire la distinction entre les juridictions arbitrales et les arrêts rendus par la Cour commune de justice et d’arbitrage (Ccja). En effet, lorsqu’il y a un contrat, il y a des gens qui disent lorsqu’on a des problèmes, nous pouvons aller vers des individus qui vont nous écouter et nous aider à régler nos problèmes. Effectivement, il y a eu l’article 49 qui parle du règlement des différends, il y a eu la procédure de conciliation préalable. A ce niveau, lorsqu’une partie constate qu’il y a un problème, elle le notifie à l’autre partie et ils s’entendent pour le régler. Dans ce cas précis, lorsque les problèmes ont commencé, au départ, les gens de Bénin Control se présentaient pour les négociations. Après, ils ne venaient plus. Donc les
choses ont commencé par mal tourner. Le texte dit que si on veut, on peut désigner un arbitre. Nous ne l’avions pas fait. Lorsqu’il s’est agi d’aller chercher un conciliateur, qui avait pour mission de mettre au clair les points du litige, on ne s’est pas prononcé. Donc, nous avions la latitude d’aller chercher un arbitre mais, on ne l’avait pas fait en son temps.

Mais il est dit que la décision rendue est une décision de l’Ohada. Vous le confirmez ?

La Cour de justice de l’Ohada rend un arrêt. Il n’y a pas eu d’arrêt. Ce sont les tribunaux arbitraux composés de juges privés qui ont rendu une décision. Donc, il n’y a pas eu d’arrêt. Mais on a voulu manipuler l’opinion publique en faisant croire que la Cour a rendu un arrêt et que le Bénin doit se voir obligé de le respecter. Même les gens qui disent que c’est sans recours, depuis qu’on a fait recours, est-ce que vous les entendez ?

Pourtant ce sont les tribunaux arbitraux qui ont rendu la décision. A partir de cet instant, la Ccja ne peut plus dire qu’elle n’est pas informée.

Non. Les gens ont dit que la Cour de l’Ohada a rendu une décision. C’est là que nous avions réagi en disant non. Ce que je veux dire, et que je veux que les gens comprennent est que la Cour n’a jamais rendu une décision. La Cour rend des arrêts. Il n’y a pas eu d’arrêt. Ce sont les tribunaux arbitraux composés de juges privés qui ont rendu cette décision. Mais, on a voulu faire un travail psychologique au niveau du peuple pour faire croire que la Cour a rendu une décision et que le Bénin veut s’opposer. On a distillé dans la presse, dans les radios et télévisions partout. Mais depuis que nous avions déposé notre recours, est-ce que vous avez vu quelqu’un parler ? Et c’est ce qui est dommage. Au Bénin, spécifiquement, tout le monde est spécialiste. Tout le monde veut parler. Vous savez chacun a un parcours. Il faut que les gens aillent faire des investigations au lieu d’injurier les autorités. Ce que je veux dire est
que le Bénin ne va jamais se retirer de l’Ohada. Le Bénin ne va jamais s’opposer à appliquer une décision de justice. Les instances qui ont rendu la décision sont les tribunaux arbitraux composés de juges privés. Les gens ne veulent pas entendre cela, mais je le reprécise, ce sont des juges privés. C’est un tribunal arbitral. Et ce n’est qu’après le recours en invalidité formulé par l’Etat béninois que la Ccja en tant que juridiction va connaître du dossier. Nous allons nous battre par tous les moyens parce qu’aujourd’hui nous avons la charge de la gestion du pays. Nous allons aller jusqu’au bout. Le Bénin nous appartient à nous tous. Les investisseurs privés béninois ne sont pas des ennemis du gouvernement béninois. Nous devons tout faire pour qu’étrangers et nationaux contribuent au développement de la nation. La Table ronde va se faire avec tout le monde. Le souhait est que les nationaux investissent plus
dans leur pays. Ils auront l’accompagnement nécessaire. »

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Le Roi YAYI BONI n'est plus le bienvenu à Parakou ?

20 Janvier 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

Parakou:Yayi Boni n’est plus le bienvenu

Yayi Boni a de moins en moins de l’emprise sur la cité des Kobourou. Le samedi 18 janvier 2014, à l’occasion de l’inauguration d’un centre d’écoute et de conseils pour les diplômés sans emploi, appelé Business promotion center, le chef de l’Etat a dû se rendre compte que ni sa présence ni son discours ne soulève plus les foules dans la ville de Parakou.


Le président de la République, Yayi Boni a inauguré le Business promotion center de Parakou le samedi 18 janvier 2014. Ce qui a frappé à l’œil, ce n’est pas la présence du chef de l’Etat, ni son discours. Non plus la participation des députés de la majorité présidentielle de la 8ème circonscription électorale, de quelques autorités locales et politico administratives. C’est plus tôt l’absence de la grande foule. Seulement quelques dizaines de personnes ont pris part à la cérémonie. Inhabituel, si c’est le chef de l’Etat qui se déplace lui-même pour présider une telle manifestation. Ce n’était pas l’affluence des grands jours où on pouvait noter une mobilisation spontanée des populations. D’abord l’arrivée du chef de l’Etat n’a pas ému la population qui a fait le déplacement. De plus, son intervention lire la suite en cliquant ici

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François A. ABIOLLA tombe dans le piège de YAYI BONI

20 Janvier 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

 

20 janvier 2014
Signature du Décret portant réquisition des usines de Sodeco:Yayi Boni pris en flagrant délit de fuite de responsabilité

Chassez le naturel… il revient au galop ! C’est bien ce qu’il convient d’affirmer, haut et fort, à la lecture du décret n°- 2014-003 du 10 janvier 2014 portant réquisition des usines de la Société de développement du coton (Sodéco) pris par le Conseil des ministres du gouvernement de Yayi Boni à la date précitée. Comme à sa nature, le Chef de l’Etat béninois vient de fuir ses responsabilités sachant bien les risques qu’il fait courir au Bénin dans les tout prochaines années où des milliards doivent atterrir dans les poches de qui de droit.


