Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Iredey Blog Emergence

Articles avec #economie tag

L'Afrique : pôle majeur de la mondialisation au 21ème siècle

10 Juillet 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

A l'occasion d'un grand forum économique France-Afrique, qui réunira mercredi 4 décembre près de 600 patrons à Bercy, Hubert Védrine va remettre un rapport à Pierre Moscovici sur les relations entre Paris et le continent africain. Entretien exclusif avec l'ancien ministre des Affaires étrangères.  

On ne vous attendait pas, vous le spécialiste des questions stratégiques, sur le terrain économique.

- J’ai accepté cette mission parce que l’idée était originale : se concentrer exclusivement sur la dimension économique de cette relation si passionnelle entre la France et l’Afrique. Autrement dit, l’originalité du groupe de travail, que Pierre Moscovici a eu le mérite de constituer, réside justement dans les sujets qu’il n’aborde pas, le passé, le néocolonialisme... Les Africains étaient très demandeurs, eux qui nous reprochent souvent de nous perdre dans des débats sans fin sur la Françafrique, alors que tout cela est derrière nous.

Vos interlocuteurs africains n’ont jamais évoqué le fait que vous travailliez auprès de François Mitterrand quand la Françafrique était encore une réalité très prégnante ?

- Franchement non. D’ailleurs, quand j’étais à l’Elysée, je m’occupais très peu d’Afrique. C’est plus tard, quand j’ai été ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, que j’y ai rencontré beaucoup de monde, noué des amitiés. 

L’Afrique, écrivez-vous dans ce rapport, sera l’un des pôles majeurs de la mondialisation au 21e siècle. Or la France, qui a tant d’atouts sur ce continent, n’a pas pris la mesure de l’enjeu. Elle y a perdu beaucoup de parts de marché et d’influence. "Il est donc vital et urgent de réagir", ajoutez-vous...

- Oui, si nous réagissons, l’Afrique subsaharienne peut devenir le nouvel "Eldorado" de la France, la source de très nombreux emplois, jusqu'à 200.000 emplois dans les cinq prochaines années. Mais nos compatriotes ne savent pas cela, pas assez. Les idées reçues ont la vie dure. Pour la plupart des Français, l’Afrique est le continent des laissés-pour-compte, de la misère et de la pauvreté, le continent que les jeunes désespérés fuient en masse au péril de leur vie, le continent nouveau foyer du terrorisme, le continent de l’aide humanitaire. Cette Afrique existe évidemment. Mais elle en masque une autre, plus nombreuse, plus puissante, l’Afrique qui construit l’avenir.

Savez-vous que, depuis plus dix dans, la croissance économique du continent se situe juste derrière celle de l’Asie ? Elle a été en moyenne de 5% par an et devrait atteindre 6,4% l’an prochain ! Même si elle ne représente encore que 2% du commerce mondial, l’Afrique a connu la plus forte croissance dans les échanges internationaux entre 2000 et 2011. C’est le continent qui épargne le plus après l’Asie : les réserves de change y sont estimées à 500 milliards de dollars.

Mais le niveau de développement y est encore faible et l’insécurité grande...

- Là encore, attention aux idées reçues ! Savez-vous que la part de l’Afrique subsaharienne dans les conflits violents dans le monde est passée de 55% à 24% entre 2002 et 2011 ? Que plus de 80% de la population du continent sont connectés à un réseau de téléphonie mobile, que les classes moyennes africaines représentent déjà entre 300 et 500 millions d’individus et que les quarante Africains les plus riches ont une fortune cumulée qui dépasse 70 milliards de dollars ? Et les potentialités sont impressionnantes.

D’ici 2050, la population africaine doublera pour atteindre près de deux milliards d’individus, ce qui en fera l’un des plus grands marchés du monde. D’ici 2020, c'est-à-dire dans sept ans seulement, les dépenses annuelles des ménages africains devraient passer de 840 milliards de dollars à 1.400 !

Et vous faites le constat que la France recule sur ce gigantesque marché potentiel...

- Malheureusement oui. Entre 2000 et 2011, la part de marché de nos entreprises au Sud du Sahara a baissé de 10% à moins de 5%, même si en valeur les exportations françaises ont doublé. C’est qu’entre-temps la Chine s’est activée. Sa part de marché sur le continent est passée de moins de 2% en 1990 à plus de 16% en 2011, tandis que nombreux autres pays, comme l’Inde, les Etats-Unis ou le Brésil, ont intensifié leurs liens avec l’Afrique. Cela dit, la France demeure un acteur important sur le continent.

Dans la zone CFA, les anciennes colonies pour l’essentiel, les entreprises françaises font jeu égal avec la Chine. En Afrique subsaharienne, la France est le troisième investisseur et des grands groupes, tels Total, Alstom, Schneider, Sanofi ou Orange, sont de plus en plus présents.

La France a d’autres atouts, majeurs...

- Bien sûr. En Afrique, il y a 100 millions de francophones et 250.000 Français vivent sur le continent, tandis que la France demeure le premier pays d’accueil des étudiants africains et que 400 partenariats unissent les collectivités locales françaises et africaines. Et puis, il y a les 2,3 millions d’immigrés qui viennent du continent.

Le groupe de travail que vous avez animé, et qui comportait quatre autres éminents spécialistes (Lionel Zinsou, Jean Michel Sévérino, Hakim El Karaoui et Tidjane Thiam), propose comme objectif le doublement des exportations françaises vers l’Afrique dans les cinq prochaines années, ce qui, dites-vous, permettrait de créer jusqu’à 200.000 emplois en France. Quelles sont les principales mesures que vous préconisez pour atteindre ce but ambitieux ?

