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Iredey Blog Emergence

Bénin: La république des profiteurs ...

27 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

La table ronde de YAYI BONI à la loupe

Coffi ADANDOZA

Extraits

La République des profiteurs en marche ...au rendez vous de la table ronde de Paris.


 

 

Près de 170 personnes ont voyagé aux frais de l’Etat du Benin pour prendre part a la tragi-comédie. Que personne ne s’y trompe, Ce qui est en marche au Benin d’aujourd’hui c’est une sorte de République hors la loi ou ceux qui avaient craché leur venin sur le régime d’imposture de Mars 2011 ont finalement choisi de rentrer dans  les rangs, soit pour se servir à la table du Roi, soit pour protéger leurs intérêts. C’est ainsi que des maires qui craignaient d’être détrônés à l’issue des élections communales et municipales parce que n’étant plus assures du soutien de leur parti originel pour rempiler ont trouvé dans toutes les actions incongrues et contre-performantes de leur nouveau maître, des motifs d’exprimer leur soutien sans faille. Ils n’ont pas honte. Meme des personnalités les plus insoupçonnables sont à la soupe du pouvoir et pour déclarer et déclamer leur prétendue allégeance, ils réunissent les ténors du camp au pouvoir pour venir assister a l’accouchement  du bébé qu’ils ont dans leurs entrailles et qui n’a d’autres noms que la honte,  l’errance politique et le manqué de conviction, phénomène courant dans de nombreuses démocraties naissantes.

D’autres tout aussi opportunistes, non contents de s’être rangés avec armes et bagages  aux côtés du Prince, introduisent maintenant leurs épouses. Ainsi, toute la famille sera trempée dans la sauce mouvancière et pourront en savoir gré au Prince toujours en quête des meilleures stratégies pour se maintenir au pouvoir a- delà de ses deux termes constitutionnels. Qui est fou pour ne pas participer au festin orchestré par un régime en manque de résultats, en perte de vitesse et de crédibilité au point de penser que ceux qui sont appels pour investir au Benin ne savent rien de ce qui s’y passé actuellement.

Se tenir prêt

Nous n’avons qu’un seul pays et nul ne saurait, dans sa volonté de puissance et dans sa boulimie du pouvoir, nous priver de notre liberté d’appartenir à un pays qui se développe dans la sérénité, dans la paix, à un peuple qui aspire au progrès et à la civilisation, donc à la modernité. La médiocrité ambiante et qui profite à une poignée de privilégiés qui ont contraint à leur dévotion une horde d’ignorants maintenus dans l’analphabétisme, la misère et le manque de dignité ne sauraient prendre le pas sur la volonté tout aussi légitime d’une autre partie du peuple d’aller de l’avant, la tête haute et en toute liberté. Nous devons donc nous préparer pour parer à toute éventualité y compris par tous les sacrifices possibles. Le Bénin ne retournera jamais en arrière. Il ne tient qu’à ceux d’entre qui ont reçu la lumière et qui aspirent à un mieux-être mérite comme tous les peuples du monde de relever le défi de notre temps et qui est a notre portée...

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La transparence et la réedition des comptes : c'est maintenant!

27 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

La transparence et la réedition des comptes : c'est maintenant!
Cotonou, le 24 Juin 2014
 ​ ​Le Président de l’ONG ALCRER
 A
N° / Réf.042/ IAHHEL/O.ALC / 14 ​Son Excellence Dr BONI YAYI
-Président de la République,
-Chef de l’Etat,
-Chef du Gouvernement 
 ​Cotonou 

Objet : Lettre ouverte de l'ONG ALCER
demande des comptes au Gouvernement
 
Excellence Monsieur le Président de la République,
Aux lendemains de la table ronde pour le financement du développement du Bénin organisée à Paris du 17 au 19 juin 2019, nous usons avec un sentiment de satisfaction de ces lignes pour vous adresser, à vous personnellement ainsi qu’à tous les membres de votre gouvernement, les plus vives félicitations de l’ONG ALCRER pour cette heureuse initiative dont le bilan augure de perspectives radieuses pour le développement de notre pays.
 