Pour une énième fois, Yayi Boni vient de confirmer sa nature qu’il a tôt fait de dévoiler au peuple béninois, le 06 avril 2006 au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo où il prêtait son premier serment en tant que Chef d’Etat. Qu’il nous souvienne qu’à cette date, c’est avec stupéfaction que l’on entendit de la bouche de Yayi Boni qui venait de commettre une bourde en mêlant l’ordre protocolaire des invités, il s’est déchargé sur la Direction du protocole d’Etat en déclarant que ce sont les agents de cette direction technique du Ministère des affaires étrangères qui lui ont mal écrit le visa de son allocution.
Le 10 janvier dernier, il a encore récidivé ou du moins, il a échafaudé le plan pour se décharger dans les prochaines années sur son actuel Ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr François Adébayo Abiola.
En fait, alors qu’il a bel et bien présidé en personne le fameux Conseil des ministres du 10 janvier 2014 qui a décidé illégalement de réquisitionner les usines de Sodéco, avant d’aller rencontrer le premier ministre japonais Shinzo Abé à Abidjan d’où il est revenu pourtant le même jour, Yayi Boni a préféré fait signer le décret issu de cette assise gouvernementale par son Ministre d’Etat, François A. Abiola (Lire le décret ci-dessous). Comment faire prendre une aussi lourde responsabilité à un Ministre, fût-il d’Etat, quand celui qui est à la manœuvre de ce diktat gouvernemental sait bien, en son âme et conscience, que dans les tout prochaines années, cet acte insolite aura de grandes conséquences pour les caisses de la République du Bénin ? Lui-même François A. Abiola n’a pas pu déceler le piège qui lui est malicieusement tendu. Non, il était déjà tout content d’avoir à signer en chef, une première fois dans sa vie, un décret. Et pour cela, il n’a même pas osé faire figurer devant son nom, son titre de Professeur alors qu’il l’est et en plus de rang magistral du Cames. Pendant ce temps, son Chef imbû de sa personne n’a jamais omis de signer un document qui ne porte pas son titre de Docteur. Et oui, c’est cela la République dans laquelle les Béninois vivent aujourd’hui avec les princes qui nous gouvernent.

Du banditisme d’Etat

Comme on peut le comprendre, fidèle à son habitude, Yayi Boni dégage dès aujourd’hui sa responsabilité au moment où cette affaire sera appelée devant une juridiction nationale ou internationale. Car, c’est du banditisme d’Etat qu’il s’agit ! On ne peut pas, à l’étape actuelle du droit positif béninois, même si on est un Gouvernement, procéder de sans façon aussi cavalière à une réquisition de biens d’autrui alors même qu’on est soi aussi actionnaire dans la société qu’on décide de dessaisir hideusement.
L’acte que vient de poser Yayi Boni est une préparation de l’opinion publique nationale et internationale à savoir que lui, le Chef de l’Etat, n’a jamais signé un décret que ce soit pour réquisitionner les usines de Sodéco. Ce n’est une première. L’homme est coutumier du fait. Qu’il nous souvienne que c’est le même langage qu’il a tenu dans le dossier opposant l’Etat béninois à la société Bénin Control de l’homme d’affaires Patrice Talon.

Encore lui Patrice Talon. On dirait que Yayi Boni est hanté par la « Talonphobie »... Il voit le nom de Patrice Talon partout et dès lors la peur le gagne. Conséquence : il faut tout faire pour couler les affaires de l’intéressé et le ruiner à jamais même par des méthodes déloyales et illégales. Et pourtant, on dit qu’il a des Conseillers techniques juridiques pour lui donner des avis sur ce qui doit l’être.
"Les mêmes faits produisent les mêmes effets"

