Mercredi 23 décembre 2009
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Déclaration du député Janvier Yahouédéou
Mercredi 23 Décembre 2009(Suite à la Conférence de
presse du PDG de Gyrotrac)
Le lundi 21 décembre 2009 à l’hôtel Novotel aux environs de 15h, le PDG de la société GYROTRAC a donné une conférence de presse, dans le but de se
prononcer sur l’affaire des 4 essoucheuses. L’organisation de cette conférence de presse et les différentes allégations du canadien méritent des clarifications de ma part :
1°) D’abord, je voudrais dire mon indignation et mon étonnement que l’on utilise un bazooka pour tuer une
mouche. Tout ce que voulait le peuple, ce sont des documents. Même à taxi moto, ces documents mettraient moins de 30 minutes pour quitter
Cotonou et venir à Porto-Novo. C’est étonnant qu’un Pdg se déplace du Canada jusqu’au Bénin, parcourant ainsi des milliers de kilomètres pour cette affaire. Cette dite conférence de presse est une
mascarade. Pourquoi avoir refoulé un nombre important de journalistes à la porte si tant est qu’on tient à la manifestation de la vérité ?
2°) Je suis resté sur ma faim parce qu’il a donné son sentiment sur le montant facturé par son
représentant (SPL Sarl) au Bénin sans se prononcer sur le montant de la facture de Gyrotrac adressée à la société française, puis celle de la société française à la société SPL au Bénin.
Effectuer 20 heures de vol, juste pour venir donner son avis sur le montant de la facture d’une entreprise béninoise à l’Etat béninois, j’appelle cela venir amuser la galerie et c’est assez
surprenant. Mais en attendant que j’étale sur la place publique les différentes factures authentiques délivrées dans cette affaire, je voudrais signaler à l’opinion publique que depuis 72 heures,
le lien qui conduit à la page des prix des différents modèles d’essoucheuses sur le site de gyrotrac (www.gyrotrac.net) a disparu alors qu’il était fonctionnel et en parfaite harmonie avec les
factures en ma possession. Chose curieuse, toutes les autres pages très complexes à réaliser, comme la vidéo sur le fonctionnement des essoucheuses restent fonctionnelles.
3°) Il a justifié le fait d’avoir impliqué une société intermédiaire en France dans le processus par le fait que les différentes banques
et institutions financières installées au Bénin ne sont pas en mesure d’assurer le paiement d’une modeste somme de 1 milliard et 90 millions.
4°) Il a déclaré que sa facture à cette société française est libellée en euros et non en dollar.
C’est la 1ère fois que j’entends qu’une entreprise délivre une facture dans une monnaie étrangère. C’est tout comme si une entreprise béninoise délivrait une facture en naira ! Il y a de
quoi donner le vertige aux agents des services des impôts !
5°) Je le remercie beaucoup car ses déclarations représentent une forte contribution dans la manifestation de la vérité. En effet, la société SPL
Sarl n’est rien d’autre que la fameuse société créée le 25 aout 2008, inscrite au registre de commerce n° RCCM/RB/COT/08 B-3525 - IFU n°
3200801194713 et qui a obtenu un marché gré à gré de plus d’un milliard 4 mois après sa création. D’autres sociétés en ont bénéficié. En attendant de revenir sur les
accointances entre plusieurs bénéficiaires de ces marchés, je voudrais aussi signaler le cas de la société CDGA Sarl inscrite au registre n° RCCM/RB/COT/07- B-263 du 25/09/03 – IFU
3200700056910, qui a obtenu un lot de 100 tracteurs de 60Ch et accessoires de marque indienne. Cette société a obtenu des marchés de gré à gré d’un montant total de 3 milliards et 300
millions FCFA pour la fourniture de tracteurs indiens
(Voir imputation n°5861388310024).