En effet, initialement destinées à mobiliser 2.900 Milliards de francs CFA pour booster les investissements dans notre pays et donner un nouvel élan à son économie, ces assises qui ont suscité un vif intérêt au sein de la communauté des hommes d’affaires étrangers ainsi que de la diaspora béninoise, ont permis d’avoir plus de 6.000 milliards de francs CFA d’intentions d’investissements dans notre pays. Ce résultat éloquent à mettre à l’actif de votre leadership, témoigne de votre engagement indéniable pour l’amorce rapide du développement de notre pays.
En prenant cette initiative, l’ONG ALCRER qui s’investit dans la promotion des droits de l’homme, de la bonne gouvernance à travers notamment la lutte contre la corruption et la délinquance financière ainsi que l’éducation civique de nos populations en général et des jeunes en particulier, s’impose également le devoir d’attirer votre attention sur la nécessité pour votre gouvernement de procéder sans délai à une reddition de comptes relative à l’organisation de cette grande manifestation en informant l’opinion publique des dépenses générées par cette initiative au contribuable.
Cette démarche qui s’inscrirait en droite ligne avec votre engagement à promouvoir dans toutes les sphères de la vie publique de notre pays la transparence à travers l’obligation de rendre de compte, s’avère d’autant plus nécessaire qu’elle permettra d’anticiper sur toute polémique relative au coût réel de cette table ronde pour les caisses de l’Etat et de témoigner de toute l’opportunité de cette initiative.
En comptant sur votre attachement indéfectible à la promotion de la bonne gouvernance, nous prions, Excellence Monsieur le Président de la République, d’agréer nos sentiments déférents.
 
 ​ Le Président,
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Contestation de la désignation du Maire de SAVE à la HAAC

23 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Politique

RECOURS EN INCONSTITUTIONNALITE
 
 
Contre la désignation de l’un des trois (3) membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication désignés par le bureau de l’Assemblée Nationale du Bénin
 
 
 
Requérant : ESSOWE Toulassi Thomas​​
Chercheur en Droit,
Résidant à Porto-Novo
BP 347 Porto-Novo /BENIN
 
 
 ​A
Son Excellence Monsieur le
 ​ ​Président de la Cour Constitutionnelle
 
Objet : Recours en inconstitutionnalité
 
Excellence Monsieur le Président,
En appréciant le dévouement de votre institution à jouer pleinement le rôle que lui a conféré la Constitution du 11 Décembre 1990 et sensible à la qualité des décisions déjà rendues, j’ai l’honneur de venir par la présente, solliciter qu’il plaise à votre Haute Juridiction de se prononcer sur la constitutionnalité de la désignation de l’un des trois (3) membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication choisis par le bureau de l’Assemblée Nationale et rendue publique le mercredi 18 Juin 2014 et déclarer, en cas de besoin, inconstitutionnelle la désignation de Monsieur ADIMI Chabi Félix au titre de personnalité.
Excellence Monsieur le Président,
C’est conscient qu’aux termes de l’article 114 de la Constitution, votre institution est la plus Haute Juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle qui juge de la constitutionnalité de la loi et est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics et par ailleurs qu’aux termes des dispositions de l’article 117 de la même Constitution, votre institution statue sur la constitutionnalité des lois organiques et des lois en général, que je soumets à l’examen de votre auguste Cour, ce que je considère comme une légèreté dans la désignation de l’un des trois (3) membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication choisi par le bureau de l’Assemblée Nationale.
En effet, Monsieur le Président, comme le lui confère l’article 16 de la LOI ORGANIQUE, N°92-021 du 21 août 1992 Relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (H.A.A.C.), le bureau de l’Assemblée nationale a procédé le mardi 17 juin 2014 à la désignation de ses trois (3) membres devant siéger au sein de la prestigieuse institution de régulation de médias pour le compte de la cinquième mandature.
Seulement, il est à constater que cette désignation est faite sur fond de légèreté et de méconnaissance totale des dispositions (soulignées ci-dessous en gras) de l’article 15 de la loi organique de la HAAC disposant : « Nul ne peut être membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication :
-​S’il n’est de nationalité béninoise ;
-​S’il ne jouit de tous se droits civils et politiques ;
-​S’il ne réside sur le territoire de la République du Bénin depuis un (1) an au moins ;
-​S’il n’est de bonne moralité et d’une grande probité ;
- ​S’il ne justifie d’une expérience professionnelle d’au moins dix (10) ans en ce qui concerne le journalisme et le professionnel de la communication », d’une part ;
 
Mieux, ladite désignation pêche en ne respectant pas l’esprit de l’article 35 de la Constitution du 11 décembre 1990 prescrivant que : « Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun … », d’autre part.
 