Dans le dossier Bénin Control, c’est avec une grande stupéfaction que le peuple béninois et le monde entier entendirent sortir de la bouche de Yayi Boni qu’il n’était au courant de rien dans la transaction entre cette société et le gouvernement qui lui a concédé le contrôle des importations au Bénin. Le Chef de l’Etat béninois a même déclaré, urbi et orbi, qu’il n’était pas là, qu’il était dans la brousse à Banikoara lorsque le contrat a été signé avec Bénin Control. Alors que, c’est lui-même Yayi Boni en personne qui a signé le décret n°- 2011-106 du 22 mars 2011 portant institution d’un Programme de vérification des importations (Pvi) de nouvelle génération en République du Bénin. Pour appuyer et corroborer ledit décret, c’est à une cérémonie des couleurs au Palais de la Marina qu’il a encore déclaré qu’il ne reculera jamais devant la mise en œuvre du Pvi par Bénin Control. Puis patatras ! Quelques jours après, il ravale ses vomissures. Il avait confié à nouveau le contrôle des importations aux douaniers avec qui, il était en lutte en donnant même l’exemple d’un neveu à lui qui, agent des Douanes, s’est miraculeusement enrichi.
Nous voilà encore dans les labyrinthes politico-économiques dont Yayi Boni a seul le secret depuis qu’il nous gouverne. On dirait qu’il voit l’ombre de Patrice Talon partout où il se trouve. Et pour cela, il lui faut exorciser cette hallucination qui l’empêche de mieux respirer. Homme intelligent, il se sert des autres pour régler des comptes et dans le même temps crée des dommages et intérêts pour les comptes financiers béninois. Ainsi, une fois encore, Yayi Boni vient de montrer à la face du monde son vrai visage dans la gestion nébuleuse qu’il fait de l’Etat béninois dont les caisses sont, de jour en jour, enfoncées dans la gadoue financière ; une gestion qui a généré un contentieux entre l’homme d’affaire Patrice Talon et l’Exécutif. L’action récursoire devra être mise en œuvre, en son temps, par les juridictions compétences et l’Etat béninois.

Emérico Adjovi

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YAYI BONI avec son ordonnance de la honte ne fait plus confiance

2 Janvier 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

 

2 janvier 2014
Mise en application extra-parlementaire de la loi de finances, exercice 2014:L’ordonnance de la honte est prise !

Comme nous l’annoncions dans notre dernière parution du mardi 31 décembre 2013, le docteur n’a pas pu échapper à prescrire une ordonnance pour le malade dénommé : « le Bénin dictatorial de la Refondation » qu’il a l’immense bonheur de diriger depuis le 6 avril 2006. Alors que l’on avait cru que la Cour constitutionnelle dans sa décision Dcc 13-171 du 30 décembre 2013 venait lui enlever la honte, c’est plutôt dans cette honte que le docteur économiste a préféré passer le réveillon du 31 décembre 2013 au 1er janvier de l’an 2014.


Il n’a pas le choix. Car, il l’a cherché. Et celui qui cherche... La Bible ne nous enseigne-t-elle pas que : « Tapez, on vous ouvrira, demandez, on vous donnera... cherchez, vous trouverez ». Et bien ! Il a eu pour lui comme l’avait déjà prédit un ancien Maire de Tchaourou qui disait la dernière fois à Parakou que : « Yayi n’a eu que ce qu’il mérite... Il ira en prison ».
Mais en attendant cette étape imparable de sa vie, le Chef de l’Etat, docteur Yayi Boni a pris le 31 décembre 2013, une ordonnance présidentielle, sur la base de l’article 110 de la Constitution du 11 décembre 1990, pour mettre en application la loi de finances, exercice 2014 rejetée, le 19 décembre dernier par le Parlement à 44 voix contre 39 voix pour. Yayi Boni n’a pu donc se mettre à l’abri de la honte qu’a voulue lui éviter Théodore Holo, Président de la Cour constitutionnelle en prenant la décision du 30 décembre dernier. Tel un coq qui vient d’échapper à un couteau en cette période de fête, le Chef de l’Etat pense avoir fièrement pris son ordonnance, mais c’est sans compter avec l’effet de boomerang que cet acte va produire dans les tout prochains jours vu l’article 110 de la Constitution sur lequel il s’est appuyé pour « prescrire » son ordonnance. Car, cet article constitutionnel fait encore appel à un vote, dans les 15 jours, des députés sur ledit budget déjà rejeté.

Pas d’injonction !

Mais avant les soubresauts au Parlement, rappelons que suite à ce rejet de son budget général de l’Etat, exercice 2014 tel un chiffon soumis à un aiguillon, des « députés vuvuzélas » de Yayi Boni ont cru devoir saisi leur Cour constitutionnelle pour qu’elle dise le droit qu’ils attendaient avoir de toutes les façons. Puis, nous avions cru que la décision de cette Cour viendrait sortir le leader des Fcbe de la gadoue. Mais erreur. Cette décision est venue plutôt tout gâté pour le camp de Yayi Boni.
En effet, cette décision qui a péché par son caractère injonctif aux honorables députés, n’est venu que pour renforcer la majorité des parlementaires dans leur position du vote déjà émis sur ledit budget. En fait, l’article 3 de la décision Dcc 13-171 du 30 décembre 2013 dit que : « L’Assemblée Nationale doit voter impérativement la loi de finances, exercice 2014, le 31 décembre 2013 conformément aux dispositions de l’article 56 de son Règlement intérieur ». Une injonction que le Professeur Mathurin Nago et ses collègues ont vite balayé du revers de la main donnant ainsi sa claque au Professeur Théodore Holo et sa bande de la Cour constitutionnelle. Le Président de l’Assemblée nationale, non seulement n’a pas convoqué ses collègues pour le 31 décembre 2013, mais il a tenu à ce que le Règlement intérieur de son Institution soit respectée dans sa lettre et dans son esprit. Ainsi, pour envoyer un signal fort aux Conseillers de la Cour, il a préféré convoquer la Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale pour le vendredi 3 janvier 2014, mettant sous boisseau l’injonction mal à propos de la Cour constitutionnelle. De ce fait, Yayi Boni fut coincé et son sort scellé sur l’autel des prérogatives des pouvoirs séparés des Institutions consacrés par la loi fondamentale du Bénin.