Cette même société CDGA Sarl a bénéficié en outre en 2009 d’un autre marché de 371 millions pour l’acquisition de
matériels de rizeries au profit du PPMA et d’un autre de 227 millions au titre d’avenant au contrat de marché n° 462/MEF/MAEP/DNMP/SP relatif à la fourniture et installation de matériels,
équipements et produits consommables de laboratoires d’analyses au Ministère de l’agriculture. Soit au total près de 4 milliards de marché en quelques
mois.
Pour terminer, et avant que je ne parle des prix réels des tracteurs acquis en Chine et en Inde, je voudrais rappeler au coordonateur du PPMA que les députés attendent toujours les
documents réclamés.
Janvier YAHOUEDEOU
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Lundi 21 décembre 2009
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11:43
LE PARDON DE SEFOU FAGBOHOUN A YAYI BONI
Lors de son déplacement samedi dernier à Adja-Ouèrè Boni
Yayi demande aux populations de présenter ses excuses à Fagbohoun
Le Dr Boni Yayi espère toujours compter sur le soutien de Séfou Fagbohoun Décidément. L’heure est actuellement aux regrets et au pardon au sein de la classe politique béninoise. Après Me Adrien
Houngbédji le 29 novembre dernier, c’est au tour du chef de l’Etat Boni Yayi, de manifester ses regrets samedi dernier à Adja-Ouèrè, et de présenter ses excuses à l’endroit du richissime homme
d’affaires et président du Madep, Séfou Fagbohoun. En effet, le chef de l’Etat n’a pas hésité à faire aux populations d’Adja-Ouèrè son mea culpa par rapport aux déboires occasionnés à l’un des
leurs, Séfou Fagbohoun. S’adressant aux populations pour la circonstance en Nago qui est sa langue maternelle et également la langue du milieu, le président Boni Yayi a déclaré en substance que le
passé, c’est le passé. C’est d’ailleurs pourquoi, a-t-il fait savoir, il a demandé l’avis du président Séfou Fagbohoun absent du territoire national avant de
faire le déplacement d’Adja-Ouèrè. Toujours dans sa quête de réchauffer ce lien le président Boni Yayi a demandé aux populations et surtout aux
sages venus l’écouter d’aller lui présenter ses excuses à son grand frère, Séfou Fagbohoun. Pour se donner plus de chance d’obtenir la clémence du président du Madep, le locataire
de la Marina qui avait fait le déplacement d’Adja-Ouèrè avec la plupart de ses ministres a promis qu’il trouvera bien une occasion de revenir à Adja-Ouèrè rencontrer personnellement Séfou
Fagbohoun. On se rappelle que depuis avril 2006, date de la prise du pouvoir par l’actuel locataire de la Marina et malgré le soutien à lui apporté au second tour par le Madep, les relations entre
le chef de l’Etat Boni Yayi et le président Séfou Fagbohoun n’ont pas été des plus cordiales. Les déboires de Séfou Fagbohoun sous l’actuel régime se sont mêmes traduits par son long emprisonnement
à la prison civile de Cotonou. L’autre couac pouvant rendre plus difficile le rapprochement entre les deux hommes est la nomination de deux ministres issus des rangs de sa formation politique sans,
a-t-il déclaré, son consentement. Et, ce n’est certainement pas avec plaisir que lors du conclave d’Abomey et Bohicon qui a réuni tous les partis de l’opposition, Séfou Fagbohoun déclarait à qui voulait l’entendre, qu’il est le premier stagiaire du régime du changement. C’est dire donc qu’à l’heure où, tous les camps
politiques ont besoin de resserrer leurs rangs, Boni Yayi qui cherche sans doute à mettre toutes les chances de son côté pour atteindre son objectif, celui de sa réélection en 2011 ne lésinera pas
sur les moyens pour se faire accorder le pardon de Séfou Fagbohoun. Et, il est bien possible que le chef de l’Etat arrive à ses fins. En politique, il ne faut jamais jurer de rien. Toutefois, avec
les données actuelles, on peut affirmer que ce ne sera pas un exercice facile. Car, tant que le Madep et son leader resteront fidèles aux engagements qu’ils ont pris avec l’Union fait la Nation
(Un), le rapprochement Yayi-Fagbohoun tiendra quoiqu’on dise, d’un miracle.