Excellence Monsieur le Président,
La constitution du 11 Décembre 1990 en prescrivant une rigueur dans la désignation des membres des institutions de la République du Bénin, a pour souci de préserver la respectabilité desdites institutions en promouvant la bonne gouvernance à tous les niveaux. Mais il est à constater que l’un des choix opérés par le bureau de l’Assemblée nationale viole certaines dispositions aussi bien de la loi organique de la HAAC que de celles de la constitution du 11 décembre 1990.
Qu’il vous plaise, Excellence Monsieur le Président, de constater que la désignation par le bureau de l’Assemblée Nationale de Monsieur ADIMI Chabi Félix en qualité de personnalité pour siéger à la 5ème mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication ne respecte pas rigoureusement l’un des critères exigés à l’article 15 supra-cité de la loi organique de la HAAC ainsi que l’article 35 de la Loi Fondamentale de notre pays.
Cette désignation pose donc un problème moral qui a probablement échappé au bureau de l’Assemblée nationale pour l’avoir entérinée.
En effet, Excellence Monsieur le Président, en mars 2010, Monsieur ADIMI Chabi Félix alors maire de la commune de Savè a été mis en accusation puis écroué à la prison civile d’Abomey pour détournement de deniers publics sur les fonds de la Recette Perception de Savè. L’information a été relayée abondamment par les médias notamment le Quotidien « Nouvelle Tribune » en sa parution du 18 mars 2O1O avec le titre ci-après : « Pour détournement des fonds de la Recette de Savè : Le Maire Félix ADIMI déposé à la prison d’Abomey ».
Le Maire ADIMI Chabi Félix sera mis en liberté conditionnelle un mois après sa détention après avoir payé une caution.
Un repris de justice peut-il siéger au sein des institutions de la République ? C’est ce questionnement qui m’inspire à saisir votre Haute Juridiction aux fins d’investiguer et faire constater, si besoin en est, qu’étant en liberté conditionnelle, donc provisoire, après les démêlés judiciaires qu’il a connus dans la période de mars à avril 2010 dans une affaire de détournement de deniers publics de la Recette communale de SAVE, le Maire de Savè, ADIMI Chabi Félix personnellement accusé à l’époque des faits par huit (08) des conseillers communaux de la ville, d’avoir fait de décaissement illégal de deniers publics et déposé à la prison civile d’Abomey par le juge d’instruction en charge du dossier au tribunal de première instance d’Abomey puis libéré sous caution dans cette affaire de mauvaise gestion, ne peut pas siéger avec cette affaire à son sujet, à moins que ce dossier soit déjà vidé à l’insu de l’opinion publique.
Sans avoir rien contre le maire, ancien ministre de la République que je respecte, je voudrais solliciter qu’il plaise à votre haute juridiction, comme elle a l’art de procéder en de pareilles circonstances, d’interroger le tribunal d’Abomey sur les suites de ce dossier qui a jeté un discrédit sérieux sur la personnalité de monsieur ADIMI Félix Chabi, comme vous pouvez le constater en cliquant son nom sur www.google.fr, et statuer avant qu’il ne siège à la HAAC, sur la validité constitutionnelle de ce choix en constatant si c’est le cas, que cela a méconnu la constitution dont vous êtes le garant, afin de permettre au peuple béninois de s’assurer que sa désignation n’est pas de qualité douteuse surtout qu’il a été proposé à désignation par des politiciens qui ont toujours plus d’un tour dans leur sac pour tromper la vigilance du peuple qui, lui, a de la mémoire .
En espérant que ma requête permettra d’une part de lever l’équivoque qui pèse sur la qualité de la personnalité désignée par le bureau de l’Assemblée nationale en ce qui concerne Monsieur ADIMI Chabi Félix, actuel maire de Savè et de fixer d’autre part définitivement l’opinion sur cette affaire de dénonciation de détournement de deniers publics contre le maire ADIMI Chabi Félix et obliger à l’avenir, les structures compétentes à plus de rigueur dans le choix des membres des institutions de la République à travers une enquête minutieuse, je voudrais en attendre des suites que votre auguste institution lui réservera.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Excellence Monsieur le Président, l’assurance de mes plus hautes considérations.
 
 
ESSOWE T. Thomas
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Les réelles motivations de la Table Ronde de Paris

16 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

La méthode et la légitimite du Gouvernement à endetter le pays*

par Maître DJOGBENOU

 

Le Gouvernement annonce l’organisation d’une «Table ronde» du 17 au 19 juin 2014 dont l’objectif serait de mobiliser les investisseurs autour des projets de développement (Ports, aéroports, hôpitaux,  routes etc.).

A ne considérer que l’état de délabrement avancé de toutes les infrastructures du Bénin, et l’extrême pauvreté de la population, on devrait saluer une initiative de cette importance.  Or, on ne peut que s’interroger sur la méthode, la légitimité du gouvernement et les motivations réelles qui la soutiennent.

1°) La méthode. A s’en tenir aux différents relevés du Conseil des Ministres, la Table ronde serait organisée exclusivement par le gouvernement, sans que les forces politiques, notamment celles de l’opposition aient été associées ou, à tout le moins, consultées. Or, la dimension des engagements attendus (plus de 3 000 milliards F CFA); la nature et l’importance des projets identifiés, les délais probables d’exécution, auraient pu appeler le Gouvernement à réaliser le plus large accord politique possible autour de l’initiative.  L’inexistence d’un tel accord ou son impossibilité a dû justifier la délocalisation de l’organisation de la Table ronde à Paris. En outre, si, comme on le subodore, les projets devraient être réalisés au moyen du partenariat public-privé, la base légale d’un tel financement n’est pas encore effective, la loi sur les contrats BOT (BuildOperate and Transfer) n’étant pas encore adoptée par l’Assemblée nationale.