- Dans ce rapport de 170 pages, nous faisons 15 propositions, très détaillées. En voici quelques-unes. La plus importante et la plus urgente, me semble-t-il, est de rendre beaucoup plus facile l’obtention des visas économiques. Cette mesure est très attendue par les hommes d’affaires africains qui disent vouloir que la France reste sur le continent mais regrettent d’avoir tant de difficultés à venir dans l’hexagone.

Vous proposez une mesure concernant les étudiants africains qui va faire grincer des dents...

- Notre idée est la suivante : pour les étudiants étrangers, les frais d’inscription dans nos universités sont faibles comparés à ceux demandés dans la plupart des grands pays occidentaux. Nous proposons de les augmenter légèrement et de consacrer une partie de la somme supplémentaire ainsi récoltée à l’attribution de bourses d’excellence réservées à des étudiants africains.

Une des propositions les plus ambitieuses a trait à la zone CFA...

- Oui, nous proposons de l’élargir afin de constituer une vaste zone de stabilité monétaire. Nous pourrions y inclure des pays lusophones et anglophones, tels le Nigéria, le Ghana ou l’Angola. Nous verrons comment réagiront à cette proposition les chefs d’Etat africains que François Hollande réunit le week-end prochain à l’Elysée pour le sommet sur la paix et la sécurité sur le continent.

Le rapport traite aussi du risque politique...

- Oui, il nous semble important que les agences de notation et institutions financières examinent plus en détail le risque politique en Afrique. A notre avis, elles concluront qu’effectivement cinq ou six pays sont trop dangereux pour que l’on y investisse, mais que beaucoup d’autres sont aussi sûrs que la plupart des Etats du monde. Nous proposons aussi que la Caisse des Dépôts et l’Agence Français du Développement crée un nouvel établissement financier chargé de financer les projets d’infrastructures en Afrique par des prêts à long terme.

Et puis vous avancez l’idée d’une fondation franco-africaine pour "incarner et porter ce renouveau"...

- Il nous semble essentiel qu’il y ait un suivi de ces questions, sans pour autant créer une organisation lourde. Ce serait la mission d’un établissement mixte, public privé, dont l’activité serait centrée sur le renforcement des liens entre la France et l’Afrique - une idée simple qu’on peut mettre en œuvre rapidement.


Propos recueillis par Vincent Jauvert, mardi 3 décembre – Le Nouvel Observateur

Lire la suite

Et si le Ministre SOUMANOU I. Moudjaidou avait raison ....

22 Mai 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

DSC00183Confirmation de ce que la Sodéco reste le Bébé de TALON ...Le Prix d'un grotesque montage ?


 Ça se complique pour Boni Yayi. Son scenario de pardon présidentiel a au moins un avantage : il démultiplie ses épreuves de fin de règne. La Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada en prononçant son verdict dans le dossier PVI-Nouvelle génération, somme l’Etat béninois à verser 120 milliards F. CFA à titre de dommages et intérêts à l’homme d’affaires Patrice Talon. Pendant que les prévenus dans les dossiers de tentatives présumées d’empoisonnement et de coup d’Etat veulent coûte que coûte rétablir la vérité après leur libération, le principal acteur de la médiation Abdou Diouf renonce à son engagement

 La salutaire médiation engagée par le Secrétaire général de l’Organisation international de la Francophonie risque de ne pas aller à son terme. Pour cause, des sources dignes de foi annoncent depuis ce mercredi 21 mai 2014, la démission d’Abdou Diouf dont la médiation dans les affaires de tentatives présumées de coup d’Etat et d’empoisonnement a pourtant été recommandée par le président Français, François Hollande. Les mêmes sources expliquent que le découragement de l’ancien président de la République du Sénégal serait motivé par la grande campagne d’intoxication et les manipulations dont ferait montre le chef de l’Etat Béninois dans la gestion de la crise qui venait à peine de connaitre un dégel partiel. Du coup, l’on est amené à se demander si le renoncement du Secrétaire général de la Francophonie n’est-elle pas du genre à enfler la polémique autour de la fameuse lettre de l’homme d’affaires Patrice Talon au Président Abdou Diouf, ou du moins, de l’interprétation abusive qu’en fait le président Boni Yayi ? En attendant d’en savoir d’avantage, on retiendra que le chef de l’Etat n’est pas encore au bout de ses peines surtout que les détenus libérés de prison viennent d’ouvrir quarante huit (48) heures seulement après leur libération, le bal des déballages.

 Bataille juridique, un nouvel échec pour Yayi

 Même sur le plan juridique, le locataire de la Marina ne réussit pas à tirer son épingle du jeu. En effet, l’homme d’affaires qui, après avoir été contraint à un exil, a vu l’Etat béninois s‘arroger plusieurs de ses bien commence par être rétabli dans ses droits. C’est du moins ce qu’on pourrait déduire de la décision de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’Ohada qui vient de désavouer le gouvernement béninois. Présidée par Marcel Serekoisse-Samba de la République Centrafricaine, la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’Ohada vient de statuer sur les dossiers PVI-Nouvelle génération et Sodéco.

Pour le Pvi-Ng, l’Ohada condamne le gouvernement béninois et exige de lui plus de cent vingt milliards (120.000.000.000) de Fcfa à verser à titre de dommages et intérêts à l’homme d’affaires Patrice Talon avec un délai de sommation de soixante (60) jours pour retourner à Bénin Control SA ses activités au risque de subir des dommages et intérêts supplémentaires.


S’agissant de la Sodéco, l’Ohada somme l’Etat béninois de quitter au plus tôt le capital de ladite société, vu que les actionnaires lui versent un dividende de douze milliards (12.000.000.000 F cfa). Les dites décisions seraient même déjà notifiées à l’Agent judiciaire du Trésor, Sévérine Lawson.