21-12-2009,
Angelo DOSSOUMOU
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Samedi 19 décembre 2009
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22:25
19/12/2009 02:07:55 | Jeune Afrique
| Par : Cheikh Yérim Seck, envoyé spécial à Conakry
Comment Dadis a survécu
© APA
Le 3 décembre, Moussa Dadis Camara fait l’objet d'une tentative d’assassinat dont il réchappe miraculeusement . Le général Sékouba Konaté assure depuis l’intérim, mais une chasse aux traîtres
est lancée: exactions, pillages, violences en tout genre... La Guinée s'enfonce dans le chaos. La Guinée souffre. La Guinée tangue. Et s’enfonce peu à peu dans le chaos. L’incertitude règne depuis
le 3 décembre dernier et la tentative d’assassinat de Moussa Dadis Camara, le président autoproclamé du pays, suivie de son évacuation vers un hôpital militaire de Rabat, au Maroc. Si Sékouba
Konaté, le numéro trois de la junte qui s’est emparée du pouvoir le 23 décembre 2008, assure l’intérim, les Guinéens ne se sont jamais autant sentis livrés à eux-mêmes. Au crépuscule, Conakry, la
capitale, prend des allures de ville fantôme. Comme aux pires moments des soulèvements populaires de janvier-février 2007 (qui avaient fait 120 morts), les Conakrykas désertent Kaloum, le quartier
administratif et des affaires, dès 17 heures. Dans un tohu-bohu indescriptible rythmé par des coups de klaxon et des scènes de panique, ils se jettent dans des taxis et des magbanas (bus de
fortune) pour rejoindre leurs domiciles de Hamdallaye, Cosa, Bambeto, Kaporo, Nongo… avant la nuit. Les tirs sporadiques à l’arme automatique font craindre une escalade à tout moment. Un lourd
climat d’insécurité, une absence totale d’État et un nombre d’actes violents sans précédent font du pays un véritable Far West. Affrontements entre militaires et policiers, arrestations
arbitraires, règlements de comptes, pillages… tout y passe, au nom de la traque des « traîtres » qui ont tiré sur le chef de la junte. Deux balles dans le dos Le 7 décembre, des hommes du « shérif
» Moussa Tiégboro Camara, le très redouté ministre chargé des Services spéciaux, de la Lutte contre la drogue et le grand banditisme, vident leurs chargeurs sur des policiers de la commune de
Ratoma, à la périphérie de la capitale. L’incident, qui a fait une dizaine de morts, est survenu à la suite d’une banale dispute. Tombés en panne sèche, les sbires de Camara ont voulu s’emparer
d’un véhicule de police en patrouille. L’altercation qui s’est ensuivie a dégénéré en bain de sang. Le même jour, dans l’après-midi, le remuant quartier de Cosa, dans la haute banlieue de Conakry,
est le théâtre d’une terrible expédition punitive. Des « bérets rouges » conduits par Claude Pivi, alias « Coplan », le ministre d’État chargé de la Sécurité présidentielle, sèment la terreur. Des
passants molestés, des domiciles privés mis à sac sous prétexte de perquisitions pour retrouver les « traîtres », Elhadj Djoubairou Bah, l’imam de la mosquée du quartier, arrêté, un homme abattu de
deux balles dans le dos alors qu’il tentait de fuir en voyant le pick-up des bérets rouges stationner devant son domicile… Son tort ? On a soufflé aux militaires qu’il serait l’un des féticheurs
attitrés d’Aboubacar « Toumba » Diakité, l’aide de camp de Dadis qui a ouvert le feu sur ce dernier, le 3 décembre. Devenu depuis ce jour l’homme le plus recherché de Guinée – le gouvernement a