2°) La légitimité. Au fond, la véritable question est la légitimité d’un gouvernement en fin de mandat à engager les investisseurs étrangers et l’Etat à cette hauteur. Un gouvernement en fin d’un mandat non reconductible est condamné à gérer les affaires courantes et finaliser les chantiers qu’il a déjà ouverts. Engager sans aucune concertation politique et sociale l’Etat à cette hauteur conduit à mettre les gouvernements à venir devant un fait accompli, cequi, pour le moins, constitue une anomalie politique et démocratique. Au demeurant, cette manière de procéder accroit le risque de l’investissement aux dépens du Bénin.  La sagesse recommande à transformer les propositions du gouvernement en projet de société qui sera débattu par les candidats dans le cadre des échéances politiques majeures qui attendent le Bénin. Il est même dans l’intérêt des investisseurs de requérir une validation politique a priori des projets par le choix des électeurs avant de s’engager utilement.

3°) Les motivations réelles. Si le gouvernement s’engage, avec autant de ressources, à lever les fonds d’une aussi grande importance, dans les conditions exposées, alors même que pendant plus de huit ans il n’a pensé à le faire, il est à craindre que les motivations soient éloignées des aspirations du peuple à la paix, à la gouvernance de qualité et au respect de la Constitution. En outre, vu le nombre record d’éléphants blancs créés en moins de huit années d’exercice du pouvoir par le régime en place y compris le projet de réalisation d’une LEPI dont la supposée correction piétine toujours, mettant en péril l’organisation à bonne date des élections au Bénin, le doute reste permis quant au sérieux et à la finalité réelle de cette vaste campagne de mobilisation de ressources.

Le Professeur Joseph DJOGBENOU appelle chacun à la vigilance absolue et invite la communauté internationale à éviter, en l’absence de tout cadre juridique fiable, de toute preuve de transparence, de toute consultation politique, à encourager un gouvernement à mettre fin à l’expérience démocratique sous le prétexte d’un développement économique qui peine à démarrer depuis 2006. Il convie le Gouvernement, les Institutions de la République et l’ensemble des composantes de la classe politique à assurer avec loyauté le seul programme qui lui reste, et qui, au demeurant, est inscrit dans la Constitution par le peuple : l’organisation transparente des élections législatives et présidentielle.

 

* Titres ajoutés par la rédaction de l'IBE

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Le Bénin recherche 6000 milliards de FCFA ...

11 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Table rounde de la quête: Le Bénin recherche 6000 milliards de FCFA .... 
Face à l’insécurité des personnes et des biens, l’insécurité judiciaire avec les déclarations peu rassurantes du Garde des Sceaux en matière du droit des entreprises, la question se pose alord de savoir si le Bénin est un pays attractif pour les investisseurs surtout en cette période oú les malfrats ont repris du service mettant aux défis les forces de la sécurité publique.
Pourrait-on croire que le bénin soit devenu champion de l’impertinence et de l’incohérence ? Voici un gouvernement qui organise une table ronde au profit des investisseurs pour les convaincre de s’intéresser à son pays. En d’autres termes, vendre la destination Bénin. Au même moment, ce gouvernement s’acharne contre les investisseurs locaux, sous prétexte qu’ils ne sont pas vertueux. Rien n’est fait pour mettre fin à la grève des magistrats. Et mieux, ce gouvernement ne se reconnaît pas dans une décision d’arbitrage de l’OHADA, une institution régionale pour securiser les investisseurs au cas où, ces derniers n’auraient pas confiance en la justice d’un pays. 
Pendant qu’on tente de convaincre les investisseurs de s’intéresser au Bénin, à Paris, les magistrats et les greffiers sont en grèves au pays. Qu’a-t-on fait pour ramener la quiétude dans la maison justice au Bénin ? Pourrait-on produire dans un champ non préparé à cet effet ? 
Pour construire un édifice, il faut faire une bonne fondation. Et la fondation pour mettre en confiance les investisseurs est la justice, le respect des conventions internationales signées. 
Un investisseur, avant de s’installer dans un pays, évalue les risques liés à ses investissements. Or eu égard à l’actualité ces derniers jours, on est tenté de croire que le Bénin ne présente aucune garantie.

C’est pourquoi, avant d’aller à Paris, on doit d’abord remettre les choses en ordre au Bénin. C’est le minimum pour inviter les gens guidés par la recherche de gain à y venir investir.

 

Yêdafou KOUCHÉMIN
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DJENONTIN ravale ses vomissures ....

