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Iredey Blog Emergence

LE PARDON DE LA FRANCE A L'AFRIQUE

19 Avril 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Le PARDON DE LA FRANCE A L'AFRIQUE

CONTRIBUTION D'UN INTERNAUTE AU DEBAT POLITIQUE


Après que Segolène Royal (SR) ait demandé Pardon à toute l'Afrque pour la phrase maladroite de Nicolas SARKOZY (NS) à Dakar voici la contribution d'un internaute Français sur le Web


Je crois bien que c’est ici même que SR a gagné la candidature PS de 2012 (à moins qu’un leader émerge d’ici là), ce qui, pour tout vous dire, ne m'enchante guère... Mais force est de constater que c'est politiquement très bien vu.

Dans notre République bannanière où les médias et les artistes ont pour la plupart abandonné leur rôle de garde-fou de la démocratie et du désir de progrès, la politique peut se résumer à la manipulation de l'opinion. NS malgré sa médiocrité en tant qu'homme, ministre et chef d'État a su le faire et Royal a compris qu'elle devait le faire aussi pour avoir une chance.

A l'intérieur du pays, nous nous sommes habitués à la stupidité sans borne et au machiavélisme primaire et totalement égocentrique voire auto centré du Minimoy. Mais même avec Sarkozy en face (sans conteste le plus mauvais président de la 5ème République, et probablement aussi de la 4ème), l'opposition était incapable d'exister.

Les doubles excuses de Royal l'ont non seulement remise sur le devant de la scène, mais elle a au passage tout bonnement humilié Sarkozy et son gouvernement, qui en plus de faire du mauvais travail à l'échelle nationale font de la France la risée du monde entier, et pas seulement depuis ces déclarations maladroites, depuis bientôt 2ans.

Ici, Royal se fout d'être ridicule, elle le fait même très bien (ça me fait mal de dire ça). Et se faire insulter par les cadors sarkoziens lui donne encore plus de crédit, car par leur médiocrité, ils donnent à toute personne a l'esprit critique qui se respecte, l'envie de protéger ce qu'ils bafouent, à commencer par la France.

Dans l'affaire, Ségolène se fait même largement estimer à l'étranger d'après mes sources: elle représenterait cette France digne et pragmatique à l'opposé de la France de Nicolas.

J'aurais aimé que ce soit un autre qui fasse cela, il aurait pu y gagner 2012. Royal n'y gagne que le droit d'y prétendre...

 

 

 

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YAYI BONI aux dirigeants du G20 .....

2 Avril 2009 , Rédigé par ibe_master

Le Président YAYI BONI écrit à M. SARKOZY

Cher Ami,
C’est au nom de notre continent que je vous renouvelle notre gratitude pour votre lourd rôle de leadership dans la promotion d’une meilleure gouvernance des affaires de notre planète contemporaine. Je voudrais par la présente vous faire part des réflexions que suscitent de ma part les préoccupations soulevées dans le cadre de la préparation du Sommet du G20 du 02 avril 2009 à Londres. La démarche de consultation engagée par la République Française qui souhaite que les préoccupations des pays en développement d’Afrique soient prises en compte, est à saluer. Les positions que la France entend défendre à ce sommet sur les principales questions à l’ordre du jour paraissent globalement judicieuses. Elles concernent notamment les mesures visant à renforcer la réglementation et la surveillance du système financier international, à améliorer la gouvernance des institutions, à restreindre, voire interdire les flux de capitaux avec les juridictions non coopératives en terme de transparence et de lutte contre le blanchiment, à instaurer un mécanisme d’alerte précoce et à relever les ressources des institutions de Bretton Woods afin de leur donner les moyens de répondre plus efficacement aux besoins de financement des pays en développement en particulier. Toutefois, certaines questions spécifiques méritent que les réflexions soient mieux approfondies. En effet, la France estime que la question de la renégociation des quotes-parts et de la représentation au sein des institutions de Bretton Woods est trop complexe et inadaptée aux circonstances de la crise actuelle. Je voudrais attirer votre attention sur le fait que le rééquilibrage des voix et des pouvoirs de décision au profit des pays les plus pauvres contribuera à atténuer la dissymétrie qui caractérise malheureusement le fonctionnement des Institutions de Bretton Woods. Son Excellence Monsieur Nicolas SARKOZY Président de la République Française Paris En effet, dans le rôle qui est le sien de veiller à une surveillance multilatérale en matière de fonctionnement de politiques, le FMI à travers ses conditionnalités, à toujours exercer plus de pressions sur les pays pauvres recourant à ses ressources que sur les pays ne recourant pas à ses ressources. Les débats sur l’opportunité des conditionnalités devraient aboutir à une meilleure redistribution des sanctions incluant les pays à l’origine des déséquilibres extérieurs des autres pays membres. Seul un meilleur équilibrage des pouvoirs pourrait contribuer à une meilleure issue de tels débats au sein des institutions de Bretton-Woods. Monsieur le Président, La France entend faire renforcer la légitimité politique du Fonds Monétaire International par les « mesures simples symboliques » comme la mise en place d’un conseil ministériel doté de compétences décisionnelles. Le positionnement de ce nouvel organe par rapport au Conseil d’Administration, au Conseil des Gouverneurs et au Comité Monétaire et Financier International, ainsi que les compétences décisionnelles qui pourraient être les siennes, de même que ses règles de décision requièrent clarification. Le contexte de crise ne se prête pas à des réformes qui alourdissent le système avec des risques de conflit d’attribution au niveau des organes d’administration, de direction et d’orientation. L’exposition des pays en développement aux chocs exogènes tient à la fragilité de leurs économies, peu compétitives, en raison de l’absence d’infrastructures et de facteurs de production : énergie, transport, main d’œuvre de qualité, etc. La communauté internationale peut mobiliser les moyens nécessaires pour doter les banques multilatérales de développement de ressources concessionnelles suffisantes socioéconomiques de santé et d’éducation afin de renforcer la compétitivité des économies en développement. Au-delà de ces remarques, une question de fond demeure, celle de l’engagement et de la responsabilité de nos pays dans la prise en charge réelle des véritables questions de développement qui les interpellent. Monsieur le Président, La crise financière à laquelle l’Humanité entière est confrontée est profonde, multifaciale et multiforme. Elle s’installe et s’inscrit maintenant dans la durée. Dans son traitement, nous devons sortir du tâtonnement car son effet de surprise est maintenant dépassé. C’est à ce titre que je pense que le G20 n’est plus totalement représentatif dans la promotion de la meilleure gouvernance des systèmes économiques et financiers de ce monde. La profondeur des crises et leurs conséquences sur l’humanité toute entière nécessite de responsabiliser l’Organisation des Nations Unies car c’est dans une démarche plus démocratique que notre monde retrouvera le chemin de la prospérité partagée de nos peuples. Je vous prie de croire, Monsieur le Président et Cher Ami, à l’assurance de ma très haute et cordiale considération.