promis 200 millions de francs guinéens (près de 27 000 euros) et une villa à toute personne qui aidera à le retrouver –, Toumba est celui qu’il ne fait pas bon avoir connu ou approché. Son domicile
a été saccagé, tous ses proches qui ont pu être retrouvés ont été arrêtés ou éliminés. Le 5 décembre, plusieurs de ses fidèles (l’adjudant-chef Mohamed 2 Camara, alias « Beugré », commandant du
camp Koundara, son adjoint Mohamed Soumah, le sous-lieutenant Mabinty Soumah et le gendarme Alpha Baldé) ont été arrêtés à Pamlap, à la frontière avec la Sierra Leone. Une vidéo des tortures qu’ils
ont subies est aujourd’hui entre les mains de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme. Quelques heures après son incarcération au camp Alpha-Yaya-Diallo, « Beugré » a trouvé la
mort. Officiellement, c’est un suicide. La traque des « traîtres » ouvre la porte à toutes les dérives. Celle du soldat Toumba alimente tous les fantasmes. Une folle rumeur le donne un jour réfugié
à l’ambassade de France, le lendemain sain et sauf hors du pays, d’où il aurait fui déguisé en femme. Des témoins soutiennent mordicus l’avoir vu débarquer dans la nuit du 5 au 6 décembre au Tango,
un bar prisé du centre-ville. « Il est arrivé vers 2 heures du matin avec des hommes lourdement armés, rapporte l’un d’entre eux. Ils ont acheté quatorze caisses de bière avant de repartir en
trombe à bord de pick-up équipés de mitraillettes. » Son chauffeur et son garde du corps se jettent sur lui pour le protéger Comment diable un homme que l’on décrit aussi entouré peut-il
disparaître dans une presqu’île de Kaloum bouclée, et dont il n’a vraisemblablement pas pu sortir ? Une seule chose est sûre : la Guinée bascule dans l’anarchie depuis ce 3 décembre où Moussa Dadis
Camara a perdu patience. Retranché au camp Koundara contrôlé par son ami Beugré, Toumba, qui savait qu’il avait été désigné par ses anciens amis comme le seul responsable du massacre du 28
septembre, refusait de répondre aux coups de fil de Dadis et de se rendre au camp Alpha-Yaya-Diallo, près de l’aéroport, où le chef de la junte le sommait de le rejoindre. Le 3 décembre à la
mi-journée, Toumba attaque le PM3 de la gendarmerie. Entré en rébellion et soucieux de garnir sa troupe, il libère des éléments qui y sont détenus et les emmène à Koundara, devenu de facto une
nouvelle junte dans la junte. Informé, Dadis quitte Alpha-Yaya-Diallo à 17 h 15, escorté de dix pick-up remplis de bérets rouges. Direction Koundara, au bout de la presqu’île de Kaloum. Il trouve
son ex-obligé au milieu de ses hommes, le tire autoritairement par la manche et lui lance : « Tu dois revoir les enquêteurs de l’ONU. Personne n’a dit que tu étais coupable. Va répondre aux
questions comme le ministre de la Défense et moi-même l’avons fait. » « Et ton neveu Marcel [lui aussi impliqué dans la tuerie du 28 septembre], ne va-t-il pas lui aussi les rencontrer ? » rétorque
Toumba. Alors que le ton monte, ce dernier recule pour dégainer et tirer à bout portant. Le chef de la junte s’écroule, touché à la tête et à l’épaule. Toumba tente de l’achever, mais son chauffeur
et l’un de ses gardes du corps, Joseph Mokembo, se couchent sur lui pour le protéger. Ils sont mortellement blessés. Malgré les tirs nourris, une dizaine de bérets rouges réussissent à ramasser
Dadis, qui baigne dans son sang, à l’installer, inanimé, dans un pick-up, et à filer vers l’hôpital militaire du camp Samory-Touré, à moins de 1 kilomètre de là. Puis ce qui reste de sa garde