11 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Le Matinal

La Matinal du jour

Renonciation à ses 1ères déclarations sur la sentence de la Ccja : Quand Djènontin ravale ses vomissures… le Bénin se porte mieux

A en croire les propos du Garde des sceaux, ministre de la Justice, Valentin Djènontin-Agossou, le 26 mai dernier à sa sortie d’une audience avec le chef de l’Etat, le Bénin ne se sent nullement concerné par la sentence arbitrale prononcée à la Cour commune de justice et d’arbitrage d’Abidjan (Ccja/Ohada). Mais, il a fallu quelques jours seulement après pour que le même ministre revienne sur ses premières déclarations pour se remettre sur le bon chemin.


Au soir du lundi 26 mai dernier, les Béninois croyaient tomber sur la tête lorsqu’ils entendent leur ministre de la Justice qui plus est Garde des sceaux déclarer, urbi et orbi que : « … L’Etat béninois n’aura à payer quoi que ce soit. Et vous savez, le Bénin n’est pas le premier pays à être condamné par des juridictions régionales. Et dans ce dossier précisément, nous ne nous sentons pas tellement interpellés, parce qu’étant deux parties, nous devrions convenir ensemble de signer une convention d’arbitrage avant que le dossier ne soit porté devant les juridictions d’arbitrage. N’ayant pas été entendu, l’Etat béninois ne se sent pas engagé… ». Valentin Djènontin-Agossou faisait, en effet, cette déclaration pour annoncer les couleurs quant à la position du gouvernement de Yayi Boni devant la sentence arbitrale issue du différend opposant l’Etat du Bénin à Benin Control S.a. Il y eut une levée de
boucliers de toutes parts pour condamner cette déclaration qui manque de sens de responsabilité d’un Etat sérieux. Des juristes avertis ont apporté des éclairages qui contredisent les propos et les réactions des membres du gouvernement ainsi que les déclarations faites par le chef de l’Etat sur le dossier. Il y en avait même au sein du gouvernement qui a osé menacer que si le Bénin se sent lésé, il sortira de l’Ohada, une institution régionale mise sur pied par 17 pays africains pour l’harmonisation des affaires dans l’espace francophone du continent.
Puis, telle une patate chaude qui leur brûlait les doigts… la lumière a gagné le tabernacle de ces disciples de Jésus-Christ qui, pour la plupart, professent la foi tous les dimanches dans les Temples évangéliques. Ils reviennent à de meilleurs sentiments et prennent, fort heureusement, le contre-pied de leurs déclarations de va-t-en-guerre d’il y a quelques jours. C’est ainsi que le vendredi 6 juin dernier au cours d’une émission télévisée sur le thème : « Table ronde de Paris : Gouvernance et décentralisation », c’est avec satisfaction que les Béninois découvrent enfin qu’ils ont effectivement un ministre de la Justice à qui l’on peut confier le Garde des sceaux. Valentin Djènontin-Agossou a, en effet, saisi l’opportunité à lui offerte par notre consœur Héloïse Houinato de la télévision nationale, pour déclarer et surtout préciser ce que ses compatriotes attendent de lui et des membres du gouvernement auquel
il appartient.

De la honte à la joie !

A cette occasion, on a pu écouter, avec joie et une attention soutenue, l’enfant des Djènontin-Agossou, ministre de la Justice, es-qualité dire que : « … le Bénin ne va jamais se retirer de l’Ohada. Le Bénin ne va jamais s’opposer à appliquer une décision de justice… ». C’est vraiment heureux que le ministre de la Justice ait finalement pris conscience d’avoir gâché à sa première sortie la sentence arbitrale. C’est heureux que Djènontin-Agossou a senti la nécessité de corriger le tir surtout en ce temps où le gouvernement auquel il appartient joue des pieds et des mains pour charmer les investisseurs étrangers à venir soutenir des projets de développement au Bénin , ont-ils dit, lors de la Table ronde de Paris des 17 au 19 juin prochain.
En serait-il autrement, si un gouvernement ne s’engage ou ne respecte pas les décisions de justice ? Qu’en serait-il si un gouvernement fait rébellion à une décision de justice et dans le même temps attire des investisseurs dans son pays ? Quelle crédibilité les investisseurs étrangers peuvent accorder à de tels interlocuteurs qui se comporteraient en délinquants, c’est-à-dire comme des personnes qui se mettent au travers de la loi ?

Des vomissures à l’antalgique

Si Valentin Djènontin-Agossou a pu revoir le contenu de ses précédentes déclarations tenues à la sortie du salon de son chef, il est à comprendre que le chef aussi a compris qu’il faut adopter une nouvelle position dans ce dossier de sentence arbitrale de la Ccja. C’est ce qu’ils auraient dû faire depuis lors dans cette affaire que d’emboucher la trompette de la diversion et de l’égarement qui ne conduiraient que sur le chemin de « si je savais », le dernier mot de…
Mais nous osons croire que nos dirigeants actuels sont suffisamment intelligents pour emprunter un chemin aussi rocailleux et tortueux dont on n’en tire aucun mieux-être si ce n’est que dégoût et amertume. Fumer le calumet de la paix avec le concerné dans cette affaire de Benin Control S.a contre Etat du Bénin, est la voie royale qui s’offre à Yayi Boni et son gouvernement, et les propos que ses ministres ont commencé par tenir ces derniers jours sont rassurants. On pourrait dès lors espérer que les vomissures ravalées ne créeront pas de l’ingestion mais, pourront avoir l’effet d’un antalgique qui guérit de tout fourvoiement le gouvernement. Le Bénin s’emporterait mieux et l’histoire retiendra pour l’éternité leurs œuvres de clairvoyance.