C’est dire que le Professeur Mathurin Coffi Nago a vite rappelé au Professeur Théodore Holo que l’Assemblée nationale ne saurait être transformée en appendice de la Cour constitutionnelle pour que, lorsque cela plairait à cette dernière, elle lui dicte derechef ce qu’elle a à faire. « Seul le Président de l’Assemblée nationale a le pouvoir de convoquer une plénière des députés », a semblé dire Mathurin Nago à Théodore Holo qui s’est mépris sur l’article 3 alinéa 2 du Règlement intérieur du Parlement qui indique la personne qui la convoque. Mais à y voir de près, il ne pouvait en être autrement quand on sait que c’est une Cour constitutionnelle qui est habituée à ce mot de « mépris ». Qu’il vous souvienne que cette Cour Holo est la 1ère de l’histoire constitutionnelle du Bénin à utiliser en lieu et place de la constatation flagrante d’une violation de la loi fondamentale, j’allais dire d’une haute trahison de la République, le mot « mépris », qualifiant l’attitude belliqueuse de Yayi Boni qui, dans un entretien télévisé, s’est violemment pris à certains de ses compatriotes en les traitant de « petits ».

Mais, au rythme des événements de la vie politique béninoise, il nous apparait aujourd’hui de demander à Yayi Boni qui est réellement le vrai « petit » dont il parlait ce 1er août 2012 dans un état presque colérique ?
En attendant d’avoir une réponse à cette question, nous notons tout de même que la honte qui a été bue dans cette affaire de budget de l’Etat rejeté et que l’on tente aujourd’hui de valider par une ordonnance ne fera qu’indiquer aux partenaires techniques et financiers le vrai visage de ce gouvernement qui nous dirige actuellement. Les Ptf savent, qu’en l’espèce, contracter avec un gouvernement dont le budget d’exercice en mis en application par effraction constitutionnelle, c’est un risque qu’il ne faut pas prendre. Car, ce pouvoir exécutif n’est plus digne de confiance de ses populations représentées par les députés qui ont jeté le budget tel un papier hygiénique dont on vient de se torcher. Alors les accords signés avec un tel gouvernement, dans de pareilles conditions risquent de ne pouvoir lier l’Etat dans les années à venir. Dans ce cas de manque de confiance de ses députés, les représentants du peuple, que reste-t-il à faire à un tel gouvernement ? Si ce n’est de dégager, nom de Dieu !


Emérico Adjovi

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La Justice dit non à YAYI BONI : Patrice Talon reste PDG de la SODECO

24 Décembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

 

Tentative de nomination d’un administrateur à la tête de la Sodéco : La justice dit non à Yayi Boni

La série noire continue pour le chef de l’Etat Yayi Boni. Il vient d’essuyer, hier lundi 22 décembre 2013, un nouveau revers devant la justice dans l’affaire Sodéco. Dans sa tentative de nommer un administrateur à la tête de cette société, il a manqué d’argument pour soutenir son projet devant un collège de juges présidé par le magistrat Adjakas. En conséquence, il a été débouté et son action est tombée d’elle-même.


Ça ne passe pas. Le gouvernement de Yayi Boni vient d’enregistrer un mauvais point. Il s’est cassé la gueule dans un dossier où lui-même est requérant. Il s’agit de l’affaire Sodéco dans laquelle le gouvernement s’enlise inexorablement. Après ses frasques répétées, il a été mis en déroute par la justice. En effet, le Tribunal de première instance de Cotonou a été sollicité pour se prononcer sur la nomination d’un administrateur à la tête de la Sodéco. Dans l’action qu’il a intentée, le gouvernement a indiqué qu’il fallait obliger le Conseil d’Administration et l’Assemblée générale de la Société à se réunir pour désigner un Administrateur. Mais à l’analyse des faits et après avoir confronté les informations, le Tribunal a estimé que la requête du gouvernement est sans objet, dans la mesure où le président du Conseil d’Administration de la Sodéco, Patrice Talon avait déjà convoqué son équipe. Mieux, la justice a démontré que cette société n’est pas confrontée à une crise de gestion et dans ces conditions, la nomination d’un Administrateur n’a pas sa raison d’être. Devant un collège de juges présidé par le magistrat Adjakas, les arguments soulevés par l’Exécutif ont été battus en brèche. En définitive, la justice interdit à Yayi Boni de procéder à la nomination d’un Administrateur en lui indiquant la voie à suivre. Non seulement, le Tribunal de première instance de Cotonou a refusé de cautionner un autre hold-up, mais aussi il a été obligé de se référer aux organes de gestion de la Sodéco. Une nouvelle donne qui casse l’élan de Yayi Boni à se substituer aux instances de décisions de la Sodéco avec l’intention manifeste de piétiner les textes qui régissent la vie de cette entité mixte. Malgré ce nouveau revers qu’il a subi, le gouvernement n’est pas prêt à faire profil bas. Parce qu’on s’attendait à ce qu’il pose un acte pour montrer qu’il est respectueux des décisions de la justice. Son attitude est pour le moins indécente et pose le problème du respect des textes qui gouvernent le pays. En violation flagrante des textes en vigueur, Yayi Boni et son équipe ont tout mis en œuvre pour s’approprier la Sodéco. Qu’il vous souvienne que dans cette quête d’arracher les biens privés à leur propriétaire, il a tenté de découper l’entité en morceaux. D’abord en décidant le 25 septembre 2013 en Conseil des ministres de retirer de la Sodéco, les 17,5 % d’actions détenues par la Société commune de participation (Scp) contre paiement d’une somme de 6.125.000.000 F Cfa. Le gouvernement a justifié sa décision par des subterfuges qui montrent qu’il est dans le faux. Ensuite, le même gouvernement a décidé de se passer des organes de la Sodéco en annonçant pour bientôt, la recomposition du Conseil d’Administration et la nomination d’un nouveau Directeur général. Poursuivant son œuvre de sabotage, il décrète unilatéralement la recomposition de l’actionnariat de la Sodeco sous prétexte que le partenaire principal n’a pas respecté les clauses du contrat qui le lie à l’Etat. Décidé à déposséder Patrice Talon de ses biens, il réquisitionne les usines d’égrenage de Sodéco et déploie des forces de sécurité publique sur les installations. Récemment, dans un compte rendu du Conseil des ministres, le Directeur général de la Sonapra, Idrissou Bako a été désigné pour administrer la Sodéco, sans oublier que ce dernier a pris une note de service pour nommer des responsables techniques à la tête des usines. Tous ces agissements ont précédé la décision du Tribunal de première instance de Cotonou. La question qu’on se pose c’est de savoir quelles en seront les conséquences et quelle énième tentative Yayi Boni et son gouvernement vont encore sortir de leurs têtes.


