Le Mali refuse de signer l'accord de gestion des flux migratoires
Le Forum pour un autre Mali (FORAM) et l'Association des expulsés du Mali (AME) refusent les Projets Français ...
L'accord de gestion concertée des flux migratoires viennent d'adresser deux lettres au président malien Amadou Toumani Touré et à l'ambassadeur de la France au Mali pour saluer la décision des autorités maliennes de ne pas signer l'accord de gestion concertée des flux migratoires et du développement solidaire, a appris la PANA de source associative.
Dans leurs correspondances adressées au chef de l'Etat malien, les deux associations ont salué le refus du Mali de signer "sous la pression de la France", le dit accord, rappelant que la France est l'un de ces pays européens qui jusqu'ici n'ont pas signé la convention internatuionale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.
Elles ont dénoncé les politiques migtatoires des grandes puissances "entachées par le même déséquilibre des rapports de force qui contribue à la ruine des économies africaines et au sabotage de leurs efforts de démocratisation". S'adressant au diplomate français, les deux associations se déclarent "persuadées qu'au lieu de la fuite en avant dans des politiques libérales mortifères, le recentrage du développement du Mali sur l'homme malien peut changer radicalement la donne migratoire".
Les deux associations avaient organisé, jeudi, une conférence sur le thème "Crise, migrations et expulsions, quelles alternatives pour le Mali", afin de sensibiliser les Maliens sur la pression que la France exerce sur les autorités maliennes en vue de la signature de l'accord de gestion concertée des flux migratoires.
Cette conférence avait été également suivie de deux marches de protestation à Bamako et à Kayes (Ouest), à l'initiative du FORAM, de l'AME et de l'Association pour le retour des migrants au Mali basée à Kayes, une région d'où sont originaires la plupart des Maliens residant en France.
Jeudi, une délégation française conduite par le sécretaire général du ministère de l'Immigration, Patrick Stéfani, n'avait pas réussi à convaincre le gouvernement malien de signer l'accord de gestion concertée des flux migratoires et du développement solidaire