Dr Yayi Boni
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MOTIVATIONS DES G13 : régionalisme

1 Avril 2009 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

Refus d'aller au gouvernement pour des raisons ethnocentriques

Le G13 et les démons du régionalisme

31.03.2009

Au fur et à mesure que les jours passent, on comprend à fond les vraies intentions et les réelles motivations qui sous-tendent leur combat politique dirigé contre le pouvoir en place.

Lors de leur tournée dans le septentrion, les ténors du G13 que sont Rachidi Gbadamassi et Issa Salifou ont déclaré devant la population que le refus de leur groupe politique d’aller au gouvernement est dû l’appartenance régionale des deux ministres qui ont été choisis. C’est dire donc que Léon Ahossi et Valentin Houdé ont été convaincus par leurs compagnons politiques pour opposer une fin de non recevoir à la décision du Chef de l’Etat tout simplement parce qu’ils étaient du Sud. Ces déclarations avancées à Péhunco, Kouandé, Natitingou, Tanguiéta ont fait le tour du nord et laissent visent pour objectif de vilipender le Président Boni Yayi en laissant croire qu’il sacrifie les intérêts des fils du nord. Et c’est pour cette raison qu’ils ont annoncé aux populations qu’ils sont prêts à faire venir Bio Tchané, un autre fils du nord. « Nous négocierons avec Boni Yayi et au cas où nous n’aurons pas satisfaction, nous reviendrons encore devant vous avec un fils du nord comme lui… et qui est intéressé par le fauteuil présidentiel qu’il occupe aujourd’hui. », a déclaré Issa Salifou appuyé par Rachidi Gbadamassi.

De ces propos, il ressort que la lutte que mènent les députés G13 est foncièrement basée sur des considérations purement régionalistes et ethniques. Autrement dit, au sein du groupe les intérêts divergent au gré des régions d’origine. Et à l’analyse, le groupe originaire du nord veut prouver sa ruse. Ceci laisse entrevoir le caractère régionaliste du combat politique qui est mené. Aucune conviction et vision de développement n’intéressent cette catégorie de politiciens qui ne se battent que pour assouvir des intérêts personnels. Sous d’autres cieux, ils seraient jetés aux oubliettes. C’est le moment plus que jamais pour que le peuple comprenne le sens de ce combat qui ne tient nullement compte des problèmes de la nation. Après avoir pris connaissance de ces déclarations, les Honorables Léon Ahossi et Valentin Houdé devraient avoir du remords car ils ont raté de servir leur peuple à cause d’un groupe politique qui les a manipulés. La leçon à retenir pour ces deux personnalités est qu’en politique, l’esprit du groupe n’est pas quelques fois respecté s’il ne colle pas avec les convictions personnelles. Saley et Gbadamassi ont pu réussir le coup en démotivant Houdé et Ahossi en se justifiant par un alibi. Mais l’histoire retiendra qu’ils n’ont pas voulu travailler pour la nation à cause des intérêts purement politiciennes et régionalistes. Il est clair aujourd’hui qu’il y a manipulation au sein du G13. Et les plus éveillés à l’image de Bako Arifari savent se désolidariser de certains comportements peu orthodoxes qui ne garantissent pas la cohésion du groupe.

Luc AGBELAGNON

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