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Iredey Blog Emergence

Articles avec #afrique tag

Mayotte : Un concentré territorial de tout ce que la Françafrique a produit .

14 Novembre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Afrique

 

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Mayotte, le département de la honte

Samedi matin 9 novembre, sur l'esplanade du récent Office de Tourisme de Mamoudzou (dont l'édification et la gestion ont coûté et continuent de coûter une fortune à la collectivité), son chef-lieu, une partie de la population de Mayotte, en grande majorité des femmes si l'on en croit les clichés parus dans la presse locale, a manifesté, pancartes et banderoles à bout de bras, sa récurrente aversion et sa sempiternelle hostilité à l'endroit des allogènes pour la plupart établis clandestinement dans l'île-hippocampe.

Pour bien comprendre de quoi il retourne sur ces terres françaises éloignées et pour tenter d'expliquer à quoi riment ces réguliers intervalles de haine entretenue par la Politique dans ce qu'elle a de plus débectant, expliquons d'abord qui sont ces allogènes que les autochtones vomissent.

La plus grande partie d'entre eux est originaire des îles sœurs de l'archipel : Grande-Comore, Anjouan et Mohéli.

Depuis une petite dizaine d'années, à ceux-ci sont venus se greffer quelques poignées d'autres étrangers issus, pour beaucoup, du Rwanda, du Burundi et du Congo Kinshasa, plus précisément, tous, de la région du Kivu, ce lopin maudit des dieux de la destinée. Ceux-là, s'ils sont effectivement maudits par l'improbable Providence qui nous gouverne, n'en demeurent pas moins protégés -et c'est heureux- par l'Administration française qui leur octroie des titres de séjour au titre, précisément, de la protection des réfugiés politiques. Leur présence n'est pas vue d'un meilleur œil que celle des parias comoriens (au sens large) mais, concrètement, ils sont intouchables, du fait de leur statut « privilégié » alors on n'y touche pas. On ne fait certes pas grand-chose pour que l'accueil qui leur est réservé soit digne mais, au moins, quand on vomit sa haine locale, ce n'est pas sur eux que le produit des basses et méprisantes régurgitations retombe.

Ceux qui sont la cible de tous les dégoûts apeurés et qui concentrent, à eux seuls, toutes les tensions du rejet et toutes les violences de l'ostracisme animal, sont donc les Grands-Comoriens, les Anjouanais et les Mohéliens.

Pourquoi ?

Parce que le cours pris par la destinée socio-politique de Mayotte est celui d'un fleuve dont, si on avait voulu guider à la goutte près le torrent de la furie bête et mesquine, on ne s'y serait pas pris autrement (que la manière dont on s'est pris pour emberlificoter l'écheveau).

Mayotte est un cas institutionnel unique au Monde : elle est la seule région de cette planète reconnue officiellement par deux Constitutions distinctes. Celle de la France, qui l'a érigée au rang de département, le 101ème de la République, et celle des Comores qui n'a jamais cessé, malgré l'Indépendance des trois autres îles et le rattachement officiel de Mayotte à la France, de la considérer comorienne. Du point de vue du droit, c'est illégal et la France est régulièrement rappelée à l'ordre par les Nations Unies, régulièrement blâmée même et tout aussi régulièrement condamnée à verser des amendes conséquentes en contrepartie de l'illégalité dans laquelle elle continue de s'entretenir.

L'Archipel des Comores est indépendant depuis 1975. Et Mayotte, paraît-il, a souhaité demeurer française, qu'elle était, de fait, au même titre que les autres îles comoriennes, puisqu'elle était (elles étaient) colonie(s) française(s).

Mayotte a souhaité demeurer française tandis que les trois autres réclamaient leur indépendance : ça, c'est le raccourci explicatif facile que l'Histoire de France pour les Nuls a bien voulu retenir et diffuser pour en faire une version officielle.