Vaste scandale

 A bien y voir, les dossiers de tentatives présumées de coup d’Etat et d’empoisonnement constituent un vrai péché commis contre tout le peuple béninois. Sinon, comment comprendre que, rien que pour combattre un seul homme, l’on ait pu saboter l’image d’un pays et de ses institutions et par finir, plus d’une centaine de milliards seront puisés dans les caisses de l’Etat, soit plus de 10 % du budget national pour rendre justice à un l’homme qui, sur toute la ligne a réussi à imposer son leadership à tout un gouvernement ? Les successives décisions de Justice intervenues depuis les querelles entre Boni Yayi et son ancien ami Patrice Talon, ne sont-elle pas du genre à confirmer la thèse du ministre Moudjaïdou Soumanou qui, à sa sortie de Prison, dénonçait un montage grotesque ? Toutefois, en plus de rendre justice à Patrice Talon, les décisions de l’Ohada sont de nature à favoriser la réinsertion professionnelle de plusieurs centaines de travailleurs béninois entrés en chômage avec les agissements du gouvernement.

 

Vitali Boton

Lire la suite

Dossier corruption à la SONEB : Le FONAC piétine *

8 Mars 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

Les explications claires , nettes et sans tâches du DG BABALOLA David de la SONEB

ne semblent pas convaincre le President du FONAC et pourtant...*

 

 

 

DG-SONEBL’ambiance était tendue  jeudi 06 mars 2014 au siège de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) à Cotonou entre le Fonac et la Direction générale de la Soneb. Les deux parties protagonistes ont donné des explications sur le dossier d’appel d’offres portant acquisition de matériels pour la réalisation des branchements particuliers financés par les Pays-Bas.

 

Convoqués par l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, le président du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias, et le Directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), David Babatoundé, et leurs staffs respectifs, étaient face-à-face. Avec des éléments à l’appui, chacun s’est expliqué. Le Dg/Soneb a démontré qu’il n’y a aucune malversation dans l’attribution du marché d’acquisition de matériels pour la réalisation des branchements particuliers financés par les Pays-Bas. Selon ses clarifications, la procédure d’attribution dudit marché au soumissionnaire Interhydro a été respectée sur toute la ligne. Répondant aux accusations du Fonac, selon lesquelles, l’offre qui devrait être présentée en hors taxes, hors douane, l’avait été en toutes taxes comprises, la Soneb a indiqué que le soumissionnaire Interhydro, dans l’ensemble de son offre, a proposé des prix en Delivered duty unpaid (Ddu) qui signifient hors taxes hors douane. David Babalola  a même invité le Fonac à l’accompagner dans ses tâches. « Je suis ouvert. Je crois que la bonne foi de la Soneb de collaborer est là. Je souhaite que tout soit bien géré. La Société est la première société d’Etat qui applique en la matière les règles de gouvernance publique.
Nous voulons la bonne gouvernance et la transparence… », a-t-il rassuré. Malgré les explications de la Soneb, M. Elias est resté sur sa faim. Il soutient qu’il y a mal donne dans l’attribution de ce marché d’appel d’offres. Il a indiqué que toutes sollicitations du Fonac pour corriger le tir par la Soneb ont été vaines. « Un opérateur a été retenu avec un montant, toutes taxes comprises. Le Fonac a écrit à la Soneb pour corriger ça parce que la direction nationale du contrôle des marchés publics a déduit 18% de la Tva seulement du prix Interhydro, alors qu’il aurait fallu déduire la Tva et la douane conformément à la lettre du Dg/Douane. Chose curieuse, en écoutant la Direction générale de la Soneb, on dit que Interhydro a soumissionné pour 1, 444 milliard, mais on lui a enlevé 18%, il a accepté… », s’est-il étonné. Selon ses propos, aucun opérateur économique au monde ne peut accepter une telle condition. « Non, c’est trop beau pour être vrai. Quand nous avons écrit le 11 novembre 2013, ils se sont entêtés, je veux parler de la Soneb, pour modifier le marché avec les 18% seulement enlevés. Alors, nous continuons de dire que ce dossier a été très mal géré au niveau de la Soneb… », a ajouté le président du Fonac.

 

Clarifications de l’Anlc 


Au sortir de la séance, le président de l’Anlc, Guy Ogoubiyi a situé le cadre de la rencontre et clarifié la mission de son institution. « Le Bénin a bénéficié d’un appui financier du royaume des Pays-Bas pour la réalisation et de l’acquisition de matériels aux fins de pouvoir faire des tranchements particuliers. Suite à ce contrat, le président du Fonac, Jean-Baptiste Elias a fait une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé des malversations autour du marché de la Soneb. Le directeur général de la Soneb a réagi par les mêmes voies. L’ambassade du royaume des Pays-Bas a invité le Dg/Soneb pour avoir plus de précisions.
Le Dg a référé à cette invitation. Suite à cela, la même ambassade a rencontré le Fonac qui lui a également fourni les éléments qu’elle a demandés… », a révélé M. Ogoubiyi. « Face à cette situation, l’ambassade a saisi le ministre de l’Energie pour demander que le dossier soit clarifié par les instances gouvernementales. Elle a pris le soin d’insister sur le souhait des autorités de son pays d’origine. Le souhait est que la question soit clarifiée par les instances gouvernementales. A cet effet, l’ambassade nous a envoyé copie de tout ce qui a été fait par le Fonac et la Soneb. Elle a demandé de donner une suite au dossier. Nous, à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, devons jouer notre partition. Notre partition est d’inviter les deux parties, collecter les informations et après donner la suite prévue par la loi sur la lutte contre la corruption. C’est pourquoi j’ai rappelé, au début de la séance que nous ne sommes pas les Opj. Dans quel but nous avons organisé cette séance ?
On a dénoncé des cas de malversations dans ce pays. Est-ce que cela a eu une suite ? Cela n’a pas eu une suite parce qu’il y a pressions de toutes parts. L’Anlc a voulu remonter cesobstacles. Nous voulons qu’il ait une suite. Le législateur ne nous a pas donné l’attribution d’apprécier. Il y a des structures appropriées pour apprécier les choses. Notre rôle est fouetter les structures chargées de jouer leur rôle… », a-t-il ajouté.