Fidèle Nanga

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Moudjaidou SOUMANOU est un prisonnier heureux ... dixit GBEGNONVI

9 Décembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

Déclaration de l'ancien Ministre  ROGER GBEGNONVI

Source : Le Matinal du 9 Décembre 2013

 

Extraits

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Monsieur le ministre, on a appris que Moudjaïdou Soumanou a été transféré à la prison civile de Ouidah. Vous allez souvent le voir ?

Oui, par solidarité ministérielle. Il a le moral. Et à plusieurs reprises, je lui ai dit qu’il sera libéré. Pour l’instant, il est un prisonnier heureux mais je préférerais qu’il soit un homme libre et heureux. On a oublié beaucoup de personnes, Lionel Agbo, Simon-Pierre Adovèlandé, qui ont été obligés de fuir pour avoir la vie sauve et la liberté sauve. Ce n’est pas normal. C’est le Prpb qui est revenu plus fort que jamais. Et il reste à ouvrir la Sibérie pour y mettre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec le Chef de l’Etat.

Vous pensez que la liberté d’expression n’est plus la chose la mieux partagée au Bénin ?

Vous allez poser la question à l’opposition politique interdite de parole à la radio et à la Télévision nationales. Et s’il y a une raison pour laquelle, d’autres personnes et moi-même, nous ne nous hasardons plus à nous arrêter sur l’Ortb, ce n’est pas parce que nous n’aimons pas nos amis journalistes. Nous avons participé à la formation de certains d’entre eux. C’est parce que nous n’aimons pas ce que le Chef de l’Etat a fait d’eux. Et c’est grave parce que la radio et la télévision nationales sont les seules jusqu’à preuve du contraire qui couvrent à peu près l’étendue du territoire national. Alors, vous comprenez que les Béninois qui ne sont pas à Cotonou n’ont pas d’autres paroles que ces paroles mensongères que les journalistes sont obligés de leur servir à leur corps défendant.

D’aucuns estiment, que Zoubérah Kora, Moudjaïdou Soumanou et consorts sont des détenus politiques. Partagez-vous cet avis là ?

Ils ne devraient plus être détenus du tout. Par deux fois, la justice les a lavés de tout soupçon et a ordonné leur libération immédiate. Ils n’ont plus rien à chercher en prison. Et le Chef de l’Etat a une occasion. Il y a des gens qui croient qu’il peut changer. Moi, je ne pense pas qu’il puisse encore changer. Mais puisqu’il y a des gens qui y croient, je me mets de leur côté. Il a osé rendre hommage à Madiba. Il ne faut pas lui rendre seulement hommage. Il faut l’imiter. Et lui est mieux placé pour l’imiter parce qu’il est Chef de l’Etat et Madiba aussi a été Chef d’Etat. Madiba l’a été magnifiquement et a démontré ce que doit être un Chef d’Etat. Il a parlé de pardon et de miséricorde. Et puisque c’est nous qui avons tout à lui pardonner, Madiba sera enterré dimanche prochain. Et bien M. le Président de la République, si vous m’écoutez, libérez tous ces gens qui n’ont plus rien à faire en prison parce que la justice les a blanchis et a demandé leur libération immédiate pour qu’ils puissent regarder devant leur télévision à la maison, les obsèques grandioses qu’on fera dimanche prochain à un homme que vous dîtes aimer. Faites votre devoir qui est de respecter la Constitution.

Après le verdict de Paris, les ministres Valentin Djènontin et Komi Kountché sont montés au créneau. Que pensez-vous de ces deux déclarations ?