Emérico Adjovi


Extrait de la déclaration du ministre Djènontin, le 26 mai 2014

« …Nous avons discuté du dossier dans lequel le Bénin a été condamné à payer 160 milliards sans compter les intérêts… Depuis un moment, on a constaté que beaucoup de commentaires se font. Je voudrais d’abord appeler le peuple à la sérénité et dire que cette décision qui a été rendue par la Ccja est sur le dossier Benin Control et Sodéco. Pour l’Etat béninois, c’est des dossiers qui dans leur concession posent problème. Les juridictions béninoises avaient été saisies et elles se sont déclarées incompétentes. Même s’il fallait aller à la Ccja, dans le contrat, c’est les deux parties qui devraient convenir d’y aller. Le Bénin n’a pas décidé d’y aller. Le Bénin n’a même pas été entendu. Cette décision intervient au lendemain du pardon que le Chef de l’Etat a accordé à notre compatriote qui gère ces deux sociétés. C’est un peu dommage que nous ayons à vivre cette situation au lendemain de ce
pardon. Et, tout porte à croire qu’en compensation du pardon, il faut peut-être faire un troc, c’est-à-dire donner 160 milliards à une personne. Nous sommes 10 millions de Béninois, cela veut dire que chaque Béninois doit, au moins, cotiser 16.000 F pour une seule personne. On sait que notre compatriote a construit sa fortune à partir des ressources du pays. Et si un Béninois doit se lever et demander que son Etat soit condamné à lui payer encore 160 milliards, ça pose un problème…Le gouvernement béninois est serein. Et nous invitons tous nos compatriotes à être sereins. Je voudrais demander à la presse de savoir raison garder parce que tous les jours nous avons droit à beaucoup de commentaires. Et nous rassurons le peuple que le Trésor public n’aura pas à débourser un franc pour payer un quelconque dédommagement à qui que ce soit dans ce dossier. Nous avons besoin des ressources pour construire et non des ressources que
nous allons gaspiller dans des dossiers qui sont au départ faux. Nous avons dit au départ que c’était un contrat administratif. On aurait dû aller peut-être devant la Chambre administrative. Je ne sais pas pourquoi. L’Etat béninois n’aura à payer quoi que ce soit. Et vous savez, le Bénin n’est pas le premier pays à être condamné par des juridictions régionales. Et dans ce dossier précisément, nous ne nous sentons pas tellement interpellés, parce qu’étant deux parties, nous devrions convenir ensemble de signer une convention d’arbitrage avant que le dossier ne soit porté devant les juridictions d’arbitrage. N’ayant pas été entendu, l’Etat béninois ne se sent pas engagé. Et nous invitons tout le monde à la patience, à la sérénité ».

Extrait de la déclaration du ministre Djènontin, le 06 juin 2014

« …Je vous remercie de l’opportunité que vous m’offrez de mettre les choses au point dans ce dossier qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Je voudrais d’abord souligner que le Bénin est un des Etats membres, un Etat partie et fondateur de l’Ohada. Je voudrais dire, haut et fort, que le Bénin n’a jamais pris la décision de se soustraire ou de quitter l’Ohada. Ceci pour plusieurs raisons. Vous savez déjà qu’en octobre 1992, lorsque le traité a été signé, le Bénin était parmi les fondateurs. A un moment donné, ça battait de l’aile avec le Président Abdou Diouf et avec le leadership du Président Boni Yayi en 2008 encore, le 25 octobre au Canada, les pays membres se sont retrouvés pour revoir les textes et relancer l’Ohada. Vous savez que l’actuel Secrétaire permanent de l’Ohada, c’est notre compatriote le professeur Dorothée Sossa. Vous savez que le Bénin abrite également l’Ersuma. Donc, c’est
vous dire que le bruit qui court faisant état de ce que nous voulons quitter l’Ohada, c’est de l’intoxication. Maintenant qu’est-ce qui s’est passé ? Il s’est agi de faire la distinction entre les juridictions arbitrales et les arrêts rendus par la Cour commune de justice et d’arbitrage (Ccja). En effet, lorsqu’il y a un contrat, il y a des gens qui disent lorsqu’on a des problèmes, nous pouvons aller vers des individus qui vont nous écouter et nous aider à régler nos problèmes. Effectivement, il y a eu l’article 49 qui parle du règlement des différends, il y a eu la procédure de conciliation préalable. A ce niveau, lorsqu’une partie constate qu’il y a un problème, elle le notifie à l’autre partie et ils s’entendent pour le régler. Dans ce cas précis, lorsque les problèmes ont commencé, au départ, les gens de Bénin Control se présentaient pour les négociations. Après, ils ne venaient plus. Donc les
choses ont commencé par mal tourner. Le texte dit que si on veut, on peut désigner un arbitre. Nous ne l’avions pas fait. Lorsqu’il s’est agi d’aller chercher un conciliateur, qui avait pour mission de mettre au clair les points du litige, on ne s’est pas prononcé. Donc, nous avions la latitude d’aller chercher un arbitre mais, on ne l’avait pas fait en son temps.