* Titres ajoutés par la rédaction de IBE
Lire la suite

YAYI BONI : Expropriation et nationalisation par la violation des contrats

16 Octobre 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

Communiqué : tentative d'expropriation de la SCP et de ses actions SODECO par le gouvernement béninois

Après avoir mis la main sur l'organisation et la gestion de la filière coton, l'importation et la distribution des intrants coton au motif de porter la production cotonnière à 600.000t par an et après avoir lamentablement échoué, le Gouvernement dit, tantôt du « changement », tantôt de la « refondation » continue son œuvre de sabotage de l'économie nationale et de destruction des entreprises privées appartenant aux fils et aux filles du Bénin.

C'est en effet à cette fin et à cette fin seule que le,Conseil des Ministres, dans sa délibération du 25 septembre 2013, a décidé de ce qui suit : << Le Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective, le Ministre de l’Economie et des Finances, le Ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche et le Ministre chargé de l’Evaluation des Politiques Publiques et des Programmes de Dénationalisation ont soumis au Conseil des Ministres une communication conjointe relative au retrait à la Société Commune de Participation (SCP) des 17,5% d’actions de la Société de Développement du Coton (SODECO) détenues en portage et destinées au public. Il convient de rappeler que le Conseil des Ministres, en sa séance du 19 octobre 2009, avait autorisé le transfert des actions destinées au public (soit 17,5%) à la Société Commune de Participation (SCP) contre paiement par cette dernière de la valeur des actions, soit six milliards cent vingt-cinq millions (6. 125. 000. 000) de FCFA. La SCP s’était engagée par la même occasion à les rétrocéder aux bénéficiaires finaux à travers la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’UMOA, dans un délai de deux ans à compter de la date de transfert. L’échéance contractuelle de rétrocession des actions a expiré le 23 décembre 2011 avec le constat du non-respect par la SCP de ses engagements à rétrocéder les actions destinées au public. En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a instruit le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, le Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective, le Ministre de l’Economie et des Finances, le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le Ministre chargé de l’Evaluation des Politiques Publiques et des Programmes de Dénationalisation d’engager en relation avec l’Agent Judiciaire du Trésor (AJT) le retrait pur et simple à la SCP des 17,5% d’actions de la SODECO contre paiement de la contrevaleur de six milliards cent vingt-cinq millions (6. 125. 000. 000) de francs CFA. Les 17,5 % d’actions ainsi retirées à la SCP seront rétrocédées par l’Etat aux producteurs et au public destinataire qui, désormais, deviennent des administrateurs de la SODECO. >> (Pièce n°1) Comme peut le comprendre n'importe quel observateur du drame que vit le Bénin depuis quelques temps, cette décision n'est en définitive que la énième manifestation d'une dérive d'expropriation illégale de biens privés et d'une volonté inavouée de nationalisation pour règlement de comptes politiques, en rupture totale avec les options fondamentales de la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990 et de notre Loi Fondamentale qui en est issue. De quoi s'agit-il? Le 10 octobre 2008, l'Etat du Bénin a conclu avec la Société Commune de Participation (SCP) appartenant à Mr Patrice TALON, une convention portant création de la Société pour le Développement du Coton (SODECO) à l'issu du processus de privatisation des usines d'égrenage de coton de la SONAPRA. Fondée sur les dispositions de la loi N° 92-023 portant détermination des principes fondamentaux des dénationalisations, ladite convention a prescrit le désengagement total de l'Etat du capital de la SODECO pour le 1er octobre 2013 au plus tard selon un planning établi en trois phases:

1- À la constitution de la SODECO, la SCP en détiendra 33,5% du capital et l'Etat 66,5% (article 3.1.a de la Convention).

2- Au terme d'une période de 12 mois l'Etat passera à une position minoritaire en cédant 17,5% du capital de la SODECO aux investisseurs privés béninois ou étrangers à travers la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) à l'occasion de l'introduction en bourse de la SODECO (article 3.1.b). Au cas où l'introduction en bourse n'aurait pas lieu et que la cession des 17,5% à travers la BRVM ne serait pas opérée, l'Etat cédera automatiquement ces 17% à la SCP qui en assurera plus tard la mise en bourse (article 3.2).

3- Durant une période de 5 années finissant le 1er octobre 2013, l'Etat devra céder les 49% d'actions SODECO qui restent en sa possession aux destinataires ci-après (articles 3.1.b et 3.4): - Collectivités locales: 8,5% - Organisations de Producteurs de Coton: 6,0% - Personnel de la SODECO: 1,0% - Public et/ou SCP. 33,5% Au terme de la période, soit pour compter du 2 octobre 2013, toutes les actions SODECO non cédées à leurs destinataires et encore détenues par l'Etat seront automatiquement cédées à la SCP sans que cette dernière soit obligée de les rétrocéder à qui que ce soit (article 3.4).