La réalité historique de terrain a toujours été beaucoup plus nuancée et il semble que Giscard, conseillé à l'époque par le très affable Jacques Foccard, l'homme de tous les bons coups, a seulement fini par préférer Mayotte à Anjouan pour demeurer dans le giron français, les Anjouanais étant perçus et dépeints par Monsieur Afrique comme beaucoup plus difficiles à mater. Il faut savoir que Anjouan, avant l'Indépendance, était la plus avancée et la plus développée des quatre îles.

Bref, après des bidonnages savants et un redécoupage des communes de Mayotte aussi savamment pensé dans le seul dessein de s'assurer d'un « oui » massif au référendum sur le rattachement de Mayotte à la France, elle a donc fini par demeurer française.

Au grand dam des autres Comoriens qui, du jour au lendemain, se sont retrouvés lâchés en ras tropiques par une autorité de tutelle (financière, administrative et infrastructurelle) jusque là plutôt, et malgré tout, rassurante.

Du jour au lendemain, donc, d'un côté de la barrière de corail, plus rien ; de l'autre, tout. La logique humaine de subsistance et de recherche d'un quotidien ou d'un avenir meilleur a, partant, eu pour corollaire que des vagues massives d'immigration se sont formées, massives et régulières, avec leur cortège funeste de pertes humaines en eaux profondes et macabre de passeurs toujours plus avides d'un marché du clandestin-prêt-à-tout florissant.

Les années ont passé, années 80, 90, le tout début des années 2000 et puis, en 2007, survint un excité du sondage et de la démagogie facile, invétéré dragueur d'instincts primaires, qui a tout fait exploser : plus encore que la traditionnelle et bon enfant « course de pneus », la chasse aux clandos est devenue LE sport favori des Mahorais auxquels on a doctement expliqué que la source de toutes leurs difficultés quotidiennes de mal-logement, de salaires indignes et d'espace vital restreint étaient ces clandestins maléfiques venus d'un ailleurs moyenâgeux qui en voulaient à la richesse locale chèrement acquise à la sueur des fronts ventilés par les climatiseurs de la Préfecture, du Conseil Général (mis sous tutelle de l'Etat forcée pour cause de gabegies en tous genres) et des dix-sept mairies insulaires.

Oui, car le Mahorais lambda est assez peu du genre à s'aimer salir les mains ou les bas de pantalons dans les champs de manioc, d'ananas ou de cannes mais il n'aime pas bien non plus qu'on lui rappelle qu'il n'aime pas ça et préfère faire faire les travaux ingrats par les Grands-Comoriens, Anjouanais et Mohéliens qu'il exploite à coup de salaires jamais versés et de dénonciations régulières à la Police pour faire encore baisser les coûts de revient.

Depuis 2007 comme jamais auparavant à Mayotte, les descentes policières se sont multipliées. Les coups de filet ostentatoires aux portes des lycées ou des dispensaires, pourtant officiellement interdits par une Préfecture soucieuse des chiffres (car plus les chiffres grimpent, plus les primes au Préfet et à ses zélés fonctionnaires suivent le même mouvement), aussi

Les clandestins jusque là, jusqu'à 2007, vivotaient. Leurs conditions de vie étaient loin d'être optimales et envieuses mais ils vivotaient ; et, en comparaison de ce qu'eurent été leurs conditions de vie « à la maison », c'était presque le luxe qu'ils caressaient au quotidien. Tout cela, d'ailleurs, sans que, pendant des années, personne ne s'en plaigne réellement : les Mahorais bossaient dans l'administration, pour nombre d'entre eux, dans le commerce ou dans les transports locaux, beaucoup aussi s'étaient expatriés en France où ils vivaient mieux et le reste des travaux pénibles était effectué par une main d'oeuvre pas bégueule.

Mais Sarkozy a décidé de décréter que ce n'était plus possible. Que Mayotte, la Française, ne pouvait plus tolérer les hordes de non-répertoriés affamés et envieux venus de trente kilomètres plus loin où, 40 ans plus tôt, ils avaient été abandonnés comme des merdes sans un sou vaillant et aux mains de dirigeants choisis pour leur bienveillance (à l'égard de la France) pas regardante.