Que Dieu me pardonne. Je me suis énervé beaucoup après la déclaration de Djènontin qui a osé dire que nous étions dans un Etat de droit et que le juge Houssou était en sécurité. C’est une énormité qu’il a dite. Je me suis tellement énervé que je me suis confié à un ami qui m’a dit, ‘’Roger, toi tu auras toujours des problèmes. Ça fait longtemps que nous n’avons plus de ministres au gouvernement. Et nous nous demandons même si nous avons un président de la République’’. Excusez du peu, les gens se foutent pas mal de ce que racontent certains ministres qui n’ont pas de retenu. Quant à monsieur Komi Kountché, vous savez bien le commentaire qu’a fait France inter (Ndlr : Rfi) après sa déclaration nulle et de nulle effet. On n’a pas la même lecture au Bénin. C’est la façon fine pour le Français de dire « ces gens ne savent pas lire une décision de justice ». Alors lorsque Rfi nous traite ainsi laissant entendre que nos ministres ne savent pas lire une décision de justice, il y a de quoi aller se souler pour ne plus entendre des choses pareilles. C’est triste.


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SAVE célèbre la victoire de YAYI BONI

23 Mars 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

Savè:Les populations d’Okpara ont célébré la victoire de Yayi

Source: Le Matinal

Les populations de l’arrondissement d’Okpara dans la commune de Savè étaient en fête ce mardi 22 mars. Elles se sont retrouvées au siège de l’arrondissement à Oké-Owo pour célébrer la victoire du candidat Yayi Boni. A travers une déclaration, ils ont tenu à adresser leur remerciement au peuple béninois et à la commune de Savé qui n’a pas marchandé son soutien au candidat en totalisant 82% des suffrages. (Lire l’intégralité de la déclaration) 

Les populations de l’arrondissement, dans la commune de Savè se sont retrouvées ce mardi au siège de l’arrondissement à Oké-owo pour se féliciter d’avoir voté massivement le 13 Mars dernier le candidat Yayi Boni. Se réjouissant d’avoir accordé un vote massif, K.O. au chef de l’Etat sortant qui a d’ailleurs totalisé plus de 82% des suffrages exprimé dans cet arrondissement de la commune de Savè, les populations de l’Opkara en général et celles d’OKE-OWO ont remercié le peuple béninois qui a décidé de renouveler sa confiance au Président de la République sortant dès le premier tour de la présidentielle. Ce vote massif est le signe que la base a choisi la voie du développement, a reconnu le porte-parole des populations de l’Opkara, Marcellin Boko. Selon ses propos, les populations des différentes villes ont voté K.O pour YAYI BONI parce qu’elles sont convaincues que le Chef de l’Etat est un homme d’action qui va leur apporter un mieux être. En appelant Boni Yayi à se mettre au, travail, les populations d’Oké-Owo et de tout l’arrondissement de l’Opkara ont demandé au président réélu d’inscrire le dossier de bitumage de la route inter-Etat N°5 au rang des priorités de son nouveau mandat tout en se souvenant que l’eau et l’électricité sont les autres besoins pour lesquels elles attendent la main secourable du gouvernement. Le Chef de l’arrondissement de l’Okpara, Gobou Bernard qui a reçu les populations heureuses d’avoir opté pour la continuité du changement a remercié les populations pour leur démarche et promis de rendre fidèlement compte de la démarche de félicitation du nouveau président. Décidées à soutenir leur président réélu jusqu’au bout, les populations ont dit qu’il est important de célébrer l’historique victoire de Yayi Boni sur ses adversaires politiques qui ont « mangé » la honte avec le vote du dimanche 13 Mars. Pour manifester leur joie, les populations, habillées aux éfigies du chef de l’Etat ont marché sur les artères du centre de l’arrondissement, Oké-Owo pour dire haut et fort que la compétition est terminée avec la victoire de Boni Yayi dès les premier tour et il n’y aura plus de deuxième tour après les résultats de la Cour constitutionnelle, résultats qui réflètent la vérité des urnes. C’est à l’initiative des responsables de la mouvance de l’arrondissement que cette rencontre a eu lieu avec l’assurance de continuer à réserver un soutien sans faille au Changement


Bureau de Vote

OKE1AB

OKEO1

OKEO2A

OKEO1C

Votants

236

271

246

242

Nul

23

19

9

0

YAYI BONI

179

199

193

178

Houngbedji Adrien

32

44

37

45

Autres

2

9

7

32

Bureau de Vote

OKE2B

SANDREOU 2

MONKA A

MONKA Hangar

Votants

241

176

260

7

Nul

0

9

0

0

YAYI BONI

184

106

216

5

Houngbedji Adrien

36

49

3

1

Autres

21

12

41

1

 

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Le système éducatif Béninois fait sa purge de jeunesse

8 Octobre 2010 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

8 octobre 2010
Colloque sur le système éducatif béninois:Le rapport d’analyse et d’évaluation passé au peigne fin

« Le système éducatif au Bénin depuis les années 1990 : Bilan et perspectives » c’est le thème qui mobilise les participants au colloque sur le système éducatif au Bénin, qui s’est ouvert hier jeudi 7 octobre 2010 au Fagace à Cotonou. Le Centre Africa Obota, l’Alcrer et l’AfriMap, trois Organisations non gouvernementales actives dans le domaine de la défense des Droits de l’homme, ont été chargées de l’expertise du rapport sur le système éducatif au Bénin à travers trois ateliers de validation dont celui d’hier.