rapprochée le transporte par hélicoptère sur la base militaire de Yimbaya, à l’autre bout de la ville, pour le mettre hors de portée de Toumba et de ses hommes. Informé par Kélétigui Faro, le
secrétaire général de la présidence guinéenne, le chef de l’État sénégalais Abdoulaye Wade dépêche six médecins militaires à Conakry et propose d’envoyer un avion évacuer Dadis à Dakar. Médiateur
du dialogue politique interguinéen, le président burkinabè Blaise Compaoré s’active au même moment pour trouver une terre d’asile médicale à Dadis. Le lendemain, à 11 h 10, un avion décolle de
l’aéroport de Gbessia avec, à son bord, outre des médecins, Dadis et Moussa Tiégboro Camara, lui aussi blessé. Tour des garnisons Rentré en urgence du Liban où il se trouvait en mission, le 4
décembre, Sékouba Konaté a pris les rênes du pays. D’ordinaire enclin à pousser un tiers sur le devant de la scène pour mieux tirer les ficelles, il ne pouvait plus se dérober : Mamadouba Toto
Camara, le numéro deux de la junte, avait précédé Dadis de plusieurs jours au Maroc pour y recevoir des soins médicaux. Le 9 décembre, Konaté fait le tour des garnisons de Conakry et tient un
discours de fermeté. Le nouveau président par intérim prend peu à peu le pouvoir dans un contexte lourd de dangers, pour lui-même et pour la Guinée.
Par ibe_master
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Vendredi 18 décembre 2009
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POLEMIQUE AUTOUR DES MACHINES AGRICOLES
L’Honorable Janvier Yahouédéhou répond à Okounlola Biaou
Janvier YAHOUEDEOU Cotonou, le 17 Décembre 2009
02 BP 1528 COTONOU
A
Monsieur le Directeur de Publication du Journal FRATERNITE
Objet : Droit de réponse
Monsieur le Directeur de publication,
Dans votre livraison n°2490 du jeudi 17 décembre 2009, sous la plume de monsieur MOUSSA EL HADJI MAMA, avec titre en manchette `’OKOUNLOLA Biaou répond à Janvier YAHOUEDEOU’’, vous avez largement
publié les propos de monsieur OKOUNLOLA. Je voudrais user de mon droit de réponse pour dire ceci :
1°) Au sujet du coût d’acquisition des matériels agricoles
Je félicite d’abord monsieur OKOUNLOLA, coordonnateur du projet PPMA pour son courage. Il a le mérite de venir au moins au micro s’expliquer. Une fois encore, je regrette le dilatoire dans lequel
il verse au lieu de passer à l’essentiel et aux choses sérieuses. Il est en train de divertir l’opinion publique car je ne sais comment il peut affirmer qu’il connaît les documents dont moi Janvier
YAHOUEDEOU je dispose pour parler. Il a peut être des dons de visionnaire, cette fois-ci il s’est trompé. Je le remercie tout de même parce que ses déclarations sont en réalité des preuves
supplémentaires qui démontreront sa mauvaise foi dans les prochains jours.
Pour l’instant, j’affirme que les documents authentiques du fabricant dont je dispose au sujet des prix réels des 4 gyro-broyeurs n’ont rien à voir avec des prix de matériels usagés dont parle
monsieur Okounlola.
Comme il est permis de se tromper, je voudrais l’aider à connaître les prix d’achat réels de ces 4 machines acquises en réalité auprès du fabricant canadien GYRO TRAC, mais dont la facture a fait
quelques escales auprès de `’sociétés écrans’’ en France avant d’atterrir au Bénin. Je persiste et je signe qu’il y a surfacturation de 750 millions FCFA environ sur l’acquisition de ces 4
machines.
- Le prix réel du gyrobroyeur (les dites essoucheuses) modèle GT25XP neuf sorti d’usine conformément à la facture du fabricant GYRO TRAC est de 233.046 $ canadien.