À la phase 2 et au terme de la période de 12 mois, l'Etat n'a pas pu céder les 17,5% d'actions SODECO à travers la BRVM faute d'introduction de la SODECO en bourse pour non satisfaction des critères de rentabilité requis. Conformément à l'article 3.2 de la Convention, les 17,5% ont été transférés à la SCP contre paiement de la somme de f CFA 6.125.000.000 à l'Etat. Lors de cette cession qui a eu lieu le 24 décembre 2009, la SCP s'est engagée à rétrocéder, à travers la BRVM, les 17,5% aux investisseurs privés béninois et étrangers dans un délai de deux ans à l'occasion de l'introduction en bourse de la SODECO. La SCP a toutefois précisé dans sa lettre d'engagement que la rétrocession à travers la BRVM se ferait en fonction des conditions optimales du marché et qu'il reste entendu que l'introduction de la SODECO en bourse ne relève pas de sa responsabilité. Il est à signaler que l'introduction d'une société en bourse requiert la satisfaction de certains critères de rentabilité qu'aucune société cotonnière africaine ne parvient à remplir depuis plus d'une décennie. Or il n'a été indiqué, ni dans la Convention ni dans la lettre d'engagement de la SCP, que la non rétrocession par cette dernière des 17,5% à travers la BRVM faute d'introduction de la SODECO en bourse, serait sanctionnée par la remise en cause du désengagement de l'Etat et la reprise par celui-ci des 17,5%.

Mais, qu'a donc décidé le Conseil des Ministres le 25 septembre 2013?

Au motif que la SCP n'a pas rétrocédé les 17,5% d'actions SODECO à travers la BRVM dans le délai de deux ans indiqué, le Gouvernement a décidé unilatéralement de les reprendre pour les céder dit-il aux producteurs et au public comme si cela était prescrit et que la SCP avait failli à un quelconque engagement. Le plus grave est que le Gouvernement, par lettre No 942/PR/SGG/SP/C adressée à la SCP le 17 septembre 2013, a refusé la cession à la SCP des 49% d'actions SODECO que l'Etat continuerait de détenir au-delà du 2 octobre 2013 en violation de l'article 3.4 de la Convention. Or c'est dans ce bloc de 49% encore détenu par l'Etat que figurent les 6% réservés aux Producteurs de même que les 33,5% destinés au public et/ou la SCP hors processus BRVM (voir phase 3 ci-dessus).

Si tant est que le Gouvernement se décide enfin à faire rentrer les producteurs et le public dans le capital de la SODECO en dehors du processus BRVM qui n'est pas encore possible, pourquoi ne pas leur céder les actions qui leur étaient réservées depuis la création de la SODECO et qui sont en portage par l'Etat dans le bloc de 49% tel qu'indiqué dans le cahier des charges de l'Appel d'Offres pour la privatisation des usines de la SONAPRA puis prescrit par la Convention de création de la SODECO?

Par ailleurs, le Gouvernement a-t-il déjà identifié les producteurs et les investisseurs cessionnaires et de quelle manière ? On voit bien que le Gouvernement œuvre pour contrôler la majorité du capital de la SODECO créée à l'issue d'un processus de dénationalisation et dont l'actionnaire privé majoritaire se trouve être un certain Patrice Talon.

Est-il imaginable qu'en 2013 au Bénin le Gouvernement du Dr Boni YAYI dispose de 66,5% du capital d'une société industrielle dans laquelle un investisseur privé fut-il un certain Patrice TALON, garderait 33,5% en toute quiétude? Ce que tente de faire le Gouvernement du Dr Boni YAYI est l'illustration flagrante d'une dérive qui conduit l'Etat du Bénin à l'expropriation et aux nationalisations par la violation des contrats, des lois et de la Constitution de notre pays.

Souvenons-nous que dans le 1er semestre de l'année 2012, le Gouvernement du Bénin a procédé à l'expropriation de biens commerciaux (intrants coton) par les armes en évoquant le terme "réquisition". Or une telle chose est totalement illégale au Bénin parce que nos lois ne le permettent pas; raison pour laquelle le "pouvoir du changement" a fait inscrire à l'ordre du jour des sessions 2013 de l'Assemblée Nationale un projet de loi portant réquisition des biens et services en République du Bénin.

À la date de ce jour nos députés n'ont encore, fort heureusement, rien voté de tel. Au final, où nous amène le "régime du changement"???


Pour la SCP
Son Conseil Maître Olga ANASSIDE

Lire la suite

Les 10 clés compétences de la réussite en 2020 ...

13 Avril 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

COMPÉTENCES - L'Intitute For The Future que j'ai eu l'occasion de découvrir à Palo Alto dans la Silicon Valley en mars 2013 est une organisation indépendante, non lucrative, de plus de 40 ans qui possède des équipes de recherche dont le quotidien est d'identifier les tendances émergentes qui transformeront la société et les marchés économiques mondiaux dans les années à venir.

Cet institut de renommée internationale vient de publier une étude intitulée "Future Works Skills 2020" sous la forme d'une cartographie très originale qui décrit les 10 compétences essentielles à développer pour réussir en 2020 et ceci en fonction de 6 forces de changement environnementales.

Les 6 forces de changement identifiés par l'IFTF sont:

  • Extreme longevity: L'augmentation de la durée de la vie qui va changer considérablement la nature des carrières et celle des apprentissages. De nouvelles façon d'envisager son éducation et d'appréhender sa carrière professionnelle sont maintenant nécessaires. Elles s'expliquent par la multiplicité des métiers que chacun exercera tout au long de sa vie et jusqu'à 65 ans minimum.
  • Rise of smart machines and systems: L'augmentation croissante des systèmes intelligents et des machines associées qui remplacent l'homme au travail. Cela nécessitera d'imaginer de nouveaux partenariats homme-machine.
  • Computational world :L'informatisation croissante du monde. Chaque action ou interaction se transforme aujourd'hui en données informatiques. C'est l'augmentation du nombre de capteurs et du nombre de systèmes programmables au quotidien. Tout devient programmable.
  • New media ecology: L'utilisation de nouveaux outils de communication et de nouveaux langages avec de nouveaux medias (plateformes interactives, identités numériques,...). C'est aussi la nécessité d'envisager les choses avec différents angles d'attaque et en répétant cela continuellement dans le temps. Il est nécessaire enfin de voir ces choses avec plus de scepticisme.
  • Superstructed organizations: L'hyper-structuration des organisations futures. Il sera nécessaire de collaborer de l'échelle micro à l'échelle mondiale. Les nouvelles technologies et les plateformes de medias sociales réorganisent la façon avec laquelle nous créons et produisons de la valeur (intelligences collectives). Il faut maintenant faire les choses en dehors des limites d'organisation traditionnelles. Idem au niveau de l'éducation ou les MOOC (Massive Open On Line Courses) s'ouvrent à chaque habitant de la planète.
  • Globally connected world: Le monde est un village. Tout le monde sera bientôt connecté partout sur la planète et tout le temps. L'Inde et la Chine avec leurs marchés économiques vont dépasser les USA et l'Europe. L'augmentation de l'inter-connectivité mondiale va placer la diversité et l'adaptabilité au centre de toutes les opérations futures d'organisation.

Pour faire face à ces forces environnementales, 10 compétences apparaissent nécessaires à l'IFTF:

  • Sense-making: capacité à déterminer le sens profond de ce qui est exprimé.
  • Social intelligence: capacité à se connecter aux autres d'une façon profonde et directe, à comprendre les réactions des autres et à stimuler des interactions.
  • Novel & adaptative thinking: capacité à penser et à arriver à des solutions et des réponses au-delà de ce qui est appris par cœur ou basé sur des règles.
  • Cross-cultural competency: capacité à travailler dans différents milieux culturels.
  • Computational thinking: capacité à traduire une importante somme de données et d'informations dans des concepts abstraits et à comprendre un raisonnement basé sur des données.
  • New-media literacy: capacité à évaluer et à développer du contenu qui utilise les nouvelles formes de média, et à s'appuyer sur ces médias pour une communication convaincante.
  • Transdisciplinarity: capacité à comprendre des concepts venant de diverses disciplines.
  • Design mindset:: capacité à représenter et développer des taches et des processus de travail pour les résultats voulus.
  • Cognitive load management: capacité à filtrer l'information par importance, et à comprendre comment maximiser le fonctionnement cognitif en utilisant une variété d'outils et de techniques.
  • Virtual collaboration: capacité à travailler de façon productive, à mener une mission et à montrer sa présence comme un membre d'une équipe virtuelle.

Pour anticiper ces changements et permettre à la société de se développer en harmonie avec son environnement, les systèmes éducatifs qui forment les citoyens de demain doivent s'interroger dès maintenant sur leurs pratiques éducatives.

Pour les universités, il s'agira notamment de développer chez les étudiants le sens critique, la perspicacité et les aptitudes d'analyses. Il leur faudra aussi intégrer dans leurs programmes éducatifs la pratique des nouveaux modes de communication par le web, inclure l'expérimentation qui développe les compétences non techniques (softs skills) comme la capacité à coopérer ou à travailler en groupe, ainsi que la notion de responsabilité.

Enfin, il faudra stimuler l'interdisciplinarité, puis la transdisciplinarité dans les enseignements, les activités de recherche et le service à la société.

En dehors de cela, point de salut!

Lire la suite

La fin du délestage passera par la promotion de l'énergie solaire

3 Mars 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

L'énergie solaire jouera un rôle important en Afrique

L'énergie solaire est une sorte de source d'énergie bon marché pour l'Afrique, propre, vert, gratuit, sans la pollution ou des dommages à l'environnement.Énergie solaire en Afrique

Électrisantes les zones rurales pose de grands défis pour les gouvernements africains. Distance et dispersées, foyers ruraux, qui sont à la différence de maisons dans les zones urbaines, sont dispendieuses et souvent impossible de se connecter au réseau électrique principal. Mais autonomes sources d'énergie, comme l'énergie solaire, énergie éolienne et de puissance de générateurs de mini-hydraulique, peuvent aider à combler les lacunes de la distance et éparpillés, maisons rurales. En Afrique, énergie solaire, qui est propre et renouvelable, s'adapte aux exigences.

Lire la suite

Isabel Dos Santos : Première femme africaine milliadaire

12 Février 2013 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

 

 

 

 

Isabel Dos Santos est la 1ère africaine milliardaire en dollars selon ''Forbes''  
Isabel Dos Santos est la 1ère africaine milliardaire en dollars selon ''Forbes''
 

Milliadaire en dollars svp


A 40 ans, Isabel Dos Santos, la fille aînée du président angolais Jose Eduardo Dos Santos, est la première femme africaine milliardaire en dollars selon le magazine américain "Forbes". Elle possède une partie du capital de plusieurs entreprises portugaises (médias par exemple) ou angolaises (25% de Banco Bic en Angola). Sa première affaire a été l'ouverture d'un restaurant à Luanda (le "Miami Beach").

En Angola, la famille du président Dos Santos contrôle une large portion de l'économie nationale. "Lorsque vous passez à la loupe l'actionnariat et la propriété de grands investissements en Angola, vous trouvez une sorte de who's who des membres de la famille présidentielle et du parti, ainsi que de hauts gradés militaires" a déclaré Peter Lewis, professeur d'études africaines à l'université John Hopkins à "Forbes".