A l’occasion, le Coordonnateur national du Centre Africa Obota, Urbain Amégbédji paraphrasant Me Adrien Houngbédji, a laissé entendre qu’ « il n’y a de richesse que d’hommes ». Il insiste ainsi sur le rôle combien important des ressources humaines dans la formation et l’éducation au Bénin. Il a ensuite précisé que le système éducatif béninois a connu de soubresauts. « Il faut que des efforts soient faits, afin qu’avec les programmes d’étude, que l’on ait une approche par compétence fiable. A sa suite, Me Ozias Tungwarara d’AfriMap, a demandé à l’assistance d’avoir confiance aux apports de sa structure. Il a réitéré le vœu d’aider ses pairs à œuvrer pour que des solutions soient trouvées au système éducatif. Il n’a pas manqué de rappeler son soutien à la bonne gouvernance au Bénin. Quant au Président du Conseil national de l’éducation et parrain de l’évènement, le Professeur Paulin Hountondji, il s’est réjoui des annonces faites au cours des interventions. Paulin Hountondji s’est dit convaincu des apports du colloque au système éducatif national. Il en a profité pour rappeler que l’éducation se situe au niveau de l’indice du changement dans la politique du Bénin. Toutefois nuance-t-il, le conseil essaie de faire bouger les choses, et « elles bougeront ».

Idelphonse Akpaki

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La vindicte populaire au Bénin . L'Etat doit sévir !

19 Août 2010 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

 

Il est désormais moins fréquent de passer un trimestre au Bénin sans entendre parler de la vindicte populaire. Ce phénomène s’est accentué dans nos villes et campagnes emportent des victimes innocentes. « C’est Dieu qui m’a sauvé ». Cette confidence faites par Jacques Hodonou alias Jac’Oho, un artiste chanteur béninois, après avoir été agressé dans la nuit du vendredi 18 juin 2010, témoigne d’un vrai soulagement.


Des individus l’ont en réalité pris pour un voleur alors qu’il allait prendre sa moto dans la maison d’un ami en son absence à Cadjèhoun, un quartier de Cotonou, où il l’avait déposée un peu plus tôt. « Si je n’étais pas là aujourd’hui, les gens n’auraient pas la vraie information et je serais désigné pour un véritable voleur. Personne n’est en sécurité au Bénin », confie-t-il, les larmes aux yeux. Toujours souffrant avec ses bandages sur la tête et au dos, Jac’Oho, qui a été sauvé par d’autres autochtones qui l’ont reconnu ne parvient pas à, expliquer l’acte posé par ses bourreaux. Il raconte : « J’étais revenu de Porto-Novo avec des amis artistes et m’étais donc rendu dans ce quartier, précisément dans une maison où j’avais garé ma moto sur indication d’un ami. En entrant dans cette maison j’ai rencontré un homme, le gardien, que j’ai salué. Je me dirigeais vers ma moto quand cet homme m’interpella. Il m’a demandé si la moto m’appartenait. Je lui ai fait comprendre que c’est ma moto et que je l’ai garée quelques heures plus tôt de même que cinq autres personnes. Mais en ce moment, ces derniers ne m’avaient pas encore rejoint. Malgré mes explications, pour retirer ma moto il s’y oppose. Aussitôt, une autre personne surgit d’une chambre. Armée de coupe-coupe, il m’asséna un coup dans le dos. J’ai essayé vainement de me défendre. Ils m’ont déshabillé et mis à genou et se sont mis à me tabasser. J’ai été blessé au dos et gravement à la tête. Mon corps était recouvert de sang. Face aux trois hommes qui me battaient avec tous les objets qui leur passaient sous la main, je ne pouvais rien faire, quand heureusement, mes compagnons arrivèrent ». L’artiste a vraiment frôlé la mort. L’un des bourreaux « était sur le point de lui faire subir le supplice du feu, demandant de l’ allumette et de l’essence pour l’achever. « Mes amis se sont interposés et leur ont demandé d’arrêter leur sale besogne. Ceux-ci me laissèrent tout en lui disant : « Même si on le connait, un artiste ne vole pas ? ». Ces propos montrent clairement qu’ils me connaissent très bien », a-t-il insisté. Jac’Oho a donc eu la vie sauve grâce à ses amis qui l’ont emmené à l’hôpital où il a reçu des soins. Ensuite, il a porté plainte au Commissariat central de Cotonou. Les auteurs de cet acte ont été jugés et contraints de le dédommager. Mais ce genre de situation dégénère d’habitude et prend fin avec l’exécution du présumé voleur.