Mais il est dit que la décision rendue est une décision de l’Ohada. Vous le confirmez ?

La Cour de justice de l’Ohada rend un arrêt. Il n’y a pas eu d’arrêt. Ce sont les tribunaux arbitraux composés de juges privés qui ont rendu une décision. Donc, il n’y a pas eu d’arrêt. Mais on a voulu manipuler l’opinion publique en faisant croire que la Cour a rendu un arrêt et que le Bénin doit se voir obligé de le respecter. Même les gens qui disent que c’est sans recours, depuis qu’on a fait recours, est-ce que vous les entendez ?

Pourtant ce sont les tribunaux arbitraux qui ont rendu la décision. A partir de cet instant, la Ccja ne peut plus dire qu’elle n’est pas informée.

Non. Les gens ont dit que la Cour de l’Ohada a rendu une décision. C’est là que nous avions réagi en disant non. Ce que je veux dire, et que je veux que les gens comprennent est que la Cour n’a jamais rendu une décision. La Cour rend des arrêts. Il n’y a pas eu d’arrêt. Ce sont les tribunaux arbitraux composés de juges privés qui ont rendu cette décision. Mais, on a voulu faire un travail psychologique au niveau du peuple pour faire croire que la Cour a rendu une décision et que le Bénin veut s’opposer. On a distillé dans la presse, dans les radios et télévisions partout. Mais depuis que nous avions déposé notre recours, est-ce que vous avez vu quelqu’un parler ? Et c’est ce qui est dommage. Au Bénin, spécifiquement, tout le monde est spécialiste. Tout le monde veut parler. Vous savez chacun a un parcours. Il faut que les gens aillent faire des investigations au lieu d’injurier les autorités. Ce que je veux dire est
que le Bénin ne va jamais se retirer de l’Ohada. Le Bénin ne va jamais s’opposer à appliquer une décision de justice. Les instances qui ont rendu la décision sont les tribunaux arbitraux composés de juges privés. Les gens ne veulent pas entendre cela, mais je le reprécise, ce sont des juges privés. C’est un tribunal arbitral. Et ce n’est qu’après le recours en invalidité formulé par l’Etat béninois que la Ccja en tant que juridiction va connaître du dossier. Nous allons nous battre par tous les moyens parce qu’aujourd’hui nous avons la charge de la gestion du pays. Nous allons aller jusqu’au bout. Le Bénin nous appartient à nous tous. Les investisseurs privés béninois ne sont pas des ennemis du gouvernement béninois. Nous devons tout faire pour qu’étrangers et nationaux contribuent au développement de la nation. La Table ronde va se faire avec tout le monde. Le souhait est que les nationaux investissent plus
dans leur pays. Ils auront l’accompagnement nécessaire. »

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M. ATTIAS, NON! l'emergence de l'afrique se fera sans vous !

1 Juin 2014 , Rédigé par ibe_master Publié dans #Actualités

Quelques heures avant la clôture officielle du New York Forum Africa (NYFA), à Libreville, Richard Attias, concepteur de ce "Davos africain", annonçait de concert avec le chanteur et ex-ministre de la culture du Sénégal, Youssou Ndour, la création d'un fonds de 500 millions de dollars pour promouvoir les médias africains. Etonnant alors que quelques minutes auparavant il fustigeait les journalistes du continent...

Ainsi les journalistes africains, par paresse, manque de rigueur et de professionnalisme, inondent les journaux du continent de rumeurs. "50% de l'info venant d'Afrique est tronquée". Le pire étant que ces mêmes ragots sont ensuite repris par les médias étrangers, français en particulier. C'est ainsi que Richard Attias, concepteur du New York Forum Africa, fustigeait les médias africains lors d'une table ronde qui leur était consacrée le 25 mai dernier, à Libreville, dans le cadre du NYFA.