Des sommes folles ont été dépensées pour faire installer, au milieu du lagon, des radars surpuissants capables de détecter un poisson rouge dans un aquarium familial de Madagascar, pour équiper les bateaux de la Police de moteurs hors-bord dernier cri et pour empêcher, donc, l'accostage de « kwassa-kwassa » de fortune remplis jusqu'à la gueule. Le Centre de Rétention Administrative de Pamandzi (sur Petite-Terre) ne désemplit plus de cette misère humaine traquée et entretenue à la foi

Mayotte, à elle seule, produit 35% (50% avec la Guyane) du taux annuel et national de reconduites à la frontière. Sarkozy en était fier.

L'ambiance de Mayotte jadis allègre et bon enfant est devenue délétère. Les Comoriens se cachent, la trouille au ventre, vivent de plus en plus reculés dans des constructions de bric et de broc parfaitement insalubres et les maladies se propagent à la vitesse du son. Les dispensaires sont totalement débordés et ne sont plus, alors que la Loi l'impose, les havres d'une paix précaire et momentanée qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être.

Hier, samedi 9 novembre, des Mahorais, tout emplis d'une haine absurde et de la crainte tout aussi idiote que leurs cousins, leurs oncles ou leurs tantes, leurs neveux ou nièces mal nés ou pas nés au bon moment ni au bon endroit, leur fassent perdre ce que la France a mis des années à leur donner avec la certitude qu'on ne reviendrait jamais en arrière : des sous. Car c'est cela que la Départementalisation du territoire leur a assuré. D'abord et avant tout. Mayotte ne produit rien, elle coûte. Une fortune.

Elle coûte un argent fou, dilapidé en dépit du bon sens et, surtout, en fonction des intérêts bien compris des escrocs qui trustent et ont trusté les mairies et le Conseil Général pendant des années, elle coûte en furie humaine, elle coûte en ressentiments incontrôlés et absurdes, en haines tenaces, orchestrées et entretenues.

Mayotte et les Comores sont un concentré territorial de tout ce que la Françafrique a produit de plus méphitique en 150 ans d'existence.

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L'Africain qui a conquis la NASA

11 Juillet 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Afrique

 

   
 
© unesco.org  
   
   

Citoyen malien né en 1952 à Ségou, le jeune Cheick Modibo a été très tôt passionné par la science. Il écoutait ainsi les reportages de Pierre Pouillon pour la radioVoice of America, et notamment ceux qui parlaient des missions spatiales Apollo. Plus tard, Modibo Diarra a décidé de réaliser ses rêves d’enfant. Il a d’abord obtenu son baccalauréat technique à Bamako puis étudié les mathématiques, la physique et la mécanique analytique à l’Université Pierre et Marie Curie à Paris. Par la suite, il a intégré la Howard University de Washington D.C. aux États-Unis où il a appris l’ingénierie aérospatiale et a obtenu son dotorat. 

Après ses études, il est recruté comme professeur à la Howard University. Mais en mai 1988, il croise dans les couloirs de la faculté, deux hommes noirs, qui dirigeaient le département des ressources humaines de la Jet Propulsion Laboratory de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Les trois hommes sympathisent et très rapidement, Modibo Diarra est engagé. Au sein de cette agence, il participe à différents programmes de pointe qui visent notamment la fabrication de robots destinés à l’exploration spatiale : Magellan vers Vénus (1988-1992), Ulysses à destination des pôles solaires (1990-2009), Galileo vers Jupiter (1989-2003) et enfin Mars Observer (1992-1993) et Mars Pathfinder (1996-1997) vers Mars. 