- Le prix unitaire de chacun des 3 gyrobroyeurs GT13XP est de 155.364 $ canadien.
- Le prix réel du lot de pièces de remplacement livré est de 38.841 $ canadien.
- Les frais de transport du Canada à Cotonou facturés par GYRO TRAC s’élèvent à 11.924,18 $. canadien
- Les frais d’assurance cargo s’élèvent à 4.544,39 $.canadien
- Soit un total de 754.447.57 $ canadien. Le taux de conversion du dollar canadien en euro à la date de la transaction était de 0,613056, soit l’équivalent de 402 F CFA.
Le montant direct d’acquisition des machines s’élevait donc à 303.402.144 FCFA. A ce montant s’ajoutent des frais divers qui s’élèvent à 35.588.347. Le tout représentant le montant payé au
fabricant des 4 essoucheuses, soit 339 millions. Le montant de 1 milliard 90 millions décaissés par le trésor public au profit d’une entreprise béninoise qui n’avait que 4 mois d’existence à la
date de passation du marché n’est qu’un montage grotesque.
2°) Au sujet de l’invitation en vue d’un débat contradictoire.
Je n’ai pas l’intention de rentrer dans du dilatoire sur une chaîne de télévision ou radio. Nous devons passer au concret avec les différentes preuves. Avec mes prérogatives de Député à l’Assemblée
nationale, j’ai écrit au gouvernement depuis le 1er décembre 2009 pour réclamer un certain nombre de documents au coordonnateur du PPMA. A ce jour, je n’ai encore rien reçu. Cette affaire
d’acquisition de matériels agricoles est un gros scandale, à crimes et à facettes multiples. Si nous tenons encore à un peu de vertu et dans le but d’un contrôle de gestion par les citoyens, que
les responsables du PPMA mettent à la disposition du peuple dans les plus brefs délais les différents documents réclamés. Le même jour je m’engage à fournir les preuves de la surfacturation au
peuple béninois, qui n’aura donc pas besoin d’un débat contradictoire pour connaître la vérité.
Pour l’instant, je reste serein malgré les tentatives de bâillonnement dont je suis victime. Je sais que là où l’argent passe, la vérité trépasse. Mais dans ce dossier, elle ne trépassera pas
malgré la pluie d’argent sale qui se déverse dans tous les couloirs pour noyer ce dossier.
Je vous prie de publier le présent droit de réponse dans la même forme que votre article.
Janvier YAHOUEDEOU
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Vendredi 18 décembre 2009
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/2009
11:31
Comment Houngbédji a consolidé l’axe Kérékou-Yayi
(Il crée un malaise au sein de ses alliés du G4 et Force clé)
En voulant mettre tous les atouts de son côté pour le scrutin présidentiel de 2011, maître Adrien Houngbédji du Prd pourrait tomber fatalement dans le piège de ses
calculs excessifs. A la faveur de la célébration des 75 ans du leader charismatique de la Rb, Nicéphore Dieudonné Soglo, le président des « Tchoco-tchoco » a fait sa confession en demandant pardon
à son adversaire politique des années 96. En des termes feutrés, il a renié le soutien qu’il avait accordé à Kérékou afin de s’attirer la bienveillance de l’actuel
maire de Cotonou. Une démarche qui tout en corrigeant une erreur avec Soglo en crée une autre : la colère du Kaméleon. Sans compter le malaise que son procès du régime Kérékou peut
susciter au sein de ses alliés Bruno Amoussou du Psd, Idji Kolawolé du Madep et Lazare Sèhouéto de Force clé, tous trois comptables du bilan Kérékou.
