QUITTER LES G et F avant qu'il ne soit tro tard
L’ancien président de la République et leader charismatique de la Rb, Nicéphore Soglo est-il véritablement à sa place au sein de l’opposition non déclarée formée par la coalition G4-G13-Force Clé ?
Je répondrai d’emblée non. Car l’histoire politique de ces deux dernières décennies au Bénin regorge de faits patents qui prouvent à souhait que manifestement Nicéphore Soglo a plus de choses en commun avec Boni Yayi qu’il ne partage de valeurs avec les autres leaders du bloc G4-G13-Force Clé que son Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Antoine Kolawolé Idji, Issa Salifou, Antoine Dayori, Valentin Aditi Houdé et autres Rachidi Gbadamassi.
Mieux, ces leaders du bloc G4-G13-Force Clé avec qui le leader charismatique de la Rb semble aujourd’hui décidé à faire jusqu’en 2011 la guérilla contre le régime du changement et son leader le Dr Boni Yayi, sont ceux là qui lui ont infligé les plus grosses désillusions de sa carrière politique, stopant net en 1996 son rêve de construire un Bénin uni et prospère.
C’est là qu’à l’image de Harpagon dans la pièce de théatre l’Avare de Molière, le chroniqueur s’interroge et se demande ce que celui qui fut surnommé ’’Maçon’’ est bien allé chercher dans cette galère de coalition G4-G13-Force Clé.
Cette interrogation est d’autant plus justifiée que Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji et consorts se sont toujours opposés à la vision de Nicéphore Soglo en ce qui concerne la gestion des affaires publiques.
Et ce ne serait pas jouer aux oiseaux de mauvaise augure que d’affirmer qu’à moins de renouer le plus rapidement possible avec les valeurs qui lui ont fait gagner les coeurs de milliers de Béninois, le leader charismatique de la Rb se fera à plus ou moins long terme hara kiri en demeurant au sein de cette coalition composée d’hommes aux visions et ambitions hétéroclites.
Crépin BOSSOU