Modibo Diarra obtient ainsi le grade de « navigateur interplanétaire » (titre de son autobiographie parue en 2000). Il devient d’ailleurs rapidement le directeur du programmeMars Exploration Program Education and Public Outreach qui vise une meilleure intégration des milieux éducatifs dans les actions de la NASA. Si la présence d’un Malien à la NASA a pu en surprendre certains, pour Diarra, cela allait de soi : « Personne au monde ne détient une connaissance tacite plus développée que celle de l’Africain. Quand une agence spatiale comme la NASA veut faire plus avec moins, ce qui était sa philosophie à l’époque, elle ne peut trouver mieux qu’un Africain. Nous avons toujours su que la créativité et l’innovation peuvent se substituer aux ressources financières ! ». 
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Le NIGERIA déloge un cadre émérite de la Banque Mondiale

11 Juillet 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Afrique

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La francafrique est toujours a l'oeuvre

4 Février 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Afrique

Bernard KOUCHNER et la Francafrique : un mélange des genres regrettable
Le dernier livre de Pierre PEAN sur Bernard KOUCHNER revèle les manipulations dont a le secret la Francafrique . L'actuel Minsitre Français de la coopération Bernard  KOUCHNER aurait reconnu avoir travillé pour le Congo et le Gabon . Une pratique de la Francafrique qui permet le transfert des sommes extravagantes de l'Afrique en Europe.
Selon Gérard Bon, édité par Yves Clarisse , des proches de l'Elysée auraient fourni au journaliste Pierre Péan des "documents à charge", notamment des factures, contre Bernard Kouchner, écrit le Nouvel Observateur dans son édition de jeudi. 
L'hebdomadaire dit ignorer s'ils l'ont fait "sur ordre de certains conseillers du président de la République qui voudraient se débarrasser du ministre des Affaires étrangères" ou dans le cadre d'un "règlement de compte dont la 'Françafrique' a le secret."

Prié, sur RTL, de dire s'il est exact que des proches de l'Elysée lui ont fourni des documents, Pierre Péan a répondu : "Ce n'est pas à moi de révéler mes sources."

"Je n'ai rien à démentir, je travaille sur des dossiers généralement sensibles, j'ai mes sources et je n'ai aucune intention de les révéler", a-t-il ajouté.

Pierre Péan avance dans son livre que le ministre des Affaires étrangères a fait pression sur certains chefs d'Etat africains après sa nomination pour obtenir le paiement d'audits sur leur système de santé qu'il avait réalisés.

Des factures ont été diffusées sur internet à l'appui de ces allégations, démenties par Bernard Kouchner et son avocat, Me George Kiejman.

 

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Le nouveau Président du GHANA a prêté serment ...

8 Janvier 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Afrique

Le nouveau président du Ghana, John Atta-Mills,
a prêté serment mercredi lors d'une cérémonie de passation
de pouvoir avec son successeur John Kufuor qui se retire après huit ans à la tête du pays.

"Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère (...) j'espère tirer profit des expériences des deux précédents présidents du Ghana pour construire un Ghana meilleur", a déclaré le nouveau dirigeant, 64 ans, issu des rangs de l'opposition.

Vêtu d'un boubou blanc et d'un kente, tissu traditionnel ghanéen, John Atta-Mills a prêté serment sur la bible lors d'une cérémonie organisée sur la plus grande place d'Accra, décorée aux couleurs du drapeau ghanéen - rouge, jaune, vert et noir -, en présence de plusieurs chefs d'Etat africains et de milliers de Ghanéens en liesse.

C'est la deuxième fois en dix ans qu'un président élu transmet le pouvoir à l'opposition à l'issue d'un scrutin régulier dans cette nation ouest-africaine de 23,5 millions d'habitants, érigée en modèle de démocratie pour l'Afrique.

M. Atta-Mills, qui représentait l'opposition sous la bannière du Congrès national démocratique (NDC), a remporté de justesse la présidentielle, dont les résultats ont été annoncés samedi, face au candidat du pouvoir Nana Akufo-Addo (Nouveau parti patriotique, NPP).