Pour mieux comprendre, il faut revenir sur les épisodes précédents. Le 21 mai, l'hebdomadaire français L'Express titrait : "Attias: Richard Cœur de millions". L'article, signé Vincent Hugeux et Anne Vidalie, annonçait en "chapo" : "Epoux à la ville de Cécilia ex-Sarkozy, le virtuose de l'"événementiel" Richard Attias brasse de coquets budgets et orchestre des forums internationaux aux retombées aléatoires. Notamment sur le continent africain, sa terre de mission favorite." Plus loin dans le texte, on lisait encore à propos de "Richard l'Africain", comme l'ont baptisé les co-auteurs, "Vu du sud du Sahara, le système Attias, c'est un peu la Françafrique mondialisée plus la 3D et PowerPoint". Plus tard, le 25 mai, le Nouvel Observateur renchérissait avec "Bannis sous Sarkozy, la revanche de Cécilia et Richard Attias".

Il est vrai que parmi les journalistes du continent, rares sont ceux qui sont passés par une école de journalisme, lesquelles restent encore à construire. De même, nul n'ignore que certains, peu soucieux de l'éthique, n'hésitent pas à mêler journalisme et affaire. D'autres encore ont pour unique source "Wikipédia" et prennent pour argent comptant une information sans en avoir au préalable recoupé les sources. Mais ni plus ni moins qu'ailleurs. Comme partout, et comme pour toute profession, le journalisme en Afrique compte dans ses rangs des brebis galeuses. Mais à défaut de manquer de "rigueur" et de "professionnalisme" c'est avant tout de moyens dont manquent les journaux du continent.

Un homme d'affaire de la prestance de Richard Attias, maître en matière de communication, ne peut ignorer que les médias (privés bien entendu) qu'ils soient américains, européens ou asiatiques, ne vivent plus et depuis bien longtemps de la vente en kiosque ou par abonnement, mais de la publicité. Dans ces conditions, plutôt que de les blâmer, il faut saluer le travail des journalistes du continent qui, par passion et professionnalisme, décrivent jour après jour les mutations que connaissent leur pays. Comme l'a rappelé Dominique Flaux, directeur d'Ecofin, seul représentant d'un média panafricain présent sur le panel, certains parcourent parfois des kilomètres pour trouver une connexion et livrer leur article. Il a également évoqué le cas d'un de ses journalistes, malade du paludisme et hospitalisé, qui a tout de même envoyé son papier, depuis son lit d'hôpital. Manque de professionnalisme ? Sans aucun doute. Richard Attias ignore peut-être que ces mêmes journalistes, parfois correspondants de grands quotidiens français, ne sont pas toujours payés pour leur article. Publier dans un titre aussi prestigieux étant perçu comme une chance pour eux et vaut pour salaire. Et que dire des grands reporters de ces mêmes médias qui se rendent dans ces pays sans aucun réseau, ni connaissance, ces journalistes locaux leurs servent alors de fixeur contre un modique bakchich... Non, de tout cela il n'a nullement été question.

Il est évident que Richard Attias s'est servi de cette table ronde pour régler ses comptes avec les médias. Les Africains en particulier qui n'apprécient pas à sa juste valeur tout son travail sur le continent. Et il n'en n'est pas à sa première. Déjà, le 16 mai dernier, lors d'une conférence de presse à Libreville, il invitait les journalistes qui le mitraillent de questions sur le NYFA à se "professionnaliser". Quand nos confrères interrogent Richard Attias sur ses activités sur le continent et mettent en doute son "mécénat" quand il assure, face caméra, que "le NYFA ne rapporte pas d'argent", ils manquent de professionnalisme assurément... Pourquoi en douter ?

Faut-il rappeler que le NYFA n'aurait jamais rencontré le succès qu'il a connu sans le concours des médias panafricains, premiers à annoncer et couvrir cette manifestation. A ce titre, ils étaient d'ailleurs bien moins nombreux cette année à être conviés à Libreville. Et pour ceux qui ont eu cet immense honneur, ils n'étaient pas logés à la même enseigne que les journalistes des grands médias internationaux. Il n'a pas non plus été jugé pertinent d'afficher le logo des médias panafricains, partenaires de l'évènement, pendant cette session. Encore moins de les convier à la table ronde qui les concerne directement...

Il n'y aura pas d'émergence africaine sans un changement radical de son image à l'extérieur. Ce qui ne se fera que par des médias africains, indépendants, forts, et alimentés par des journalistes formés dans des écoles du continent. Or il est malheureux de voir que l'on continue de financer les autres. Pis, on encense ceux qui participent à la dégradation de l'image du continent contre ceux qui tous les jours, sur le terrain, se battent, dans les pires conditions, pour informer les Africains en premier lieu, le monde ensuite, sur cette Afrique en mutation... Alors non Monsieur Attias, les médias africains_ et ils n'ont jamais été aussi nombreux, indépendants, réactifs et rigoureux !_ ne vous ont pas attendus pour exister, les journalistes africains pour informer.

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