Des exécutions injustifiées

Le 8 mai 2010 à Abomey, une ville située à une centaine de km de Cotonou, deux personnes ont été soumises au supplice du feu. Joël Dossou et son compagnon, Rock Bokossa ont rendu l’âme des suites De leurs blessures, après avoir reçu des coups de machette et été brûlés vifs. C’est à Dily, un village situé dans l’arrondissement de Zounzonmè, commune d’Abomey, que les deux hommes ont été exécutés. On les aurait pris pour des voleurs d’enfants. Pourtant, Joël et Rock sont considérés comme des personnes de bonne moralité. En témoignent l’émoi et la consternation qui se lisaient sur les visages de leurs proches et amis le jour de la découverte de leurs corps calcinés. « Joël n’est pas un voleur mais un artiste plasticien consciencieux qui n’a jamais développé des comportements douteux », déclare une dame. « Joël et Rock sont des amis que j’ai rencontrés hier en circulation », témoigne un autre très touché. « Ils étaient même en train de préparer une exposition en Allemagne », se lamente une troisième personne. Hélas, les deux amis innocents ont quitté ce monde sans avoir réussi leur rêve. Leurs présumés assassins (9 au total) ont été arrêtés et attendent d’être jugés. Les sanctions varient selon le préjudice subi par les victimes. Et puisqu’il y a mort d’homme, les meneurs ne pourraient être punis comme des auteurs d’un simple meurtre. Ils devraient écoper selon les sanctions prévues dans le code pénal béninois des peines allant des travaux forcés à la perpétuité.

La justice mise à rude épreuve

Face à la recrudescence du phénomène, la justice doit sévir même si les auteurs de ces actes de barbarie ne veulent pas se départir de leurs comportements. Ceux-ci estiment que la vindicte populaire est utilisée comme mesure préventive contre le vol. Et ne veulent plus livrer les présumés voleurs à la police pour qu’ils soient relaxés quelques mois plus tard et reviennent les menacer. « Il est déjà arrivé plusieurs fois que les forces de l’ordre soient informées d’un braquage ou d’un vol et qu’elles ne fassent rien. Soit on parle de carburant, soit on dit qu’il manque d’unités pour intervenir, soit on vous promet une intervention qui n’arrive jamais, soit on l’enferme et il ressort très vite », explique un présumé assassin qui préfère requérir l’anonymat. Mais ces raisons sont perçues comme des échappatoires. Maître Charles Badou, avocat au barreau de Cotonou, estime qu’ « il faudra crédibiliser l’appareil judiciaire et montrer aux populations que cette solution n’est pas la meilleure ». « Si tout le monde se met à rendre justice, on tombera dans l’anarchie », assène t-il. En plus, il se pose désormais un problème profond puisqu’il ne s’agit juste plus d’achever un voleur, mais de déverser sa colère sur l’individu qui aurait le malheur d’être accusé à tort ou à raison d’un acte réprimandable dans la société. Dans les témoignages recueillis depuis 2000, la Ligue pour la défense des droits de l’homme (Lddh) au Bénin est restée consternée. Plusieurs personnes innocentes ont été victimes de la justice populaire et de ses œuvres. L’organisation, qui n’a pu présenter ni un rapport, ni des statistiques faute de moyens, demande aux pouvoirs publics et à la justice d’intervenir pour mettre un terme au massacre. Maître Julien Togbadja, avocat au barreau de Cotonou, ardent défenseur des droits de l’homme et président de la Lddh, rappelle que « nul n’a le droit de se faire justice ». Car la justice doit être équitable pour tout le monde. « Tout présumé coupable trouvé en flagrant délit de vol, de viol,… doit être conduit dans un Commissariat de Police ou une brigade de gendarmerie. Et il appartient aux officiers de police judiciaire de mener les investigations nécessaires pour déclencher l’action publique. Ainsi, après peut-être une garde à vue, s’il est établi qu’il y a suffisamment de témoignages pour le confondre, l’officier décide de le présenter au Procureur de la République et il appartient à ce dernier de le poursuivre », ajoute Maître Charles Badou.

Epiphane Bognanho

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La communauté Béninoise de la Martinique renforce les microcredits au Bénin

15 Décembre 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

15 décembre 2009
La communauté béninoise en Martinique renforce les microcrédits
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Construire une approche cohérente, mettre en place des moyens capables de donner plus de vigueur, de portée et de visibilité à la nécessaire contribution de la diaspora à la réduction de la pauvreté. Tel est l’objectif de la conférence débat qui s’est tenue à la Coupole, au Ministère des Affaires étrangères du Bénin, le vendredi 11 décembre 2009.


C’est une démarche qui vient en appui au Programme national des microcrédits dont la finalité est de juguler, de manière significative, la crise de l’emploi des jeunes et des femmes au Bénin. A cette occasion, le consul Honoraire du Bénin en Martinique, Raymond Gbaguidi, après avoir remercié les initiateurs de ce projet au profit de la population béninoise, a expliqué que cette initiative, est porteuse de projets novateurs, générateurs d’avantages. Quant au, secrétaire général, du ministère des Affaires étrangères Pamphile Gountondji, représentant le Ministre Jean-Marie Ehouzou (photo), il a affirmé que le Bénin est à une phase de croissance où toutes les forces vives doivent conjuguer leurs efforts, chacune selon ses compétences et où qu’elle se trouve, pour apporter sa pierre à l’édification du Bénin. Aussi a-t-il ajouté, cette conférence débat vient à point nommé parce que le gouvernement fait de la gestion des microcrédits une priorité. « Je me réjouis de savoir que la jeunesse est au cœur de votre initiative à l’égard du Bénin. Notre attente est grande concernant les avantages que la relève de demain peut tirer du programme européen « Jeunesse en Action » qui se propose d’étendre sa sphère d’intervention aux pays Acp », a-t-il conclu. Un débat fructueux et enrichissant animé par l’actuel maire de la Martinique, Louis Crizole a suivi ces différentes interventions.

 
SIBAS

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