Isabel Dos Santos, qui est ingénieur du King's College de Londres où elle a vécu avec sa mère, est plutôt discrète malgré son succès en affaires. Son mari Sindika Dokolo avait permis l'exposition d'une partie de sa collection d'art africain à la 52ème biennale de Venise. Depuis la création de son restaurant en 1997, elle est devenue une femme d'affaires influente en Angola, mais aussi au Portugal. Elle possède ainsi 28,8% du capital de Zon, une grande entreprise médias portugaise dont elle est le premier actionnaire. Ces 28,8% sont valorisés 385 millions de dollars.

Lire la suite

Du quartier latin à la lanterne rouge ...

28 Décembre 2012 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

Quand le Bénin se trouve être la lanterne rouge

 

Voilà où nous a amené le Docteur en Economie YAYI BONI

 

Selon un récent rapport de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur la croissance économique dans la zone de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), le Bénin se porterait économiquement moins bien par rapport aux autres Etats de la sous-région. En effet, la plus grande instance bancaire de l’UEMOA prévoirait une croissance économique de 4,5% pour le Bénin à l’horizon 2013. Par rapport à celle des autres pays de l’Union, cette performance économique constituerait la plus faible. A titre illustratif, selon les chiffres de la BCEAO, pour la même période, il serait prévu 4,7% pour la Guinée Bissau, 4,9% pour le Sénégal, 6,2% et 5,6% respectivement pour le Togo et le Mali, 6,6% pour le Niger, 6% pour la Côte D’Ivoire et enfin 6,4% pour le Burkina Faso. Une préoccupation majeure se pose, celle de savoir comment justifier la faiblesse de cette performance économique au Bénin. D’après le site web www.beninactu.com, la faible performance de l’économie béninoise pourrait avoir trait à des facteurs de deux ordres (internes et externes). D’un point de vue interne, les causes seraient multiples et multiformes : il s’agirait de la faible productivité agricole, la mauvaise organisation des différents secteurs d’activités économiques ainsi que de la mauvaise gestion des finances publiques, l’insuffisance des mesures incitatives à la promotion du secteur privé de même que la mauvaise politique fiscale. Quant au contexte externe, ce serait l’effet de la crise financière internationale qui expliquerait cette situation. En effet, selon la source susvisée « les aides financières extérieures en faveur du Bénin » se seraient raréfiées en raison « des difficultés vécues par les partenaires techniques et financiers ».

En clair, ne serait-ce que dans l’espace UEMOA, le Bénin semble encore loin de l’émergence.


source : http://www.legriot.info/7630-quand-le-benin-se-trouve-etre-la-lanterne-rouge/

Lire la suite

Le Benin contre- modele économiqe de la ZONE UMOA

29 Novembre 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

 

Dette intérieure:L’agence Fitch avertit le Bénin

Publié le 28 octobre 2011 Le Benin contre modele économiqe de la ZONE UMOA...

 

Le Bénin fait partie des trois pays africains mis à l’index par l’agence américaine de notation Fitch. En plus du Bénin, le Cameroun et le Gabon ont été accusés par l’agence d’accumuler trop de dette intérieure. A travers un communiqué en date du lundi 24 octobre dernier, l’agence de notation les a mis en garde sur les risques de dégradation de la note de leur dette souveraine à cause de l’accumulation de créances impayées dues à leurs contreparties nationales (PME, fonctionnaires, assurés sociaux…).

Fitch précise que cette accumulation d’arriérés « ne constitue pas un défaut » de paiement, mais « reflète souvent des difficultés pour réaliser les paiements ou des querelles contractuelles plutôt qu’une incapacité ou une volonté du pays de ne pas payer » mais « peut aussi indiquer des problèmes financiers, et les arriérés sont parfois consolidés formellement dans des obligations de dette, auquel cas ils exercent une pression sur la note. »

La note du Bénin est la note B tandis que celle du Cameroun est B-, le Gabon étant BB-. Fitch a alors invité les pays concernés à traiter de manière égalitaire les créanciers internationaux et les créanciers nationaux en raison des risques de fragilisation de l’activité domestique des fournisseurs locaux et de l’impact sur la consommation globale (retard de paiement des fonctionnaires). De plus, l’augmentation des retards de paiement de l’Etat a de graves conséquences sur la confiance des entreprises privées vis-à-vis de l’Etat et des banques vis-à-vis des entreprises.

L’agence estime que ces arriérés sont avant tout le signe d’une mauvaise gestion des finances publiques. Dans la zone franc, cela « peut aussi refléter une instabilité politique », comme le conflit en Côte d’Ivoire début 2011, ou être la conséquence de dépenses de période pré-électorale. Certains pays, tel le Cameroun, privilégient le paiement de leurs créanciers internationaux (dette libellée en devises) au détriment de leurs créanciers nationaux (dette libellée en monnaie locale), rappelle Fitch.

Ces arriérés « peuvent affecter la notation par leur impact sur la croissance de l’économie locale », explique Fitch. « Les retards de paiement du gouvernement au secteur privé peuvent affaiblir la confiance et l’activité, particulièrement là où les gouvernements jouent un rôle majeur dans l’économie. Un secteur privé faible peut affecter les équilibres des banques et leur capacité à prêter », prévient l’agence.

 Les entreprises béninoises dans la tourmente

Interrogé par nos soins en avril dernier, Maître Zakari Djibril Sambaou, avocat à la cour, avait alors estimé que les raisons qui expliquent ces impayés qui s’accumulent sont à rechercher du côté des entreprises elles-mêmes. : « Les entrepreneurs ne prennent pas le soin de se faire accompagner par des avocats-conseils lors de la signature des contrats. Au moment de faire respecter leurs droits, ils se trouvent bloqués parce que les procédures n’ont pas été respectées dès le départ », a-t-il dit.