Juriste et ancien vice-président de Jerry Rawlings, il se présentait au poste suprême pour la troisième fois, après avoir été défait en 2000 et 2004 par John Kufuor.

John Kufuor, 70 ans, un démocrate tenace dont les efforts en matière de démocratie et d'économie ont été régulièrement salués par la communauté internationale, a tiré sa révérence après deux mandats de quatre ans, la limite constitutionnelle qu'il n'a pas cherché à repousser.

Il n'a pas pris la parole lors de la passation de pouvoir.

Les présidents ivoirien Laurent Gbagbo, burkinabé Blaise Compaoré, sierra-léonais Ernest Koroma, sénégalais Abdoulaye Wade, nigérian Umaru Yar'Adua et béninois Thomas Boni Yayi étaient présents à la cérémonie.

Le secrétaire d'Etat britannique à l'Afrique, Mark Malloch-Brown, y a aussi pris part, représentant l'ancienne puissance coloniale, dont le Ghana est devenu indépendant en 1957 avec Kwame Nkrumah comme premier président.

La présidentielle, déroulée sans heurts malgré des tensions croissantes sur la fin qui avaient fait craindre des affrontements, a été unanimement saluée par les dirigeants étrangers alors que l'année 2008, en Afrique, a été marquée par des violences post-électorales au Kenya et au Zimbabwe.

"Lors des élections, la démocratie au Ghana a été mise à l'épreuve mais au final, la volonté souveraine du peuple a prévalu", a déclaré John Atta-Mills après sa prestation de serment. "Il sera de mon devoir de président de panser les plaies et d'unifier notre chère nation".

Bien que l'alternance du pouvoir au Ghana soit générale, le Parlement ayant aussi basculé à la faveur du NDC à l'issue des législatives du 7 décembre, les observateurs s'attendent à une transition en douceur.

John Atta-Mills, qui a prôné le changement tout au long de sa campagne, s'était engagé lundi à "continuer les projets initiés par le président Kufuor, à maintenir la paix et la stabilité et à promouvoir l'unité".

Aucun changement de cap majeur n'est attendu dans le domaine de l'économie, mais la nouvelle équipe devra composer avec la crise financière internationale et apporter des réponses satisfaisantes à l'électorat populaire qui l'a portée au pouvoir, estimait Yaw Kwakwa, analyste du cabinent Generation Investment.

John Atta-Mills devra aussi gérer, à partir de 2010, le début de la production commerciale de pétrole découvert au large des côtes du pays en 2007. Le Ghana est déjà un important producteur d'or et de cacao.

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GHANA : Le Candidat de l'Opposition au pouvoir en tete ....

2 Janvier 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Afrique

GHANA : Le Candidat de l'Opposition au pouvoir en tete
Des problèmes techniques avaient empêché le déroulement du vote dans cette circonscription dimanche dernier.

A l'issue du scrutin dans le reste de l'ancienne "Gold Coast" britannique, John Atta Mills, candidat du Congrès démocratique national (NDC, opposition) était arrivé en tête avec 50,13% des voix devant Nana Akufo-Addo, candidat du NPP, formation du président sortant John Kufuor, crédité de 49,87% des suffrages.

La circonscription de Tain, région productrice de maïs, d'igname et de cajou, située à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Accra, compte 53.000 électeurs et apparaît comme décisive pour établir les résultats définitifs.

En effet, les deux candidats à la présidentielle ne sont séparés que par un peu plus de 23.000 voix.

La participation dans la circonscription de Tain semble avoir été faible, ce qui devrait avantager le candidat de l'opposition.

Ainsi, ce dernier l'emporte par 355 voix contre 68 dans l'un des principaux bureaux de vote de la capitale du district, Nsawkaw. Les résultats officiels seront annoncés samedi.

Le parti au pouvoir avait appelé au boycottage des urnes à Tain, arguant des risques de troubles.

Des centaines de soldats et de policiers ont été déployés pour assurer la sécurité et ont procédé à des fouilles de véhicules entrant dans Nsawkaw.