« Monsieur le Président, votre passage aux affaires a été marqué par la bonne gouvernance, la démocratie et le rayonnement international de notre cher pays, le Bénin. Sur ces trois points, le
régime dit du Changement a manifesté de graves lacunes. Je dois avouer ne pas toujours avoir été à vos côtés par le passé. Certaines de nos campagnes électorales ont été tumultueuses. J’ai été, je
l’avoue fébrile et inquiet et j’ai manqué de confiance et de perspectives face aux soubresauts. Mon souci était de préserver les miens et leurs acquis : de ce souci découlèrent mes choix. Je ne
voulais pas faire du mal. Mais puisque j’ai fait mal j’en demande pardon. Votre invitation est le signe manifeste de votre volonté de réconciliation… ». Ainsi parlait maître Adrien Houngbédji à
l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo, à l’occasion de la célébration de son 75ième anniversaire. A travers cette profession de foi, le président du Parti du renouveau démocratique
(Prd) a voulu montrer son attachement et admiration à l’actuel maire de la ville de Cotonou qui fut son farouche adversaire politique lors de la présidentielle de 1996. En faisant l’éloge de la
gestion du pouvoir par le leader charismatique de la Renaissance du Bénin qu’il avait pourtant combattu, le président des « Tchoco-tchoco » a vertement tiré à boulets rouges sur le régime kérékou
qui avait fait de lui, de 1996 à 1998, le premier ministre du gouvernement. Totalement absorbé par l’enjeu politique de 2011, Il a, en des termes voilés diabolisé le Général et même renié le
soutien qu’il lui avait accordé lors de la présidentielle de 1996. L’objectif de Me Adrien Houngbédji est, sans nul doute, de s’offrir l’amitié de Nicéphore Soglo pour briguer la magistrature
suprême en 2011. Ce faisant, sans le savoir, il s’attire la colère du président Mathieu Kérékou qui a toujours son réseau politique en place. Il est toujours difficile de cracher dans l’assiette
dont on s’est servi pour manger. Le président du Prd a semblé ignorer cette assertion en cherchant à abattre, à travers ces allusions sibyllines, l’ancien Chef de l’Etat, Mathieu Kérékou. Depuis
lors, l’axe Kérékou – Yayi s’est, de plus en plus, consolidé. En témoignent les récentes rencontres entre les deux (2) personnalités loin des caméras. Le « Général » voit désormais, à travers le
Président Boni Yayi, un interlocuteur de taille, un ami politique pour qui il pourrait appeler à voter lors de la présidentielle de 2011 contre Adrien Houngbédji. C’est une erreur politique
monumentale que de tirer sur le vieux Kaméléon qui ne demande qu’une retraite politique bien méritée. Le Président Soglo qui s’était donné au même exercice en avait fait les frais. Houngbédji dans
le collimateur des alliés de « UN » En vitriolant la gestion du régime Kérékou, Adrien Houngbédji s’est également mis au dos ses alliés de « l’Union fait la Nation ». Et pour cause, certains
d’entre eux ont travaillé aux côtés de l’ancien Chef de l’Etat. Lazare Sèhouéto de l’alliance Force Clé a été ministre du commerce et plus tard ministre de l’agriculture. Antoine Kolawolé Idji du
Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) fut ministre des affaires étrangères, Bruno Amoussou a été ministre d’Etat, chargé du plan. Critiquer le régime Kérékou apparaît donc
comme un désaveu pour ces acteurs politiques qui sont aussi comptables de cette gestion scabreuse. De sources concordantes, les propos tenus par maître Adrien Houngbédji auraient tiédi les rapports
politiques au sein de l’UN. Les alliés se seraient sentis épinglés par le procès du président des « Tchoco-tchoco ». Pire, Adrien Houngbédji, selon les indiscrétions, n’aurait pas associé ses
alliés à sa cérémonie de réconciliation avec les Soglo. Toute chose qui lui aurait évité de verser dans ces critiques indirectes contre Mathieu Kérékou. Pour corriger le tir, il aurait entrepris
des visites chez Bruno Amoussou pour calmer la tempête. Alors qu’on est à moins de deux (2) ans de la prochaine présidentielle, ces propos peuvent connaître d’autres rebondissements au sein de
l‘intergroupe des G et F.
Arsène AMETONA
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