Un expert en acquisition de biens confie que dans la réalité, les entreprises n’ont pas souvent le choix. Elles sont obligées de signer des contrats stéréotypés qui ne peuvent souffrir aucune modification. Dans un rapport datant de septembre 2010, le cabinet Benin Consulting Group (BeCG) indique que « la quasi-totalité des marchés sont exécutés au-delà des délais initialement prévus dans le contrat de marché.

Le retard accusé dans l’exécution des marchés va du double au triple des délais prévus ». La dette intérieure du Bénin a été évaluée à environ 73 milliards de FCFA fin 2010. Selon Fitch, le taux d’impayés aux contreparties nationales de quatre pays de la zone CEMAC s’est élevé à 3,6% du PIB en moyenne contre 1,8% pour la zone UEMOA.

Le Bénin apparaît ainsi comme le contre-modèle de la zone UEMOA. Le problème est si crucial qu’un Comité national de lutte pour la Survie des entreprises a vu le jour l’année dernière pour exiger de l’Etat le paiement à bonne date de ses créances intérieures. Fitch Ratings qui a rendu public le communiqué ce lundi est l’une des trois grandes agences de notation qui étudient régulièrement la santé de la dette souveraine des Etats et des grandes institutions bancaires.


Olivier ALLOCHEME

Lire la suite

De belles perspectives pour l'Afrique

24 Septembre 2011 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Economie

 

La Société PriceWaterHouse Cooper recrutera plus de 8000 personnes d'ici 2016

Des millions de dollars pour l'Afrique


   
 
Denis Nally et Phillip Kinisu de PriceWaterHouseCoopers le lundi 18 juillet 2011 à Nairobi 
 
   
   



PriceWaterHouseCoopers (PwC), la firme d’audit, de conseil et d’expertise comptable a annoncé qu’elle investirait 100 millions de dollars sur trois ans pour renforcer ses activités africaines. La société qui a réalisé un chiffre d’affaires de 560 millions de dollars en Afrique en 2010 a un effectif de près de 7600 personnes sur le continent africain. 

Elle prévoit de porter ce nombre à 16 000 en recrutant 8000 personnes d’ici cinq ans (recrutement allant du consultant jusqu’aux associés). Le chiffre d’affaires mondial de PwC en 2010 a été de 26,6 milliards de dollars (pour un effectif de 161 000 personnes). Denis Nally, président de PwC International a expliqué lundi (18/7/11) à Nairobi lors d’une conférence de presse pourquoi la firme renforçait ses activités africaines : 

"Nous recevons un signal clair de nos clients internationaux selon lequel l’Afrique subsaharienne est un marché de plus en plus important pour eux (...) Nous pensons que le PIB pourrait y doubler pour atteindre 3000 milliards de dollars en 2020. Cette confiance est renforcée par le fait que notre étude réalisée auprès des PDG africains montrent que 69% d’entre eux sont confiants quant à la croissance de leur chiffre d’affaires sur les trois prochaines années, comparé à 51% pour les PDG de l’ensemble de la planète". Nally a également rencontré le staff, les associés et les clients au Kenya. 

L’Afrique est une des zones du monde où la croissance est la plus forte. Elle devrait être de 5,5% cette année et de 5,9% l’année prochaine. Présente dans 31 pays africains, PwC recrutera donc 8000 personnes, investira dans les infrastructures, ouvrira de nouveaux bureaux, notamment au Kenya qui lui sert de hub. 

La firme veut aussi s’implanter dans des pays où elle n’est pas présente comme l’Ethiopie (pays le plus peuplé du continent après le Nigeria) ou le Sud-Soudan, Etat nouvellement créé il ya à peine une semaine, mais où les activités pétrolières laissent entrevoir de belles perspectives : "Nous voulons approfondir notre présence dans ces pays et ouvrir des bureaux supplémentaires dans des zones qui sont devenues propices à nos activités" a ajouté le kenyan Philip Kinisu, l’un des principaux patrons de PwC en Afrique. 

"Notre personnel est notre plus gros actif et il n’est donc pas surprenant que la majorité de nos investissements s’orientent vers le recrutement de compétentes additionnelles, en matière d’assurance, de fiscalité et de conseil aux entreprises. Nous mettrons l’accent sur le développement d’une expertise plus profonde dans les marchés qui comptent en Afrique" a souligné Denis Nally.

Nous recevons un signal clair de nos clients internationaux selon lesquels l’Afrique est un marché de plus en plus important pour eux
Denis Nally, président de PwC International



A partir du 1er janvier 2012, PwC mettra sur pied une firme panafricaine spécialisée dans le conseil et qui fusionnera les activités transactions, stratégie, ressources humaines, conseil financier et systèmes d’information actuellement dispersées dans divers bureaux en Afrique de l’Ouest, de l’Est et Australe. Une nouvelle équipe dirigeante pour la firme de conseil panafricaine de PwC sera désignée.

"Nous voyons des avantages clairs à la fourniture de services à travers une seule entité régionale opérationnelle. Nos activités « transaction » et conseil sont de plus en plus trans-frontières et nécessitent une large gamme de disciplines et d’expertise" a encore dit Phillip Kinisu. "En même temps, nos clients veulent avoir accès à toute une gamme de compétences situées dans divers pays en complément de leurs équipes locales" a t-il ajouté.

PwC n'est pas la seule à se renforcer en Afrique. Standard Chartered Bank et Samsung ont établi des hubs régionaux au Kenya cette année. IBM, présent dans 20 pays africains, a gagnéle mois dernier un contrat de 3 millions de dollars pour améliorer les systèmes d'information (software, hardware, services IT) au sein de la Commercial Bank of Ethiopia. Si le contrat peut sembler modeste à l'échelle d'IBM, il permet à la firme de se renforcer en Afrique de l'Est et de viser un marché africain des technologies de l'information estimé à 23 milliards de dollars. 
Lire la suite
1 2 3 > >>