ACCUSATIONS MUTUELLES DE VIOLENCE

Le NPP, qui a perdu la majorité au Parlement lors des législatives qui se sont tenues le 7 décembre, en même que le premier tour de la présidentielle, avait demandé le report du scrutin.

"Nous estimons que les conditions ne sont pas réunies pour une élection juste et libre. Et si ce scrutin a lieu, nous n'y participerons pas", avait déclaré jeudi le porte-parole du NPP, Arthur Kennedy.

Les deux partis se sont mutuellement accusés de violences et d'irrégularités lors du second tour, bien que les observateurs internationaux et locaux ont estimé que d'une manière générale les opérations se sont déroulées librement et dans le calme.

Un membre de la commission électorale de la région voisine d'Ashanti, un fief du NPP, a dit avoir reçu des menaces de mort proférées contre lui et contre sa famille, a rapporté la radio ghanéenne vendredi.

Malgré les contestations formulées par le NPP, le président Kufuor a déclaré qu'il souhaitait que la passation de pouvoirs s'opère le 7 janvier, comme cela est prévu par le calendrier électoral.

"Les deux partis en présence ont fait état d'inquiétudes fondées qui ont été examinées par la commission électorale indépendante, notamment", a dit Kufuor dans un communiqué.

"Il est toutefois important que nous respections le calendrier constitutionnel pour une passation de pouvoir le 7 janvier. J'en appelle donc aux responsables pour respecter l'autorité du commissaire à l'élection quand il proclamera les résultats", a ajouté Kufuor.

"Toute question importante sera examinée par la suite, suivant la procédure adéquate."

Le NPP avait déposé, jeudi, une requête devant la justice pour interdire à la commission électorale de publier de nouveaux résultats. L'affaire a été reportée à la semaine prochaine, date à laquelle les résultats définitifs devraient être connus.

Version française Pierre Sérisier et Pascal Liétout

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Qui est Moussa Dadis Camara? président du CNDD et nouveau président de la Guinée

31 Décembre 2008 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Afrique

Moussa Dadis Camara, président du CNDD et nouveau président de la Guinée © reuters

Le chef du Conseil national de démocratie et de développement (CNDD), Moussa Dadys Camara, qui a pris le pouvoir, mardi dernier en Guinée, au lendemain du décès du président Lansana Conté, est né en 1964 à N’Zérékoré, dans le sud du pays, à quelque 990 km de Conakry. Après ses études primaires et secondaires, il entre à l’Université de Conakry d'où il sort en 1989 avec un diplôme d’Etudes supérieures en économie et finances avant d’intégrer l’Armée en 1990 où il suit sa formation de base à Kindia, à 137 km de Conakry. Entre 1996-1999, il obtient une bourse d’études qui le conduit en Allemagne, où il suit des cours d’officier à Dresde, puis obtient un Brevet de chef de section en gestion à Brême où il a suivi également des cours d’application. Rentré en Guinée, il est envoyé en Sierra Léone comme intendant-adjoint au sein des forces des Nations Unies pour la Sierra Leone (UNAMSIL). En 2000-2001, il est nommé chef de Section Essence à la direction générale de l’Intendance militaire des armées de Guinée. Entre 2004-2005, il repart en Allemagne pour des cours de capitainerie d’intendance et de logistique à l’Ecole d’Infanterie de Hambourg. Il est ensuite admis aux Cours pratiques de troupes aéroportées avant de décrocher son brevet de parachutiste commando. En 2005-2007, il est détaché à l’Etat major général des Armées avant de passer Chef de section des Essences et Ravitaillement à l’Intendance militaire des forces armées. En 2007-2008, il suit en Guinée des cours d’Etat major à l’Ecole militaire inter-armée (EMIAG). A la faveur d’une restructuration au ministère de la Défense, il est nommé en novembre 2008 Directeur général des Essences et Lubrifiants, avant d’être désigné, le 24 décembre, président du CNDD.

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